Défiscalisation·Girardin industriel

Girardin industriel : réduire son impôt en finançant l’outre-mer

Financer du matériel productif pour des entreprises ultramarines en échange d’une réduction d’impôt, l’année suivante, supérieure à la somme versée. Une opération à fonds perdus, dont la sécurité dépend du monteur.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 15 septembre 2026 · Sources officielles citées
⏱ L’essentiel en 30 secondes

Le Girardin industriel est-il fait pour vous ?

🎯

Pour qui

  • Vous payez un impôt sur le revenu élevé
  • Vous cherchez une réduction immédiate, en une fois
  • Vous acceptez que la somme versée ne revienne pas
✅

Ce que ça vous apporte

  • Une réduction d’impôt supérieure à la somme versée, l’année suivante
  • Un financement de l’économie ultramarine
  • Un plafond des niches fiscales porté à 18 000 € pour ce dispositif
⚠️

À savoir avant

  • L’argent versé ne vous est pas rendu : seul l’écart est votre gain
  • La réduction peut être reprise si les conditions ne sont pas tenues pendant cinq ans
  • La qualité du monteur de l’opération est décisive
💬

Notre avis

Un outil puissant pour effacer un impôt élevé, à condition de choisir un opérateur solide. Nous vérifions l’opération et votre impôt avant de vous le proposer.

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Un impôt effacé en une fois

Vous financez, à fonds perdus, du matériel loué à une entreprise ultramarine ; l’État vous rend, l’année suivante, une réduction d’impôt supérieure à votre apport. Un montage annuel, à engager avant le 31 décembre.

À fonds perdus

L’argent versé ne revient pas : c’est la réduction d’impôt qui constitue le gain. Elle dépasse l’apport, ce qui fait la rentabilité du montage.

Le plafond

Le Girardin relève d’un plafond de niches fiscales porté à 18 000 € au lieu de 10 000 €, la réduction n’étant retenue que pour une fraction dans ce plafond.

Souscriptionannée NRéductionimpôt de N, payé en N+1Exploitation5 ans

Le taux

La réduction est calculée au taux de 38,25 %, ou 45,30 % lorsque la rétrocession à l’exploitant est plus faible, sur le montant de l’investissement réalisé outre-mer.

Cinq ans

Le matériel doit rester exploité outre-mer cinq ans ; si l’exploitant cesse avant, la réduction est reprise. D’où l’importance du monteur, des garanties et de l’assurance.

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Ce qui fait un bon dossier Girardin

Le taux est connu ; le risque se choisit.

Le monteur

Une société spécialisée, agréée, qui assemble le matériel, l’exploitant et les investisseurs, avec un historique vérifiable.

Les garanties

Assurance de bonne fin, garantie de reprise, mutualisation entre plusieurs exploitants : ce qui protège la réduction.

Le calendrier

Souscrire avant le 31 décembre pour l’impôt de l’année ; les dossiers de fin d’année sont les plus chers et les moins choisis.

Le bon montant

Calibré sur l’impôt réellement dû, sous le plafond de 18 000 € : trop souscrire fait perdre la réduction excédentaire.

Girardin, FIP-FCPI ou PER : trois façons de réduire l’impôt

Girardin industrielFIP / FCPIPER
EffetRéduction one shot, supérieure à l’apportRéduction de 30 % des versementsDéduction du revenu imposable
CapitalPerdu (c’est la réduction qui rémunère)Récupéré après 5 ans au moins, selon le fondsRécupéré à la retraite
Plafond18 000 € de niches10 000 € de niches ; 12 000 € à 75 000 € de versements selon le fonds10 % des revenus, 37 680 €
RisqueReprise de la réduction si l’exploitation cessePerte en capital sur les PMEMarchés, blocage
Pour quiImpôt élevé et régulierCapacité à immobiliser 5 à 10 ansTranche à 30 % et plus

impots.gouv.fr (investissements outre-mer, taux 2026), Bpifrance (FIP-FCPI après le 21 février 2026), service-public.gouv.fr (PER). Vérifié le 15 septembre 2026.

