Défiscalisation·Girardin industriel

Girardin industriel : réduire son impôt en finançant l’outre-mer

Financer du matériel productif pour des entreprises ultramarines en échange d’une réduction d’impôt, sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, supérieure à la somme versée. Une opération à fonds perdus, dont la sécurité dépend du monteur.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 24 octobre 2026 · Sources officielles citées
⏱ L’essentiel en 30 secondes

Le Girardin industriel est-il fait pour vous ?

🎯

Pour qui

  • Vous payez un impôt sur le revenu élevé
  • Vous cherchez une réduction immédiate, en une fois
  • Vous acceptez que la somme versée ne revienne pas
✅

Ce que ça vous apporte

  • Une réduction d’impôt supérieure à la somme versée, l’année suivante
  • Un financement de l’économie ultramarine
  • Un plafond des niches fiscales porté à 18 000 € pour ce dispositif
⚠️

À savoir avant

  • L’argent versé ne vous est pas rendu : seul l’écart est votre gain
  • La réduction peut être reprise si les conditions ne sont pas tenues pendant cinq ans
  • La qualité du monteur de l’opération est décisive
💬

Notre avis

Un outil puissant pour effacer un impôt élevé, à condition de choisir un opérateur solide. Nous vérifions l’opération et votre impôt avant de vous le proposer.

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Un impôt effacé en une fois

Vous financez, à fonds perdus, du matériel loué à une entreprise ultramarine ; vous obtenez, sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, une réduction supérieure à votre apport. Un montage annuel : le matériel doit être mis en service avant le 31 décembre.

À fonds perdus

L’argent versé ne revient pas : c’est la réduction d’impôt qui constitue le gain. Elle dépasse l’apport, ce qui fait la rentabilité du montage.

Le plafond

Le Girardin relève d’un plafond de niches fiscales porté à 18 000 € au lieu de 10 000 €, la réduction n’y étant retenue que pour 34 % ou 44 % de son montant.

Mise en serviceannée NRéductionimpôt de N, payé en N+1Exploitation5 ans (7 selon le matériel)

Le taux

La réduction est de 38,25 % du montant de l’investissement réalisé outre-mer, portée à 45,3 % quand 66 % de l’avantage est rétrocédé à l’exploitant (programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée), ou 44,12 % (rétrocession de 56 %) pour les programmes de moins de 300 000 € par exploitant.

Cinq ans

Le matériel doit rester exploité outre-mer cinq ans (sept ans si sa durée normale d’utilisation atteint sept ans) ; si l’exploitant cesse avant et que le matériel n’est pas reloué, la réduction est reprise (aux trois quarts en cas de cessation d’activité du locataire). D’où l’importance du monteur, des garanties et de l’assurance.

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Ce qui fait un bon dossier Girardin

Le taux est connu ; le risque se choisit.

Le monteur

Une société spécialisée qui assemble le matériel, l’exploitant et les investisseurs, avec un historique vérifiable.

Les garanties

Garantie de bonne fin fiscale, assurance contre la défaillance de l’exploitant, mutualisation entre plusieurs exploitants : ce qui protège la réduction.

Le calendrier

Un matériel mis en service avant le 31 décembre pour l’impôt de l’année ; les dossiers de fin d’année sont les plus chers et les moins choisis.

Le bon montant

Calibré sur l’impôt réellement dû, sous le plafond de 18 000 € : l’excédent sur l’impôt se reporte cinq ans, l’excédent sur le plafond ne réduit pas l’impôt.

Girardin, FIP-FCPI ou PER : trois façons de réduire l’impôt

CritèreGirardin industrielFIP / FCPIPER
EffetRéduction one shot, supérieure à l’apportRéduction de 30 % des versementsDéduction du revenu imposable
CapitalPerdu (c’est la réduction qui rémunère)Récupéré après 5 ans au moins, selon le fondsRécupéré à la retraite
Plafond18 000 € de niches10 000 € de niches ; 12 000 € à 75 000 € de versements selon le fonds10 % des revenus, 37 680 €
RisqueReprise de la réduction si l’exploitation cessePerte en capital sur les PMEMarchés, blocage
Pour quiImpôt élevé et régulierCapacité à immobiliser 5 à 10 ansTranche à 30 % et plus

Code général des impôts, articles 199 undecies B et 200-0 A (Girardin, relus le 24 octobre 2026), Bpifrance (FIP-FCPI après le 21 février 2026), service-public.gouv.fr (PER).

