Placements financiers·Assurance vie

Assurance vie : comprendre, choisir, transmettre

Le socle de l’épargne : disponible à tout moment, fiscalité allégée après huit ans, transmission organisée par la clause bénéficiaire. Le guide 2026, avec les règles vérifiées, et le conseil d’un cabinet indépendant.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 29 octobre 2026 · Sources officielles citées
⏱ L’essentiel en 30 secondes

L’assurance vie est-elle faite pour vous ?

🎯

Pour qui

  • Vous voulez une épargne disponible à tout moment
  • Vous pensez à transmettre à vos proches
  • Quel que soit le montant, à tout âge
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Ce que ça vous apporte

  • Une fiscalité qui s’allège après 8 ans (4 600 € de gains par an sans impôt, 9 200 € pour un couple)
  • Une transmission hors succession, 152 500 € par bénéficiaire pour les versements avant 70 ans
  • Ni plafond de versement, ni limite au nombre de contrats
⚠️

À savoir avant

  • Les unités de compte présentent un risque de perte en capital
  • Des frais de gestion qui pèsent sur la durée si le contrat est mal choisi
  • Une clause bénéficiaire à tenir à jour
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Notre avis

C’est le socle de la plupart des stratégies patrimoniales. Tout se joue au choix du contrat, de ses frais et de sa clause bénéficiaire : c’est là que nous intervenons.

En parler avec un conseiller →

Abattements et fiscalité au décès : règles 2026, sources citées plus bas sur cette page.

Trois dates qui changent tout

L’assurance vie n’est jamais bloquée : vous retirez quand vous le décidez. Mais sa fiscalité s’allège au bout de huit ans, et sa transmission dépend de l’âge auquel vous versez. Prendre date tôt, c’est tout l’enjeu.

Disponible à tout moment

Rachat partiel ou total quand vous le décidez : seule la part de gains du retrait est imposée, jamais le capital. Les huit ans ne bloquent rien, ils allègent.

Versements avant 70 ans

Au décès, chaque bénéficiaire reçoit jusqu’à 152 500 € sans droits, puis 20 % jusqu’à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Hors succession, selon la clause bénéficiaire.

Ouvertureprise de date8 ansfiscalité allégée70 anstransmission

Le cap des huit ans

Après huit ans, 4 600 € de gains par an (9 200 € pour un couple) sortent sans impôt, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.

Versements après 70 ans

Un abattement global de 30 500 € sur les primes versées, puis les droits de succession ; les gains produits par ces versements sont exonérés. Verser après 70 ans reste utile.

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Une enveloppe, quatre usages

Un seul contrat sert à épargner, à retirer, à transmettre et à préparer la retraite. Ce sont l’allocation, le rythme des versements et la clause bénéficiaire qui changent, pas l’enveloppe.

Épargner

Fonds en euros à capital garanti et unités de compte (fonds, ETF, immobilier), en gestion libre ou pilotée, en architecture ouverte.

Retirer

Rachats partiels, rachats programmés ou avance de l’assureur : l’épargne reste disponible, l’antériorité fiscale est conservée.

Transmettre

La clause bénéficiaire désigne qui reçoit le capital, hors succession dans les limites prévues par la loi, avec ses propres abattements.

Préparer la retraite

Des revenus complémentaires en capital, en rachats programmés ou en rente, quand vous le décidez, sans blocage.

Assurance vie, PER, PEA ou compte-titres ?

CritèreAssurance viePERPEACompte-titres
DisponibilitéÀ tout momentBloqué jusqu’à la retraite, sauf huit casRetraits libres après 5 ansÀ tout moment
Avantage à l’entréeAucunVersements déduits du revenu imposableAucunAucun
Plafond de versementAucunAucun (déduction plafonnée)150 000 €Aucun
Fiscalité des gains7,5 % après 8 ans et abattement, prélèvements sociaux 17,2 %Versements déduits au barème, gains à 31,4 %Après 5 ans : prélèvements sociaux seuls (18,6 % en 2026)Flat tax 31,4 % (2026)
TransmissionHors succession, 152 500 € par bénéficiairePER assurance : selon l’âge au décèsSuccessionSuccession
SupportsFonds en euros, fonds, ETF, immobilierIdem, gestion à horizon par défautActions et fonds européensTout titre

service-public.gouv.fr : fiscalité de l’assurance vie (F22414), prélèvements sociaux (F2329), PER (F34982), PEA (F2385). Règles 2026, vérifiées le 24 octobre 2026.

L’assurance vie avec OP-Invests

Un contrat n’est pas une fin en soi : il sert un projet. Nous partons du vôtre, puis nous choisissons l’enveloppe, les supports et la clause qui lui correspondent.

Des contrats choisis en architecture ouverte

OP-Invests n’a aucun contrat maison à placer. Nous sélectionnons, parmi les assureurs et plateformes que nous suivons, le contrat dont les supports, les frais et les options répondent à votre projet, et nous vous expliquons pourquoi celui-là plutôt qu’un autre. La comparaison figure dans l’étude écrite qui vous est remise.

Gestion libre, pilotée ou sous mandat

Vous choisissez vous-même vos supports, vous déléguez la gestion à un profil défini avec nous, ou vous confiez un mandat d’arbitrage à l’assureur ou à un intermédiaire en assurance, qui peut en déléguer l’exécution à une société de gestion. Le bon mode dépend du temps que vous voulez y consacrer, de votre expérience et de votre horizon ; il peut changer en cours de contrat.

La clause bénéficiaire, rédigée avec vous

C’est la clause qui décide à qui, dans quelles proportions et sous quelles conditions le capital sera versé. Nous la rédigeons avec vous, en cohérence avec votre situation familiale et vos autres dispositions (donation, testament, régime matrimonial), et nous la relisons à chaque événement de vie.

Un suivi dans la durée

Versements, arbitrages, rachats, avance, transfert, déclaration des gains : le même interlocuteur suit votre contrat après la souscription. Chaque année, un point sur la performance, les frais et l’allocation, en rendez-vous ou en visio.

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Un contrat pour chaque projet

L’assurance vie s’adapte à l’objectif : l’allocation, le rythme des versements et la clause bénéficiaire ne sont pas les mêmes.

