
Investir en actions est une décision d’allocation avant d’être un choix de titres. Nous construisons d’abord la part d’actions de votre patrimoine, puis nous la logeons dans l’enveloppe qui paie le moins d’impôt.

Tant que votre poche actions tient dans 150 000 € de versements, le PEA est l’enveloppe la plus efficace : aucune imposition tant qu’on ne retire pas, exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans. Nous l’ouvrons tôt pour prendre date, même avec peu, et nous le remplissons en priorité.
Actions hors Europe, obligations, fonds non éligibles, montants au-delà du plafond : le compte-titres prend le relais, sans limite ni contrainte de retrait, avec la fiscalité de droit commun. Nous y logeons ce qui n’a pas sa place ailleurs, en gardant un œil sur l’imposition annuelle des dividendes.
Un portefeuille de long terme se construit avec des supports diversifiés à frais réduits, répartis par zones et par styles, et rééquilibrés à intervalles réguliers. Nous définissons l’allocation avec vous, nous choisissons les supports, et nous vous expliquons chaque ligne.
Les mêmes actions peuvent se loger dans un PEA, une assurance vie ou un PER, avec des fiscalités très différentes à la sortie et à la transmission. Nous répartissons vos versements entre les enveloppes selon vos projets, votre horizon et votre situation fiscale.










Des enveloppes de long terme, pour une épargne qui peut supporter les variations des marchés.
Les actions restent la classe d’actifs la plus rémunératrice sur longue période, au prix de fluctuations que seul le temps absorbe.
Le fonctionnement →FiscalitéDans un PEA de plus de cinq ans, dividendes et plus-values réinvestis échappent à l’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux sont dus à la sortie.
La fiscalité →RevenusLes retraits partiels après cinq ans ne ferment pas le plan et ne supportent que les prélèvements sociaux sur les gains.
Les retraits →Le PEA est, avec l’assurance vie, la deuxième grande enveloppe fiscale de l’épargnant français. Il récompense la durée : ouvert tôt, alimenté régulièrement, il devient après cinq ans un réservoir de capital et de revenus faiblement imposé. Ce guide explique ses règles, ses limites, et quand le compte-titres le complète.
Le PEA se compose d’un compte espèces, qui reçoit vos versements et les produits (dividendes, ventes), et d’un compte-titres, qui porte les titres achetés. Vous versez en numéraire, vous achetez et vendez librement à l’intérieur du plan ; tant que l’argent reste dans le PEA, les gains ne sont pas imposés.
Le PEA bancaire est ouvert auprès d’une banque ou d’un courtier ; c’est la forme courante. Le PEA assurance est un contrat de capitalisation en unités de compte souscrit auprès d’un assureur, avec les mêmes règles fiscales et la possibilité d’une sortie en rente. Le PEA se transfère d’un établissement à l’autre sans perdre son antériorité.
C’est la date d’ouverture qui compte pour les cinq ans, pas celle des versements. Ouvrir un PEA avec un versement symbolique, même sans projet immédiat, fait courir le délai.
| Plan | Plafond de versements | Précision |
|---|---|---|
| PEA classique (bancaire ou assurance) | 150 000 € | Les gains réalisés dans le plan ne comptent pas : la valeur du PEA peut dépasser le plafond sans limite. |
| PEA-PME-ETI | 225 000 € | Cumulable avec un PEA classique, mais la somme des versements sur les deux plans ne peut pas dépasser 225 000 €. |
| PEA jeune (majeur rattaché) | 20 000 € | Pendant le rattachement au foyer fiscal des parents ; passe à 150 000 € ensuite. |
Un couple dispose donc de deux PEA, soit 300 000 € de versements, et jusqu’à 450 000 € avec deux PEA-PME. Dépasser le plafond entraîne la clôture du plan.
Le PEA est réservé aux actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, et aux fonds (OPCVM, ETF) investis à 75 % au moins dans ces titres.
Le PEA-PME accueille les actions et titres de PME et ETI européennes, certaines obligations et titres participatifs, et des fonds investis à 75 % dans ces entreprises.
| Retrait | Conséquence |
|---|---|
| Avant 5 ans | Clôture du plan, sauf retrait lié à un licenciement, une invalidité ou une mise à la retraite anticipée (du titulaire ou de son conjoint), à la liquidation de la société émettrice, ou à la création ou reprise d’une entreprise (sommes réinvesties dans les trois mois). Dans ces cas, le plan continue mais ne peut plus recevoir de versements. |
| Après 5 ans | Retraits partiels libres, le plan reste ouvert et accepte de nouveaux versements. Un retrait total clôture le plan. Le PEA assurance peut aussi être dénoué en rente viagère. |
La règle des cinq ans est donc une règle de patience, pas de blocage : l’argent est disponible à tout moment, mais sortir tôt coûte le plan et l’avantage fiscal.
Tant que les gains restent dans le plan, ils ne sont pas imposés : dividendes et plus-values se réinvestissent en franchise d’impôt et de prélèvements sociaux. L’imposition intervient au retrait, sur le gain net du plan.
| Retrait | Impôt sur le revenu sur les gains | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Avant 5 ans | Prélèvement forfaitaire de 12,8 %, ou barème progressif sur option | Oui |
| Après 5 ans | Exonération | Oui |
| Rente viagère après 5 ans (PEA assurance) | Exonération | Sur une fraction de la rente selon l’âge au premier versement (70 %, 50 %, 40 %, 30 %) |
Les prélèvements sociaux s’appliquent au taux en vigueur lors du retrait : 18,6 % pour les gains réalisés à compter de 2026 dans le cas général (17,2 % jusqu’en 2025) ; des taux historiques peuvent s’appliquer à la fraction des gains acquise avant 2018. Les dividendes de titres non cotés détenus dans un PEA suivent des règles particulières et peuvent être en partie imposés.
Sur un compte-titres, un gain de 10 000 € retiré en 2026 supporte 3 140 € de prélèvement forfaitaire ; dans un PEA de plus de cinq ans, 1 860 € de prélèvements sociaux seulement. L’écart grandit avec le temps, parce que les gains réinvestis ne sont jamais rognés par l’impôt en cours de route.
Le compte-titres ordinaire (CTO) permet d’acheter tout ce que le PEA n’accepte pas : actions du monde entier, obligations, fonds de toutes zones, produits structurés, ETF non éligibles. Il n’a ni plafond, ni condition de durée, ni limite de nombre.
C’est donc une enveloppe transparente : chaque revenu et chaque cession sont imposés au fil de l’eau. Elle convient pour les actifs non éligibles au PEA, pour les montants au-delà des plafonds, et pour une gestion active où l’on accepte cette imposition annuelle. Le compte-titres se transmet par succession avec une revalorisation des prix de revient au jour du décès, ce qui efface la plus-value latente à l’impôt sur le revenu.
| PEA | Compte-titres | Assurance vie | PER | |
|---|---|---|---|---|
| Univers | Actions et fonds européens | Tout | Unités de compte du contrat | Supports du plan |
| Plafond | 150 000 € (225 000 € avec PEA-PME) | Aucun | Aucun | Aucun (déduction plafonnée) |
| Imposition en cours de route | Aucune | Chaque année | Aucune | Aucune |
| Imposition à la sortie | Prélèvements sociaux seuls après 5 ans | 31,4 % ou barème | Gains seuls, abattement après 8 ans, prélèvements sociaux 17,2 % | Versements déduits au barème, gains à 31,4 % |
| Transmission | Succession (gains exonérés d’impôt sur le revenu au décès) | Succession | Clause bénéficiaire, abattement de 152 500 € | Selon la forme du plan |
Pour un investisseur qui accepte l’horizon, l’ordre habituel est : PEA jusqu’au plafond pour les actions européennes et les ETF éligibles, assurance vie pour la diversification et la transmission, PER pour la part retraite qui profite de la déduction, compte-titres pour le reste.
Nous comparons ces critères pour vous et nous vous remettons la comparaison par écrit ; le PEA est une enveloppe, le portefeuille qu’on y met est l’essentiel.
Règles lues le 15 septembre 2026 : Plan d’épargne en actions (PEA) (service-public.gouv.fr, vérifié le 22 mai 2026 : conditions, plafonds, titres éligibles, retraits, fiscalité, décès) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (service-public.gouv.fr : taux 2026) ; Plan d’épargne retraite (service-public.gouv.fr, prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % à compter de 2026) ; articles L. 221-30 et suivants du Code monétaire et financier. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

