Le PEA loge les actions européennes avec une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans ; le compte-titres n’a pas de limite mais pas d’avantage fiscal. À chacun son rôle.
L’enveloppe la plus légère fiscalement pour les actions européennes, à condition de tenir cinq ans. On la place à côté de l’assurance vie, pas à sa place.
En parler avec un conseiller →Une enveloppe pour les actions européennes : après cinq ans, les gains ne supportent plus que les prélèvements sociaux, et les retraits deviennent libres sans clôture.
La date d’ouverture, celle du premier versement, fait courir les cinq ans : ouvrir tôt, même avec un premier versement modeste, prend date.
Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux restent dus (18,6 % sur les gains retirés depuis 2026, taux historiques seulement pour la part acquise avant 2018). Les retraits partiels sont libres, le plan reste ouvert et les versements restent possibles.
Un retrait entraîne la clôture du plan et l’imposition des gains, sauf exceptions (licenciement, invalidité, retraite anticipée, création d’entreprise).
150 000 € de versements par personne (300 000 € pour un couple), 225 000 € en cumulant PEA et PEA-PME. Les gains ne sont pas plafonnés.
Quatre façons de détenir des actions, quatre régimes.
Le plus courant : un compte-titres et un compte espèces, actions et ETF éligibles, frais encadrés.
Un contrat de capitalisation en unités de compte : même fiscalité, gestion déléguée possible, moins de titres en direct.
Jusqu’à 225 000 € de versements, cumul avec le PEA compris, pour les PME et ETI européennes : le complément du PEA classique.
Sans plafond ni contrainte de titres : international, obligations, produits complexes ; flat tax de 31,4 % sur les gains.
| PEA | Compte-titres | |
|---|---|---|
| Plafond de versement | 150 000 € | Aucun |
| Titres | Actions et fonds européens éligibles | Tous titres, toutes zones |
| Fiscalité des gains | Après 5 ans : prélèvements sociaux seuls (18,6 % sur les gains retirés depuis 2026) | Flat tax 31,4 % (2026), ou barème |
| Retrait avant 5 ans | Clôture, sauf exceptions | Libre |
| Transmission | Le plan est clôturé au décès | Les titres sont transmis |
| Usage | Cœur de portefeuille actions Europe | Diversification mondiale, obligations |
Articles L221-30 à L221-32-1 du Code monétaire et financier, 157 et 200 A du Code général des impôts, L136-8 du Code de la sécurité sociale, service-public.gouv.fr (F2385, vérifiée le 22 mai 2026). Vérifié le 24 octobre 2026.
Investir en actions est une décision d’allocation avant d’être un choix de titres. Nous construisons d’abord la part d’actions de votre patrimoine, puis nous la logeons dans l’enveloppe qui paie le moins d’impôt.
Tant que votre poche actions tient dans 150 000 € de versements, le PEA est l’enveloppe la plus efficace : aucune imposition tant qu’on ne retire pas, exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans. Nous l’ouvrons tôt pour prendre date, même avec peu, et nous le remplissons en priorité.
Actions hors Europe, obligations, fonds non éligibles, montants au-delà du plafond : le compte-titres prend le relais, sans limite ni contrainte de retrait, avec la fiscalité de droit commun. Nous y logeons ce qui n’a pas sa place ailleurs, en gardant un œil sur l’imposition annuelle des dividendes.
Un portefeuille de long terme se construit avec des supports diversifiés à frais réduits, répartis par zones et par styles, et rééquilibrés à intervalles réguliers. Nous définissons l’allocation avec vous, nous choisissons les supports, et nous vous expliquons chaque ligne.
Les mêmes actions peuvent se loger dans un PEA, une assurance vie ou un PER, avec des fiscalités très différentes à la sortie et à la transmission. Nous répartissons vos versements entre les enveloppes selon vos projets, votre horizon et votre situation fiscale.
Des enveloppes de long terme, pour une épargne qui peut supporter les variations des marchés.
Les actions offrent un potentiel de croissance sur longue période, au prix de fluctuations fortes et sans aucune garantie : seul le temps permet de traverser les baisses.
