Le socle de l’épargne : disponible à tout moment, fiscalité allégée après huit ans, transmission organisée par la clause bénéficiaire. Le guide 2026, avec les règles vérifiées, et le conseil d’un cabinet indépendant.
L’assurance vie n’est jamais bloquée : vous retirez quand vous le décidez. Mais sa fiscalité s’allège au bout de huit ans, et sa transmission dépend de l’âge auquel vous versez. Prendre date tôt, c’est tout l’enjeu.
Rachat partiel ou total quand vous le décidez : seule la part de gains du retrait est imposée, jamais le capital. Les huit ans ne bloquent rien, ils allègent.
Au décès, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans droits, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Hors succession, selon la clause bénéficiaire.
Après huit ans, 4 600 € de gains par an (9 200 € pour un couple) sortent sans impôt, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.
Un abattement global de 30 500 € sur les primes versées, puis les droits de succession ; les gains produits par ces versements sont exonérés. Verser après 70 ans reste utile.
Un seul contrat sert à épargner, à retirer, à transmettre et à préparer la retraite. Ce sont l’allocation, le rythme des versements et la clause bénéficiaire qui changent, pas l’enveloppe.
Fonds en euros à capital garanti et unités de compte (fonds, ETF, immobilier), en gestion libre ou pilotée, en architecture ouverte.
Rachats partiels, rachats programmés ou avance de l’assureur : l’épargne reste disponible, l’antériorité fiscale est conservée.
La clause bénéficiaire désigne qui reçoit le capital, hors succession dans les limites prévues par la loi, avec ses propres abattements.
Des revenus complémentaires en capital, en rachats programmés ou en rente, quand vous le décidez, sans blocage.
| Assurance vie | PER | PEA | Compte-titres | |
|---|---|---|---|---|
| Disponibilité | À tout moment | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf six cas | Retraits libres après 5 ans | À tout moment |
| Avantage à l’entrée | Aucun | Versements déduits du revenu imposable | Aucun | Aucun |
| Plafond de versement | Aucun | Aucun (déduction plafonnée) | 150 000 € | Aucun |
| Fiscalité des gains | 7,5 % après 8 ans et abattement, prélèvements sociaux 17,2 % | Versements déduits au barème, gains à 31,4 % | Après 5 ans : prélèvements sociaux seuls (18,6 % en 2026) | Flat tax 31,4 % (2026) |
| Transmission | Hors succession, 152 500 € par bénéficiaire | PER assurance : selon l’âge au décès | Succession | Succession |
| Supports | Fonds en euros, fonds, ETF, immobilier | Idem, gestion à horizon par défaut | Actions et fonds européens | Tout titre |
service-public.gouv.fr : fiscalité de l’assurance vie (F22414), prélèvements sociaux (F2329), PER (F34982), PEA (F2385). Règles 2026, vérifiées le 15 septembre 2026.
Un contrat n’est pas une fin en soi : il sert un projet. Nous partons du vôtre, puis nous choisissons l’enveloppe, les supports et la clause qui lui correspondent.
OP-Invests n’a aucun contrat maison à placer. Nous sélectionnons, parmi les assureurs et plateformes que nous suivons, le contrat dont les supports, les frais et les options répondent à votre projet, et nous vous expliquons pourquoi celui-là plutôt qu’un autre. La comparaison figure dans l’étude écrite qui vous est remise.
Vous choisissez vous-même vos supports, vous déléguez la gestion à un profil défini avec nous, ou vous confiez un mandat à une société de gestion. Le bon mode dépend du temps que vous voulez y consacrer, de votre expérience et de votre horizon ; il peut changer en cours de contrat.
C’est la clause qui décide à qui, dans quelles proportions et sous quelles conditions le capital sera versé. Nous la rédigeons avec vous, en cohérence avec votre situation familiale et vos autres dispositions (donation, testament, régime matrimonial), et nous la relisons à chaque événement de vie.
Versements, arbitrages, rachats, avance, transfert, déclaration des gains : le même interlocuteur suit votre contrat après la souscription. Chaque année, un point sur la performance, les frais et l’allocation, à Ciboure, à Paris ou en visio.










L’assurance vie s’adapte à l’objectif : l’allocation, le rythme des versements et la clause bénéficiaire ne sont pas les mêmes.
