
Le contrat luxembourgeois est un outil de patrimoines importants ou mobiles. Il ne fait pas gagner un euro d’impôt à un résident français ; il apporte de la protection, de la liberté de gestion et de la portabilité. Nous vérifions que ces trois apports vous concernent avant de le proposer.

Un patrimoine financier significatif à sécuriser au-delà des garanties françaises, une situation internationale présente ou à venir (expatriation, retour, héritiers à l’étranger), ou le besoin d’une gestion très individualisée : ce sont les trois cas où le contrat luxembourgeois se justifie. Nous le disons quand ce n’est pas le cas.
Un contrat luxembourgeois fait intervenir trois acteurs : l’assureur, la banque dépositaire agréée qui conserve les actifs, et, pour un fonds dédié, le gérant. Nous vous aidons à choisir chacun et nous vérifions les frais à chaque étage.
Frais d’entrée et de gestion, frais de la banque dépositaire, frais du fonds dédié, minimum de souscription, délais : un contrat luxembourgeois coûte souvent plus qu’un bon contrat français en architecture ouverte. Nous mettons les deux côte à côte, avec vos montants.
Reporting, arbitrages, versements, rachats, déclaration en France (le contrat étranger se déclare chaque année), clause bénéficiaire : le même interlocuteur suit le contrat, ici.










Trois raisons, et seulement celles-là.
Le triangle de sécurité sépare vos avoirs de ceux de l’assureur et vous en fait le créancier de premier rang en cas de défaillance.
Le triangle de sécurité →MobilitéLe contrat s’adapte à la fiscalité du pays de résidence du souscripteur, sans être clôturé.
La portabilité →Sur mesureFonds dédiés avec gérant choisi, titres vifs, private equity, devises : un univers que les contrats français n’offrent que rarement.
Les supports →Le contrat luxembourgeois est souvent présenté comme une assurance vie « haut de gamme ». La réalité est plus précise : c’est un contrat d’assurance vie de droit luxembourgeois, avec un régime de protection propre et une liberté d’investissement élargie, dont l’intérêt dépend entièrement de la situation du souscripteur. Ce guide en donne les règles et les limites.
La réglementation luxembourgeoise impose une organisation en trois pôles :
S’y ajoute le super-privilège : en cas de défaillance de l’assureur, les souscripteurs sont créanciers de premier rang sur les actifs représentatifs de leurs contrats, avant tous les autres créanciers, y compris l’État et les salariés. En France, la protection repose sur les fonds propres de l’assureur, la surveillance de l’ACPR et le Fonds de garantie des assurances de personnes, dans une limite par assuré et par assureur ; le contrat luxembourgeois ne bénéficie pas de ce fonds, mais de la ségrégation des actifs.
Cette protection s’exerce sur les actifs déposés ; elle ne protège pas contre la baisse de valeur des supports en unités de compte, qui reste le risque de l’investisseur.
L’univers d’investissement dépend du montant investi et de la fortune déclarée du souscripteur, selon des catégories fixées par la réglementation luxembourgeoise : plus le patrimoine et l’encours sont élevés, plus les supports autorisés sont larges.
| Support | Ce que c’est |
|---|---|
| Fonds externes | Les fonds et ETF du marché, comme dans un contrat français en architecture ouverte. |
| Fonds interne collectif | Un fonds géré par l’assureur ou un gérant délégué pour plusieurs souscripteurs. |
| Fonds interne dédié (FID) | Un portefeuille propre au souscripteur, géré sous mandat par un gérant de son choix, avec accès aux titres vifs, aux produits structurés sur mesure, au non coté, aux devises. |
| Fonds d’assurance spécialisé (FAS) | Un portefeuille propre au souscripteur, sans gérant : le souscripteur (ou son conseiller) donne les instructions d’investissement. |
| Fonds en euros | Proposé par certains assureurs luxembourgeois, souvent réassuré auprès d’un assureur français, avec les mêmes contraintes de rendement. |
Le contrat peut être libellé en plusieurs devises (euro, dollar, franc suisse, livre), utile pour un patrimoine international ou un futur expatrié.
Le Luxembourg n’impose ni les rachats ni la transmission d’un contrat détenu par un non-résident : le contrat est fiscalement neutre et suit la fiscalité du pays de résidence du souscripteur. Pour un résident français, les règles sont donc exactement celles de l’assurance vie française :
Le détail des règles françaises est sur notre page assurance vie.
Un souscripteur qui quitte la France conserve son contrat, qui s’adapte à la fiscalité de son nouveau pays de résidence (sous réserve des règles locales et des conventions fiscales) ; à son retour, le contrat redevient français fiscalement, sans avoir été clôturé. Les assureurs luxembourgeois ont l’habitude de ces situations et proposent des contrats conformes aux exigences de nombreux pays.
C’est l’un des trois vrais apports du contrat luxembourgeois, avec la protection et l’univers d’investissement ; il se prépare avant le départ, avec un conseil fiscal dans le pays d’arrivée.
| Contrat français | Contrat luxembourgeois | |
|---|---|---|
| Fiscalité (résident français) | Identique | |
| Protection | Fonds propres de l’assureur, ACPR, fonds de garantie plafonné | Ségrégation des actifs chez un dépositaire, super-privilège, Commissariat aux Assurances |
| Supports | Unités de compte du contrat, architecture ouverte selon les contrats | Fonds externes, fonds dédiés avec gérant, titres vifs, devises, selon le montant |
| Ticket d’entrée | Faible | Élevé |
| Frais | Variables, souvent bas en architecture ouverte | Plusieurs étages, souvent plus élevés |
| Portabilité | Limitée | Prévue |
| Fonds en euros | Présent | Rare ou réassuré |
Références lues le 15 septembre 2026 : loi luxembourgeoise modifiée du 7 décembre 2015 sur le secteur des assurances (dépôt des actifs, privilège des assurés) et réglementation du Commissariat aux Assurances ; Fiscalité des rachats d’assurance vie et Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; article 1649 AA du Code général des impôts (déclaration des contrats souscrits hors de France). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque souscription.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

