Un contrat d’assurance vie souscrit auprès d’un assureur luxembourgeois : protection renforcée des avoirs, univers d’investissement élargi, portabilité internationale, fiscalité française inchangée pour un résident français.
Un contrat pour les patrimoines importants, choisi pour sa sécurité et sa liberté d’investissement, jamais pour l’impôt. On regarde ensemble si votre montant et votre projet le justifient.
En parler avec un conseiller →Seuils et règles du Commissariat aux Assurances : sources citées plus bas sur cette page.
La loi luxembourgeoise sépare vos avoirs de ceux de l’assureur, les confie à une banque dépositaire agréée et place l’ensemble sous le contrôle du régulateur. En cas de défaillance, vous êtes servi avant tout autre créancier.
L’assureur traite les actifs de votre contrat comme un patrimoine distinct, séparé de ses fonds propres, déposé auprès d’une banque dépositaire agréée.
La protection porte sur la totalité des actifs représentatifs de votre contrat, là où la garantie française s’arrête à 70 000 € par assuré et par assureur.
Assureur, banque dépositaire et Commissariat aux Assurances : une convention de dépôt approuvée par le régulateur, un contrôle permanent, un blocage possible des comptes.
En cas de liquidation de l’assureur, vous êtes créancier de premier rang : servi avant l’État, la sécurité sociale, les actionnaires et les salariés.
Fonds externes, fonds internes collectifs, fonds dédié géré par le gérant de votre choix ou fonds d’assurance spécialisé que vous pilotez : titres vifs, non coté, produits structurés, devises, dans les limites fixées pour votre catégorie de souscripteur.
Fonds et ETF agréés, comme les unités de compte d’un contrat français.
Une stratégie commune à plusieurs souscripteurs, cantonnée chez l’assureur.
Un fonds pour votre seul contrat, un gérant unique, dès 125 000 € de prime.
Un fonds pour votre seul contrat, dont vous choisissez les lignes avec votre conseiller.
| Assurance vie luxembourgeoise | Assurance vie française | |
|---|---|---|
| Protection | Super-privilège, sans plafond | Garantie de 70 000 € par assuré et par assureur |
| Architecture | Ouverte : fonds dédié, FAS, titres vifs, non coté | Liste d’unités de compte du contrat |
| Devises | Euro et autres devises selon le contrat | Euro |
| Crédit Lombard | Pratiqué par les banques dépositaires | Avance de l’assureur, nantissement |
| Mobilité internationale | Contrat adapté au pays de résidence | Fiscalité du non-résident |
| Fiscalité du résident français | Identique, déclaration 3916 bis | Assurance vie française |
| Loi Sapin 2 | Hors champ | Applicable |
| Ticket d’entrée | 125 000 € de prime minimale pour un fonds dédié, minimums des assureurs | Quelques centaines d’euros |
Questions-réponses « Triangle de sécurité » de l’ACA (2019), fgap.fr, lettre circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances (2026), impots.gouv.fr. Aucun frais ni rendement : ils dépendent de chaque assureur.
Le contrat luxembourgeois est un outil de patrimoines importants ou mobiles. Il ne fait pas gagner un euro d’impôt à un résident français ; il apporte de la protection, de la liberté de gestion et de la portabilité. Nous vérifions que ces trois apports vous concernent avant de le proposer.
Un patrimoine financier significatif à sécuriser au-delà des garanties françaises, une situation internationale présente ou à venir (expatriation, retour, héritiers à l’étranger), ou le besoin d’une gestion très individualisée : ce sont les trois cas où le contrat luxembourgeois se justifie. Nous le disons quand ce n’est pas le cas.
Un contrat luxembourgeois fait intervenir trois acteurs : l’assureur, la banque dépositaire agréée qui conserve les actifs, et, pour un fonds dédié, le gérant. Nous vous aidons à choisir chacun et nous vérifions les frais à chaque étage.
Frais d’entrée et de gestion, frais de la banque dépositaire, frais du fonds dédié, minimum de souscription, délais : un contrat luxembourgeois coûte souvent plus qu’un bon contrat français en architecture ouverte. Nous mettons les deux côte à côte, avec vos montants.
Reporting, arbitrages, versements, rachats, déclaration en France (le contrat étranger se déclare chaque année), clause bénéficiaire : le même interlocuteur suit le contrat, ici.
