Financer du matériel productif pour des entreprises ultramarines en échange d’une réduction d’impôt, sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, supérieure à la somme versée. Une opération à fonds perdus, dont la sécurité dépend du monteur.
Un outil puissant pour effacer un impôt élevé, à condition de choisir un opérateur solide. Nous vérifions l’opération et votre impôt avant de vous le proposer.
En parler avec un conseiller →Vous financez, à fonds perdus, du matériel loué à une entreprise ultramarine ; vous obtenez, sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, une réduction supérieure à votre apport. Un montage annuel : le matériel doit être mis en service avant le 31 décembre.
L’argent versé ne revient pas : c’est la réduction d’impôt qui constitue le gain. Elle dépasse l’apport, ce qui fait la rentabilité du montage.
Le Girardin relève d’un plafond de niches fiscales porté à 18 000 € au lieu de 10 000 €, la réduction n’y étant retenue que pour 34 % ou 44 % de son montant.
La réduction est de 38,25 % du montant de l’investissement réalisé outre-mer, portée à 45,3 % quand 66 % de l’avantage est rétrocédé à l’exploitant (programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée), ou 44,12 % (rétrocession de 56 %) pour les programmes de moins de 300 000 € par exploitant.
Le matériel doit rester exploité outre-mer cinq ans (sept ans si sa durée normale d’utilisation atteint sept ans) ; si l’exploitant cesse avant et que le matériel n’est pas reloué, la réduction est reprise (aux trois quarts en cas de cessation d’activité du locataire). D’où l’importance du monteur, des garanties et de l’assurance.
Le taux est connu ; le risque se choisit.
Une société spécialisée qui assemble le matériel, l’exploitant et les investisseurs, avec un historique vérifiable.
Garantie de bonne fin fiscale, assurance contre la défaillance de l’exploitant, mutualisation entre plusieurs exploitants : ce qui protège la réduction.
Un matériel mis en service avant le 31 décembre pour l’impôt de l’année ; les dossiers de fin d’année sont les plus chers et les moins choisis.
Calibré sur l’impôt réellement dû, sous le plafond de 18 000 € : l’excédent sur l’impôt se reporte cinq ans, l’excédent sur le plafond ne réduit pas l’impôt.
| Girardin industriel | FIP / FCPI | PER | |
|---|---|---|---|
| Effet | Réduction one shot, supérieure à l’apport | Réduction de 30 % des versements | Déduction du revenu imposable |
| Capital | Perdu (c’est la réduction qui rémunère) | Récupéré après 5 ans au moins, selon le fonds | Récupéré à la retraite |
| Plafond | 18 000 € de niches | 10 000 € de niches ; 12 000 € à 75 000 € de versements selon le fonds | 10 % des revenus, 37 680 € |
| Risque | Reprise de la réduction si l’exploitation cesse | Perte en capital sur les PME | Marchés, blocage |
| Pour qui | Impôt élevé et régulier | Capacité à immobiliser 5 à 10 ans | Tranche à 30 % et plus |
Code général des impôts, articles 199 undecies B et 200-0 A (Girardin, relus le 24 octobre 2026), Bpifrance (FIP-FCPI après le 21 février 2026), service-public.gouv.fr (PER).
Le Girardin industriel n’est pas un placement : l’argent versé ne revient pas. C’est un achat de réduction d’impôt, avec des règles strictes et un risque de reprise. Il ne se fait qu’avec un monteur solide et un dossier propre.
La réduction s’impute sur l’impôt de l’année de mise en service du matériel, dans le plafond des niches fiscales. Nous partons de votre impôt estimé, de vos autres réductions et crédits, et nous calculons la souscription utile, ni plus ni moins.
Le risque de reprise de l’avantage tient au respect de l’ensemble des conditions pendant cinq ans par l’entreprise ultramarine et par la société de portage. Nous travaillons avec des monteurs qui publient leur historique, assurent leurs opérations et sélectionnent leurs exploitants ; nous lisons chaque dossier.
Les opérations se souscrivent en cours d’année et doivent être mises en service avant le 31 décembre pour compter sur l’impôt de l’année. Nous planifions la souscription avec vos autres dispositifs, sans attendre les dernières semaines.