La protection des avoirs par le triangle de sécurité et le super-privilège, un univers d’investissement élargi (fonds dédiés, titres vifs, devises) et la portabilité internationale. Aucun avantage fiscal pour un résident français.
Des minimums de souscription élevés, des frais à plusieurs étages, l’absence de fonds de garantie français, une souscription plus longue et un fonds en euros souvent moins présent.
Exactement celle de l’assurance vie française : imposition des gains au rachat avec les abattements après huit ans, règles de l’article 990 I au décès, prélèvements sociaux de 17,2 %. Le contrat doit être déclaré chaque année comme contrat détenu à l’étranger.
Il n’y a pas de rendement propre au Luxembourg : il est celui des supports choisis, net des frais du contrat, du dépositaire et du gérant. Un fonds dédié bien géré peut faire mieux qu’un contrat standard ; ses frais peuvent aussi faire moins bien.
Chaque assureur fixe son minimum, en général élevé, et des seuils supérieurs pour accéder aux fonds dédiés selon la réglementation luxembourgeoise. Nous vous indiquons les seuils des assureurs que nous consultons, au cas par cas.
La faculté pour le Haut Conseil de stabilité financière de limiter temporairement les rachats concerne les assureurs soumis au droit français. Un contrat de droit luxembourgeois n’y est pas soumis, ce qui est parfois cité comme un avantage ; en pratique, ce dispositif n’a jamais été activé.
Non : un transfert entraîne le rachat du contrat français, avec sa fiscalité et la perte de son antériorité. Le contrat luxembourgeois s’ouvre en complément, avec de nouveaux versements.
Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →Épargne et transmissionUn contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.
Découvrir →Non cotéFinancer des entreprises non cotées sur huit à dix ans, via des fonds (FCPR, FPCI) ou une assurance vie, avec un potentiel de rendement supérieur et un risque de perte en capital en proportion.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
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