
Le non coté n’est ni un produit miracle ni une mode : c’est une classe d’actifs exigeante, illiquide, qui rémunère la patience. Elle a sa place dans un patrimoine déjà constitué, en proportion mesurée.

Le private equity immobilise l’argent pendant huit à dix ans et peut perdre une partie du capital. Nous fixons d’abord la part du patrimoine financier qui peut s’en passer sans gêne, souvent une fraction modeste, puis nous la répartissons sur plusieurs millésimes pour lisser les points d’entrée.
Un fonds de private equity vaut ce que vaut son équipe : stratégie (capital-développement, transmission, infrastructures, dette privée, secondaire), historique des fonds précédents, alignement des intérêts, frais. Nous analysons la documentation réglementaire et nous vous expliquons ce que nous en retenons.
Le même fonds peut se loger dans un compte-titres, une assurance vie, un PER ou un contrat de capitalisation, avec une fiscalité et une liquidité différentes. Les FCPR offrent une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans ; l’assurance vie apporte la sienne. Nous choisissons l’enveloppe selon votre situation.
Appels de fonds, rapports de gestion, distributions, valeur liquidative : nous suivons vos engagements dans le temps et nous vous tenons informé de la vie du fonds, jusqu’à la liquidation.










Une classe d’actifs de diversification, pour un patrimoine qui a déjà son socle.
Les entreprises non cotées ne suivent pas la Bourse au jour le jour ; sur la durée, elles apportent une source de performance différente.
Pourquoi investir →Long termeUn capital immobilisé huit à dix ans, pour un potentiel de rendement supérieur aux actifs liquides, en contrepartie du risque.
Comment investir →FiscalitéFCPR après cinq ans, assurance vie, PER, contrat de capitalisation : le non coté se loge dans des enveloppes qui allègent l’imposition des gains.
La fiscalité →Longtemps réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, le non coté s’est ouvert aux particuliers par des fonds accessibles à partir de quelques milliers d’euros et par les contrats d’assurance vie. Ce guide explique ce qu’on achète vraiment, comment, à quel prix, et pour qui cela a du sens.
Le private equity, ou capital-investissement, désigne l’investissement au capital de sociétés qui ne sont pas cotées en Bourse. Un fonds collecte l’épargne d’investisseurs, prend des participations dans une dizaine ou une vingtaine d’entreprises, les accompagne pendant plusieurs années, puis les revend, en Bourse, à un industriel ou à un autre fonds. La plus-value de revente, et parfois les dividendes, constituent le rendement.
Le private equity immobilier (fonds qui financent des opérations immobilières) et les SCPI relèvent d’une logique différente ; pour l’immobilier en parts, nous avons créé SCPI Select.
| Voie d’accès | Pour qui | Ce qu’il faut savoir |
|---|---|---|
| FCPR (fonds commun de placement à risques) | Grand public, via un conseiller, un courtier ou une banque | Au moins 50 % de l’actif en sociétés non cotées ; exonération d’impôt sur le revenu des gains après cinq ans de détention pour les FCPR « fiscaux ». |
| FCPI, FIP | Grand public | Fonds fiscaux orientés vers l’innovation ou une région ; leur réduction d’impôt à l’entrée a été fortement restreinte par la loi de finances pour 2026 (voir notre page FIP et FCPI). |
| FPCI (fonds professionnel de capital-investissement) | Investisseurs avertis ou professionnels, avec un minimum de souscription élevé | Plus de liberté de gestion, stratégies institutionnelles, documentation moins encadrée : à réserver aux patrimoines importants et accompagnés. |
| Unités de compte en assurance vie, PER, contrat de capitalisation | Tout souscripteur d’un contrat qui les propose | Tickets d’entrée réduits, liquidité parfois organisée par l’assureur, fiscalité de l’enveloppe ; l’offre dépend du contrat. |
| Investissement direct ou club deal | Investisseurs expérimentés | Une seule entreprise, un risque concentré, pas de gestion déléguée. |
Pour un particulier, le bon point d’entrée est presque toujours un fonds diversifié, logé dans l’enveloppe qui correspond à sa fiscalité, sur plusieurs millésimes successifs plutôt qu’en une fois.
Un fonds de private equity vit en trois temps : une période d’investissement de trois à cinq ans pendant laquelle l’équipe déploie le capital (par appels de fonds successifs pour les fonds professionnels, en une fois pour la plupart des fonds grand public), une période de gestion, puis une période de cession où les participations sont vendues et le produit distribué. La durée totale est le plus souvent de huit à dix ans, parfois prolongeable.
Pendant cette période, il n’existe pas de marché pour revendre ses parts. Certains fonds « evergreen » ou certaines unités de compte d’assurance vie organisent une liquidité partielle et encadrée, avec des délais et des limites. L’investisseur doit considérer la somme comme indisponible jusqu’au terme.
Les premières années, les frais et les investissements récents non encore valorisés font apparaître une performance négative ; la valeur se révèle dans la seconde moitié de vie du fonds. Juger un fonds de private equity à trois ans n’a pas de sens.
Nous ne publions pas de chiffre de rendement sur cette page. Les statistiques de la profession (France Invest, publiées chaque année) et les études de l’Autorité des marchés financiers sur les fonds de non coté accessibles aux particuliers sont les références à consulter ; nous les commentons en rendez-vous, fonds par fonds, avec l’historique réel des sociétés de gestion.
Ce que ces sources montrent de façon constante : sur longue période, le non coté a rémunéré mieux que les actions cotées en moyenne, mais l’écart entre les meilleurs fonds et les moins bons est considérable, et les fonds grand public supportent des frais qui réduisent l’écart. Le rendement dépend donc bien plus du choix du fonds que de la classe d’actifs.
| Frais | Ce que c’est |
|---|---|
| Frais de souscription (droits d’entrée) | Prélevés à l’entrée, souvent négociables. |
| Frais de gestion annuels | Rémunèrent la société de gestion, calculés sur l’engagement ou sur l’actif ; ils s’ajoutent aux frais de l’enveloppe (assurance vie, PER) le cas échéant. |
| Frais de constitution et de fonctionnement | Dépositaire, commissaire aux comptes, valorisation. |
| Commission de surperformance (carried interest) | Part des gains, au-delà d’un rendement minimum, attribuée à l’équipe de gestion : c’est l’alignement des intérêts, à condition que le seuil soit exigeant. |
Le document d’information clé et le règlement du fonds détaillent tous ces frais. Les fonds grand public affichent en général des frais totaux nettement supérieurs à ceux des fonds professionnels ; c’est l’un des critères de comparaison que nous vous présentons.
Elle dépend de l’enveloppe.
La réduction d’impôt à l’entrée des FCPI et FIP est un sujet distinct, profondément modifié en 2026 ; il est traité sur la page dédiée.
Règles lues le 15 septembre 2026 : BOFiP BOI-RPPM-RCM-40-30 (régime fiscal des porteurs de parts de FCPR, FPCI et FCPI, article 163 quinquies B du CGI) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (service-public.gouv.fr) ; Réduction d’impôt pour souscription de parts de FCPI et FIP (Bpifrance Création, loi de finances pour 2026) ; études de l’Autorité des marchés financiers sur les fonds d’actifs non cotés accessibles aux particuliers ; statistiques annuelles de France Invest. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