L’assurance vie, en bref

En bref
  • Un contrat entre vous et un assureur : vous versez quand vous voulez, l’argent reste disponible, l’assureur le place sur les supports que vous avez choisis.
  • Deux grandes familles de supports : le fonds en euros, garanti en capital par l’assureur, et les unités de compte, exposées aux marchés, avec un risque de perte en capital.
  • Les gains ne sont imposés qu’en cas de retrait, et plus doucement après huit ans : abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains retirés. Les prélèvements sociaux de l’assurance vie restent à 17,2 % en 2026.
  • Au décès, le capital est versé aux bénéficiaires que vous avez désignés, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les versements faits avant 70 ans.
  • Il n’existe ni plafond de versement ni limite au nombre de contrats.

L’assurance vie est l’enveloppe la plus utilisée de l’épargne française parce qu’elle sert plusieurs projets à la fois : constituer un capital, préparer la retraite, financer un achat, et transmettre. Ce guide reprend, chapitre par chapitre, ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir un contrat ou d’en revoir un. Chaque sujet qui mérite plus de place a sa page dédiée, signalée en fin de chapitre.

Qu’est-ce qu’une assurance vie et comment fonctionne-t-elle ?

Une assurance vie est un contrat d’épargne signé entre un souscripteur et un assureur. Vous versez des sommes, librement ou de façon programmée ; l’assureur les place sur les supports que vous avez choisis et vous restitue le capital et les gains quand vous le demandez, ou les verse aux bénéficiaires désignés au décès de l’assuré. Malgré son nom, ce n’est pas une assurance décès : c’est d’abord un placement.

Souscripteur, assuré, bénéficiaire : qui fait quoi

  • Le souscripteur signe le contrat et s’engage à verser les primes. Il est seul à pouvoir demander un rachat ; il choisit les supports, fait les arbitrages et rédige la clause bénéficiaire.
  • L’assuré est la personne dont le décès déclenche le versement du capital. En général, c’est le souscripteur lui-même. Quand ce sont deux personnes différentes, l’accord de l’assuré est aussi nécessaire pour modifier la clause bénéficiaire.
  • Le ou les bénéficiaires reçoivent le capital au décès de l’assuré. Tant qu’ils n’ont pas accepté le bénéfice du contrat, le souscripteur rachète et modifie la clause sans leur accord.
  • L’assureur gère le contrat, garantit le fonds en euros et verse les sommes dues dans les délais fixés par le Code des assurances.

La souscription et le délai de renonciation

Avant de signer, l’assureur ou l’intermédiaire remet la proposition d’assurance (ou le projet de contrat) avec un modèle de lettre de renonciation, la note d’information ou son encadré, et le document d’information clé de chaque support. Une fois informé de la conclusion du contrat, vous disposez de 30 jours calendaires pour changer d’avis et récupérer vos versements. Si les informations remises étaient incomplètes, ce délai ne court qu’à partir de la remise des documents manquants, dans la limite de huit ans.

Un mineur non émancipé ne souscrit pas lui-même : ses parents agissent pour lui, avec des règles propres que nous détaillons sur assurance vie pour un enfant. Il n’y a pas d’âge maximal : on peut ouvrir et alimenter un contrat à tout âge, seule la fiscalité au décès des versements change après 70 ans.

Prendre date

La date d’effet du contrat fixe son ancienneté, et c’est cette ancienneté qui commande la fiscalité des retraits. Ouvrir un contrat tôt, même avec un versement modeste, c’est « prendre date » : le compteur des huit ans tourne pour tous les versements, y compris ceux faits plus tard. Il n’existe pas de minimum légal pour le premier versement ; chaque assureur fixe le sien.

Assurance vie ou contrat de capitalisation

Le contrat de capitalisation fonctionne comme une assurance vie, avec les mêmes supports et la même fiscalité des rachats, mais sans assuré ni clause bénéficiaire : il ne s’arrête pas au décès de son titulaire, il entre dans sa succession et peut se donner de son vivant. C’est un outil de transmission différent, souvent utilisé en complément : voir le contrat de capitalisation.

Fonds en euros ou unités de compte : où est placé votre argent ?

Un contrat multisupport, le cas général aujourd’hui, combine plusieurs familles de supports. Leur répartition, c’est l’allocation ; c’est elle qui détermine le couple rendement-risque du contrat, bien plus que le nom de l’assureur.

Le fonds en euros

Les sommes versées restent exprimées en euros. L’assureur les place sur des actifs peu risqués, principalement des obligations, et garantit le capital, le plus souvent net des frais de gestion : ce qui est acquis une année ne peut plus être perdu (l’effet de cliquet). En contrepartie, le rendement est modéré et il peut, sur une longue période, ne pas suffire à compenser l’inflation. Le taux servi est annoncé chaque année par chaque assureur, en début d’année suivante. Les prélèvements sociaux sur ces intérêts sont retenus au moment où ils sont inscrits au contrat, chaque année.

Certains contrats conditionnent l’accès au fonds en euros à une part minimale d’unités de compte, ou plafonnent les versements qui peuvent y être faits. C’est un point à lire avant de signer, pas après.

Les unités de compte

L’épargne est investie sur des supports dont la valeur varie : fonds actions ou obligataires, ETF, fonds immobiliers (SCPI, SCI, OPCI), produits structurés, fonds de private equity, selon ce que le contrat propose. L’assureur garantit le nombre d’unités, pas leur valeur. Pour l’immobilier en parts, nous avons créé SCPI Select, notre plateforme dédiée aux SCPI.

Les risques d’une unité de compte ne se résument pas à la baisse des marchés :

  • Risque de perte en capital : la valeur d’un support peut baisser, y compris durablement ; il n’y a pas de garantie de l’assureur.
  • Risque de liquidité : certains supports (immobilier, private equity) peuvent mettre du temps à être vendus ou prévoir des conditions de sortie particulières.
  • Risque de change : un fonds investi hors zone euro varie aussi avec les devises.
  • Risque propre au support : chaque document d’information clé indique un indicateur de risque sur une échelle de 1 à 7, la durée de placement recommandée et les frais courants. Ce document se lit avant d’investir.

En échange de ces risques, les unités de compte offrent un potentiel de rendement supérieur sur une longue durée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le fonds euro-croissance

Entre les deux, certains contrats proposent un fonds euro-croissance : le capital y est garanti à condition de le conserver au moins huit ans, la garantie pouvant être totale (100 % des sommes investies) ou partielle (80 %). Avant cette échéance, la valeur fluctue.

