+Private equity

Private equity : investir dans les entreprises non cotées

  • +Une poche de non coté dimensionnée à votre patrimoine, jamais l’inverse
  • +Des fonds sélectionnés sur la société de gestion, sa stratégie et son historique, pas sur une promesse de rendement
  • +La bonne enveloppe : en direct, en assurance vie, en PER ou en contrat de capitalisation, selon votre fiscalité
CIF · ORIAS n° 23007083Adhérent ANACOFI-CIFCiboure & Paris
HorizonHuit à dix ans, sans liquidité
SélectionLa société de gestion d’abord
Un interlocuteurDu premier rendez-vous au suivi

Le private equity avec OP-Invests

Le non coté n’est ni un produit miracle ni une mode : c’est une classe d’actifs exigeante, illiquide, qui rémunère la patience. Elle a sa place dans un patrimoine déjà constitué, en proportion mesurée.

La bonne proportion

Le private equity immobilise l’argent pendant huit à dix ans et peut perdre une partie du capital. Nous fixons d’abord la part du patrimoine financier qui peut s’en passer sans gêne, souvent une fraction modeste, puis nous la répartissons sur plusieurs millésimes pour lisser les points d’entrée.

La société de gestion avant le fonds

Un fonds de private equity vaut ce que vaut son équipe : stratégie (capital-développement, transmission, infrastructures, dette privée, secondaire), historique des fonds précédents, alignement des intérêts, frais. Nous analysons la documentation réglementaire et nous vous expliquons ce que nous en retenons.

L’enveloppe qui convient

Le même fonds peut se loger dans un compte-titres, une assurance vie, un PER ou un contrat de capitalisation, avec une fiscalité et une liquidité différentes. Les FCPR offrent une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans ; l’assurance vie apporte la sienne. Nous choisissons l’enveloppe selon votre situation.

Un suivi pendant toute la durée

Appels de fonds, rapports de gestion, distributions, valeur liquidative : nous suivons vos engagements dans le temps et nous vous tenons informé de la vie du fonds, jusqu’à la liquidation.

Nos partenaires assureurs et plateformes
AllianzAXAGeneraliSwiss Life SelectBNP Paribas CardifSuravenirSpiricaMetLifeOddo BHFVie Plus

Le private equity pour quel projet ?

Une classe d’actifs de diversification, pour un patrimoine qui a déjà son socle.

Le private equity, en bref

En bref
  • Le private equity (capital-investissement) consiste à financer des entreprises non cotées en Bourse, en fonds propres ou en dette, pour accompagner leur croissance, leur transmission ou leur redressement.
  • Le particulier y accède surtout par des fonds : FCPR, FCPI et FIP (grand public), FPCI (investisseurs avertis), ou via les unités de compte d’une assurance vie ou d’un PER.
  • L’argent est immobilisé huit à dix ans en général ; il n’y a pas de liquidité en cours de route.
  • Le potentiel de rendement est supérieur à celui des actifs cotés sur la durée, avec un risque de perte en capital réel et une forte dispersion entre les fonds.
  • Les FCPR « fiscaux » offrent une exonération d’impôt sur le revenu des gains si les parts sont conservées cinq ans ; les prélèvements sociaux restent dus.

Longtemps réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, le non coté s’est ouvert aux particuliers par des fonds accessibles à partir de quelques milliers d’euros et par les contrats d’assurance vie. Ce guide explique ce qu’on achète vraiment, comment, à quel prix, et pour qui cela a du sens.

Qu’est-ce que le private equity ?

Le private equity, ou capital-investissement, désigne l’investissement au capital de sociétés qui ne sont pas cotées en Bourse. Un fonds collecte l’épargne d’investisseurs, prend des participations dans une dizaine ou une vingtaine d’entreprises, les accompagne pendant plusieurs années, puis les revend, en Bourse, à un industriel ou à un autre fonds. La plus-value de revente, et parfois les dividendes, constituent le rendement.

