+PEA et compte-titres

PEA et compte-titres : investir en Bourse avec la bonne enveloppe

  • +Une allocation d’actions construite pour votre horizon, en fonds ou en ETF, pas une liste de titres
  • +Le PEA rempli en priorité, le compte-titres pour ce qui n’y entre pas
  • +La fiscalité anticipée : cinq ans, retraits partiels, arbitrages, transmission
CIF · ORIAS n° 23007083Adhérent ANACOFI-CIFCiboure & Paris
ExonérationAprès cinq ans, plus d’impôt sur le revenu
Plafond150 000 € de versements, 225 000 € avec le PEA-PME
Un interlocuteurDu premier rendez-vous au suivi

Le PEA et le compte-titres avec OP-Invests

Investir en actions est une décision d’allocation avant d’être un choix de titres. Nous construisons d’abord la part d’actions de votre patrimoine, puis nous la logeons dans l’enveloppe qui paie le moins d’impôt.

Le PEA d’abord, jusqu’au plafond

Tant que votre poche actions tient dans 150 000 € de versements, le PEA est l’enveloppe la plus efficace : aucune imposition tant qu’on ne retire pas, exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans. Nous l’ouvrons tôt pour prendre date, même avec peu, et nous le remplissons en priorité.

Le compte-titres pour le reste

Actions hors Europe, obligations, fonds non éligibles, montants au-delà du plafond : le compte-titres prend le relais, sans limite ni contrainte de retrait, avec la fiscalité de droit commun. Nous y logeons ce qui n’a pas sa place ailleurs, en gardant un œil sur l’imposition annuelle des dividendes.

Des fonds et des ETF, pas des paris

Un portefeuille de long terme se construit avec des supports diversifiés à frais réduits, répartis par zones et par styles, et rééquilibrés à intervalles réguliers. Nous définissons l’allocation avec vous, nous choisissons les supports, et nous vous expliquons chaque ligne.

PEA, assurance vie, PER : la bonne place pour chaque euro

Les mêmes actions peuvent se loger dans un PEA, une assurance vie ou un PER, avec des fiscalités très différentes à la sortie et à la transmission. Nous répartissons vos versements entre les enveloppes selon vos projets, votre horizon et votre situation fiscale.

Nos partenaires assureurs et plateformes
AllianzAXAGeneraliSwiss Life SelectBNP Paribas CardifSuravenirSpiricaMetLifeOddo BHFVie Plus

Le PEA et le compte-titres pour quel projet ?

Des enveloppes de long terme, pour une épargne qui peut supporter les variations des marchés.

Le PEA et le compte-titres, en bref

En bref
  • Le plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe réglementée pour investir en actions d’entreprises européennes et en fonds éligibles, avec un plafond de versements de 150 000 €.
  • Tant qu’on ne retire rien, aucun impôt ; après cinq ans, les gains retirés sont exonérés d’impôt sur le revenu et ne supportent que les prélèvements sociaux.
  • Un retrait avant cinq ans ferme le plan, sauf exceptions ; après cinq ans, les retraits partiels sont libres et les versements restent possibles.
  • Le PEA-PME (225 000 €, cumul limité à 225 000 € avec le PEA) vise les petites et moyennes entreprises.
  • Le compte-titres ordinaire n’a ni plafond ni contrainte, mais ses gains sont imposés chaque année au prélèvement forfaitaire unique (31,4 % en 2026) ou au barème.

Le PEA est, avec l’assurance vie, la deuxième grande enveloppe fiscale de l’épargnant français. Il récompense la durée : ouvert tôt, alimenté régulièrement, il devient après cinq ans un réservoir de capital et de revenus faiblement imposé. Ce guide explique ses règles, ses limites, et quand le compte-titres le complète.

Comment fonctionne un PEA ?

Le PEA se compose d’un compte espèces, qui reçoit vos versements et les produits (dividendes, ventes), et d’un compte-titres, qui porte les titres achetés. Vous versez en numéraire, vous achetez et vendez librement à l’intérieur du plan ; tant que l’argent reste dans le PEA, les gains ne sont pas imposés.