Le Girardin industriel avec OP-Invests

Le Girardin industriel n’est pas un placement : l’argent versé ne revient pas. C’est un achat de réduction d’impôt, avec des règles strictes et un risque de reprise. Il ne se fait qu’avec un monteur solide et un dossier propre.

Le bon montant

La réduction d’impôt s’impute sur l’impôt de l’année du versement ; ce qui dépasse l’impôt dû est perdu, et le plafond des niches fiscales s’applique. Nous partons de votre impôt estimé de l’année, de vos autres réductions et crédits, et nous calculons la souscription utile, ni plus ni moins.

Le monteur, avant l’opération

Le risque de reprise de l’avantage tient au respect de l’ensemble des conditions pendant cinq ans par l’entreprise ultramarine et par la société de portage. Nous travaillons avec des monteurs qui publient leur historique, assurent leurs opérations (garantie de bonne fin fiscale, assurance en cas de défaillance) et sélectionnent leurs exploitants ; nous lisons chaque dossier.

Le calendrier

Les opérations se souscrivent en cours d’année, souvent avec des conditions dégressives : plus on souscrit tôt, plus le gain est élevé. Nous planifions la souscription avec votre déclaration de revenus et vos autres dispositifs.

Le suivi sur cinq ans

Nous conservons les attestations, suivons les rapports annuels du monteur et vous accompagnons dans la déclaration, jusqu’à l’extinction de l’engagement de conservation.

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Le Girardin industriel pour qui ?

Un outil pour les contribuables qui paient un impôt élevé et régulier.

Le Girardin industriel, en bref

En bref
  • L’article 199 undecies B du CGI accorde une réduction d’impôt aux contribuables qui financent des investissements productifs neufs (matériel, équipements) loués à des entreprises des départements et collectivités d’outre-mer.
  • Le particulier souscrit au capital d’une société de portage qui achète le matériel et le loue à l’exploitant pendant cinq ans ; l’essentiel de l’avantage fiscal est rétrocédé à l’exploitant sous forme de loyer réduit.
  • La réduction d’impôt, obtenue l’année suivant le versement, est supérieure à la somme versée : l’écart est le gain de l’investisseur. L’argent versé, lui, ne revient pas.
  • Le taux de la réduction est de 38,25 % de l’investissement en direct et de 45,30 % via une structure de portage, avec des taux spécifiques selon les territoires et les secteurs.
  • Le plafonnement global des niches fiscales est porté à 18 000 € pour ce dispositif, la réduction n’étant retenue que pour une fraction de son montant.

Le Girardin industriel est la niche fiscale la plus efficace en apparence, parce que le gain est immédiat et supérieur à la mise, et l’une des plus exigeantes en réalité, parce que l’avantage peut être repris si les conditions ne sont pas respectées pendant cinq ans par des tiers. Ce guide explique le mécanisme, ce qui protège l’investisseur et ce qui l’expose.

Comment fonctionne le Girardin industriel ?

  1. Un monteur (société spécialisée) identifie une entreprise ultramarine qui a besoin d’un matériel productif neuf : camion, engin de chantier, équipement industriel, navire.
  2. Une société de portage (SNC ou SAS) est créée pour acheter ce matériel, financée par les apports des investisseurs particuliers et, souvent, par un emprunt bancaire.
  3. Le matériel est loué à l’entreprise ultramarine pendant cinq ans, à un loyer réduit : c’est la rétrocession d’une part de l’avantage fiscal, imposée par la loi.
  4. Les investisseurs obtiennent, l’année suivant leur apport, une réduction d’impôt calculée sur le montant total de l’investissement (apport et emprunt compris), d’où un montant supérieur à leur apport.
  5. Au terme des cinq ans, le matériel est cédé à l’exploitant pour une valeur symbolique et la société de portage est dissoute. L’investisseur ne récupère rien : son gain a été la réduction d’impôt.
Un exemple de principe, sans chiffre de marché

Un contribuable verse une somme en année N ; en année N+1, sa réduction d’impôt est supérieure à cette somme. Le rapport entre les deux dépend de chaque opération (montage, financement bancaire, frais du monteur, date de souscription) : il ne relève pas de la loi et nous ne l’annonçons pas ici. Il se lit dans la documentation de chaque opération, que nous vous remettons.

