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Héritage : qui hérite, comment se règle une succession et ce qu’elle coûte

Un héritage se règle en trois temps : savoir qui hérite et pour quelle part, accepter ou refuser, puis déclarer et payer les droits. La loi fixe un ordre entre les héritiers, protège les enfants par une réserve et donne au conjoint une place à part. Voici les règles du Code civil et du Code général des impôts en vigueur au 24 octobre 2026, avec deux exemples chiffrés et les liens vers chacune de nos fiches.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 24 octobre 2026 · Sources officielles citées

L’essentiel en six points

En bref
  • Sans testament, la loi désigne les héritiers dans un ordre strict : les enfants d’abord, puis les parents avec les frères et sœurs, puis les autres ascendants, puis les autres collatéraux jusqu’au sixième degré.
  • Le conjoint marié hérite toujours ; le partenaire de Pacs et le concubin n’héritent pas sans testament.
  • Les enfants ont une part minimale, la réserve héréditaire : la moitié des biens avec un enfant, les deux tiers avec deux, les trois quarts avec trois ou plus.
  • Chaque héritier choisit d’accepter, d’accepter à concurrence de l’actif net ou de renoncer ; personne ne peut l’y obliger pendant quatre mois.
  • La déclaration de succession se dépose dans les six mois du décès (douze mois pour un décès à l’étranger), avec le paiement des droits.
  • L’assurance vie est versée hors succession, avec sa propre fiscalité.

Qui hérite quand il n’y a pas de testament ?

En l’absence de testament, c’est la loi qui désigne les héritiers : on parle de dévolution légale. L’article 734 du Code civil classe la famille en quatre ordres, chacun excluant les suivants :

OrdreQuiCe qu’il faut retenir
1Les enfants et leurs descendantsParts égales, quelle que soit l’union dont ils sont issus (article 735) ; l’enfant adopté en adoption plénière a les mêmes droits
2Les père et mère, les frères et sœurs et leurs descendantsChaque parent survivant reçoit un quart, les frères et sœurs se partagent le reste (article 738)
3Les ascendants autres que les parentsGrands-parents, arrière-grands-parents, répartis par branche paternelle et maternelle
4Les autres collatérauxOncles, tantes, cousins, sans dépasser le sixième degré (article 745)

À l’intérieur d’un ordre, le plus proche en degré l’emporte. Sans aucun héritier, la succession revient à l’État.

La représentation : quand un héritier est déjà décédé ou renonce

Les petits-enfants n’héritent pas en principe de leurs grands-parents, mais ils viennent à la place de leur parent prédécédé, renonçant ou indigne : c’est la représentation (articles 751 à 754). Elle joue à l’infini en ligne directe descendante et, en ligne collatérale, au profit des neveux et nièces. Le partage se fait alors par souche : les enfants d’un fils prédécédé se partagent la part qu’il aurait reçue.

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La place du conjoint survivant

L’époux survivant hérite dans tous les cas, en concours avec la famille du défunt (articles 756 à 757-2). Sa part dépend de qui il trouve en face de lui :

Le défunt laisse…Part du conjoint survivant
Uniquement des enfants communs au coupleAu choix : l’usufruit de la totalité des biens, ou un quart en pleine propriété
Au moins un enfant d’une autre unionUn quart en pleine propriété
Pas d’enfant, mais ses père et mèreLa moitié ; un quart à chaque parent
Pas d’enfant, un seul parentLes trois quarts
Ni enfant, ni père, ni mèreToute la succession, sauf la moitié des biens de famille reçus des ascendants, qui revient aux frères et sœurs (article 757-3)

Si le conjoint tarde à choisir entre usufruit et quart, tout héritier peut lui demander par écrit de se prononcer ; sans réponse écrite dans les trois mois, il est réputé avoir choisi l’usufruit. Cette part se calcule après la liquidation du régime matrimonial : en communauté, la moitié des biens communs appartient déjà au survivant et n’entre pas dans la succession.