Trois raisons, et seulement celles-là.
Le triangle de sécurité sépare vos avoirs de ceux de l’assureur et vous en fait le créancier de premier rang en cas de défaillance.
Le triangle de sécurité →MobilitéLe contrat s’adapte à la fiscalité du pays de résidence du souscripteur, sans être clôturé.
La portabilité →Sur mesureFonds dédiés avec gérant choisi, titres vifs, private equity, devises : un univers que les contrats français n’offrent que rarement.
Les supports →Le contrat luxembourgeois est souvent présenté comme une assurance vie « haut de gamme ». La réalité est plus précise : c’est un contrat d’assurance vie de droit luxembourgeois, avec un régime de protection propre, une liberté d’investissement élargie et des seuils d’accès fixés par le régulateur, dont l’intérêt dépend entièrement de la situation du souscripteur. Ce guide en donne les règles, les chiffres officiels et les limites, sans promesse.
Le Luxembourg est, avec l’Irlande, la place européenne de l’assurance vie « transfrontalière » : des assureurs qui y sont établis vendent leurs contrats dans toute l’Union européenne en libre prestation de services, sous le contrôle d’un régulateur unique, le Commissariat aux Assurances (CAA). Trois raisons expliquent cette spécialisation :
Ce cadre attire des assureurs filiales de grands groupes français, allemands, suisses ou italiens, et des compagnies spécialisées dans la gestion privée. Le contrat luxembourgeois n’est donc pas un produit exotique : c’est un contrat européen, distribué en France par des intermédiaires immatriculés à l’ORIAS, avec une réglementation lisible et publique.
Le « triangle de sécurité » désigne l’organisation imposée par la loi luxembourgeoise pour protéger les avoirs des assurés. Il repose sur trois parties (questions-réponses de l’Association des compagnies d’assurances du Luxembourg, ACA, 2019) :
Le super-privilège complète le dispositif : la loi fait du preneur d’assurance un créancier de premier rang sur les actifs représentatifs. En cas de liquidation de l’assureur, les créances des souscripteurs sont réglées avant celles de l’État, des organismes de sécurité sociale, des actionnaires et des salariés (ACA, question 8). Le souscripteur récupère ainsi, en priorité, la valeur des actifs dans lesquels ses primes ont été investies.
L’ACA le rappelle elle-même : le triangle de sécurité n’est ni une garantie de l’État luxembourgeois, ni une garantie en capital. Il protège contre la défaillance de l’assureur, pas contre la baisse des marchés. Un contrat investi en unités de compte peut perdre de la valeur, au Luxembourg comme en France.
En France, la protection des assurés repose sur le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP), qui indemnise chaque assuré jusqu’à 70 000 € par société d’assurance, tous contrats confondus (90 000 € pour les rentes d’invalidité et d’assurance décès), en complément de ce que la liquidation restitue (fgap.fr). Le mécanisme luxembourgeois n’a pas de plafond : il porte sur la totalité des actifs représentatifs. C’est la différence qui compte pour les encours importants, et la raison pour laquelle le contrat luxembourgeois s’adresse d’abord à eux. Pour les autres, la garantie française et la répartition entre plusieurs assureurs suffisent en pratique.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
La lettre circulaire 26/1 du CAA définit les supports d’un contrat luxembourgeois lié à des fonds d’investissement. Quatre familles :
Fonds et ETF du marché, agréés et surveillés, comme les unités de compte d’un contrat français.
Tous les souscripteursEnsemble d’actifs cantonné chez l’assureur, ouvert à plusieurs souscripteurs, stratégie commune.
Tous ; univers élargi en type A à DUn fonds pour un seul contrat, géré par un gestionnaire unique choisi avec vous, déposé chez un seul dépositaire.
Prime minimale de 125 000 €Un fonds pour un seul contrat, sans gestionnaire unique : vous décidez des lignes avec votre conseiller.