Le Girardin industriel avec OP-Invests

Le Girardin industriel n’est pas un placement : l’argent versé ne revient pas. C’est un achat de réduction d’impôt, avec des règles strictes et un risque de reprise. Il ne se fait qu’avec un monteur solide et un dossier propre.

Le bon montant

La réduction s’impute sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, dans le plafond des niches fiscales. Nous partons de votre impôt estimé, de vos autres réductions et crédits, et nous calculons la souscription utile, ni plus ni moins.

Le monteur, avant l’opération

Le risque de reprise de l’avantage tient au respect de l’ensemble des conditions pendant cinq ans par l’entreprise ultramarine et par la société de portage. Nous travaillons avec des monteurs qui publient leur historique, assurent leurs opérations et sélectionnent leurs exploitants ; nous lisons chaque dossier.

Le calendrier

Les opérations se souscrivent en cours d’année et doivent être mises en service avant le 31 décembre pour compter sur l’impôt de l’année. Nous planifions la souscription avec vos autres dispositifs, sans attendre les dernières semaines.

Le suivi sur cinq ans

Nous conservons les attestations, suivons les rapports annuels du monteur et vous accompagnons dans la déclaration, jusqu’à l’extinction de l’engagement de conservation.

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Le Girardin industriel pour qui ?

Un outil pour les contribuables qui paient un impôt élevé et régulier.

Le Girardin industriel, en bref

En bref
  • L’article 199 undecies B du code général des impôts accorde une réduction d’impôt aux contribuables domiciliés en France qui financent des investissements productifs neufs (matériel, équipements) exploités outre-mer dans une activité agricole, industrielle, commerciale ou artisanale.
  • En pratique, le particulier entre au capital d’une société de portage qui achète le matériel et le loue cinq ans à l’exploitant ; la loi impose de lui rétrocéder 66 % de l’avantage fiscal (56 % pour les programmes de moins de 300 000 € par exploitant) par un loyer et un prix de rachat réduits.
  • La réduction est calculée sur le montant de l’investissement, pas sur l’apport : elle est donc supérieure à la somme versée. L’argent versé, lui, ne revient pas.
  • Elle s’impute sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, pas sur celui de l’année de souscription : un matériel mis en service en 2026 réduit l’impôt sur les revenus de 2026, calculé en 2027.
  • Le matériel doit rester exploité cinq ans, ou sept ans si sa durée normale d’utilisation atteint sept ans.
  • Dans le plafonnement des niches, porté à 18 000 €, elle ne compte que pour 34 % ou 44 % de son montant.
  • Le dispositif s’applique aux investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029.

Le Girardin industriel est la niche fiscale la plus efficace en apparence, parce que le gain est rapide et supérieur à la mise, et l’une des plus exigeantes en réalité, parce que l’avantage peut être repris si des tiers ne respectent pas les conditions pendant cinq ans. Ce guide explique le mécanisme tel que la loi l’écrit, ce qui protège l’investisseur et ce qui l’expose.

Comment fonctionne le Girardin industriel ?

  1. Un monteur (société spécialisée) identifie une entreprise ultramarine qui a besoin d’un matériel productif neuf : engin de chantier, véhicule utilitaire, équipement industriel ou agricole, installation de production d’énergie renouvelable.
  2. Une société de portage achète ce matériel. La loi prévoit deux formes : une société de personnes soumise à l’impôt sur le revenu (article 8 du code général des impôts), dont les associés pratiquent la réduction au prorata de leurs droits, ou une société à l’impôt sur les sociétés dont les actions sont détenues intégralement et directement par des personnes physiques, qui exige un agrément. Elle est financée par les apports des investisseurs et, le plus souvent, par un emprunt bancaire.
  3. Le matériel est loué à l’entreprise ultramarine pendant cinq ans au moins, à un loyer réduit : c’est la rétrocession d’une part de l’avantage fiscal, imposée par la loi.
  4. Les investisseurs obtiennent une réduction d’impôt calculée sur le montant total de l’investissement, hors taxes et hors frais, apport et emprunt compris : d’où un montant supérieur à leur apport.
  5. Au terme des cinq ans, le matériel est cédé à l’exploitant à un prix réduit, lui aussi compris dans la rétrocession, et la société de portage est dissoute. L’investisseur ne récupère rien : son gain a été la réduction d’impôt.