Nous conservons les attestations, suivons les rapports annuels du monteur et vous accompagnons dans la déclaration, jusqu’à l’extinction de l’engagement de conservation.
Un outil pour les contribuables qui paient un impôt élevé et régulier.
Un matériel mis en service en année N réduit l’impôt dû sur les revenus de N, calculé au printemps N+1. Le gain est acquis une fois, à condition que l’opération tienne cinq ans (sept selon le matériel).
Le calendrier →PlafondLe Girardin relève d’un plafond de niches porté à 18 000 €, où sa réduction ne compte que pour 34 % ou 44 % de son montant.
Le plafonnement →SensLe matériel financé (engins, véhicules, équipements) sert des entreprises des départements et collectivités d’outre-mer pendant cinq ans au moins.
Les risques →Le Girardin industriel est la niche fiscale la plus efficace en apparence, parce que le gain est rapide et supérieur à la mise, et l’une des plus exigeantes en réalité, parce que l’avantage peut être repris si des tiers ne respectent pas les conditions pendant cinq ans. Ce guide explique le mécanisme tel que la loi l’écrit, ce qui protège l’investisseur et ce qui l’expose.
L’investisseur n’exploite rien lui-même. C’est la différence avec le Girardin « en direct », où un chef d’entreprise ultramarin investit pour sa propre activité : ce guide traite du schéma locatif proposé aux particuliers de métropole.
La réduction est de 38,25 % du montant de l’investissement, hors taxes et hors frais, diminué des aides publiques. Ce taux est porté à 45,9 % en Guyane, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, à Wallis-et-Futuna et en Nouvelle-Calédonie, ainsi que pour certains investissements de production d’énergie renouvelable, et à 53,55 % dans certains cas majorés.
Quand l’investissement est mis à la disposition d’une entreprise exploitante, ce qui est le cas des opérations proposées aux particuliers, la loi impose une rétrocession et relève les taux en conséquence :
| Programme | Rétrocession minimale à l’exploitant | Taux (38,25 % / 45,9 % / 53,55 % deviennent) |
|---|---|---|
| 300 000 € ou plus par programme et par exploitant, ou société à l’IS agréée | 66 % de la réduction | 45,3 % / 54,36 % / 63,42 % |
| Moins de 300 000 € par programme et par exploitant | 56 % de la réduction | 44,12 % / 52,95 % / 61,77 % |
La rétrocession prend la forme d’une diminution du loyer et du prix de cession du matériel à l’exploitant. C’est ce qui donne au dispositif son sens économique : l’essentiel de l’avantage fiscal finance l’entreprise ultramarine, le reste rémunère l’investisseur.
Un agrément préalable de l’administration est exigé au-delà de 1 000 000 € par programme, et au-delà de 250 000 € lorsque le contribuable ne participe pas à l’exploitation, ce qui est le cas de l’investisseur en société de portage. Certains secteurs (transports, pêche, agriculture, entre autres) l’exigent quel que soit le montant. Les petits programmes sous ces seuils sont dits « de plein droit » : pas d’agrément, mais toutes les autres conditions s’appliquent.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Les opérations sont présentées avec un rapport entre la réduction obtenue et l’apport demandé : par exemple, une réduction de tant d’euros pour un apport de tant d’euros. Ce rapport ne figure dans aucun texte. Il dépend de chaque opération : part de l’investissement financée par emprunt, taux de rétrocession, frais du monteur et des intermédiaires, assurances, date de souscription. Nous ne publions pas de taux « de marché » : il se lit dans la documentation de chaque opération, que nous vous remettons.
Un programme de 100 000 € de matériel, sous le seuil de 300 000 € par exploitant, ouvre droit à une réduction de 44,12 %, soit 44 120 € pour l’ensemble des investisseurs. La loi impose que 56 % de cette réduction, soit 24 707,20 €, reviennent à l’exploitant par le loyer et le prix de cession. Il reste au plus 19 412,80 € d’avantage net pour les investisseurs, sur lesquels se paient les frais du montage, le reste constituant leur gain. C’est pour cette raison que l’article 200-0 A ne retient la réduction que pour 44 % de son montant dans le plafonnement : 44 %, c’est la part non rétrocédée.