Le fonctionnement →FiscalitéDans un PEA de plus de cinq ans, dividendes et plus-values réinvestis échappent à l’impôt sur le revenu ; seuls les prélèvements sociaux sont dus à la sortie.
La fiscalité →RevenusLes retraits partiels après cinq ans ne ferment pas le plan et ne supportent que les prélèvements sociaux sur la part de gain qu’ils contiennent.
Les retraits →Le PEA est, avec l’assurance vie, la deuxième grande enveloppe fiscale de l’épargnant français. Il récompense la durée : ouvert tôt, alimenté régulièrement, il devient après cinq ans un réservoir de capital et de revenus faiblement imposé. Mais il ne protège de rien d’autre que de l’impôt : investi en actions, il expose à un risque de perte en capital. Ce guide explique ses règles, ses limites, et quand le compte-titres ou l’assurance vie le complètent.
Le PEA associe un compte espèces, qui reçoit vos versements et les produits (dividendes, ventes), et un compte de titres, qui porte les titres achetés (article L221-30 du Code monétaire et financier). Vous versez en numéraire, vous achetez et vendez librement à l’intérieur du plan ; tant que l’argent reste dans le PEA, les gains ne sont pas imposés et se réinvestissent en entier.
Le PEA bancaire s’ouvre auprès d’une banque ou d’une entreprise d’investissement : c’est la forme courante, qui permet d’acheter des actions en direct et des fonds. Le PEA assurance prend la forme d’un contrat de capitalisation en unités de compte souscrit auprès d’un assureur : mêmes règles fiscales, des fonds plutôt que des actions en direct, et la possibilité d’une sortie en rente viagère. On ne peut détenir qu’un seul des deux à la fois. Le PEA se transfère d’un établissement à l’autre sans perdre son antériorité ; les frais facturés au titulaire sont plafonnés par décret (article L221-32).
La date d’ouverture du plan est celle du premier versement, et c’est elle qui fait courir les cinq ans, pas la date de chaque versement. Ouvrir un PEA avec un premier versement modeste, même sans projet immédiat, fait donc courir le délai : les sommes versées dix ans plus tard profiteront d’un plan de plus de cinq ans.
| Plan | Plafond de versements | Précision |
|---|---|---|
| PEA classique (bancaire ou assurance) | 150 000 € | Les gains réalisés dans le plan ne comptent pas : la valeur du PEA peut dépasser le plafond sans limite. |
| PEA-PME-ETI | 225 000 € | Cumulable avec un PEA classique, mais la somme des versements sur les deux plans ne peut pas dépasser 225 000 €. |
| PEA jeune (majeur rattaché) | 20 000 € | Pendant le rattachement au foyer fiscal des parents ; 150 000 € ensuite. |
Le plafond porte sur les versements en numéraire depuis l’ouverture, pas sur la valeur du plan. Quelqu’un qui a versé 150 000 € et dont le PEA vaut 230 000 € ne peut plus verser, mais rien ne l’oblige à retirer : le plan continue de capitaliser.
Le non-respect d’une condition du PEA, dont le plafond, entraîne la clôture du plan à la date du manquement, avec l’impôt correspondant immédiatement exigible ; des versements excédentaires faits sciemment sont en plus sanctionnés d’une amende de 2 % de leur montant (article 1765 du CGI). Le risque est réel quand on détient un PEA et un PEA-PME dans deux établissements différents : c’est à vous de suivre le cumul.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Le PEA-PME-ETI suit les mêmes règles que le PEA classique pour les retraits, la fiscalité et le décès, avec trois différences : un plafond propre de 225 000 €, un univers limité aux petites et moyennes entreprises et aux entreprises de taille intermédiaire, et une ouverture réservée aux majeurs non rattachés au foyer fiscal de leurs parents.
Actions et parts de ces entreprises, fonds investis dans ces entreprises selon des quotas fixés par la loi, et, à la différence du PEA classique, certaines obligations convertibles ou remboursables en actions, certains titres participatifs et des obligations à taux fixe acquises par l’intermédiaire d’une plateforme de financement participatif agréée.
Le PEA-PME a un sens quand le PEA classique est plein ou presque, et pour une part limitée du patrimoine : les petites valeurs sont plus volatiles, moins liquides, et les titres non cotés peuvent être difficiles à revendre.