Taux de la réduction et rétrocession

Selon impots.gouv.fr, la réduction d’impôt est de 38,25 % du montant de l’investissement productif lorsqu’il est réalisé en direct et de 45,30 % lorsqu’il est réalisé par l’intermédiaire d’une structure de portage, avec des taux spécifiques selon la nature et la localisation de l’investissement (barème BOI-BAREME-000020). La loi impose que l’exploitant ultramarin reçoive une part minimale de cet avantage, sous forme de diminution du loyer et du prix de cession du matériel : c’est la rétrocession, dont le taux dépend de la taille du programme.

Les programmes d’investissement d’un montant supérieur à 250 000 € réalisés via une société de portage, et ceux de certains secteurs, sont soumis à un agrément préalable du ministre chargé du budget. Les opérations dites « de plein droit », en dessous de ces seuils, ne demandent pas d’agrément mais restent soumises à toutes les autres conditions.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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Le plafonnement des niches fiscales : 18 000 €

Les réductions et crédits d’impôt d’un foyer sont plafonnés chaque année à 10 000 € (article 200-0 A du CGI). Pour les investissements outre-mer et les Sofica, ce plafond est porté à 18 000 €. La réduction Girardin n’est retenue dans ce plafond que pour une fraction de son montant (celle qui n’est pas rétrocédée à l’exploitant), ce qui permet une réduction effective nettement supérieure à 18 000 €.

Le calcul du montant optimal tient compte de ce plafond, des autres avantages du foyer soumis au plafond de 10 000 € (emploi à domicile, garde d’enfants, dons non concernés, etc.) et de l’impôt réellement dû : la réduction Girardin n’est ni reportable ni remboursable au-delà de l’impôt de l’année.

Quelles conditions pour conserver l’avantage ?

  • Le matériel doit être neuf, affecté à une activité éligible (les activités exclues sont listées par la loi : commerce, restauration hors classement, conseil, banque, immobilier, navigation de croisière, etc.), et exploité outre-mer pendant cinq ans au moins.
  • L’investisseur doit conserver ses parts de la société de portage pendant cinq ans.
  • La rétrocession minimale à l’exploitant doit être respectée.
  • Les obligations déclaratives et, le cas échéant, l’agrément doivent être remplis.

Si l’une de ces conditions cesse d’être remplie (matériel revendu ou déplacé, exploitant défaillant sans remplacement, parts cédées), la réduction d’impôt est reprise : l’investisseur rembourse l’avantage, avec intérêts de retard. C’est le risque central du dispositif, et c’est pour le couvrir que les monteurs sérieux proposent des garanties.

Quels sont les risques du Girardin industriel ?

  • Reprise de l’avantage fiscal en cas de non-respect des conditions pendant cinq ans, y compris du fait de l’exploitant ou du monteur.
  • Responsabilité des associés : dans une SNC, les associés répondent indéfiniment et solidairement des dettes ; les monteurs limitent ce risque par le choix de la structure (SAS) ou par des assurances.
  • Défaillance de l’exploitant : le matériel doit alors être reloué à un autre exploitant éligible dans les délais, faute de quoi l’avantage est repris.
  • Défaillance du monteur : suivi administratif interrompu, obligations déclaratives non remplies.
  • Requalification d’une opération mal montée (matériel non éligible, fausse localisation, surfacturation).
  • Argent à fonds perdus : si l’impôt de l’année est inférieur à la réduction, l’excédent est perdu.

Ces risques se réduisent par le choix du monteur (ancienneté, historique d’opérations sans reprise, garanties contractuelles, assurances, sélection des exploitants, diversification des matériels) et par un dimensionnement prudent. Ils ne disparaissent pas.

Comment choisir une opération Girardin ?