Un capital qui grandit à leur rythme, transmis dans un cadre fiscal favorable.
Le guide →ProjetConstituer l’apport, puis garder une épargne disponible à côté du crédit.
Retirer →ProjetTransmettre de votre vivant, en gardant la main sur le calendrier.
La clause bénéficiaire →ProjetDes revenus complémentaires, en capital ou en rente, quand vous le décidez.
Comparer avec le PER →ProjetLa clause bénéficiaire, hors succession dans les limites prévues par la loi.
Le guide →ProjetUne réserve disponible à tout moment, mieux rémunérée qu’un livret.
Retirer →L’assurance vie est l’enveloppe la plus utilisée de l’épargne française parce qu’elle sert plusieurs projets à la fois : constituer un capital, préparer la retraite, financer un achat, et transmettre. Ce guide reprend, chapitre par chapitre, ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir un contrat ou d’en revoir un.
Une assurance vie est un contrat d’épargne signé entre un souscripteur et un assureur. Vous versez des sommes, librement ou de façon programmée ; l’assureur les place sur les supports que vous avez choisis et vous restitue le capital et les gains quand vous le demandez, ou les verse aux bénéficiaires désignés à votre décès. Malgré son nom, ce n’est pas une assurance décès : c’est d’abord un placement.
La date du premier versement fixe l’ancienneté du contrat, et c’est cette ancienneté qui commande la fiscalité des retraits. Ouvrir un contrat tôt, même avec un versement modeste, c’est « prendre date » : le compteur des huit ans tourne, quels que soient les versements ultérieurs. Il n’existe pas de minimum légal pour le premier versement ; chaque assureur fixe le sien.
Vous alimentez le contrat par versements libres ou programmés. En cours de vie, vous pouvez modifier la répartition entre supports : c’est un arbitrage. Vous pouvez retirer tout ou partie de l’épargne à tout moment : c’est un rachat. Le contrat n’a pas de durée imposée ; il prend fin au rachat total ou au décès de l’assuré.
Un contrat multisupport, le cas général aujourd’hui, combine deux familles de supports. Leur répartition, c’est l’allocation ; c’est elle qui détermine le couple rendement-risque du contrat.
Les sommes versées restent exprimées en euros. L’assureur les place sur des actifs peu risqués, principalement des obligations, et garantit le capital, le plus souvent net des frais de gestion : ce qui est acquis une année ne peut plus être perdu (l’effet de cliquet). En contrepartie, le rendement est modéré. Le taux servi est annoncé chaque année par chaque assureur, en janvier ou février, pour l’année écoulée.
L’épargne est investie sur des supports dont la valeur varie avec les marchés : fonds actions ou obligataires, ETF, fonds immobiliers (SCPI, SCI, OPCI), produits structurés, private equity, selon ce que le contrat propose. L’assureur garantit le nombre d’unités, pas leur valeur : il y a un risque de perte en capital, en échange d’un potentiel de rendement supérieur sur la durée. Pour l’immobilier en parts, nous avons créé SCPI Select, notre plateforme dédiée aux SCPI.
Certains contrats ne proposent que les fonds de la maison ; d’autres, dits en architecture ouverte, donnent accès à des supports de nombreuses sociétés de gestion. La qualité de l’offre en unités de compte, son étendue et ses frais sont le premier critère de choix d’un contrat, avant le rendement passé du fonds en euros.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Le mode de gestion répond à une question simple : qui décide de l’allocation et des arbitrages ?
Le mode de gestion n’est pas définitif : on peut passer de l’un à l’autre en cours de contrat. Il est courant de commencer en gestion pilotée, puis de reprendre la main sur une partie de l’allocation.
Il n’y a pas de rendement « de l’assurance vie » : le rendement est celui des supports choisis, net des frais du contrat. Trois éléments le déterminent.
Pour mesurer l’effet du temps sur un capital et des versements réguliers : simulateur d’intérêts composés.
Comparer deux contrats sur le seul taux du fonds en euros de l’an dernier est l’erreur la plus fréquente. Ce qui compte, c’est le rendement net attendu de l’allocation dans son ensemble, sur votre horizon. Nous ne publions pas de chiffre de performance sur cette page : nous vous présentons, en rendez-vous, l’historique documenté des contrats et des supports que nous vous proposons.