Ce que change l’architecture ouverte

Certains contrats ne proposent que les fonds de la maison ; d’autres, dits en architecture ouverte, donnent accès à des supports de nombreuses sociétés de gestion. La qualité de l’offre en unités de compte, son étendue et ses frais sont un critère de choix essentiel, plus durable que le rendement passé du fonds en euros.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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Gestion libre, pilotée ou sous mandat : quel mode de gestion choisir ?

Le mode de gestion répond à une question simple : qui décide de l’allocation et des arbitrages ?

  • Gestion libre : vous choisissez vous-même les supports et les arbitrages, seul ou avec votre conseiller. C’est le mode le plus souple ; il suppose du temps, un minimum de méthode et la discipline de ne pas tout changer au premier mouvement de marché.
  • Gestion pilotée (ou profilée) : vous choisissez un profil et l’assureur ou un gérant applique l’allocation correspondante, avec des arbitrages réguliers. La réglementation impose un minimum de supports à faible risque : 50 % pour un profil prudent, 30 % pour un profil équilibré, 20 % pour un profil dynamique ; ces parts peuvent être abaissées à 30 %, 20 % et 10 % lorsque l’horizon dépasse dix ans. Vous gardez la main sur les versements et les rachats.
  • Gestion sous mandat : vous signez un mandat d’arbitrage, par lequel vous confiez à un mandataire la faculté de décider des arbitrages selon l’orientation de gestion convenue. Seuls une entreprise d’assurance ou un intermédiaire en assurance peuvent être mandataires ; ils peuvent confier l’exécution des opérations à un prestataire de services d’investissement, si le mandat le prévoit, en restant responsables (Code des assurances, articles L. 132-27-3 à L. 132-27-5).

Ce que la loi exige du mandat d’arbitrage

Le mandat est écrit et signé des deux parties ; il précise l’orientation de gestion ou le profil d’allocation et les supports. Avant de le conclure, le mandataire vous conseille une orientation cohérente avec vos besoins et motive ce conseil par écrit ; il vérifie ensuite périodiquement que l’orientation reste adaptée. Il vous rend compte au moins une fois par an des arbitrages réalisés et ne perçoit aucune commission sur les opérations entre supports.

Le mode de gestion n’est pas définitif : on peut passer de l’un à l’autre en cours de contrat, et combiner les deux sur un même contrat lorsque l’assureur le permet. Il est courant de commencer en gestion pilotée, puis de reprendre la main sur une partie de l’allocation. Les frais de la gestion déléguée s’ajoutent à ceux du contrat : ils se comparent au service rendu.

Combien rapporte une assurance vie ?

Il n’y a pas de rendement « de l’assurance vie » : le rendement est celui des supports choisis, net des frais du contrat. Trois éléments le déterminent.

  1. Le taux du fonds en euros, fixé chaque année par l’assureur et publié en début d’année suivante. Il varie d’un assureur à l’autre et, chez un même assureur, parfois d’un contrat à l’autre. La moyenne du marché est publiée chaque année par la fédération des assureurs (France Assureurs).
  2. La performance des unités de compte, qui dépend des marchés et des supports retenus : elle peut être positive ou négative selon les années. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
  3. Les frais, qui viennent en déduction : frais sur versement, frais de gestion annuels du contrat, frais propres à chaque support.

Comparer deux contrats sur le seul taux du fonds en euros de l’an dernier est l’erreur la plus fréquente. Ce qui compte, c’est le rendement net attendu de l’allocation dans son ensemble, sur votre horizon. Pour mesurer l’effet du temps, de vos versements et des frais : simulateur d’assurance vie et simulateur d’intérêts composés. Comment lire un taux servi et ce qui réduit le rendement affiché : rendement de l’assurance vie. Nous ne publions pas de chiffre de performance sur cette page : nous vous présentons, en rendez-vous, l’historique documenté des contrats et des supports que nous vous proposons.

Quels sont les frais d’une assurance vie ?

Les frais sont l’élément le plus prévisible de la performance d’un contrat : un rendement varie chaque année, des frais de gestion se prélèvent tous les ans, quoi qu’il arrive. Ils doivent tous figurer dans les documents remis avant la souscription.

FraisQuandCe qu’il faut regarder
Frais sur versement (ou d’entrée)À chaque versementProportionnels ou forfaitaires ; ils varient fortement d’un contrat à l’autre.
Frais de gestion du contratChaque année, sur l’encoursSouvent différents entre le fonds en euros et les unités de compte. C’est le poste qui pèse le plus sur la durée.
Frais d’arbitrageÀ chaque changement de supportsForfaitaires ou proportionnels ; certains contrats en offrent un nombre chaque année.
Frais des supportsInclus dans la valeur des unités de compteFrais courants de chaque fonds, indiqués dans son document d’information clé. Les ETF sont en général moins chargés que les fonds gérés activement.
Frais de gestion pilotée ou de mandatChaque année, en plusRémunèrent la délégation ; à mettre en face du service rendu.

Un contrat peut prévoir des indemnités en cas de rachat. En règle générale au plus 5 % de l’épargne, et aucune indemnité après dix ans à compter de la date d’effet du contrat ; des plafonds plus élevés (10 % ou 20 %) et des exceptions à la règle des dix ans existent pour certaines unités de compte investies en actifs non cotés (Code des assurances, article R. 132-5-3). Beaucoup de contrats n’en prévoient pas. Un retrait supporte en revanche les prélèvements sociaux et, le cas échéant, l’impôt sur la part de gains (voir la fiscalité). Le détail des cinq couches de frais et leur coût sur vingt ans : frais d’une assurance vie. Les nôtres sont juste après.

Assurance vie en ETF, 0 % sur les versements : nos frais et ce que ça donne dans le temps

Notre assurance vie est le contrat Vie Plus Impact, assuré par Suravenir (Vie Plus) et proposé par OP-Invests, investi en ETF. Ses principaux frais :

  • 0 % de frais sur les versements : versement initial, versements libres et versements programmés.
  • Des frais de gestion annuels tout compris (assureur et conseil OP-Invests), à un seul taux appliqué à tout le contrat selon sa valeur, sur les unités de compte (tableau ci-dessous).
  • En plus, les frais propres des ETF, prélevés par leurs sociétés de gestion dans la valeur de la part. Ils dépendent des ETF choisis et figurent dans le document d’information clé de chacun : nos exemples retiennent 0,2 % par an, une hypothèse. Chaque achat ou vente d’un ETF coûte 0,10 % du montant de l’opération.
FormuleValeur du contratFrais de gestion par an, tout compris
EssentielDès 500 €1,10 %
PatrimoineDès 100 000 €1 %
PrivéDès 500 000 €0,95 %
HéritageDès 1 000 000 €0,75 %

Les frais du fonds en euros du contrat sont indiqués dans les documents remis avant toute souscription.