Qui peut ouvrir un PEA ?

  • Toute personne majeure domiciliée fiscalement en France, un seul PEA par personne (et un seul PEA-PME), deux par foyer fiscal pour un couple.
  • Un jeune majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents peut ouvrir un PEA plafonné à 20 000 € de versements pendant le rattachement, transformé en PEA classique ensuite.

PEA bancaire ou PEA assurance

Le PEA bancaire est ouvert auprès d’une banque ou d’un courtier ; c’est la forme courante. Le PEA assurance est un contrat de capitalisation en unités de compte souscrit auprès d’un assureur, avec les mêmes règles fiscales et la possibilité d’une sortie en rente. Le PEA se transfère d’un établissement à l’autre sans perdre son antériorité.

Prendre date

C’est la date d’ouverture qui compte pour les cinq ans, pas celle des versements. Ouvrir un PEA avec un versement symbolique, même sans projet immédiat, fait courir le délai.

Quel est le plafond du PEA ?

PlanPlafond de versementsPrécision
PEA classique (bancaire ou assurance)150 000 €Les gains réalisés dans le plan ne comptent pas : la valeur du PEA peut dépasser le plafond sans limite.
PEA-PME-ETI225 000 €Cumulable avec un PEA classique, mais la somme des versements sur les deux plans ne peut pas dépasser 225 000 €.
PEA jeune (majeur rattaché)20 000 €Pendant le rattachement au foyer fiscal des parents ; passe à 150 000 € ensuite.

Un couple dispose donc de deux PEA, soit 300 000 € de versements, et jusqu’à 450 000 € avec deux PEA-PME. Dépasser le plafond entraîne la clôture du plan.

Quels titres et quels ETF peut-on loger dans un PEA ?

Le PEA est réservé aux actions de sociétés ayant leur siège dans l’Union européenne ou l’Espace économique européen, et aux fonds (OPCVM, ETF) investis à 75 % au moins dans ces titres.

  • Actions en direct de sociétés européennes cotées, et sous conditions non cotées.
  • Fonds et ETF éligibles : c’est la voie la plus simple pour diversifier. Certains ETF éligibles au PEA répliquent des indices mondiaux ou américains grâce à une technique de réplication synthétique, tout en respectant le quota européen ; ils permettent une exposition internationale à l’intérieur du plan.
  • Ne sont pas éligibles : les actions américaines ou asiatiques en direct, les obligations, la plupart des fonds obligataires ou monétaires, les SCPI. Ces actifs vont dans un compte-titres, une assurance vie ou un PER.

Le PEA-PME accueille les actions et titres de PME et ETI européennes, certaines obligations et titres participatifs, et des fonds investis à 75 % dans ces entreprises.

Quand et comment retirer de l’argent d’un PEA ?

RetraitConséquence
Avant 5 ansClôture du plan, sauf retrait lié à un licenciement, une invalidité ou une mise à la retraite anticipée (du titulaire ou de son conjoint), à la liquidation de la société émettrice, ou à la création ou reprise d’une entreprise (sommes réinvesties dans les trois mois). Dans ces cas, le plan continue mais ne peut plus recevoir de versements.
Après 5 ansRetraits partiels libres, le plan reste ouvert et accepte de nouveaux versements. Un retrait total clôture le plan. Le PEA assurance peut aussi être dénoué en rente viagère.

La règle des cinq ans est donc une règle de patience, pas de blocage : l’argent est disponible à tout moment, mais sortir tôt coûte le plan et l’avantage fiscal.

Quelle est la fiscalité du PEA ?

Tant que les gains restent dans le plan, ils ne sont pas imposés : dividendes et plus-values se réinvestissent en franchise d’impôt et de prélèvements sociaux. L’imposition intervient au retrait, sur le gain net du plan.