Les frais sont l’élément le plus stable de la performance d’un contrat : un rendement varie chaque année, des frais de gestion se prélèvent tous les ans, quoi qu’il arrive. Ils doivent tous figurer dans une même rubrique du contrat.
| Frais | Quand | Ce qu’il faut regarder |
|---|---|---|
| Frais sur versement (ou d’entrée) | À chaque versement | Proportionnels ou forfaitaires. Négociables, et absents sur de nombreux contrats. |
| Frais de gestion du contrat | Chaque année, sur l’encours | Souvent différents entre le fonds en euros et les unités de compte. C’est le poste qui pèse le plus sur la durée. |
| Frais d’arbitrage | À chaque changement de supports | Forfaitaires ou proportionnels ; certains contrats en offrent un nombre chaque année. |
| Frais des supports | Inclus dans la valeur des unités de compte | Frais courants de chaque fonds, indiqués dans son document d’information clé. Les ETF sont en général moins chargés que les fonds gérés activement. |
| Frais de gestion pilotée ou de mandat | Chaque année, en plus | Rémunèrent la délégation ; à mettre en face du service rendu. |
Il n’y a pas de frais de sortie sur un rachat, mais des prélèvements sociaux et, le cas échéant, un impôt sur les gains (voir la fiscalité). Le détail des cinq couches de frais et leur coût sur vingt ans : frais d’une assurance vie.
L’argent placé en assurance vie n’est jamais bloqué. La règle des huit ans concerne la fiscalité, pas la disponibilité. Trois façons de retirer :
Le droit de rachat n’appartient qu’au souscripteur. Si un bénéficiaire a accepté sa désignation depuis le 19 décembre 2007 dans les formes prévues par la loi, son accord devient nécessaire pour un rachat ou une avance : c’est l’une des raisons de bien réfléchir avant de faire accepter une clause.
Guide détaillé, délais et exemples : retirer de l’argent d’une assurance vie.
Depuis la loi Pacte de 2019, un contrat peut aussi être transféré vers un autre contrat du même assureur sans perdre son ancienneté : une piste quand un vieux contrat est chargé en frais ou pauvre en supports.
Tant que vous ne retirez rien, vous ne payez pas d’impôt sur le revenu : les gains capitalisent. L’imposition intervient lors d’un rachat, uniquement sur la part de gains retirée, et dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements. Les règles ci-dessous sont celles applicables aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017, telles que publiées par service-public.gouv.fr pour les revenus 2026.
| Ancienneté du contrat | Impôt sur les gains retirés | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 % (prélèvement forfaitaire), ou barème progressif de l’impôt sur le revenu sur option globale | 17,2 % |
| Plus de 8 ans | Abattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple) sur les gains retirés, puis 7,5 % pour les gains issus des versements jusqu’à 150 000 € et 12,8 % au-delà ; ou barème progressif sur option | 17,2 % |
L’abattement de 4 600 € ou 9 200 € s’apprécie chaque année pour l’ensemble de vos contrats ; le seuil de 150 000 € de versements aussi. Les prélèvements sociaux sont dus dans tous les cas : sur le fonds en euros, ils sont prélevés chaque année ; sur les unités de compte, au moment du rachat.
Après huit ans, un couple peut retirer chaque année 9 200 € de gains sans impôt sur le revenu, prélèvements sociaux mis à part. Étalés sur plusieurs années, des rachats partiels bien calibrés permettent de compléter des revenus, à la retraite par exemple, avec une fiscalité réduite. Les versements faits avant le 27 septembre 2017 relèvent de règles antérieures, souvent plus favorables encore : il ne faut pas les mélanger.
Règles antérieures à 2017, exonérations, déclaration et exemples : fiscalité de l’assurance vie.
Si vous choisissez une sortie en rente viagère, la rente est imposée à l’impôt sur le revenu sur une fraction qui dépend de votre âge au premier versement de la rente.
La clause bénéficiaire désigne la ou les personnes qui recevront le capital au décès de l’assuré. C’est la disposition la plus importante du contrat pour la transmission, et la plus souvent négligée.
La plupart des contrats proposent une clause type : « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales, à défaut mes héritiers ». Elle convient à beaucoup de situations, pas à toutes : couple non marié, famille recomposée, enfant à protéger, volonté de transmettre à un petit-enfant ou à une association.