Pour comparer avec un autre contrat : comment lire les frais d’une assurance vie, ce qu’a été le rendement de l’assurance vie, et notre simulateur d’assurance vie pour vos propres versements.

Ce que ça donne dans le temps : trois profils

Pour mesurer l’effet du temps et des frais, nous retenons trois profils, définis par un rendement supposé des supports avant frais : Prudent 3 % par an, Modéré 6 %, Dynamique 9 %. On en retire nos frais de gestion et les frais des ETF (0,2 %, hypothèse). Exemple d’un versement unique, sans versement ensuite, valeur du contrat avant impôt et prélèvements sociaux :

Profil, rendement avant frais10 000 €, à 10 ans10 000 €, à 20 ans100 000 €, à 10 ans100 000 €, à 20 ans
Prudent, 3 %11 836 €14 009 €119 530 €142 875 €
Modéré, 6 %15 829 €25 057 €159 813 €255 403 €
Dynamique, 9 %20 997 €44 087 €211 928 €449 133 €

10 000 € relèvent de la formule Essentiel : 1,10 % + 0,2 % = 1,3 % de frais par an, soit un rendement net de 1,7 %, 4,7 % ou 7,7 %. 100 000 € relèvent de la formule Patrimoine : 1 % + 0,2 % = 1,2 %, soit 1,8 %, 4,8 % ou 7,8 %. Calcul : chaque année, le rendement avant frais moins les frais, capitalisé (par exemple 100 000 € × 1,04820 = 255 403 €). Dans ces exemples, la valeur du contrat ne franchit pas le seuil de la formule suivante.

Ces rendements sont des hypothèses, non garanties. Ce ne sont ni des prévisions ni des performances passées, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les marchés peuvent baisser, une année peut être négative, et le capital investi en unités de compte présente un risque de perte en capital. Simulation indicative et non contractuelle, qui ne constitue pas un conseil en investissement.

Pour votre montant, votre durée et l’impôt au retrait, et pour comparer avec un livret, un PER ou un PEA : notre comparateur de placements.

Versements et disponibilité : rachat, avance, transfert

Verser : librement, régulièrement ou en une fois

Le contrat s’alimente par une prime unique, par des versements libres (l’assureur peut fixer un minimum) ou par des versements programmés. Il n’y a pas de plafond légal, mais les primes ne doivent pas être excessives au regard de votre situation financière et familiale : des primes « manifestement exagérées eu égard à vos facultés » peuvent être réintégrées dans la succession à la demande des héritiers (Code des assurances, article L. 132-13). Les versements programmés lissent le prix d’entrée sur les unités de compte et installent une discipline d’épargne.

Retirer : l’argent n’est jamais bloqué

La règle des huit ans concerne la fiscalité, pas la disponibilité. Trois façons de récupérer de l’argent :

  • Le rachat partiel : vous retirez une somme, le contrat continue avec son ancienneté. Chaque rachat contient une part de capital, jamais imposée, et une part de gains, imposable. Il peut être programmé (mensuel, trimestriel) sur la plupart des contrats.
  • Le rachat total : vous retirez tout, le contrat est clôturé et son antériorité fiscale est perdue. À éviter quand un rachat partiel suffit.
  • L’avance : si le contrat la prévoit, l’assureur vous prête une somme, limitée à un pourcentage de la valeur de rachat, moyennant un intérêt. Ce n’est pas un rachat : elle n’est pas imposée, sauf si elle n’est pas remboursée, auquel cas elle peut être traitée comme un rachat partiel.

L’assureur doit verser un rachat dans les deux mois de la demande. Au-delà, les sommes produisent des intérêts au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal. En pratique, un rachat est souvent réglé bien plus vite.

Le droit de rachat n’appartient qu’au souscripteur. Si un bénéficiaire a accepté sa désignation dans les formes prévues par la loi (avenant signé à trois, ou écrit signé avec le souscripteur et notifié à l’assureur), son accord devient nécessaire pour un rachat comme pour une avance (pour une acceptation intervenue depuis le 19 décembre 2007) : c’est l’une des raisons de bien réfléchir avant de faire accepter une clause. Guide détaillé, délais et stratégies de retrait : retirer de l’argent d’une assurance vie.

Transférer sans perdre l’antériorité

Un contrat ancien peut être transformé, par avenant ou par souscription d’un nouveau contrat chez le même assureur, sans que l’opération soit traitée fiscalement comme un dénouement, à condition qu’une part des sommes soit affectée à des unités de compte ou à de l’euro-croissance (article 125-0 A du Code général des impôts). Changer d’assureur, en revanche, suppose un rachat, imposé, puis une nouvelle souscription. Les cas où l’un ou l’autre se justifie : transférer une assurance vie.

En cas de crise ou de défaillance d’un assureur

Deux mécanismes distincts existent. La loi Sapin 2 permet au Haut Conseil de stabilité financière, en cas de menace grave sur le système financier, de limiter temporairement les rachats, sans confisquer l’épargne. Et si un assureur fait défaut, le Fonds de garantie des assurances de personnes indemnise les assurés dans la limite d’un plafond par personne et par assureur. Les deux sont expliqués sur assurance vie et loi Sapin 2 ; pour les gros encours, ils justifient de répartir l’épargne entre plusieurs assureurs.

Quelle est la fiscalité de l’assurance vie avant et après 8 ans ?

Tant que vous ne retirez rien, vous ne payez pas d’impôt sur le revenu : les gains capitalisent. L’imposition intervient lors d’un rachat, uniquement sur la part de gains retirée, et dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements. Les règles ci-dessous sont celles applicables aux versements effectués depuis le 27 septembre 2017.