Le logement

Le conjoint qui occupait le logement du couple, appartenant aux époux ou à la succession, en a la jouissance gratuite pendant un an, mobilier compris ; cette règle est d’ordre public (article 763). Il peut ensuite demander, dans l’année du décès, un droit d’habitation viager sur ce logement et d’usage sur le mobilier, sauf si le défunt l’en a privé par un testament fait dans les formes prévues par la loi (article 764). Le partenaire de Pacs propriétaire avec le défunt, ou dont le partenaire était seul propriétaire, peut seulement rester un an dans le logement, sauf testament contraire.

Pour donner davantage au conjoint, on utilise la donation au dernier vivant. Pour le partenaire de Pacs ou le concubin, seul le testament ou l’assurance vie permet de transmettre.

Avec un testament : réserve héréditaire et quotité disponible

Un testament ne permet pas de tout donner à qui l’on veut. La loi réserve une part des biens à certains héritiers, la réserve héréditaire ; le reste, la quotité disponible, peut aller à qui l’on veut, héritier ou non (articles 912 à 916) :

Situation au décèsRéserveQuotité disponible
Un enfantLa moitié des biensLa moitié
Deux enfantsLes deux tiersUn tiers
Trois enfants ou plusLes trois quartsUn quart
Pas de descendant, un conjoint non divorcéUn quart pour le conjointLes trois quarts
Ni descendant, ni conjointAucuneLa totalité

La réserve se calcule sur les biens laissés au décès, dettes déduites, auxquels on ajoute fictivement les donations faites de son vivant (article 922). Un enfant dont la réserve est entamée par des donations ou des legs peut demander leur réduction dans les cinq ans du décès, ou deux ans après avoir découvert l’atteinte, sans dépasser dix ans (article 921). Un enfant peut aussi renoncer à l’avance à cette action, au profit d’une personne déterminée, par un acte signé devant deux notaires (articles 929 et 930) : c’est le pacte successoral, utilisé par exemple au profit d’un frère ou d’une sœur handicapé.

Les étapes d’une succession, dans l’ordre

  1. Le décès est déclaré en mairie ; les obsèques peuvent être réglées par prélèvement sur le compte du défunt, dans la limite de 5 965 €.
  2. On recherche un testament : le notaire interroge le fichier central des dispositions de dernières volontés.
  3. On prouve la qualité d’héritier : par une attestation signée de tous les héritiers si l’actif est inférieur à 5 965 € et sans immeuble, sinon par un acte de notoriété dressé par un notaire.
  4. Chaque héritier exerce son option : accepter, accepter à concurrence de l’actif net, ou renoncer.
  5. On fait l’inventaire des biens et des dettes et on dépose la déclaration de succession dans les six mois, avec le paiement des droits.
  6. On publie les droits immobiliers : l’attestation de propriété établie par le notaire transfère les immeubles aux héritiers.
  7. On sort de l’indivision par un partage, amiable ou judiciaire, ou on l’organise par une convention.

Le notaire est-il obligatoire ?

Oui dans trois cas : la succession comprend un bien immobilier, son montant atteint 5 965 € (pour l’acte de notoriété), ou il existe un testament ou une donation entre époux. Les héritiers peuvent rédiger eux-mêmes la déclaration de succession, mais ils en restent responsables vis-à-vis de l’administration. Les émoluments du notaire sont fixés par un tarif officiel : l’acte de notoriété, par exemple, coûte 56,60 € hors taxes (article A. 444-66 du Code de commerce). Le détail est sur notre fiche frais de succession.