L’investisseur n’exploite rien lui-même. C’est la différence avec le Girardin « en direct », où un chef d’entreprise ultramarin investit pour sa propre activité : ce guide traite du schéma locatif proposé aux particuliers de métropole.

Taux de la réduction et rétrocession à l’exploitant

La réduction est de 38,25 % du montant de l’investissement, hors taxes et hors frais, diminué des aides publiques. Ce taux est porté à 45,9 % en Guyane, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie, ainsi que pour certains investissements de production d’énergie renouvelable, et à 53,55 % dans certains cas majorés.

Quand l’investissement est mis à la disposition d’une entreprise exploitante, ce qui est le cas des opérations proposées aux particuliers, la loi impose une rétrocession et relève les taux en conséquence :

ProgrammeRétrocession minimale à l’exploitantTaux (38,25 % / 45,9 % / 53,55 % deviennent)
300 000 € ou plus par programme et par exploitant, ou société à l’IS agréée66 % de la réduction45,3 % / 54,36 % / 63,42 %
Moins de 300 000 € par programme et par exploitant56 % de la réduction44,12 % / 52,95 % / 61,77 %

La rétrocession prend la forme d’une diminution du loyer et du prix de cession du matériel à l’exploitant. C’est ce qui donne au dispositif son sens économique : l’essentiel de l’avantage fiscal finance l’entreprise ultramarine, le reste rémunère l’investisseur.

L’agrément

Un agrément préalable de l’administration est exigé au-delà de 1 000 000 € par programme, et au-delà de 250 000 € lorsque le contribuable ne participe pas à l’exploitation, ce qui est le cas de l’investisseur en société de portage. Certains secteurs (transports, pêche, agriculture, entre autres) l’exigent quel que soit le montant. Les petits programmes sous ces seuils sont dits « de plein droit » : pas d’agrément, mais toutes les autres conditions s’appliquent.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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La « rentabilité » affichée d’une opération : ce qu’elle mesure

Les opérations sont présentées avec un rapport entre la réduction obtenue et l’apport demandé : par exemple, une réduction de tant d’euros pour un apport de tant d’euros. Ce rapport ne figure dans aucun texte. Il dépend de chaque opération : part de l’investissement financée par emprunt, taux de rétrocession, frais du monteur et des intermédiaires, assurances, date de souscription. Nous ne publions pas de taux « de marché » : il se lit dans la documentation de chaque opération, que nous vous remettons.

D’où vient l’écart, sur un exemple de principe

Un programme de 100 000 € de matériel, sous le seuil de 300 000 € par exploitant, ouvre droit à une réduction de 44,12 %, soit 44 120 € pour l’ensemble des investisseurs. La loi impose que 56 % de cette réduction, soit 24 707,20 €, reviennent à l’exploitant par le loyer et le prix de cession. Il reste au plus 19 412,80 € d’avantage net pour les investisseurs, sur lesquels se paient les frais du montage, le reste constituant leur gain. C’est pour cette raison que l’article 200-0 A ne retient la réduction que pour 44 % de son montant dans le plafonnement : 44 %, c’est la part non rétrocédée.

Comment lire le chiffre affiché

  • Le gain est la différence entre la réduction et l’apport, obtenu une seule fois. Rapporté à l’apport, il ne se compare pas au rendement annuel d’un placement : il n’y a ni capital récupéré ni durée de placement.
  • Il n’est acquis qu’à la fin de la période de conservation (cinq ans, sept ans pour un matériel dont la durée normale d’utilisation atteint sept ans), quand la reprise n’est plus possible.
  • Un rapport plus élevé que la moyenne doit faire chercher ce qui manque : garanties, assurance, diversification des exploitants, qualité du matériel.

Le plafonnement des niches fiscales : 18 000 €, 34 % ou 44 %

Les réductions et crédits d’impôt d’un foyer sont plafonnés chaque année à 10 000 € (article 200-0 A du code général des impôts). Ce plafond est porté à 18 000 € pour le total formé par les avantages ordinaires, retenus dans la limite de 10 000 €, et les réductions outre-mer (articles 199 undecies A, B et C), les Sofica et quelques autres dispositifs cités par la loi.