Modèles de rédaction, démembrement, acceptation : la clause bénéficiaire.
La clause se modifie librement, à tout moment, tant qu’aucun bénéficiaire ne l’a acceptée avec votre accord. Elle doit être relue à chaque événement : mariage, PACS, séparation, naissance, décès d’un proche. Nous la rédigeons avec vous et la revoyons lors du point annuel.
Au décès de l’assuré, le capital est versé aux bénéficiaires désignés, en dehors de la succession civile : il ne suit pas les règles de partage entre héritiers, sous réserve de primes manifestement exagérées. Sa fiscalité propre dépend de l’âge de l’assuré au moment de chaque versement, pour les contrats souscrits depuis le 20 novembre 1991 et les versements faits depuis le 13 octobre 1998.
| Versements effectués | Fiscalité au décès (impots.gouv.fr) |
|---|---|
| Avant les 70 ans de l’assuré | Abattement de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats confondus), puis prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € et de 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Capital et gains sont concernés. |
| Après les 70 ans de l’assuré | Abattement global de 30 500 € sur les primes versées, tous contrats et tous bénéficiaires confondus, puis droits de succession selon le lien de parenté (article 757 B du CGI). Les gains produits par ces primes sont exonérés. |
Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés dans tous les cas. Le prélèvement de 20 % est retenu directement par l’assureur avant le versement.
Les versements faits après 70 ans gardent un intérêt : l’abattement de 30 500 € s’ajoute à celui de 152 500 €, et les gains produits après 70 ans sont transmis sans droits. Dans une transmission bien construite, les deux compartiments se complètent ; le bon dosage se calcule au cas par cas, avec le reste du patrimoine et les donations déjà faites.
Contrats anciens, exemples chiffrés, démarches et délais : assurance vie et succession.
Le bénéficiaire fournit à l’assureur l’acte de décès, une pièce d’identité et, selon les cas, un certificat fiscal (formulaire 2705-A). Le notaire n’intervient pas nécessairement, sauf pour les versements après 70 ans qui entrent dans le calcul des droits. Pour savoir si vous êtes bénéficiaire d’un contrat d’une personne décédée, une demande gratuite peut être faite auprès de l’Agira, l’organisme des assureurs chargé de cette recherche.
Ces enveloppes ne s’opposent pas, elles se complètent. La question est celle de l’horizon et de l’objectif.
| Enveloppe | Pour quoi | Disponibilité | Ce qui la distingue |
|---|---|---|---|
| Livret A, LDDS | Épargne de précaution | Immédiate | Capital garanti, intérêts exonérés, plafond de versement. |
| Assurance vie | Capital, projets, retraite, transmission | À tout moment | Multisupport, fiscalité allégée après 8 ans, clause bénéficiaire, pas de plafond. |
| PEA | Actions européennes | À tout moment, mais un retrait avant 5 ans ferme le plan | Gains exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans, plafond de versement, actions et ETF éligibles uniquement. |
| PER | Retraite | Bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas prévus (achat de la résidence principale, accidents de la vie) | Versements déductibles du revenu imposable ; sortie imposée. |
Une organisation fréquente : une épargne de précaution sur livret, une assurance vie comme socle, un PEA pour la poche actions long terme, un PER pour la part de l’épargne retraite qui bénéficie de la déduction. Le plan d’épargne retraite et les placements financiers ont leur propre page ; la défiscalisation aussi.
Un contrat luxembourgeois est une assurance vie souscrite auprès d’un assureur établi au Luxembourg. Pour un résident fiscal français, la fiscalité est celle de la France : le contrat est neutre fiscalement, il n’offre ni avantage ni désavantage de ce côté-là. Ce qui le distingue tient à trois points.
En contrepartie, les tickets d’entrée sont élevés et la souscription demande un accompagnement. Il s’adresse aux patrimoines importants, aux personnes mobiles internationalement et à celles qui veulent une gestion très individualisée. Si votre situation s’y prête, nous étudions avec vous l’intérêt d’un tel contrat par rapport à un contrat français. Le guide complet est sur notre page assurance vie luxembourgeoise.