  1. Le monteur : ancienneté, volume d’opérations, taux de reprise historique, transparence de la documentation, agrément ou enregistrement auprès des autorités.
  2. Les garanties : garantie de bonne fin fiscale (prise en charge d’une reprise), assurance contre la défaillance de l’exploitant, engagement de relocation, structure sans responsabilité illimitée.
  3. La diversification : plusieurs exploitants et plusieurs matériels dans une même opération plutôt qu’un seul.
  4. Le calendrier et les conditions financières selon la date de souscription.
  5. La cohérence avec votre impôt réel et votre plafond de niches.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Choisir l’opération au gain affiché le plus élevé : un gain supérieur reflète souvent un risque supérieur ou des garanties absentes.
  • Souscrire plus que l’impôt de l’année ne le justifie.
  • Ignorer le plafond des niches et les autres avantages du foyer.
  • Négliger la responsabilité des associés dans les structures en nom collectif.
  • Répéter chaque année sans réexaminer le monteur et ses opérations passées.
  • Confondre Girardin industriel et Girardin logement social (article 199 undecies C), qui obéit à d’autres règles.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Réduction ou déduction au titre des investissements productifs neufs (impots.gouv.fr, mis à jour le 23 avril 2025) ; articles 199 undecies B (réduction d’impôt, rétrocession, conservation) et 200-0 A (plafonnement global des avantages fiscaux) du Code général des impôts ; BOFiP BOI-BIC-RICI-20-10 et barème BOI-BAREME-000020. Le dispositif est prorogé et modifié par les lois de finances successives : ses conditions et sa date d’extinction sont vérifiées avant chaque opération.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026
Quel est le principe du Girardin industriel ?

Financer, via une société de portage, du matériel neuf loué cinq ans à une entreprise d’outre-mer, et recevoir en échange une réduction d’impôt l’année suivante, supérieure à la somme versée. L’argent ne revient pas ; le gain est fiscal.

Quels sont les risques du Girardin ?

La reprise de la réduction si les conditions ne sont pas respectées pendant cinq ans (exploitant défaillant, matériel déplacé, montage irrégulier), la responsabilité des associés selon la structure, et la perte de l’excédent de réduction si l’impôt de l’année est insuffisant.

Qui est éligible à la loi Girardin ?

Tout contribuable domicilié fiscalement en France qui paie un impôt sur le revenu suffisant. Le dispositif convient aux impôts élevés et réguliers ; il n’a pas d’intérêt pour un foyer faiblement imposé.

Quel est l’avantage fiscal en 2026 ?

Une réduction d’impôt de 38,25 % de l’investissement en direct ou 45,30 % via une société de portage (taux spécifiques selon les territoires et secteurs), rétrocédée en grande partie à l’exploitant ; pour l’investisseur, une réduction supérieure à son apport, propre à chaque opération.

Quelle est la niche fiscale du Girardin industriel ?

Le plafond des niches est porté à 18 000 € pour les investissements outre-mer, contre 10 000 € en droit commun, la réduction Girardin n’étant retenue que pour la fraction non rétrocédée de son montant.

Peut-on faire du Girardin chaque année ?

Oui : c’est un dispositif « one shot » qui se renouvelle à chaque exercice fiscal, tant que l’impôt le justifie. Chaque opération engage pour cinq ans, d’où l’intérêt de réexaminer le monteur à chaque fois.

Girardin industriel ou Girardin logement social ?

Le Girardin logement social (article 199 undecies C) finance des logements sociaux outre-mer avec des règles, des taux et des garanties différents, souvent avec agrément. Ce guide traite du seul Girardin industriel.

Que se passe-t-il si l’exploitant fait faillite ?

Le matériel doit être reloué à un autre exploitant éligible outre-mer avant la fin des cinq ans ; à défaut, l’avantage est repris. Les monteurs sérieux organisent la relocation et assurent ce risque.

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Conseiller en investissements financiers (CIF), ORIAS n° 23007083 · Adhérent ANACOFI-CIF · Assuré en responsabilité civile professionnelle auprès d’AIG Europe