La réduction Girardin industriel n’y est pas retenue pour son montant total :

OpérationPart de la réduction retenue dans le plafondRéduction maximale pour un foyer sans autre avantage
Rétrocession de 66 % (programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée)34 %18 000 ÷ 0,34 = 52 941 €
Rétrocession de 56 % (programme de moins de 300 000 € par exploitant)44 %18 000 ÷ 0,44 = 40 909 €

Les autres avantages du foyer soumis au plafond de 10 000 € (crédit d’impôt pour emploi à domicile, garde d’enfants, souscriptions au capital de PME, investissement locatif) réduisent d’autant la marge disponible. Le calcul complet, avec un tableau, est sur notre fiche niche fiscale.

Deux limites différentes, à ne pas confondre

  • Le plafonnement : la part d’avantage qui dépasse 18 000 € (ou 10 000 € pour les avantages ordinaires) ne réduit pas l’impôt.
  • L’impôt dû : si la réduction Girardin dépasse l’impôt de l’année, le solde se reporte sur l’impôt des années suivantes, jusqu’à la cinquième année incluse. Il n’est pas remboursé à l’investisseur qui ne participe pas à l’exploitation.

Le bon montant est donc celui qui tient à la fois sous le plafond et sous l’impôt de l’année : un report reste possible, mais il immobilise un avantage déjà payé.

Calendrier : une mise en service avant le 31 décembre, un impôt réduit l’année suivante

La réduction est pratiquée au titre de l’année au cours de laquelle l’investissement est mis en service outre-mer. Pour un matériel mis en service en 2026 :

QuandQuoi
Au cours de 2026Souscription, versement de l’apport, mise en service du matériel par l’exploitant avant le 31 décembre 2026
Printemps 2027Déclaration des revenus de 2026, avec la réduction et les justificatifs remis par le monteur
Été 2027Avis d’impôt : la réduction diminue l’impôt de 2026 ; ce qui a été prélevé à la source en trop est remboursé
2027 à 2031Conservation des parts et exploitation du matériel pendant cinq ans (sept ans, donc jusqu’en 2033, pour un matériel dont la durée normale d’utilisation atteint sept ans) ; reprise possible jusqu’au terme

Deux conséquences pratiques. D’abord, la mise en service conditionne l’année : un matériel livré en retard peut faire glisser la réduction sur l’année suivante ; les monteurs sérieux sécurisent ce point par contrat. Ensuite, la trésorerie : l’apport est versé dans l’année, l’avantage se matérialise l’été suivant, avec le solde de l’impôt. Pour estimer l’impôt sur lequel la réduction s’imputera, utilisez notre simulateur d’impôt sur le revenu.

Le dispositif est prévu pour les investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029. Comme toutes les niches, il peut être modifié par chaque loi de finances : nous vérifions le texte en vigueur avant chaque souscription.

Quelles conditions pour conserver l’avantage ?

  • Un matériel neuf, affecté à une activité éligible. La loi exclut notamment le commerce, les cafés, débits de tabac et de boissons, le conseil et l’expertise, l’éducation, la santé et l’action sociale, la banque, la finance et l’assurance, les activités immobilières, la navigation de croisière, certains services aux entreprises, les activités de loisirs, associatives et postales, avec des exceptions prévues par le texte.
  • Un exploitant éligible : dans les départements d’outre-mer, son chiffre d’affaires du dernier exercice clos doit être inférieur à 10 millions d’euros.
  • Cinq ans : le matériel doit rester exploité outre-mer pendant cinq ans au moins (ou pendant sa durée normale d’utilisation si elle est plus courte, sept ans au moins si elle est égale ou supérieure à sept ans), et l’investisseur doit conserver ses parts pendant cinq ans.
  • La rétrocession minimale à l’exploitant (66 % ou 56 %) doit être respectée.
  • L’agrément, lorsqu’il est exigé, et les obligations déclaratives de la société de portage et de l’investisseur.

Si l’une de ces conditions cesse d’être remplie (matériel revendu ou déplacé, exploitant défaillant sans remplacement, parts cédées), la réduction d’impôt est reprise au titre de l’année de l’événement : l’investisseur rembourse l’avantage, avec intérêts de retard. C’est le risque central du dispositif. La loi prévoit des tempéraments : pas de reprise si, après la défaillance de l’exploitant, le matériel est donné en location à une nouvelle entreprise qui s’engage à le maintenir dans l’activité pour la durée restante ; reprise limitée aux trois quarts de la réduction en cas de cessation d’activité de l’entreprise locataire. Les autres cas se lisent dans le texte et dans la documentation de l’opération.