Les réductions et crédits d’impôt d’un foyer sont plafonnés chaque année à 10 000 € (article 200-0 A du code général des impôts). Ce plafond est porté à 18 000 € pour le total formé par les avantages ordinaires, retenus dans la limite de 10 000 €, et les réductions outre-mer (articles 199 undecies A, B et C), les Sofica et quelques autres dispositifs cités par la loi.
La réduction Girardin industriel n’y est pas retenue pour son montant total :
| Opération | Part de la réduction retenue dans le plafond | Réduction maximale pour un foyer sans autre avantage |
|---|---|---|
| Rétrocession de 66 % (programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée) | 34 % | 18 000 ÷ 0,34 = 52 941 € |
| Rétrocession de 56 % (programme de moins de 300 000 € par exploitant) | 44 % | 18 000 ÷ 0,44 = 40 909 € |
Les autres avantages du foyer soumis au plafond de 10 000 € (crédit d’impôt pour emploi à domicile, garde d’enfants, souscriptions au capital de PME, investissement locatif) réduisent d’autant la marge disponible. Le calcul complet, avec un tableau, est sur notre fiche niche fiscale.
Le bon montant est donc celui qui tient à la fois sous le plafond et sous l’impôt de l’année : un report reste possible, mais il immobilise un avantage déjà payé.
La réduction est pratiquée au titre de l’année au cours de laquelle l’investissement est mis en service outre-mer. Pour un matériel mis en service en 2026 :
| Quand | Quoi |
|---|---|
| Au cours de 2026 | Souscription, versement de l’apport, mise en service du matériel par l’exploitant avant le 31 décembre 2026 |
| Printemps 2027 | Déclaration des revenus de 2026, avec la réduction et les justificatifs remis par le monteur |
| Été 2027 | Avis d’impôt : la réduction diminue l’impôt de 2026 ; ce qui a été prélevé à la source en trop est remboursé |
| 2027 à 2031 | Conservation des parts et exploitation du matériel pendant cinq ans (sept ans, donc jusqu’en 2033, pour un matériel dont la durée normale d’utilisation atteint sept ans) ; reprise possible jusqu’au terme |
Deux conséquences pratiques. D’abord, la mise en service conditionne l’année : un matériel livré en retard peut faire glisser la réduction sur l’année suivante ; les monteurs sérieux sécurisent ce point par contrat. Ensuite, la trésorerie : l’apport est versé dans l’année, l’avantage se matérialise l’été suivant, avec le solde de l’impôt. Pour estimer l’impôt sur lequel la réduction s’imputera, utilisez notre simulateur d’impôt sur le revenu.
Le dispositif est prévu pour les investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029. Comme toutes les niches, il peut être modifié par chaque loi de finances : nous vérifions le texte en vigueur avant chaque souscription.
Si l’une de ces conditions cesse d’être remplie (matériel revendu ou déplacé, exploitant défaillant sans remplacement, parts cédées), la réduction d’impôt est reprise au titre de l’année de l’événement : l’investisseur rembourse l’avantage, avec intérêts de retard. C’est le risque central du dispositif. La loi prévoit des tempéraments : pas de reprise si, après la défaillance de l’exploitant, le matériel est donné en location à une nouvelle entreprise qui s’engage à le maintenir dans l’activité pour la durée restante ; reprise limitée aux trois quarts de la réduction en cas de cessation d’activité de l’entreprise locataire. Les autres cas se lisent dans le texte et dans la documentation de l’opération.
Antoine et Claire déclarent des revenus de 2026 sur lesquels leur impôt est estimé à 25 000 €. Ils bénéficient déjà d’un crédit d’impôt de 3 000 € pour l’emploi d’un salarié à domicile, soumis au plafond de 10 000 €. Ils envisagent une opération Girardin industriel en société de portage, sur des programmes de moins de 300 000 € par exploitant (rétrocession de 56 %, réduction retenue pour 44 % dans le plafond).