Investir dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse, le plus souvent par un fonds qui les accompagne plusieurs années avant de les revendre.
Le capital-risque (jeunes entreprises), le capital-développement (entreprises en croissance) et le capital-transmission (rachat d’entreprises matures, ou LBO), auxquels s’ajoutent la dette privée, les infrastructures et le secondaire.
Cela dépend du fonds et de l’enveloppe : quelques milliers d’euros pour un FCPR grand public ou une unité de compte d’assurance vie, des montants bien plus élevés pour un FPCI réservé aux investisseurs avertis. Le bon montant est celui que vous pouvez immobiliser dix ans.
Oui, quand le contrat propose des unités de compte de non coté. L’assureur organise parfois une liquidité limitée, et les gains suivent la fiscalité de l’assurance vie. C’est souvent la voie la plus simple pour un premier investissement.
Le FCPR est le fonds de capital-investissement grand public de base. FCPI et FIP sont des FCPR à contraintes (innovation, région) qui ouvraient une réduction d’impôt, très restreinte depuis 2026. Le FPCI est la version professionnelle, réservée aux investisseurs avertis, plus libre dans sa gestion.
Il n’y a pas de rendement garanti et nous ne publions pas de chiffre : les études de l’AMF et de France Invest montrent une moyenne de long terme supérieure aux actions cotées, avec une dispersion très forte entre fonds et des frais qui pèsent sur le net. Nous vous présentons l’historique réel des fonds que nous retenons.
Oui, partiellement ou totalement, surtout en capital-risque ou avec un fonds concentré. La diversification (plusieurs fonds, plusieurs millésimes) et le choix de la société de gestion réduisent ce risque sans le supprimer.
Les parts de fonds ne sont soumises à l’impôt sur la fortune immobilière qu’à hauteur des actifs immobiliers qu’elles détiennent, sous conditions ; les fonds investis en entreprises opérationnelles en sont en pratique exclus. La situation se vérifie fonds par fonds.
En FCPR fiscal détenu cinq ans : exonération d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux dus. En compte-titres classique : prélèvement forfaitaire unique. En assurance vie, PER ou contrat de capitalisation : fiscalité de l’enveloppe.
Plan d’épargne retraite, crowdfunding, private equity, produits structurés.
Découvrir →Épargne et transmissionLe socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →RetraiteLes versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
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