Exemple chiffré : combien souscrire ?

Antoine et Claire déclarent des revenus de 2026 sur lesquels leur impôt est estimé à 25 000 €. Ils bénéficient déjà d’un crédit d’impôt de 3 000 € pour l’emploi d’un salarié à domicile, soumis au plafond de 10 000 €. Ils envisagent une opération Girardin industriel en société de portage, sur des programmes de moins de 300 000 € par exploitant (rétrocession de 56 %, réduction retenue pour 44 % dans le plafond).

  1. Le plafond : 3 000 € + 44 % de la réduction ≤ 18 000 €, soit une réduction de 34 090 € au plus (15 000 ÷ 0,44).
  2. L’impôt : la réduction utile cette année ne dépasse pas l’impôt de 25 000 €. C’est la limite la plus basse : ils visent 25 000 € de réduction.
  3. Le contrôle : retenus dans le plafond, 3 000 € + 11 000 € (44 % de 25 000 €) = 14 000 €, sous les 18 000 €. Le crédit d’impôt pour emploi à domicile, qui se rembourse, reste acquis.
  4. L’apport : il dépend de l’opération et de sa date de souscription. À titre de calcul seulement, si une documentation demandait 22 000 € d’apport pour 25 000 € de réduction, le gain serait de 3 000 €, soit 13,6 % de l’apport, obtenu une fois, à l’été 2027, pour un matériel mis en service en 2026, et définitivement acquis à la fin de la période de conservation si les conditions sont tenues : en 2031 pour une durée de cinq ans, en 2033 pour un matériel dont la durée normale d’utilisation atteint sept ans. Ce chiffre ne décrit aucune opération ni aucun niveau de marché.

Avec un programme de 300 000 € ou plus par exploitant (retenue à 34 %), la limite du plafond serait de 44 117 € (15 000 ÷ 0,34) : pour ce foyer, l’impôt resterait la limite. Ces calculs supposent un impôt réel conforme à l’estimation : une baisse de revenus en fin d’année laisserait un excédent de réduction à reporter, d’où l’intérêt de ne pas souscrire le maximum théorique.

Quels sont les risques du Girardin industriel ?

  • Reprise de l’avantage fiscal en cas de non-respect des conditions pendant cinq ans, y compris du fait de l’exploitant ou du monteur, avec intérêts de retard.
  • Requalification d’une opération mal montée : matériel non éligible, activité exclue, prix surévalué, rétrocession insuffisante, agrément manquant.
  • Défaillance de l’exploitant : le matériel doit être reloué à un autre exploitant éligible, faute de quoi l’avantage est repris.
  • Défaillance du monteur : suivi administratif interrompu, obligations déclaratives non remplies, documents manquants en cas de contrôle.
  • Responsabilité des associés : dans une société en nom collectif, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales (article L. 221-1 du code de commerce) ; les monteurs limitent ce risque par la structure, les contrats et les assurances.
  • Retard de mise en service, qui décale l’année de la réduction.
  • Argent à fonds perdus : l’apport ne revient jamais ; si la réduction est reprise, la perte est totale, augmentée des intérêts.

Les garanties à demander

Une garantie de bonne fin fiscale, qui prend en charge les conséquences d’une reprise imputable au montage ; une assurance contre la défaillance de l’exploitant ; un engagement de relocation du matériel ; une structure qui limite la responsabilité de l’investisseur ; la mutualisation entre plusieurs exploitants et plusieurs matériels. Ces protections réduisent le risque, elles ne le suppriment pas : leur étendue, leurs exclusions et la solidité de celui qui les donne se lisent dans le contrat.

Comment choisir une opération Girardin ?

  1. Le monteur : ancienneté, volume d’opérations, historique des reprises, transparence de la documentation, comptes publiés.
  2. Les garanties : bonne fin fiscale, assurance de l’exploitant, relocation, responsabilité limitée, et ce qu’elles excluent.
  3. Le dossier : nature du matériel, activité de l’exploitant, montant du programme (et donc rétrocession et agrément), date de mise en service prévue.
  4. La diversification : plusieurs exploitants et plusieurs matériels plutôt qu’un seul.
  5. Le montant : cohérent avec votre impôt réel et votre plafond de niches.