Pour piloter soi-même| Support | Définition (CAA) | Pour qui |
|---|---|---|
| Fonds externes | Organismes de placement collectif établis hors de l’assureur et soumis à une surveillance prudentielle : fonds et ETF du marché, comme les unités de compte d’un contrat français. | Tous les souscripteurs. |
| Fonds interne collectif (FIC) | Ensemble d’actifs cantonné chez l’assureur, ouvert à une multitude de souscripteurs, géré selon une stratégie commune. | Tous, avec des univers élargis pour les FIC de type A, B, C ou D. |
| Fonds interne dédié (FID) | Fonds interne servant de support à un seul contrat, sans garantie de rendement, géré par un gestionnaire unique choisi avec le souscripteur, déposé auprès d’un dépositaire unique. | Contrats à prime minimale de 125 000 € (voir le chapitre suivant). |
| Fonds d’assurance spécialisé (FAS) | Fonds interne autre qu’un fonds dédié, servant un seul contrat, sans garantie de rendement : le souscripteur (ou son conseiller) décide lui-même des lignes, sans gestionnaire unique. | Investisseurs qui veulent piloter eux-mêmes, dans le catalogue autorisé par leur catégorie. |
À ces supports s’ajoute, selon les contrats, un fonds en euros : il est en général réassuré auprès d’un assureur français ou adossé au fonds général du groupe, et tous les contrats luxembourgeois n’en proposent pas. Quand il existe, il a les mêmes caractéristiques (capital garanti, taux annuel fixé par l’assureur) que celui d’un contrat français, parfois avec des conditions d’accès (part maximale, frais).
Ce qui distingue vraiment le contrat luxembourgeois : un fonds dédié ou un FAS permet de loger des titres vifs (actions, obligations en direct), du non coté (fonds de private equity, dette privée), des produits structurés (la circulaire 26/1 autorise désormais l’investissement direct dans un sous-jacent structuré), et des devises autres que l’euro, dans les limites fixées pour chaque catégorie de souscripteur. C’est ce que l’on appelle l’architecture ouverte « à lignes directes », rarement disponible dans un contrat français.
Il n’existe pas de montant minimum légal pour ouvrir un contrat luxembourgeois investi en fonds externes ou en fonds interne collectif de base. En revanche, l’accès aux fonds dédiés et aux univers élargis est réservé, par le régulateur, à des souscripteurs classés en cinq catégories selon deux critères : le montant investi dans l’ensemble de ses contrats chez l’assureur, et la fortune en valeurs mobilières déclarée (lettre circulaire 26/1 du CAA, point 2 ; mêmes seuils que la 15/3 de 2015) :
Seuils de la lettre circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances (1er février 2026) : montant investi chez l’assureur et fortune en valeurs mobilières déclarée.
| Catégorie | Montant investi chez l’assureur | Fortune en valeurs mobilières déclarée | Ce que ça ouvre |
|---|---|---|---|
| N (par défaut) | Aucun seuil | Aucun seuil | Fonds externes, FIC de type N, limites d’investissement standard |
| A | 125 000 € au moins | 250 000 € au moins | Fonds dédié ou FAS de type A, limites de l’annexe 1 (par émetteur, par catégorie d’actifs) |
| B | 250 000 € au moins | 500 000 € au moins | Type B, limites assouplies |
| C | 250 000 € au moins | 1 250 000 € au moins | Type C : respect du catalogue d’actifs, mais aucune limite globale ni par émetteur |
| D | 1 000 000 € au moins | 2 500 000 € au moins | Type D : toutes catégories d’instruments financiers sans restriction, fonds externes et produits structurés sans limite |
La « fortune en valeurs mobilières » s’entend, selon la circulaire, comme la valeur totale des instruments financiers du souscripteur, augmentée des dépôts bancaires et de la valeur de ses contrats d’assurance vie, diminuée de ses dettes de toute nature. Elle est déclarée par le souscripteur ; l’assureur vérifie la cohérence.
Deux règles s’ajoutent pour les fonds dédiés (point 7.3 de la circulaire) : le contrat doit comporter une prime minimale de 125 000 € à la souscription, ou, par dérogation, un engagement ferme de versements réguliers atteignant ce montant sur les cinq premières années ; et le fonds est géré par un gestionnaire unique, déposé sur un compte unique auprès d’un seul dépositaire.
Les montants ci-dessus sont ceux du régulateur. Chaque assureur fixe en plus son propre minimum de souscription, et les gestionnaires de fonds dédiés le leur ; ils figurent dans les conditions de chaque contrat et sont en pratique du même ordre ou supérieurs. Nous ne les publions pas ici : ils changent d’un assureur à l’autre. Le détail des catégories et des cas concrets est sur notre page montant minimum d’une assurance vie luxembourgeoise.