Plafond commun, titres, ETF, fiscalité et exemples chiffrés : notre page dédiée au PEA-PME.
La liste des placements autorisés est fixée par l’article L221-31 du Code monétaire et financier. Elle est plus étroite qu’on ne le croit.
| Éligible | Non éligible |
|---|---|
| Actions et certificats d’investissement de sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés et dont le siège est dans l’Union européenne ou dans un État de l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention fiscale | Actions de sociétés américaines, britanniques, suisses ou asiatiques détenues en direct |
| Parts de SARL et titres de sociétés coopératives remplissant les mêmes conditions | Obligations, fonds obligataires et monétaires (hors cas particuliers du PEA-PME) |
| Fonds (SICAV, FCP, OPCVM européens, ETF) investis à plus de 75 % en titres éligibles | Titres détenus à plus de 25 % par le titulaire, son conjoint ou partenaire, leurs ascendants et descendants |
| Droits préférentiels de souscription attachés à des titres cotés déjà détenus dans le plan | Titres ayant ouvert droit à certains avantages fiscaux à la souscription |
| Dans un PEA assurance : unités de compte investies dans ces catégories | Actions de préférence |
Les titres non cotés sont admis, mais leur avantage fiscal est limité : leurs produits ne sont exonérés que dans la limite de 10 % du montant investi dans ces titres (article 157, 5° bis du CGI). Le PEA est fait pour les titres cotés.
On ne verse dans un PEA que de l’argent : des actions déjà détenues sur un compte-titres ne peuvent pas y être apportées, il faut les vendre (et payer l’impôt sur la plus-value éventuelle) puis racheter dans le plan.
Un ETF (fonds indiciel coté) est éligible au PEA s’il investit à plus de 75 % dans des titres éligibles. Deux familles coexistent :
C’est ce mécanisme qui permet d’avoir, dans un PEA, une exposition aux grandes entreprises mondiales malgré la règle européenne. Il comporte un risque propre, la défaillance de la banque contrepartie du contrat d’échange, encadré par la réglementation européenne des fonds mais réel.
Un ETF n’est pas un placement sans risque : il suit son indice à la hausse comme à la baisse, et un indice d’actions peut perdre une part importante de sa valeur sur plusieurs années. Nous ne recommandons pas un fonds plutôt qu’un autre dans ce guide ; le choix se fait dans le cadre d’un conseil personnalisé. Pour les notions de base : ETF et unités de compte dans le lexique.
| Retrait | Conséquence |
|---|---|
| Avant 5 ans, cas général | Clôture du plan, imposition du gain net à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. |
| Avant 5 ans, licenciement, invalidité ou mise à la retraite anticipée du titulaire, de son conjoint ou de son partenaire de Pacs | Pas de clôture ; gain imposé (12,8 % ou barème, plus prélèvements sociaux). |
| Avant 5 ans, sommes affectées dans les trois mois à la création ou à la reprise d’une entreprise dirigée par le titulaire, son conjoint ou partenaire, un ascendant ou un descendant | Pas de clôture ni d’impôt sur le revenu, mais plus aucun versement possible ensuite. |
| Titres d’une société en liquidation judiciaire | Retrait sans frais de ces titres, sans clôture ni blocage des versements. |
| Après 5 ans, retrait partiel | Le plan reste ouvert et les versements restent possibles. Gain exonéré d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux dus. |
| Après 5 ans, retrait total | Clôture. Gain exonéré d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux dus. Le PEA assurance peut aussi être converti en rente viagère. |
Un retrait partiel n’est pas entièrement imposable : seule la part de gain qu’il contient supporte les prélèvements sociaux. Cette part se calcule au prorata (article L136-7, II, 5° du Code de la sécurité sociale) : gain du retrait = montant retiré − versements nets × (montant retiré ÷ valeur du plan). Sur un plan de 90 000 € alimenté par 60 000 € de versements, un retrait de 15 000 € contient 5 000 € de gain et 10 000 € de capital (voir les exemples plus bas).
La règle des cinq ans est donc une règle de patience, pas de blocage : l’argent est disponible à tout moment, mais sortir tôt coûte le plan et l’avantage fiscal. Une épargne de précaution sur des livrets réglementés évite d’avoir à toucher au PEA dans les premières années.