Règles fiscales et de fonctionnement lues le 15 septembre 2026 sur les sites officiels : Contrat d’assurance-vie : fonctionnement et souscription (service-public.gouv.fr) ; Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (service-public.gouv.fr, revenus 2026) ; Peut-on modifier la clause bénéficiaire ? et Comment savoir si on est bénéficiaire d’un assuré décédé ? (service-public.gouv.fr) ; Je suis bénéficiaire d’une assurance vie, comment sont imposées les sommes ? (impots.gouv.fr) ; articles 990 I et 757 B du Code général des impôts. Ces règles peuvent évoluer avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Réunir dans une seule enveloppe une épargne disponible, une fiscalité qui s’allège avec le temps et une transmission organisée par la clause bénéficiaire. C’est pour cela qu’elle sert de socle à la plupart des stratégies patrimoniales, quel que soit le montant.
Des frais de gestion annuels qui pèsent sur la durée quand le contrat est mal choisi, un risque de perte en capital sur les unités de compte, une fiscalité des retraits moins douce avant huit ans, et une clause bénéficiaire trop souvent laissée en l’état. Aucun de ces points n’est rédhibitoire ; tous se traitent au choix du contrat et au suivi.
Non. Un rachat partiel ou total est possible à tout moment. Les huit ans ne concernent que la fiscalité des gains retirés, plus favorable passé ce cap.
Oui, sans limite. Détenir plusieurs contrats permet de séparer les projets, de diversifier les assureurs et de prévoir des clauses bénéficiaires différentes. Les abattements fiscaux (4 600 € ou 9 200 € par an après huit ans, 152 500 € par bénéficiaire au décès) s’apprécient toutefois pour l’ensemble des contrats.
Il n’y a pas de plafond légal de versement. Seuls comptent les seuils fiscaux : 150 000 € de versements pour le taux réduit de 7,5 % après huit ans, 152 500 € par bénéficiaire et 30 500 € après 70 ans pour la transmission.
Toute personne physique, y compris un mineur par l’intermédiaire de ses représentants légaux, et à tout âge. Après 70 ans, seule la fiscalité au décès des nouveaux versements change ; le contrat reste ouvert et alimentable.
Le capital transmis a sa fiscalité propre, distincte des droits de succession : abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis 20 % (31,25 % au-delà de 700 000 €) pour les versements faits avant 70 ans ; abattement global de 30 500 € puis droits de succession pour les versements après 70 ans. Le conjoint et le partenaire de PACS ne paient rien.
Pas nécessairement. Le capital est versé par l’assureur aux bénéficiaires sur présentation des pièces demandées, hors succession. Le notaire intervient pour les versements après 70 ans, qui entrent dans le calcul des droits, et lorsque la succession est ouverte par ailleurs.
Oui, à tout moment et librement, par simple avenant ou par testament, tant que le bénéficiaire désigné n’a pas accepté la clause avec votre accord. Après acceptation, sa signature devient nécessaire pour la modifier, comme pour tout rachat.
Sur le fonds en euros, non : le capital est garanti par l’assureur. Sur les unités de compte, oui : leur valeur suit les marchés et peut baisser. C’est l’allocation entre les deux, adaptée à l’horizon, qui fixe le niveau de risque du contrat.
Cela dépend de l’allocation : le fonds en euros rapporte le taux annoncé chaque année par l’assureur, net de frais de gestion et avant prélèvements sociaux ; les unités de compte rapportent la performance des marchés. Il n’existe pas de rendement « de l’assurance vie » en général, et nous n’en affichons aucun ici : ce qui se compare, ce sont les taux servis sur plusieurs années et les frais. Explications sur notre page rendement de l’assurance vie.
Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) indemnise chaque assuré, souscripteur ou bénéficiaire jusqu’à 70 000 € par société d’assurance, tous contrats confondus (90 000 € pour les rentes d’invalidité et d’assurance décès), en complément de ce que la liquidation restitue (fgap.fr, lu le 15 septembre 2026). Les gros encours se répartissent donc entre plusieurs assureurs. Distinct de ce cas, la loi Sapin 2 permet de limiter temporairement les rachats en cas de crise grave, sans confiscation.
Pour un rachat, au plus deux mois après la demande ; au-delà, les sommes produisent des intérêts de retard (9,98 % pendant deux mois, 13,30 % ensuite), selon service-public.gouv.fr. Au décès, l’assureur a un mois pour payer une fois toutes les pièces reçues, avec des intérêts majorés en cas de retard. En pratique, un rachat sur un contrat en ligne est souvent réglé en quelques jours.