Accepter, accepter à concurrence de l’actif net ou renoncer

Hériter n’est pas une obligation. L’article 768 du Code civil offre trois options à chaque héritier, qui choisit seul pour sa part :

OptionCe que l’on reçoitLes dettes
Acceptation pure et simpleSa part d’héritageOn en répond sur ses biens personnels, à proportion de sa part (article 785)
Acceptation à concurrence de l’actif netSa part d’héritagePayées seulement dans la limite des biens recueillis (article 791)
RenonciationRienAucune, sauf une participation aux frais d’obsèques d’un parent ou d’un enfant, selon ses moyens (article 806)

Les délais

  • Quatre mois de réflexion pendant lesquels personne ne peut vous forcer à choisir (article 771).
  • Passé ce délai, un créancier, un cohéritier ou l’héritier suivant peut vous sommer de choisir : vous avez alors deux mois, faute de quoi vous êtes réputé avoir accepté purement et simplement (article 772).
  • Sans sommation, vous avez dix ans ; au-delà, vous êtes réputé avoir renoncé (article 780).

Attention à l’acceptation tacite

Vendre un bien du défunt, se servir de ses comptes pour soi ou céder ses droits vaut acceptation pure et simple (articles 782 et 783). En revanche, payer les obsèques, les impôts et les dettes urgentes, encaisser les loyers pour régler ces dettes ou assurer le logement sont des actes conservatoires qui n’engagent pas (article 784). Le détail des deux options protectrices est sur nos fiches renonciation à succession et acte de notoriété.

Les dettes du défunt : qui paie ?

Les dettes font partie de la succession. Un héritier qui accepte purement et simplement en répond pour sa part, même au-delà de ce qu’il reçoit : avec un quart de la succession, il paie un quart des dettes. S’il découvre après coup une dette qu’il avait des raisons légitimes d’ignorer et qui obérerait gravement son patrimoine, il peut demander au juge d’en être déchargé, dans les cinq mois où il en a connaissance (article 786).

Quand le passif est incertain, l’acceptation à concurrence de l’actif net protège le patrimoine personnel : déclaration au greffe ou chez le notaire, publicité, inventaire déposé dans les deux mois ; les créanciers ont ensuite quinze mois pour se déclarer (articles 788 à 792). Si tous les héritiers renoncent, la succession est vacante et le service du Domaine peut être désigné pour la gérer et vendre les biens.

Ce qui se déduit pour le calcul des droits

Les dettes existant au décès et justifiées se déduisent de l’actif taxable : frais de santé, d’Ehpad, emprunts restant dus, impôts dus par le défunt, frais funéraires dans la limite de 1 500 €. Ne se déduisent pas les dettes reconnues par testament ni, sauf preuve contraire, celles échues depuis plus de trois mois avant le décès. Vérifiez si les prêts étaient couverts par une assurance décès : dans ce cas, ils sont soldés par l’assureur.

Hériter d’un bien immobilier

  • Le notaire est obligatoire : il établit l’attestation de propriété qui publie le transfert du bien au nom des héritiers.
  • La valeur déclarée est la valeur vénale au jour du décès. La résidence principale du défunt bénéficie d’un abattement de 20 % si elle est aussi, au décès, la résidence principale du conjoint, du partenaire de Pacs ou d’un enfant mineur ou protégé. Faute d’inventaire, les meubles sont comptés forfaitairement pour 5 % des autres biens.
  • L’indivision s’installe entre héritiers jusqu’au partage : les actes de gestion courante, comme la location, se décident à la majorité des deux tiers des droits, la vente à l’unanimité, sauf autorisation du tribunal à la demande de deux tiers des droits. Une convention d’indivision, notariée s’il y a un immeuble, organise la gestion pour cinq ans renouvelables ou une durée indéterminée.
  • Le démembrement est fréquent : conjoint usufruitier, enfants nus-propriétaires. Au décès du conjoint, les enfants deviennent pleins propriétaires sans droits supplémentaires (voir usufruit et démembrement).

Pour l’immobilier détenu en société, voir la SCI familiale ; pour l’impôt annuel sur un patrimoine immobilier important, l’IFI.