Tant que les gains restent dans le plan, ils ne sont pas imposés : dividendes et plus-values se réinvestissent sans impôt ni prélèvements sociaux. L’imposition intervient au retrait, et seulement sur le gain qu’il contient.
| Événement | Impôt sur le revenu sur le gain | Prélèvements sociaux sur le gain |
|---|---|---|
| Retrait avant 5 ans (clôture) | 12,8 % (prélèvement forfaitaire unique), ou barème progressif sur option globale | Oui |
| Retrait après 5 ans | Exonéré | Oui |
| Rente viagère d’un PEA de plus de 5 ans | Exonérée | Sur une fraction de la rente, selon l’âge au premier versement |
| Décès du titulaire | Exonéré, quelle que soit l’ancienneté | Oui |
Avant cinq ans, le gain net est imposé selon l’article 200 A du CGI : 12,8 % d’impôt sur le revenu, ou le barème progressif si vous optez pour l’imposition de l’ensemble de vos revenus de capitaux au barème (l’option est globale et annuelle ; voir notre page sur la flat tax). Après cinq ans, l’article 157, 5° bis exonère les produits et plus-values du plan.
La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la CSG sur les produits de placement de 9,2 % à 10,6 %, donc les prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %. L’article L136-8 du Code de la sécurité sociale maintient 9,2 % pour certains produits (revenus fonciers, plus-values immobilières, épargne logement, assurance vie et contrats de capitalisation, épargne populaire), mais pas pour les gains du PEA : ceux-ci relèvent du taux de 18,6 %.
Le taux dépend toutefois de la date à laquelle les gains ont été acquis :
Le calcul par périodes est fait par l’établissement qui tient le plan, qui prélève les prélèvements sociaux lors du retrait. Pour un plan ancien, demandez-lui le détail avant un retrait important ; les exemples de ce guide chiffrent des plans ouverts en 2026, entièrement à 18,6 %.
Si, à la clôture d’un plan de plus de cinq ans, la valeur liquidative est inférieure au total des versements, la perte est imputable sur les plus-values de valeurs mobilières, à condition que tous les titres aient été vendus (article 150-0 A, II, 2 bis du CGI). Une perte reste une perte : l’imputation ne la compense qu’en partie, et seulement si vous avez des plus-values à imposer.
Sur un compte-titres, un gain de 10 000 € réalisé en 2026 supporte 3 140 € de prélèvement forfaitaire unique (31,4 %) ; dans un PEA de plus de cinq ans, 1 860 € de prélèvements sociaux seulement (18,6 %). L’écart grandit avec le temps, parce que les dividendes et plus-values réinvestis dans le PEA ne sont pas rognés chaque année par l’impôt.
Hypothèses de calcul, pas des prévisions : les valeurs de plan sont choisies pour illustrer les règles, la performance des actions n’est pas garantie et peut être négative. Taux de 2026 supposés inchangés, gains acquis à partir de 2026.
Claire a ouvert son PEA en 2026 et y a versé 60 000 €. Six ans plus tard, le plan vaut 90 000 €. Elle retire 15 000 € pour financer des travaux.
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Part du plan retirée | 15 000 ÷ 90 000 | 1/6 |
| Capital contenu dans le retrait | 60 000 × 1/6 | 10 000 € |
| Gain contenu dans le retrait | 15 000 − 10 000 | 5 000 € |
| Impôt sur le revenu | Plan de plus de 5 ans | 0 € |
| Prélèvements sociaux | 5 000 × 18,6 % | 930 € |
Elle perçoit 14 070 € net. Le plan reste ouvert et elle peut continuer à verser. Le même gain de 5 000 € réalisé sur un compte-titres aurait supporté 1 570 € au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %.