Oui, en précisant la répartition (en pourcentage ou en parts égales) et ce qui se passe si l’un d’eux décède avant vous (représentation de ses enfants, report sur les autres). L’abattement de 152 500 € vaut pour chaque bénéficiaire : plusieurs bénéficiaires, c’est plusieurs abattements. Notre page clause bénéficiaire donne les rédactions types.
Un contrat alimenté avec des fonds communs pendant un mariage sans contrat est un bien commun, même s’il est au nom d’un seul époux : sa valeur de rachat entre dans le partage. Sous séparation de biens, chacun garde le sien. Après le divorce, la clause bénéficiaire qui désigne « mon conjoint » ne vise plus l’ex-époux, mais une clause qui le nomme expressément doit être modifiée. Nous revoyons la clause à chaque changement familial.
Oui, dès la naissance, par ses représentants légaux ; les grands-parents peuvent l’alimenter par don manuel (abattement de 31 865 € par petit-enfant tous les quinze ans), encadré par un pacte adjoint jusqu’à 25 ans. Le contrat prend date fiscalement dès l’ouverture. Détail sur assurance vie pour un enfant.
Non. Depuis la loi Pacte, un contrat peut être transféré vers un autre contrat du même assureur en conservant son antériorité fiscale ; changer d’assureur suppose un rachat, imposé, et une réouverture. Les cas où l’un ou l’autre se justifie sont sur transférer une assurance vie.
Quatre chiffres à ne pas confondre : 4 600 € (9 200 € pour un couple) par an sur les gains retirés après huit ans ; le seuil de 150 000 € de versements pour le taux de 7,5 % ; 152 500 € par bénéficiaire au décès pour les versements avant 70 ans ; 30 500 € au total pour les versements après 70 ans. Ils sont détaillés, avec exemples, sur abattements de l’assurance vie.
Les deux, le plus souvent. Le PER offre une déduction des versements du revenu imposable, utile aux contribuables fortement imposés, mais l’épargne y est bloquée jusqu’à la retraite. L’assurance vie reste disponible et se transmet mieux. La répartition dépend de votre tranche d’imposition aujourd’hui et de celle attendue à la retraite : voir notre page sur le PER.
Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.
Rachats avant et après 8 ans, abattement de 4 600 €, versements avant 2017, prélèvements sociaux, exonérations, décès : la fiscalité complète, avec des exemples.
Lire →GuideHors succession, 152 500 € par bénéficiaire, règle des 70 ans, conjoint exonéré, contrats anciens, primes exagérées, démarches et délais : la transmission de l’assurance vie expliquée.
Lire →GuideRachat partiel, rachat total, avance, rachats programmés : les trois façons de retirer, les délais, la fiscalité avant et après 8 ans, avec un exemple de calcul.
Lire →GuideFrais sur versement, de gestion, d’arbitrage, des supports, de gestion pilotée : les cinq couches, leur poids sur vingt ans, comment les comparer et les négocier.
Lire →GuideClause standard et ses limites, désignation par qualité ou par nom, « à défaut », parts, démembrement, acceptation, modification, testament : la rédaction expliquée avec des exemples.
Lire →GuideTaux du fonds en euros, participation aux bénéfices, unités de compte, frais, fiscalité, où lire les taux publiés : le rendement expliqué sans chiffre inventé.
Lire →GuideLes quatre abattements et leur usage : 4 600 / 9 200 € par an après huit ans, 152 500 € par bénéficiaire, 30 500 € après 70 ans, seuil de 150 000 €.
Lire →GuideTransfert interne chez le même assureur sans perte d’antériorité (loi Pacte), pas de transfert externe : règles, frais, quand le faire.
Lire →GuideCe que la loi Sapin 2 permet (limiter temporairement les rachats en cas de crise grave), ce qu’elle ne permet pas, et comment en tenir compte.
Lire →GuideOuverture par les représentants légaux, versements par don d’usage ou donation, pacte adjoint jusqu’à 25 ans, clause bénéficiaire, fiscalité.
Lire →Les versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Découvrir →Épargne et protectionUn contrat d’assurance vie souscrit auprès d’un assureur luxembourgeois : protection renforcée des avoirs, univers d’investissement élargi, portabilité internationale, fiscalité française inchangée pour un résident français.
Découvrir →Épargne et transmissionUn contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
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