Les droits de succession

Chaque héritier paie sur sa part nette, après un abattement qui dépend de son lien avec le défunt, selon un barème progressif. Les principaux abattements (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 9 février 2026) :

HéritierAbattementTaux après abattement
Conjoint, partenaire de PacsExonérés
Enfant, père ou mère100 000 €De 5 % à 45 %
Frère ou sœur15 932 € (exonération sous conditions)35 % jusqu’à 24 430 €, 45 % au-delà
Neveu ou nièce7 967 €55 %
Autre parent jusqu’au 4e degré1 594 €55 %
Parent plus éloigné, sans lien de parenté1 594 €60 %

Les donations reçues du défunt depuis moins de quinze ans viennent consommer l’abattement. Un héritier handicapé bénéficie d’un abattement supplémentaire de 159 325 €. Pour faire le calcul tranche par tranche, utilisez notre simulateur de droits de succession.

Déclarer et payer

  • Délai : six mois à compter du décès en France métropolitaine, douze mois pour un décès à l’étranger. Au-delà : intérêt de retard de 0,20 % par mois et majoration de 10 % à partir du treizième mois.
  • Dispense : pas de déclaration pour le conjoint, le partenaire de Pacs, les enfants et les parents si l’actif brut est inférieur à 50 000 € et qu’ils n’ont pas reçu de donation non déclarée ; 3 000 € pour les autres bénéficiaires.
  • Solidarité : les héritiers non exonérés sont solidaires du paiement des droits ; un seul peut se voir réclamer le tout.
  • Délais de paiement : paiement fractionné sur un an en trois versements au plus, ou sur trois ans en sept versements si la succession comprend au moins 50 % de biens non liquides, comme un immeuble ; paiement différé pour les biens reçus en nue-propriété. Il faut des garanties et des intérêts.

L’assurance vie : hors succession

Le capital d’une assurance vie va aux bénéficiaires désignés dans la clause, en dehors de la succession : il n’entre ni dans le partage ni dans le calcul de la réserve, sauf primes manifestement exagérées. Sa fiscalité est propre : pour les versements faits avant 70 ans, 152 500 € par bénéficiaire sans prélèvement ; pour les versements après 70 ans, un abattement global de 30 500 € sur les primes, les gains étant exonérés. Le conjoint et le partenaire de Pacs ne paient rien. Tout est détaillé sur nos pages assurance vie et succession, abattement de l’assurance vie et clause bénéficiaire.

Deux exemples chiffrés

Exemple 1 : un conjoint et deux enfants communs

Après liquidation de la communauté, la succession du défunt vaut 500 000 €, dettes déduites. Il laisse son épouse de 72 ans et deux enfants communs, sans testament ni donation.

Choix de l’épouseReçu par chaque enfant (valeur fiscale)Droits par enfant
Un quart en pleine propriété (125 000 €)187 500 € en pleine propriété15 694 €
Usufruit de la totalité (valeur fiscale 30 % à 72 ans)175 000 € en nue-propriété (70 % de 250 000 €)13 194 €

L’épouse ne paie rien dans les deux cas. Avec l’usufruit, elle garde l’usage de tout et les revenus ; à son décès, les enfants récupèrent la pleine propriété sans nouveaux droits. Avec le quart en pleine propriété, les 125 000 € qu’elle reçoit, s’ils sont encore là, seront taxés à leur tour à son décès. Le bon choix dépend de ses besoins de revenus, pas seulement des droits immédiats.

Exemple 2 : un célibataire sans enfant

Une personne célibataire, sans enfant, laisse 300 000 € nets. Sa mère est vivante, son père décédé ; elle a une sœur. Sans testament, la mère reçoit un quart, la sœur trois quarts (article 738).

HéritierPartAbattementDroits
La mère75 000 €100 000 €0 €
La sœur225 000 €15 932 €91 638 €

La sœur paie 35 % sur les premiers 24 430 € taxables et 45 % sur le reste. Elle serait exonérée si elle remplissait au décès les trois conditions prévues par la loi : être célibataire, veuve, divorcée ou séparée de corps ; avoir plus de 50 ans ou une infirmité l’empêchant de travailler ; avoir été constamment domiciliée avec la défunte pendant les cinq années précédentes. Un testament ou une assurance vie auraient pu changer la répartition. Calculs d’OP-Invests sur les barèmes officiels, hors frais de notaire.