Ancienneté du contratImpôt sur les gains retirésPrélèvements sociaux
Moins de 8 ans12,8 % (prélèvement forfaitaire), ou barème progressif de l’impôt sur le revenu sur option globale17,2 %
8 ans et plusAbattement annuel de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple soumis à imposition commune) sur les gains retirés, puis 7,5 % pour les gains issus des versements jusqu’à 150 000 € et 12,8 % au-delà ; ou barème progressif sur option17,2 %

L’abattement s’apprécie chaque année pour l’ensemble de vos contrats ; le seuil de 150 000 € aussi, sur les versements non encore rachetés au 31 décembre de l’année précédant le rachat. L’assureur retient un acompte au moment du rachat (12,8 % avant huit ans, 7,5 % après), sauf dispense demandée par les foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour un couple), régularisé lors de la déclaration de revenus, où l’abattement est appliqué.

Pourquoi 17,2 % et pas 18,6 %

Depuis les revenus de 2026, les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement sont de 18,6 % en règle générale, la CSG passant à 10,6 %. L’article L. 136-8 du Code de la sécurité sociale, dans sa version issue de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, maintient toutefois la CSG à 9,2 % pour les produits des contrats d’assurance vie et de capitalisation : le total reste de 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %). Sur le fonds en euros, ils sont retenus chaque année à l’inscription des intérêts ; sur les unités de compte, au rachat ou au décès.

Les cas d’exonération d’impôt

Les gains d’un rachat sont exonérés d’impôt sur le revenu, quelle que soit l’ancienneté, en cas de licenciement, de mise à la retraite anticipée, d’invalidité de 2e ou 3e catégorie, ou de liquidation judiciaire avec cessation d’une activité non salariée, du souscripteur ou de son conjoint ou partenaire de PACS, si le rachat intervient avant la fin de l’année suivant l’événement. La rupture conventionnelle et la fin d’un CDD ne sont pas assimilées à un licenciement. Les prélèvements sociaux restent dus.

Une sortie en rente viagère est imposée selon le régime des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction de la rente, qui dépend de votre âge au premier versement, entre dans le revenu imposable. Règles antérieures à 2017, déclaration et exemples : fiscalité de l’assurance vie ; les quatre abattements à ne pas confondre : abattements de l’assurance vie.

Trois exemples chiffrés

Trois situations fréquentes, calculées sur les règles 2026 ci-dessus, pour des versements faits depuis le 27 septembre 2017 et des contrats investis en unités de compte (les prélèvements sociaux y sont dus au rachat ou au décès). Ce sont des illustrations : la valeur d’un contrat en unités de compte peut baisser, et le calcul se refait sur votre situation réelle.

1. Le même rachat avant et après huit ans

Claire, célibataire, détient un contrat qui vaut 60 000 € pour 48 000 € versés : 12 000 € de gains, soit 20 % de la valeur. Elle retire 15 000 €. La part de gains de ce retrait est de 15 000 × 12 000 ÷ 60 000 = 3 000 € ; les 12 000 € restants sont du capital, jamais imposé.

CritèreContrat de moins de 8 ansContrat de 8 ans et plus
Impôt sur le revenu3 000 × 12,8 % = 384 €0 € (3 000 € sous l’abattement de 4 600 €)
Prélèvements sociaux3 000 × 17,2 % = 516 €3 000 × 17,2 % = 516 €
Coût total900 €516 €
Net perçu14 100 €14 484 €

Ce que montre l’exemple : passer le cap des huit ans ne change rien à la disponibilité, mais il supprime ici l’impôt sur le revenu. Quand un besoin peut attendre quelques mois, regarder la date anniversaire du contrat avant de racheter vaut la peine.

2. Un couple qui complète sa retraite

Marc et Hélène, mariés, ont un contrat de plus de huit ans qui vaut 200 000 € pour 140 000 € versés : 60 000 € de gains, soit 30 % de la valeur. Ils veulent compléter leurs revenus par des rachats partiels.

  • Le rachat qui ne coûte aucun impôt : la part de gains doit rester sous 9 200 €. Avec 30 % de gains, cela autorise un rachat d’environ 9 200 ÷ 30 % = 30 666 € par an. Seuls les prélèvements sociaux sont dus : 9 200 × 17,2 % = 1 582,40 € (un acompte d’environ 690 € est retenu au rachat puis restitué à la déclaration, sauf dispense).
  • S’ils retirent 40 000 € : la part de gains est de 40 000 × 30 % = 12 000 €. Après l’abattement, 2 800 € sont imposés à 7,5 % (leurs versements restent sous 150 000 €), soit 210 € d’impôt, plus 12 000 × 17,2 % = 2 064 € de prélèvements sociaux. Ils perçoivent 37 726 €. L’assureur retient d’abord un acompte de 7,5 % sur les 12 000 € de gains (900 €), puis l’abattement est appliqué à la déclaration et l’excédent restitué.

Ce que montre l’exemple : après huit ans, le coût fiscal d’un revenu complémentaire tiré de l’assurance vie est faible, à condition de calibrer les rachats chaque année. La proportion de gains évolue avec le contrat : le calcul se refait tous les ans. Pour tester vos propres chiffres : simulateur d’assurance vie.

3. Transmettre à deux enfants

Jean, veuf, décède à 78 ans. Son contrat désigne ses deux enfants par parts égales. Il avait versé 300 000 € avant ses 70 ans, qui valent 420 000 € au décès, et 60 000 € après ses 70 ans, qui valent 75 000 €. Il n’a pas d’autre contrat.

  • Les versements d’avant 70 ans (article 990 I) : chaque enfant reçoit 210 000 €. Après l’abattement de 152 500 €, 57 500 € sont taxés à 20 %, soit 11 500 € par enfant, 23 000 € au total, retenus par l’assureur avant le versement. Avec un seul enfant bénéficiaire, le prélèvement aurait été de (420 000 − 152 500) × 20 % = 53 500 € : chaque bénéficiaire a son propre abattement.
  • Les versements d’après 70 ans (article 757 B) : seules les primes comptent. 60 000 − 30 500 = 29 500 € entrent dans la succession, soit 14 750 € par enfant, soumis aux droits de succession après l’abattement de 100 000 € en ligne directe, s’il n’est pas déjà absorbé par le reste de la succession. Les 15 000 € de gains produits par ces primes ne sont pas taxés à ce titre.

Au décès, les gains des unités de compte qui n’ont pas encore supporté les prélèvements sociaux les supportent à ce moment. Ce que montre l’exemple : le nombre de bénéficiaires, l’âge des versements et la rédaction de la clause comptent autant que le montant. Pour l’ensemble d’une succession : simulateur de droits de succession.

Comment rédiger la clause bénéficiaire ?