RetraitImpôt sur le revenu sur les gainsPrélèvements sociaux
Avant 5 ansPrélèvement forfaitaire de 12,8 %, ou barème progressif sur optionOui
Après 5 ansExonérationOui
Rente viagère après 5 ans (PEA assurance)ExonérationSur une fraction de la rente selon l’âge au premier versement (70 %, 50 %, 40 %, 30 %)

Les prélèvements sociaux s’appliquent au taux en vigueur lors du retrait : 18,6 % pour les gains réalisés à compter de 2026 dans le cas général (17,2 % jusqu’en 2025) ; des taux historiques peuvent s’appliquer à la fraction des gains acquise avant 2018. Les dividendes de titres non cotés détenus dans un PEA suivent des règles particulières et peuvent être en partie imposés.

Ce que vaut l’exonération

Sur un compte-titres, un gain de 10 000 € retiré en 2026 supporte 3 140 € de prélèvement forfaitaire ; dans un PEA de plus de cinq ans, 1 860 € de prélèvements sociaux seulement. L’écart grandit avec le temps, parce que les gains réinvestis ne sont jamais rognés par l’impôt en cours de route.

Compte-titres ordinaire : quand et pourquoi ?

Le compte-titres ordinaire (CTO) permet d’acheter tout ce que le PEA n’accepte pas : actions du monde entier, obligations, fonds de toutes zones, produits structurés, ETF non éligibles. Il n’a ni plafond, ni condition de durée, ni limite de nombre.

Sa fiscalité

  • Dividendes et intérêts : imposés l’année de leur perception au prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d’impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026, soit 31,4 %), ou au barème progressif sur option globale, avec alors l’abattement de 40 % sur les dividendes.
  • Plus-values : imposées l’année de la vente, au prélèvement forfaitaire unique ou au barème sur option ; les moins-values s’imputent sur les plus-values de l’année et des dix années suivantes.

C’est donc une enveloppe transparente : chaque revenu et chaque cession sont imposés au fil de l’eau. Elle convient pour les actifs non éligibles au PEA, pour les montants au-delà des plafonds, et pour une gestion active où l’on accepte cette imposition annuelle. Le compte-titres se transmet par succession avec une revalorisation des prix de revient au jour du décès, ce qui efface la plus-value latente à l’impôt sur le revenu.

PEA, compte-titres, assurance vie ou PER : quelle enveloppe pour vos actions ?

PEACompte-titresAssurance viePER
UniversActions et fonds européensToutUnités de compte du contratSupports du plan
Plafond150 000 € (225 000 € avec PEA-PME)AucunAucunAucun (déduction plafonnée)
Imposition en cours de routeAucuneChaque annéeAucuneAucune
Imposition à la sortiePrélèvements sociaux seuls après 5 ans31,4 % ou barèmeGains seuls, abattement après 8 ans, prélèvements sociaux 17,2 %Versements déduits au barème, gains à 31,4 %
TransmissionSuccession (gains exonérés d’impôt sur le revenu au décès)SuccessionClause bénéficiaire, abattement de 152 500 €Selon la forme du plan

Pour un investisseur qui accepte l’horizon, l’ordre habituel est : PEA jusqu’au plafond pour les actions européennes et les ETF éligibles, assurance vie pour la diversification et la transmission, PER pour la part retraite qui profite de la déduction, compte-titres pour le reste.

Comment choisir son PEA ?

  1. Les frais : droits de garde, frais de courtage par ordre, frais de transfert ; les frais des ETF eux-mêmes.
  2. L’offre : gamme d’ETF et de fonds éligibles, accès aux marchés européens, qualité de l’interface ou de l’accompagnement.
  3. Bancaire ou assurance : le PEA assurance ajoute la sortie en rente et une gestion déléguée possible, avec des frais de contrat.
  4. Le service : traitement des transferts, relevés fiscaux, disponibilité d’un interlocuteur.