Le Girardin industriel se compare aux autres façons de réduire l’impôt avant le 31 décembre (PER, FIP et FCPI, Malraux, monuments historiques) sur notre page défiscalisation.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Choisir l’opération au rapport affiché le plus élevé : un gain supérieur reflète souvent un risque supérieur ou des garanties absentes.
  • Souscrire plus que l’impôt de l’année ne le justifie, en comptant sur le report.
  • Ignorer le plafond des niches et les autres avantages du foyer, ou retenir 44 % quand l’opération relève de 34 %, et inversement.
  • Souscrire dans les derniers jours de décembre, sans assurance sur la mise en service dans l’année.
  • Négliger la responsabilité des associés dans les structures en nom collectif.
  • Répéter chaque année sans réexaminer le monteur et ses opérations passées.
  • Confondre Girardin industriel et Girardin logement social (article 199 undecies C), qui obéit à d’autres règles et compte pour 30 % dans le plafond.

Sources et textes de référence

Textes lus le 24 octobre 2026 sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur : code général des impôts, article 199 undecies B (version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, modifiée en dernier lieu par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 : champ, activités exclues, taux, rétrocession, agrément, année de mise en service, report, conservation, reprise, investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029) ; article 200-0 A (plafonnement global de 10 000 € et 18 000 €, réduction retenue pour 34 % ou 44 %) ; code de commerce, article L. 221-1 (associés en nom collectif). Les exemples sont nos calculs ; l’apport de l’exemple est un chiffre de calcul, pas une offre. Le dispositif est modifié par les lois de finances successives : ses conditions sont vérifiées avant chaque opération.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 24 octobre 2026
Quel est le principe du Girardin industriel ?

Financer, via une société de portage, du matériel neuf loué cinq ans à une entreprise d’outre-mer, et recevoir en échange une réduction d’impôt calculée sur le montant de l’investissement, supérieure à la somme versée. L’argent ne revient pas ; le gain est fiscal.

Quel est le taux de réduction du Girardin industriel en 2026 ?

38,25 % du montant de l’investissement en principe ; pour les opérations avec rétrocession à un exploitant, 45,3 % (programmes de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée) ou 44,12 % (moins de 300 000 € par exploitant), et davantage dans certains territoires et secteurs. Pour l’investisseur, ce qui compte est le rapport entre la réduction et son apport, propre à chaque opération.

Quel est le plafond des niches fiscales pour le Girardin ?

18 000 € au lieu de 10 000 €, la réduction n’étant retenue que pour 34 % (rétrocession de 66 % : programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée) ou 44 % (rétrocession de 56 % : programme de moins de 300 000 € par exploitant) de son montant. Sans autre avantage, cela permet jusqu’à 52 941 € ou 40 909 € de réduction.

Quand la réduction d’impôt est-elle obtenue ?

Au titre de l’année de mise en service du matériel. Une opération mise en service en 2026 réduit l’impôt sur les revenus de 2026, déclarés au printemps 2027 ; l’avantage apparaît sur l’avis d’impôt de l’été 2027.

Que se passe-t-il si la réduction dépasse mon impôt ?

Le solde se reporte sur l’impôt des années suivantes, jusqu’à la cinquième année incluse. Il n’est pas remboursé à un investisseur qui ne participe pas à l’exploitation.

Quels sont les risques du Girardin ?

La reprise de la réduction si les conditions ne sont pas respectées pendant cinq ans (exploitant défaillant, matériel déplacé, montage irrégulier), la défaillance du monteur, la responsabilité des associés selon la structure, et la perte totale de l’apport, qui ne revient jamais.

Jusqu’à quand le Girardin industriel existe-t-il ?

L’article 199 undecies B, dans sa version en vigueur, s’applique aux investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029. Une loi de finances peut le modifier avant cette date.

Girardin industriel ou Girardin logement social ?

Le Girardin logement social (article 199 undecies C) finance des logements sociaux outre-mer avec des règles et des taux différents ; il est retenu pour 30 % dans le plafond des niches. Ce guide traite du seul Girardin industriel.

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