Préparer sa succession de son vivant

La plupart des leviers se mettent en place avant le décès :

Chaque levier a ses limites : la réserve des enfants, le rappel fiscal des donations de moins de quinze ans, les primes d’assurance vie manifestement exagérées. Les structures étrangères comme le trust suivent des règles fiscales particulières en France. Un bilan patrimonial permet de chiffrer les options dans votre situation.

Sources

Code civil sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur au 24 octobre 2026 : articles 731 à 767 (héritiers, conjoint, représentation, logement), 768 à 808 (option successorale), 912 à 917 (réserve et quotité disponible), 918 à 930-5 (réduction) et 730 à 730-5 (acte de notoriété) ; Code de commerce, article A. 444-66. Service-public.gouv.fr : règles pour hériter (vérifiée le 16 juin 2026), option successorale (3 avril 2025), déclaration de succession (29 janvier 2025), paiement des droits (24 juillet 2025), droits de succession (9 février 2026), logement du conjoint (27 janvier 2026), indivision (16 avril 2026), recours au notaire et preuve de la qualité d’héritier (1er janvier 2026), don de sommes d’argent (1er janvier 2026). Lu le 24 octobre 2026. Exemples : calculs d’OP-Invests.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 24 octobre 2026
Qui hérite en premier quand il n’y a pas de testament ?

Les enfants et leurs descendants, à parts égales, avec le conjoint marié s’il y en a un. À défaut d’enfants viennent les parents, les frères et sœurs et leurs descendants, puis les autres ascendants, puis les autres collatéraux jusqu’au sixième degré.

Le conjoint hérite-t-il de tout ?

Seulement s’il n’y a ni enfant, ni père, ni mère du défunt. Avec des enfants communs, il choisit entre l’usufruit de tout et un quart en pleine propriété ; avec un enfant d’une autre union, il reçoit un quart en pleine propriété. Une donation au dernier vivant peut augmenter sa part.

Peut-on déshériter un enfant ?

Non. Les enfants ont droit à une réserve : la moitié des biens avec un enfant, les deux tiers avec deux, les trois quarts avec trois ou plus. Un testament ne porte librement que sur le reste.

Combien de temps a-t-on pour accepter ou refuser un héritage ?

Personne ne peut vous forcer à choisir pendant quatre mois. Ensuite, si l’on vous somme de choisir, vous avez deux mois ; sans sommation, vous avez dix ans, après quoi vous êtes réputé avoir renoncé.

Doit-on payer les dettes du défunt ?

Oui si l’on accepte purement et simplement, à proportion de sa part, même au-delà de ce que l’on reçoit. L’acceptation à concurrence de l’actif net limite les dettes à la valeur des biens recueillis ; la renonciation les écarte, sauf une participation aux obsèques d’un parent ou d’un enfant.

Quel est le délai pour la déclaration de succession ?

Six mois à compter du décès en France métropolitaine, douze mois pour un décès à l’étranger. Les droits se paient au dépôt de la déclaration ; au-delà, un intérêt de retard de 0,20 % par mois s’applique.

Combien un enfant peut-il hériter sans payer de droits ?

100 000 € de chacun de ses parents, à condition qu’ils ne lui aient pas déjà donné cette somme depuis moins de quinze ans. Au-delà, le barème va de 5 % à 45 %. L’assurance vie s’y ajoute avec ses propres abattements.

Le partenaire de Pacs hérite-t-il ?

Non, pas sans testament. S’il est désigné par testament ou comme bénéficiaire d’une assurance vie, il est exonéré de droits de succession. Il peut rester un an gratuitement dans le logement commun, sauf testament contraire.

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