Le Luxembourg n’impose pas le souscripteur non résident : ni à l’entrée, ni pendant, ni à la sortie. Le contrat est donc imposé uniquement en France, selon les règles de l’assurance vie française, comme si le contrat avait été souscrit chez un assureur français.
Seule la part de gains du rachat est imposable, selon les règles françaises : avant huit ans, prélèvement forfaitaire de 12,8 % (ou barème sur option) ; après huit ans, abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements, 12,8 % au-delà ; prélèvements sociaux de 17,2 % dans tous les cas. Le contrat luxembourgeois compte dans les mêmes abattements et le même seuil de 150 000 € que vos contrats français. Selon l’assureur, l’impôt et les prélèvements sociaux sont retenus par un représentant fiscal en France, ou déclarés par le souscripteur avec sa déclaration de revenus.
Mêmes règles qu’en France (articles 990 I et 757 B du Code général des impôts) : pour les versements faits avant 70 ans, abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà ; pour les versements après 70 ans, abattement global de 30 500 € puis droits de succession, les gains étant exonérés ; conjoint et partenaire de PACS exonérés. Les formalités auprès de l’administration française sont accomplies par les bénéficiaires, avec l’assureur et le conseiller.
Tout résident français qui détient un contrat d’assurance vie souscrit auprès d’un organisme établi hors de France doit le déclarer chaque année avec sa déclaration de revenus (formulaire unique n° 3916 / 3916 bis : références du contrat, date d’effet, durée, versements et rachats de l’année). L’amende pour non-déclaration est de 1 500 € par contrat et par année non déclarée, 10 000 € si l’État n’a pas de convention avec la France, ce qui n’est pas le cas du Luxembourg (impots.gouv.fr, page mise à jour le 10 mars 2026). C’est la formalité la plus souvent oubliée.
Enfin, comme pour un contrat français, la fraction du contrat investie en actifs immobiliers entre dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière, et les revenus du contrat comptent dans le revenu fiscal de référence l’année du rachat.
C’est l’apport le plus concret pour les patrimoines mobiles. Un contrat français est conçu pour un résident français : en cas d’expatriation, il continue d’exister, mais sa fiscalité devient celle du non-résident (retenue à la source française, application des conventions fiscales) et son assureur n’est pas toujours organisé pour d’autres pays. Un contrat luxembourgeois est conçu dès l’origine pour un souscripteur qui peut changer de pays :
Trois situations en tirent parti : le cadre ou l’entrepreneur qui prépare une expatriation ; le non-résident qui prévoit un retour en France (le contrat ouvert pendant l’expatriation prend date et devient, au retour, un contrat imposé en France avec son antériorité) ; la famille dont les héritiers vivent dans plusieurs pays. Pour un résident français qui n’a aucun projet de mobilité, cet avantage ne pèse rien dans la décision.
Le crédit Lombard est un prêt garanti par le nantissement d’un portefeuille financier, ici le contrat d’assurance vie. Il est pratiqué par les banques privées et par certaines banques dépositaires luxembourgeoises. Le principe : au lieu de racheter le contrat (et d’en payer la fiscalité) pour financer un projet, le souscripteur emprunte une fraction de sa valeur, le contrat restant investi et servant de garantie.
Le crédit Lombard existe aussi avec un contrat français (avance ou nantissement), mais l’organisation luxembourgeoise, où la banque dépositaire est déjà partie au contrat, le rend plus fluide sur les gros encours. Ce n’est pas une raison d’ouvrir un contrat luxembourgeois ; c’est un outil supplémentaire quand on en a un.
Depuis 2016, l’article L. 631-2-1 du Code monétaire et financier permet au Haut Conseil de stabilité financière de suspendre, retarder ou limiter temporairement les rachats sur les contrats d’assurance vie des assureurs soumis au contrôle français, en cas de menace grave pour la stabilité financière (détail sur notre page loi Sapin 2 et assurance vie). Un assureur luxembourgeois est contrôlé par le CAA, pas par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution française : un contrat luxembourgeois n’entre pas dans le champ de cette mesure.