La clause bénéficiaire désigne la ou les personnes qui recevront le capital au décès de l’assuré. C’est la disposition la plus importante du contrat pour la transmission, et la plus souvent négligée.

La clause standard

La plupart des contrats proposent une clause type : « mon conjoint, à défaut mes enfants nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales, à défaut mes héritiers ». Elle convient à beaucoup de situations, pas à toutes : couple non marié, famille recomposée, enfant à protéger, volonté de transmettre à un petit-enfant ou à une association.

Les points à décider

  • Qui : nommer les bénéficiaires par leur qualité (« mon conjoint ») ou par leur identité complète, et prévoir des bénéficiaires de second rang (« à défaut »).
  • Combien : par parts égales ou en pourcentages, en prévoyant ce qui se passe si l’un des bénéficiaires décède avant vous (représentation par ses enfants, ou report sur les autres). Désigner plusieurs bénéficiaires, c’est aussi multiplier les abattements de 152 500 €.
  • Comment : en pleine propriété, ou en démembrement (l’usufruit au conjoint, la nue-propriété aux enfants), un outil utile mais qui se rédige avec soin.
  • Où : dans le contrat, par avenant, ou par testament, qui reste secret jusqu’au décès ; dans ce cas, mieux vaut informer l’assureur de l’existence du testament, car un assureur qui a payé de bonne foi l’ancien bénéficiaire ne peut plus être mis en cause.

La clause se modifie librement, à tout moment et autant de fois que vous le souhaitez, tant qu’aucun bénéficiaire ne l’a acceptée ; l’assureur ne peut pas s’y opposer. Après acceptation, elle devient irrévocable sans l’accord du bénéficiaire. Elle doit être relue à chaque événement : mariage, PACS, séparation, divorce, naissance, décès d’un proche. Modèles de rédaction, démembrement, acceptation : la clause bénéficiaire.

Assurance vie et succession : que se passe-t-il au décès ?

Au décès de l’assuré, le capital est versé aux bénéficiaires désignés, en dehors de la succession civile : il n’est soumis ni au rapport ni à la réduction pour atteinte à la réserve des héritiers, sauf primes manifestement exagérées (article L. 132-13 du Code des assurances). Sa fiscalité propre dépend de l’âge de l’assuré au moment de chaque versement.

Versements effectuésFiscalité au décès
Avant les 70 ans de l’assuréAbattement de 152 500 € par bénéficiaire (tous contrats confondus), puis prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € de part taxable et de 31,25 % au-delà (article 990 I du CGI). Capital et gains sont concernés.
Après les 70 ans de l’assuréAbattement global de 30 500 € sur les primes versées, tous contrats et tous bénéficiaires confondus, puis droits de succession selon le lien de parenté (article 757 B du CGI). Les gains produits par ces primes ne sont pas taxés à ce titre.

Le conjoint survivant et le partenaire de PACS sont exonérés de droits de succession, et le prélèvement de l’article 990 I ne s’applique pas aux bénéficiaires exonérés. Le prélèvement de 20 % est retenu directement par l’assureur avant le versement.

Avant ou après 70 ans : deux compartiments, pas une hiérarchie

Les versements faits après 70 ans gardent un intérêt : l’abattement de 30 500 € s’ajoute à celui de 152 500 €, et les gains produits après 70 ans sont transmis sans droits. Dans une transmission bien construite, les deux compartiments se complètent ; le bon dosage se calcule au cas par cas, avec le reste du patrimoine et les donations déjà faites.

Le déblocage des fonds

Une fois informé du décès et de l’identité du bénéficiaire, l’assureur a quinze jours pour demander les pièces nécessaires, puis un mois, après leur réception, pour verser le capital ; en cas de retard, les sommes produisent des intérêts au double du taux légal pendant deux mois, puis au triple (article L. 132-23-1 du Code des assurances). Le notaire n’intervient pas nécessairement ; les versements faits après 70 ans sont déclarés avec la succession, car ils entrent dans le calcul des droits. Pour savoir si vous êtes bénéficiaire d’un contrat d’une personne décédée, la demande auprès de l’Agira est gratuite ; au-delà de dix ans, les sommes non réclamées ont été transférées à la Caisse des dépôts et se recherchent sur Ciclade. Contrats anciens, exemples, démarches : assurance vie et succession.

Comment choisir une assurance vie ?

La « meilleure assurance vie » n’existe pas en général : il existe le contrat qui convient à un projet, à un montant et à un horizon. Nous ne publions pas de classement ; voici les critères que nous examinons, dans cet ordre, avant de proposer un contrat.

  1. Les frais, couche par couche : sur versement, de gestion du contrat (en euros et en unités de compte), d’arbitrage, des supports, de la gestion déléguée. Sur vingt ans, un écart de frais de gestion annuels pèse plus que la plupart des écarts de rendement.
  2. L’offre en unités de compte : nombre et diversité des supports, présence d’ETF peu chargés, accès à des sociétés de gestion variées (architecture ouverte), supports immobiliers ou non cotés si votre projet s’y prête.
  3. Le fonds en euros et ses conditions : historique des taux servis sur plusieurs années plutôt que le dernier, conditions d’accès (part minimale d’unités de compte, plafond de versement), existence d’un fonds euro-croissance.
  4. Les modes de gestion proposés : gestion libre, profils pilotés, mandat d’arbitrage, et possibilité d’en changer.
  5. Les options : versements et rachats programmés, avance, sécurisation des plus-values, limitation des moins-values, rééquilibrage automatique.
  6. La solidité de l’assureur : chaque assureur publie chaque année un rapport sur sa solvabilité et sa situation financière ; pour les gros encours, la répartition entre plusieurs assureurs ajoute une sécurité.
  7. La souplesse de la clause bénéficiaire : clause rédigée librement, démembrement possible, acceptation des testaments.
  8. Le service : délai de traitement des opérations, espace en ligne, qualité des relevés, interlocuteur identifié.

Un contrat ouvert depuis longtemps chez une banque n’est pas forcément à fermer : son antériorité fiscale a une valeur, et une transformation chez le même assureur peut suffire. La méthode complète, avec les questions à poser : choisir son assurance vie. Pour les patrimoines importants ou mobiles internationalement, la comparaison s’étend à l’assurance vie luxembourgeoise.

Assurance vie, PEA, PER ou livret A : quelle enveloppe pour quel projet ?

Ces enveloppes ne s’opposent pas, elles se complètent. La question est celle de l’horizon et de l’objectif.