Marc a ouvert son PEA en 2026 avec 40 000 €. Trois ans plus tard, le plan vaut 46 000 € et il a besoin de l’argent. Son retrait clôture le plan.
| Étape | Calcul | Montant |
|---|---|---|
| Gain net | 46 000 − 40 000 | 6 000 € |
| Impôt sur le revenu (prélèvement forfaitaire) | 6 000 × 12,8 % | 768 € |
| Prélèvements sociaux | 6 000 × 18,6 % | 1 116 € |
| Total | 6 000 × 31,4 % | 1 884 € |
S’il avait pu attendre la sixième année, à valeur égale, il n’aurait payé que les 1 116 € de prélèvements sociaux, et il aurait gardé un plan ouvert. Surtout, il perd son antériorité : un nouveau PEA repartira de zéro pour les cinq ans. Si le plan avait valu moins que 40 000 €, il n’y aurait eu aucun impôt, mais une perte en capital.
Le PEA assurance, contrat de capitalisation souscrit auprès d’un assureur, peut se dénouer par le versement d’une rente viagère. La conversion clôture le plan.
La rente est versée jusqu’au décès, quelle que soit sa durée ; en contrepartie, le capital converti n’est plus disponible ni transmissible, sauf options de réversion prévues au contrat. C’est un choix pour qui veut un revenu à vie et n’a pas d’objectif de transmission sur ce capital. Les retraits partiels programmés après cinq ans sont l’alternative qui garde le capital disponible et transmissible. Le même arbitrage existe pour le PER, rente ou capital.
Le PEA ne se transmet pas : il est personnel et se clôture au décès de son titulaire. L’établissement fige les valeurs à la date du décès et transfère les titres sur un compte-titres de succession.
C’est la grande différence avec l’assurance vie, qui se transmet hors succession au bénéficiaire désigné, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans. Pour un patrimoine financier important avec un objectif de transmission, le PEA se combine donc avec une assurance vie. Pour estimer les droits : notre simulateur de droits de succession et notre page sur l’héritage.
Le « PEA jeune » est un PEA ouvert par un majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents : en pratique un étudiant de 25 ans au plus ou un majeur invalide sans limite d’âge. Il est toujours en vigueur en 2026 (article L221-30 du Code monétaire et financier).
Un enfant mineur ne peut pas ouvrir de PEA. L’intérêt du PEA jeune est la prise de date : ouvert à 18 ans, il aura plus de cinq ans à 23 ans, au moment où le jeune adulte pourra commencer à épargner sérieusement. Pour l’épargne des mineurs, voir l’assurance vie pour un enfant.
Le compte-titres ordinaire (CTO) permet d’acheter tout ce que le PEA n’accepte pas : actions du monde entier, obligations, fonds de toutes zones, produits structurés, ETF non éligibles. Il n’a ni plafond, ni condition de durée, ni limite de nombre.
C’est une enveloppe transparente : chaque revenu et chaque cession sont imposés au fil de l’eau. Elle convient pour les actifs non éligibles au PEA, pour les montants au-delà des plafonds, et pour des titres que l’on veut pouvoir donner ou transmettre tels quels. Le détail : compte-titres et dividendes dans le lexique, et notre page sur la flat tax.
La question revient souvent ; la réponse est presque toujours « les deux, pour des usages différents ». Les deux enveloppes peuvent loger des actions, mais elles ne se ressemblent ni par l’univers d’investissement, ni par la fiscalité, ni par la transmission.
| PEA | Assurance vie | |
|---|---|---|
| Plafond de versements | 150 000 € (225 000 € avec le PEA-PME) | Aucun |
| Supports | Actions européennes et fonds éligibles, dont des ETF | Fonds en euros, unités de compte (actions de toutes zones, obligations, gestion pilotée…) |
| Capital garanti | Non | Sur le fonds en euros (garantie de l’assureur), pas sur les unités de compte |
| Délai fiscal | 5 ans | 8 ans |
| Impôt sur le revenu sur les gains retirés, après le délai | Aucun | Abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % (12,8 % pour la part liée aux primes au-delà de 150 000 €) |
| Prélèvements sociaux en 2026 | 18,6 % (taux historiques sur la part acquise avant 2018) | 17,2 % |
| Retrait avant le délai | Clôture du plan, sauf exceptions | Possible sans clôture, fiscalité moins favorable |
| Au décès | Clôture, valeur dans la succession | Hors succession, 152 500 € d’abattement par bénéficiaire (primes avant 70 ans) |
Pour la part de l’épargne destinée à la retraite, le PER ajoute la déduction des versements du revenu imposable : un troisième outil, avec ses propres contraintes de blocage. Le détail de l’assurance vie : fiscalité de l’assurance vie et simulateur.