Deux nuances, pour rester exact. D’abord, la mesure française n’a, à notre connaissance, jamais été activée depuis 2016 ; elle vise un scénario de crise systémique. Ensuite, le fonds en euros d’un contrat luxembourgeois est souvent réassuré auprès d’un assureur français ou adossé au fonds général d’un groupe : sa liquidité dépend alors, indirectement, de la santé de ce fonds. La loi Sapin 2 est donc un argument réel pour les souscripteurs qui y sont sensibles, pas une garantie absolue de liquidité, et surtout pas une raison suffisante de quitter un bon contrat français.
| Contrat français (architecture ouverte) | Contrat luxembourgeois | |
|---|---|---|
| Fiscalité du résident français | Fiscalité de l’assurance vie | Identique, déclaration 3916 bis en plus |
| Protection en cas de défaillance | FGAP : 70 000 € par assuré et par assureur | Triangle de sécurité, super-privilège sans plafond |
| Loi Sapin 2 | Applicable | Non applicable |
| Fonds en euros | Au cœur du contrat | Selon le contrat, réassuré, parfois plafonné |
| Supports | Fonds, ETF, SCPI, SCI, parfois titres vifs | Fonds externes, FIC, fonds dédié, FAS : titres vifs, non coté, structurés, devises |
| Ticket d’entrée | Quelques centaines d’euros | Seuils du CAA à partir de 125 000 € pour un fonds dédié, minimums des assureurs |
| Frais | Un étage (contrat + supports) | Plusieurs étages (contrat, dépositaire, gestionnaire, supports) |
| Souscription et gestion | Rapide, en ligne | Plusieurs semaines, par l’intermédiaire |
| Expatriation | Contrat maintenu, fiscalité du non-résident | Contrat adapté au pays de résidence |
| Crédit garanti par le contrat | Avance de l’assureur, nantissement | Crédit Lombard auprès de la banque dépositaire ou d’une banque privée |
Le bon usage, dans la plupart des situations que nous rencontrons, est la complémentarité : un ou plusieurs contrats français en architecture ouverte pour l’épargne courante, le fonds en euros et les SCPI ; un contrat luxembourgeois, quand le patrimoine financier le justifie, pour la fraction à sécuriser, à gérer sur mesure ou à rendre portable. Remplacer l’un par l’autre est rarement la bonne réponse.
À l’inverse, pour un résident français avec une épargne financière de quelques dizaines de milliers d’euros, sans projet international, le contrat luxembourgeois n’apporte rien qu’un bon contrat français n’apporte déjà, et coûte plus cher. Nous le disons.
Un contrat luxembourgeois se choisit à trois niveaux, et les frais se lisent à chacun.
Puis les critères transversaux : le total des frais sur tous les étages, à comparer avec un contrat français équivalent ; le mode de gestion (fonds externes seuls, FIC, fonds dédié, FAS) adapté au montant et à l’envie de s’impliquer ; les options (multi-souscription, co-souscription, clause bénéficiaire démembrée, rachats programmés) ; et le service : délais de traitement, interface, langue des documents.
Nous ne publions pas de classement d’assureurs luxembourgeois : les contrats et leurs conditions changent, et la bonne combinaison dépend du montant, de la résidence et du projet. Nous comparons, dans une étude écrite, deux ou trois montages sur votre situation, avec tous les frais.
Références lues les 15 et 16 septembre 2026 : lettre circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances relative aux règles d’investissements pour les produits d’assurance-vie liés à des fonds d’investissement (1er février 2026 ; catégories de preneurs, fonds internes, prime minimale des fonds dédiés) ; questions-réponses « Triangle de sécurité » de l’Association des compagnies d’assurances et de réassurances du Grand-Duché de Luxembourg (ACA, 7 janvier 2019) ; loi luxembourgeoise modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances ; Comment déclarer mes comptes et mes contrats d’assurance vie détenus à l’étranger ? (impots.gouv.fr, 10 mars 2026) ; fiscalité des rachats d’assurance vie et prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; articles 990 I et 757 B du Code général des impôts ; article L. 631-2-1 du Code monétaire et financier ; fgap.fr (plafonds de garantie). Aucun frais, rendement ni minimum commercial n’est cité : ils dépendent de chaque assureur et sont vérifiés avant toute souscription.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 16 septembre 2026Trois apports, et seulement ceux-là : une protection des avoirs sans plafond en cas de défaillance de l’assureur (triangle de sécurité, super-privilège), un univers d’investissement sur mesure (fonds dédié, titres vifs, non coté, devises), et une portabilité internationale. Aucun avantage fiscal pour un résident français.