EnveloppePour quoiDisponibilitéCe qui la distingue
Livret A, LDDSÉpargne de précautionImmédiateCapital garanti, intérêts exonérés, plafond de versement.
Assurance vieCapital, projets, retraite, transmissionÀ tout momentMultisupport, fiscalité allégée après 8 ans, clause bénéficiaire, pas de plafond.
Contrat de capitalisationCapital, transmission par donationÀ tout momentMême fiscalité des rachats, pas de clause bénéficiaire, entre dans la succession.
PEAActions européennesÀ tout moment, avec des conséquences sur le plan avant 5 ansGains exonérés d’impôt sur le revenu après 5 ans, plafond de versement, actions et ETF éligibles uniquement.
PERRetraiteBloquée jusqu’à la retraite, sauf huit cas de déblocage anticipé (dont l’achat de la résidence principale)Versements déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond ; sortie imposée.

Une organisation fréquente : une épargne de précaution sur livret, une assurance vie comme socle, un PEA pour la poche actions long terme, un PER pour la part de l’épargne retraite qui bénéficie de la déduction. Assurance vie ou PER pour la retraite ? Le plus souvent les deux : le PER est intéressant quand votre taux marginal d’imposition est élevé aujourd’hui et le sera moins à la retraite, l’assurance vie garde la disponibilité et la transmission. Le plan d’épargne retraite, le PEA et les placements financiers ont leur propre page.

Les erreurs fréquentes

Ce sont celles que nous rencontrons le plus souvent en relisant des contrats existants. Aucune n’est grave si on la repère tôt.

  • Choisir sur le taux du fonds en euros de l’an dernier, sans regarder les frais de gestion, les conditions d’accès au fonds ni l’offre en unités de compte.
  • Laisser une clause bénéficiaire standard alors que la situation familiale a changé, ou désigner un bénéficiaire sans prévoir de second rang.
  • Faire accepter la clause sans en mesurer la conséquence : l’accord du bénéficiaire devient nécessaire pour tout rachat, toute avance et toute modification.
  • Racheter totalement un vieux contrat pour en ouvrir un nouveau : l’antériorité fiscale est perdue, alors qu’une transformation chez le même assureur ou des rachats partiels étaient possibles.
  • Attendre d’avoir une grosse somme pour ouvrir un contrat : c’est la date d’effet qui fait courir les huit ans, pas le montant.
  • Racheter quelques semaines avant les huit ans sans avoir vérifié la date anniversaire du contrat (exemple 1 ci-dessus).
  • Laisser dormir l’abattement annuel : après huit ans, des rachats partiels calibrés sur 4 600 € ou 9 200 € de gains, à cheval sur deux années civiles si besoin, allègent l’impôt sans réduire la disponibilité.
  • Verser de grosses sommes après 70 ans sans calcul, ou au contraire s’en interdire par principe : les deux compartiments ont leur place.
  • Confondre disponibilité et fiscalité : l’argent n’est pas bloqué huit ans.
  • Mal accorder l’allocation à l’horizon : tout sur le fonds en euros pour un projet à vingt ans, ou tout en unités de compte à deux ans d’un achat immobilier.
  • Ne jamais revoir l’allocation : sans arbitrage ni rééquilibrage, un profil prudent peut devenir dynamique après une forte hausse, et inversement.
  • Garder toute son épargne de précaution dans le contrat : en cas de crise grave, les rachats peuvent être temporairement limités (loi Sapin 2). Une réserve sur livret reste utile.

L’assurance vie luxembourgeoise : pour qui ?

Un contrat luxembourgeois est une assurance vie souscrite auprès d’un assureur établi au Luxembourg. Pour un résident fiscal français, la fiscalité reste celle de la France. Ce qui le distingue : un régime de protection des actifs propre au Luxembourg, un univers d’investissement plus large (fonds dédiés ou internes, titres en direct, plusieurs devises) et la portabilité du contrat en cas de changement de pays de résidence. En contrepartie, les montants d’entrée sont élevés et la souscription demande un accompagnement : il s’adresse aux patrimoines importants et aux personnes mobiles internationalement. Le guide complet est sur notre page assurance vie luxembourgeoise.

Sources et textes de référence

Nos frais (chapitre « Nos frais et ce que ça donne dans le temps ») : grille de frais OP-Invests, offre Vie Plus Impact arrêtée le 23 octobre 2026 d’après la présentation du contrat remise par Vie Plus en octobre 2026 ; frais des ETF et rendements des profils : hypothèses d’OP-Invests, non garanties ; calculs OP-Invests du 29 octobre 2026. Règles lues le 24 octobre 2026 sur les sites officiels. Service-public.gouv.fr : Contrat d’assurance-vie : fonctionnement (vérifiée le 25 septembre 2026), souscription (vérifiée le 8 octobre 2026), Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (vérifiée le 15 avril 2026), prélèvements sociaux (vérifiée le 30 juin 2026), Peut-on modifier la clause bénéficiaire ? (vérifiée le 25 septembre 2026), Comment savoir si on est bénéficiaire d’un assuré décédé ? (vérifiée le 8 octobre 2026), droits de succession (vérifiée le 9 février 2026), déblocage anticipé du PER (vérifiée le 12 octobre 2026). Légifrance, versions en vigueur au 24 octobre 2026 : Code des assurances, article A. 132-5-4 (minimums de supports à faible risque en gestion pilotée) et article R. 132-5-3 (indemnités de rachat, version issue du décret n° 2024-539 du 12 juin 2024) ; Code général des impôts, articles 125-0 A, 200 A, 990 I et 757 B ; Code de la sécurité sociale, articles L. 136-7 et L. 136-8 (version issue de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) ; Code des assurances, articles L. 132-13, L. 132-23-1 et L. 132-27-3 à L. 132-27-5. Exemples chiffrés : calculs d’OP-Invests sur ces règles. Ces règles peuvent évoluer avec chaque loi de finances et chaque loi de financement de la sécurité sociale : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 29 octobre 2026
Quel est l’intérêt d’avoir une assurance vie ?

Réunir dans une seule enveloppe une épargne disponible, une fiscalité qui s’allège avec le temps et une transmission organisée par la clause bénéficiaire, hors succession dans les limites prévues par la loi. C’est pour cela qu’elle sert de socle à la plupart des stratégies patrimoniales, quel que soit le montant.

Quels sont les inconvénients de l’assurance vie ?