Investir en actions sans impôt sur le revenu tant qu’on ne retire pas, et sans impôt sur le revenu du tout sur les gains retirés après cinq ans. Sur une épargne de long terme, c’est l’enveloppe la plus légère fiscalement pour les actions européennes.
Un univers limité aux actions et fonds européens, un plafond de 150 000 € de versements, la clôture en cas de retrait avant cinq ans, et aucune garantie du capital : la valeur suit les marchés.
À tout moment, mais avant cinq ans le retrait ferme le plan (sauf cas prévus) et les gains sont imposés à 12,8 % plus prélèvements sociaux. Après cinq ans, les retraits partiels sont libres, sans clôture, et ne supportent que les prélèvements sociaux.
Non : un seul PEA classique et un seul PEA-PME par personne, deux de chaque par couple. Le plafond cumulé des versements PEA et PEA-PME est de 225 000 € par personne.
Oui, à condition qu’ils soient éligibles : certains ETF respectent le quota de 75 % de titres européens tout en répliquant un indice mondial ou américain. La liste dépend de l’établissement ; nous la vérifions avec vous.
Les deux, le plus souvent : le PEA pour la poche actions européennes jusqu’au plafond, l’assurance vie pour la diversification (fonds en euros, immobilier, obligations, actions monde), la disponibilité et la transmission avec la clause bénéficiaire.
Le PEA d’abord, pour tout ce qui y est éligible ; le compte-titres pour le reste et au-delà des plafonds. Le compte-titres est imposé chaque année sur les dividendes et à chaque vente, le PEA seulement au retrait.
Il est clôturé ; les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu quelle que soit son ancienneté et seuls les prélèvements sociaux sont dus. Les titres entrent dans la succession, où les héritiers choisissent de les vendre, de les conserver en indivision ou de les transférer sur un compte-titres.
Oui, sans perdre l’antériorité fiscale. L’établissement d’origine peut facturer des frais de transfert, plafonnés par la réglementation ; le nouvel établissement les rembourse parfois.
Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →RetraiteLes versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Découvrir →DiversificationPlan d’épargne retraite, crowdfunding, private equity, produits structurés.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
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