Des tickets d’entrée élevés (125 000 € de prime minimale pour un fonds dédié, minimums des assureurs), des frais à plusieurs étages, une souscription longue, un fonds en euros moins central, pas de fonds de garantie français, pas de SCPI en direct, une gestion moins en ligne et une déclaration annuelle obligatoire en France.
Exactement celle de l’assurance vie française : imposition des seuls gains au rachat (12,8 % avant huit ans, abattement de 4 600 € / 9 200 € puis 7,5 % après), prélèvements sociaux de 17,2 %, abattements de 152 500 € et 30 500 € au décès. Le Luxembourg n’impose rien. Le contrat se déclare chaque année sur le formulaire 3916 bis.
Il n’y a pas de rendement propre au Luxembourg : le contrat rapporte ce que rapportent ses supports (fonds externes, fonds dédié, éventuel fonds en euros réassuré), nets des frais des différents étages. Un contrat luxembourgeois investi comme un contrat français rapporte la même chose, moins ses frais supplémentaires ; son intérêt n’est pas là.
Le régulateur fixe 125 000 € de prime minimale pour accéder à un fonds dédié, et des catégories de souscripteurs (A : 125 000 € investis et 250 000 € de fortune financière ; B : 250 000 / 500 000 € ; C : 250 000 / 1 250 000 € ; D : 1 000 000 / 2 500 000 €). Chaque assureur ajoute son propre minimum. Voir notre page montant minimum.
Pas plus qu’une assurance vie française : c’est un contrat réglementé, contrôlé par le Commissariat aux Assurances, avec une protection légale des avoirs plus large qu’en France. Les risques sont ceux des supports choisis (les unités de compte peuvent baisser) et des frais mal lus. Le vrai danger est d’y aller sans en avoir besoin.
Les actifs des assurés sont déposés séparément auprès d’une banque dépositaire, sous le contrôle du Commissariat aux Assurances, et le souscripteur est créancier de premier rang : il récupère en priorité, avant l’État, la sécurité sociale, les actionnaires et les salariés, la valeur des actifs représentatifs de son contrat. Ce n’est ni une garantie de l’État ni une garantie en capital contre les marchés.
Non : la mesure française de limitation temporaire des rachats vise les assureurs soumis au contrôle français. Un assureur luxembourgeois relève du Commissariat aux Assurances. Nuance : un fonds en euros réassuré en France dépend indirectement de l’assureur français qui le porte.
Le fonds interne dédié (FID) est géré par un gestionnaire unique sous mandat, pour un seul contrat ; le fonds d’assurance spécialisé (FAS) sert aussi un seul contrat mais sans gestionnaire unique : le souscripteur, avec son conseiller, choisit lui-même les lignes dans le catalogue autorisé par sa catégorie. Le FID pour déléguer, le FAS pour piloter.
Non. Il n’existe pas de transfert d’assurance vie entre assureurs : passer au Luxembourg suppose un rachat du contrat français, imposé, avec perte de son antériorité fiscale. On ouvre en général un contrat luxembourgeois pour de nouveaux capitaux (cession, héritage, épargne non encore placée) et on garde les contrats français anciens.
Oui, c’est même l’un des usages principaux : le contrat est imposé selon le pays de résidence du souscripteur et s’adapte s’il change de pays. Chaque assureur fixe la liste des pays de résidence et des nationalités qu’il accepte ; certaines (États-Unis notamment) sont exclues.
Oui, chaque année, avec la déclaration de revenus, sur le formulaire unique 3916 / 3916 bis : références du contrat, date d’effet, durée, versements et rachats de l’année. Amende de 1 500 € par contrat non déclaré (impots.gouv.fr).
Comme un contrat français : seule la fraction investie en actifs immobiliers (fonds immobiliers, SCI, foncières non cotées selon les règles) entre dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière. Le contrat en lui-même n’y échappe pas plus qu’un contrat français.
Nous étudions avec vous si un contrat luxembourgeois est justifié, nous le comparons chiffres en main avec un contrat français, et nous vous accompagnons dans le montage et le suivi. Nous ne le proposons que si ses trois apports vous concernent réellement.
Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.
Les seuils du Commissariat aux Assurances (125 000 € pour un fonds dédié, catégories A à D) et les minimums des assureurs : à partir de combien le contrat luxembourgeois se justifie.
Découvrir →Épargne et transmissionLe socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →Épargne et transmissionUn contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.
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