Nous comparons ces critères pour vous et nous vous remettons la comparaison par écrit ; le PEA est une enveloppe, le portefeuille qu’on y met est l’essentiel.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Retirer avant cinq ans pour un besoin qu’une autre épargne aurait couvert : le plan est clôturé et l’antériorité perdue.
  • Dépasser le plafond de versements, ce qui entraîne la clôture.
  • Oublier d’ouvrir le PEA tôt : les cinq ans courent depuis l’ouverture, pas depuis les versements.
  • Concentrer le PEA sur quelques titres, alors que l’enveloppe est faite pour capitaliser longtemps sur un portefeuille diversifié.
  • Payer des frais de courtage et de garde élevés qui absorbent l’avantage fiscal.
  • Mettre dans un compte-titres des actifs qui auraient été éligibles au PEA.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Plan d’épargne en actions (PEA) (service-public.gouv.fr, vérifié le 22 mai 2026 : conditions, plafonds, titres éligibles, retraits, fiscalité, décès) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (service-public.gouv.fr : taux 2026) ; Plan d’épargne retraite (service-public.gouv.fr, prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % à compter de 2026) ; articles L. 221-30 et suivants du Code monétaire et financier. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026

Le conseil, au cœur de notre métier

Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

  • +Un premier échange, à Ciboure, à Paris ou en visio, pour comprendre votre situation, vos objectifs et votre horizon.
  • +Une étude patrimoniale écrite : analyse, recommandations et solutions comparées, choisies en architecture ouverte.
  • +Un seul interlocuteur, du premier rendez-vous au suivi dans la durée.
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Quel est l’intérêt d’avoir un PEA ?

Investir en actions sans impôt sur le revenu tant qu’on ne retire pas, et sans impôt sur le revenu du tout sur les gains retirés après cinq ans. Sur une épargne de long terme, c’est l’enveloppe la plus légère fiscalement pour les actions européennes.

Quels sont les inconvénients du PEA ?

Un univers limité aux actions et fonds européens, un plafond de 150 000 € de versements, la clôture en cas de retrait avant cinq ans, et aucune garantie du capital : la valeur suit les marchés.

Quand peut-on retirer de l’argent d’un PEA ?

À tout moment, mais avant cinq ans le retrait ferme le plan (sauf cas prévus) et les gains sont imposés à 12,8 % plus prélèvements sociaux. Après cinq ans, les retraits partiels sont libres, sans clôture, et ne supportent que les prélèvements sociaux.

Peut-on avoir plusieurs PEA ?

Non : un seul PEA classique et un seul PEA-PME par personne, deux de chaque par couple. Le plafond cumulé des versements PEA et PEA-PME est de 225 000 € par personne.

Peut-on mettre des ETF monde ou américains dans un PEA ?

Oui, à condition qu’ils soient éligibles : certains ETF respectent le quota de 75 % de titres européens tout en répliquant un indice mondial ou américain. La liste dépend de l’établissement ; nous la vérifions avec vous.

PEA ou assurance vie ?

Les deux, le plus souvent : le PEA pour la poche actions européennes jusqu’au plafond, l’assurance vie pour la diversification (fonds en euros, immobilier, obligations, actions monde), la disponibilité et la transmission avec la clause bénéficiaire.

PEA ou compte-titres ?

Le PEA d’abord, pour tout ce qui y est éligible ; le compte-titres pour le reste et au-delà des plafonds. Le compte-titres est imposé chaque année sur les dividendes et à chaque vente, le PEA seulement au retrait.

Que devient un PEA au décès ?

Il est clôturé ; les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu quelle que soit son ancienneté et seuls les prélèvements sociaux sont dus. Les titres entrent dans la succession, où les héritiers choisissent de les vendre, de les conserver en indivision ou de les transférer sur un compte-titres.

Peut-on transférer son PEA dans une autre banque ?

Oui, sans perdre l’antériorité fiscale. L’établissement d’origine peut facturer des frais de transfert, plafonnés par la réglementation ; le nouvel établissement les rembourse parfois.

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