Avec un programme de 300 000 € ou plus par exploitant (retenue à 34 %), la limite du plafond serait de 44 117 € (15 000 ÷ 0,34) : pour ce foyer, l’impôt resterait la limite. Ces calculs supposent un impôt réel conforme à l’estimation : une baisse de revenus en fin d’année laisserait un excédent de réduction à reporter, d’où l’intérêt de ne pas souscrire le maximum théorique.
Une garantie de bonne fin fiscale, qui prend en charge les conséquences d’une reprise imputable au montage ; une assurance contre la défaillance de l’exploitant ; un engagement de relocation du matériel ; une structure qui limite la responsabilité de l’investisseur ; la mutualisation entre plusieurs exploitants et plusieurs matériels. Ces protections réduisent le risque, elles ne le suppriment pas : leur étendue, leurs exclusions et la solidité de celui qui les donne se lisent dans le contrat.
Le Girardin industriel se compare aux autres façons de réduire l’impôt avant le 31 décembre (PER, FIP et FCPI, Malraux, monuments historiques) sur notre page défiscalisation.
Textes lus le 24 octobre 2026 sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur : code général des impôts, article 199 undecies B (version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, modifiée en dernier lieu par la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 : champ, activités exclues, taux, rétrocession, agrément, année de mise en service, report, conservation, reprise, investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029) ; article 200-0 A (plafonnement global de 10 000 € et 18 000 €, réduction retenue pour 34 % ou 44 %) ; code de commerce, article L. 221-1 (associés en nom collectif). Les exemples sont nos calculs ; l’apport de l’exemple est un chiffre de calcul, pas une offre. Le dispositif est modifié par les lois de finances successives : ses conditions sont vérifiées avant chaque opération.
Financer, via une société de portage, du matériel neuf loué cinq ans à une entreprise d’outre-mer, et recevoir en échange une réduction d’impôt calculée sur le montant de l’investissement, supérieure à la somme versée. L’argent ne revient pas ; le gain est fiscal.
38,25 % du montant de l’investissement en principe ; pour les opérations avec rétrocession à un exploitant, 45,3 % (programmes de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée) ou 44,12 % (moins de 300 000 € par exploitant), et davantage dans certains territoires et secteurs. Pour l’investisseur, ce qui compte est le rapport entre la réduction et son apport, propre à chaque opération.
18 000 € au lieu de 10 000 €, la réduction n’étant retenue que pour 34 % (rétrocession de 66 % : programme de 300 000 € ou plus par exploitant, ou société à l’IS agréée) ou 44 % (rétrocession de 56 % : programme de moins de 300 000 € par exploitant) de son montant. Sans autre avantage, cela permet jusqu’à 52 941 € ou 40 909 € de réduction.
Au titre de l’année de mise en service du matériel. Une opération mise en service en 2026 réduit l’impôt sur les revenus de 2026, déclarés au printemps 2027 ; l’avantage apparaît sur l’avis d’impôt de l’été 2027.
Le solde se reporte sur l’impôt des années suivantes, jusqu’à la cinquième année incluse. Il n’est pas remboursé à un investisseur qui ne participe pas à l’exploitation.
La reprise de la réduction si les conditions ne sont pas respectées pendant cinq ans (exploitant défaillant, matériel déplacé, montage irrégulier), la défaillance du monteur, la responsabilité des associés selon la structure, et la perte totale de l’apport, qui ne revient jamais.
L’article 199 undecies B, dans sa version en vigueur, s’applique aux investissements mis en service jusqu’au 31 décembre 2029. Une loi de finances peut le modifier avant cette date.
Le Girardin logement social (article 199 undecies C) finance des logements sociaux outre-mer avec des règles et des taux différents ; il est retenu pour 30 % dans le plafond des niches. Ce guide traite du seul Girardin industriel.
Girardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
Découvrir →RetraiteLes versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Découvrir →Réduction d’impôtDes fonds de capital-investissement qui ouvrent une réduction d’impôt à l’entrée, en contrepartie d’un blocage de cinq ans au moins et d’un risque en capital. La loi de finances pour 2026 en a fortement restreint le périmètre.
Découvrir →
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