Nous comparons ces critères pour vous et nous vous remettons la comparaison par écrit ; le PEA est une enveloppe, le portefeuille qu’on y met est l’essentiel.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. N’investissez en PEA que des sommes dont vous n’aurez pas besoin pendant au moins cinq ans, et plutôt huit à dix pour des actions.
Textes lus le 24 octobre 2026 sur Légifrance, versions en vigueur à cette date : Code monétaire et financier, article L221-30 (titulaires, plafonds de 150 000 € et 20 000 €), article L221-31 (titres éligibles), article L221-32 (retraits, clôture, exceptions, frais), article L221-32-1 (PEA-PME, 225 000 €) ; Code général des impôts, article 157 (5° bis et 5° ter : exonération, titres non cotés, rente), article 150-0 A (retrait avant cinq ans, moins-value à la clôture), article 200 A (12,8 %, option pour le barème), article 1765 (clôture et amende) ; Code de la sécurité sociale, article L136-7 (gain net du PEA) et article L136-8 (taux de CSG) ; loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, article 12 (entrée en vigueur de la hausse) et loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, article 8 (gains acquis avant 2018). Fiches service-public.gouv.fr : Plan d’épargne en actions (PEA) (vérifiée le 22 mai 2026 : ouverture, PEA jeune, PEA-PME, retraits, rente, décès) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (vérifiée le 30 juin 2026) ; Assurance vie : fiscalité des rachats (vérifiée le 15 avril 2026). Les exemples chiffrés sont nos calculs, à partir des hypothèses indiquées ; ils ne constituent ni une offre ni une promesse de résultat. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.
150 000 € de versements par personne pour un PEA classique, 20 000 € pour un PEA ouvert par un majeur rattaché au foyer fiscal de ses parents. Le PEA-PME porte le total à 225 000 € de versements sur les deux plans. Les gains ne comptent pas dans le plafond.
À tout moment. Avant cinq ans, le retrait ferme le plan et le gain est imposé à 12,8 % (ou au barème sur option) plus les prélèvements sociaux. En cas de licenciement, d’invalidité ou de mise à la retraite anticipée, le plan reste ouvert mais le gain est imposé de la même façon ; en cas de création ou de reprise d’entreprise, ni clôture ni impôt sur le revenu. Après cinq ans, les retraits partiels sont libres, sans clôture, et ne supportent que les prélèvements sociaux sur la part de gain.
Aucun impôt sur le revenu sur les gains retirés. Seuls les prélèvements sociaux sont dus : 18,6 % sur les gains retirés depuis le 1er janvier 2026, sauf la part acquise avant 2018 sur un plan ancien, qui garde les taux historiques, calculés par l’établissement.
Oui, à condition qu’ils soient éligibles : certains ETF à réplication synthétique respectent le quota de plus de 75 % de titres européens tout en reproduisant la performance d’un indice mondial ou américain. Le document d’informations clés le précise, et la liste dépend de l’établissement.
Les deux, le plus souvent : le PEA pour la poche actions jusqu’au plafond, sans impôt sur le revenu après cinq ans ; l’assurance vie pour la diversification (fonds en euros, obligations, actions hors Europe), la disponibilité sans clôture et la transmission hors succession avec la clause bénéficiaire.
Non : un seul PEA classique et un seul PEA-PME par personne. Un couple peut donc détenir deux PEA et deux PEA-PME. Le non-respect de cette règle est un manquement sanctionné par la clôture du plan (article 1765 du CGI).
Il est clôturé. Les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu quelle que soit l’ancienneté du plan ; seuls les prélèvements sociaux sont dus. La valeur du plan entre dans la succession ; les héritiers vendent les titres, les gardent en indivision ou les transfèrent sur un compte-titres.
Oui. Le PEA est investi en actions ou en fonds d’actions, sans garantie en capital : sa valeur peut baisser fortement. L’avantage fiscal ne joue que sur les gains ; il ne protège pas des pertes, dont l’imputation fiscale à la clôture reste limitée.
Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.
Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →RetraiteLes versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Découvrir →DiversificationPlan d’épargne retraite, crowdfunding, private equity, produits structurés.
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