Des frais de gestion annuels qui pèsent sur la durée quand le contrat est mal choisi, un risque de perte en capital sur les unités de compte, une fiscalité des retraits moins douce avant huit ans, un fonds en euros dont le rendement peut rester sous l’inflation, et une clause bénéficiaire trop souvent laissée en l’état. Aucun de ces points n’est rédhibitoire ; tous se traitent au choix du contrat et au suivi.

Quelle est la meilleure assurance vie en 2026 ?

Il n’y en a pas une pour tout le monde, et nous ne publions pas de classement. Le bon contrat est celui dont les frais, l’offre en unités de compte, le fonds en euros et ses conditions d’accès, les modes de gestion et les options correspondent à votre projet et à votre horizon. Les critères sont détaillés plus haut et sur notre page choisir son assurance vie.

Fonds en euros ou unités de compte : que choisir ?

Le plus souvent, les deux, dans une proportion qui dépend de votre horizon et de votre tolérance au risque. Le fonds en euros garantit le capital mais rapporte peu ; les unités de compte visent un rendement supérieur sur la durée, avec un risque de perte en capital. Plus le projet est proche, plus la part garantie doit être importante. La gestion pilotée encadre ce dosage par profil.

L’argent est-il bloqué pendant huit ans ?

Non. Un rachat partiel ou total est possible à tout moment, et l’assureur doit payer dans les deux mois de la demande. Les huit ans ne concernent que la fiscalité des gains retirés, plus favorable passé ce cap.

Peut-on perdre de l’argent avec une assurance vie ?

Sur le fonds en euros, non : le capital est garanti par l’assureur, le plus souvent net des frais de gestion. Sur les unités de compte, oui : leur valeur suit les marchés et peut baisser. C’est l’allocation entre les deux, adaptée à l’horizon, qui fixe le niveau de risque du contrat.

Quel montant maximum peut-on verser sur une assurance vie ?

Il n’y a pas de plafond légal de versement, à condition que les primes ne soient pas manifestement exagérées au regard de votre situation. Seuls comptent les seuils fiscaux : 150 000 € de versements pour le taux réduit de 7,5 % après huit ans, 152 500 € par bénéficiaire et 30 500 € après 70 ans pour la transmission.

Quels sont les abattements de l’assurance vie ?

Quatre chiffres à ne pas confondre : 4 600 € (9 200 € pour un couple) par an sur les gains retirés après huit ans ; le seuil de 150 000 € de versements pour le taux de 7,5 % ; 152 500 € par bénéficiaire au décès pour les versements avant 70 ans ; 30 500 € au total pour les versements après 70 ans. Ils sont détaillés, avec exemples, sur abattements de l’assurance vie.

L’héritage d’une assurance vie est-il imposable ?

Le capital transmis a sa fiscalité propre, distincte des droits de succession : abattement de 152 500 € par bénéficiaire puis 20 % (31,25 % au-delà de 700 000 € de part taxable) pour les versements faits avant 70 ans ; abattement global de 30 500 € puis droits de succession pour les versements après 70 ans. Le conjoint et le partenaire de PACS ne paient rien. Détail : assurance vie et succession.

Peut-on avoir plusieurs assurances vie ?

Oui, sans limite. Détenir plusieurs contrats permet de séparer les projets, de répartir l’épargne entre plusieurs assureurs et de prévoir des clauses bénéficiaires différentes. Les abattements fiscaux (4 600 € ou 9 200 € par an après huit ans, 152 500 € par bénéficiaire au décès) s’apprécient toutefois pour l’ensemble des contrats.

Aller plus loin

Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.

Guide

Fiscalité de l’assurance vie

Rachats avant et après 8 ans, seuil de 150 000 €, abattement de 4 600 €, versements avant 2017, prélèvements sociaux, rente, IFI : la fiscalité complète, avec des exemples.

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Guide

Assurance vie et succession

Hors succession, 152 500 € par bénéficiaire, règle des 70 ans, conjoint exonéré, clause démembrée, primes exagérées, trois exemples chiffrés, démarches et délais.

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Guide

Retirer de l’argent d’une assurance vie

Rachat partiel, total ou programmé, avance : délais légaux, calcul de la part de gains, abattement, seuil de 150 000 €, dispense d’acompte, exonérations, bénéficiaire acceptant, deux exemples.

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Guide

Frais de l’assurance vie

Frais sur versement, de gestion, d’arbitrage, des supports, de mandat, indemnités de rachat : leur coût sur vingt ans chiffré, les documents où les lire, le transfert, la grille de comparaison.

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Guide

Clause bénéficiaire

Clause type, nominative, démembrée ou par testament, rangs et représentation, acceptation et ses effets, modification, erreurs fréquentes, fiscalité au décès, recherche des contrats, deux exemples.

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Guide

Rendement et taux de l’assurance vie

Fonds en euros et participation aux bénéfices, taux moyen 2025 publié par l’ACPR, unités de compte et leurs risques, frais, fiscalité, exemple chiffré sur hypothèses.

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Guide

Abattements de l’assurance vie

L’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € pas à pas : assiette, ordre d’imputation, seuil de 150 000 €, acompte, exemples, et les abattements au décès en résumé.

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Guide

Transférer une assurance vie

Transformation chez le même assureur sans conséquences fiscales d’un dénouement (CGI 125-0 A, I, 2°), rachat obligatoire pour changer d’assureur, coût chiffré, piège de l’article 757 B après 70 ans, démarche.

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Guide

Loi Sapin 2 et assurance vie

Le texte exact de l’article L. 631-2-1 (mesures, procédure, durées), ce qu’il ne permet pas, la garantie de 70 000 € du fonds de garantie, l’assurance vie luxembourgeoise, les bons réflexes.

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Assurance vie pour un enfant

Contrat au nom de l’enfant (interdit sur sa tête avant 12 ans, consentement à partir de 12 ans), contrat d’un parent au profit de l’enfant, mineur émancipé, donations, pacte adjoint, fiscalité.

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Guide

Gestion sous mandat

Gestion libre, pilotée ou sous mandat : le cadre du mandat d’arbitrage, le profil de risque, les frais, les montants et la façon de juger un gérant.

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Choisir son assurance vie

Frais, fonds en euros, unités de compte, modes de gestion, souplesse, solidité de l’assureur, contrat de banque ou architecture ouverte : la grille pour juger un contrat d’assurance vie.

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