Les grandes stratégies

  • Capital-risque (venture) : jeunes entreprises innovantes, risque élevé, potentiel élevé, taux d’échec important.
  • Capital-développement (growth) : entreprises rentables qui financent leur croissance.
  • Capital-transmission (LBO) : rachat d’entreprises matures avec effet de levier de dette ; c’est le segment le plus important en volume.
  • Dette privée : prêts à des entreprises non cotées, rémunérés par un intérêt, avec un profil de risque intermédiaire.
  • Infrastructures et secondaire (rachat de parts de fonds existants, avec une durée raccourcie).

Le private equity immobilier (fonds qui financent des opérations immobilières) et les SCPI relèvent d’une logique différente ; pour l’immobilier en parts, nous avons créé SCPI Select.

Pourquoi investir dans le non coté ?

  • Une source de performance différente : la valeur se crée par la transformation des entreprises sur plusieurs années, pas par les mouvements quotidiens des marchés.
  • Une diversification réelle : l’essentiel des entreprises françaises et européennes n’est pas coté ; s’y exposer élargit le champ.
  • Une discipline de long terme : l’illiquidité, souvent perçue comme un défaut, protège aussi l’épargnant de ses propres réactions dans les baisses.
  • Des enveloppes fiscales adaptées : FCPR, assurance vie, PER, contrat de capitalisation.
  • Le capital est bloqué pendant toute la vie du fonds ; les rachats anticipés sont impossibles ou pénalisés.
  • La perte en capital est possible, et la dispersion des résultats entre fonds est bien plus large que sur les fonds cotés.
  • Les frais sont élevés (gestion, constitution, intéressement de l’équipe à la performance) et pèsent sur le rendement net.
  • Les valorisations intermédiaires sont estimées, pas cotées : la valeur réelle n’est connue qu’à la revente.

Comment investir en private equity quand on est un particulier ?

Voie d’accèsPour quiCe qu’il faut savoir
FCPR (fonds commun de placement à risques)Grand public, via un conseiller, un courtier ou une banqueAu moins 50 % de l’actif en sociétés non cotées ; exonération d’impôt sur le revenu des gains après cinq ans de détention pour les FCPR « fiscaux ».
FCPI, FIPGrand publicFonds fiscaux orientés vers l’innovation ou une région ; leur réduction d’impôt à l’entrée a été fortement restreinte par la loi de finances pour 2026 (voir notre page FIP et FCPI).
FPCI (fonds professionnel de capital-investissement)Investisseurs avertis ou professionnels, avec un minimum de souscription élevéPlus de liberté de gestion, stratégies institutionnelles, documentation moins encadrée : à réserver aux patrimoines importants et accompagnés.
Unités de compte en assurance vie, PER, contrat de capitalisationTout souscripteur d’un contrat qui les proposeTickets d’entrée réduits, liquidité parfois organisée par l’assureur, fiscalité de l’enveloppe ; l’offre dépend du contrat.
Investissement direct ou club dealInvestisseurs expérimentésUne seule entreprise, un risque concentré, pas de gestion déléguée.

Pour un particulier, le bon point d’entrée est presque toujours un fonds diversifié, logé dans l’enveloppe qui correspond à sa fiscalité, sur plusieurs millésimes successifs plutôt qu’en une fois.

Combien de temps l’argent est-il bloqué ?

Un fonds de private equity vit en trois temps : une période d’investissement de trois à cinq ans pendant laquelle l’équipe déploie le capital (par appels de fonds successifs pour les fonds professionnels, en une fois pour la plupart des fonds grand public), une période de gestion, puis une période de cession où les participations sont vendues et le produit distribué. La durée totale est le plus souvent de huit à dix ans, parfois prolongeable.

Pendant cette période, il n’existe pas de marché pour revendre ses parts. Certains fonds « evergreen » ou certaines unités de compte d’assurance vie organisent une liquidité partielle et encadrée, avec des délais et des limites. L’investisseur doit considérer la somme comme indisponible jusqu’au terme.

La courbe en J

Les premières années, les frais et les investissements récents non encore valorisés font apparaître une performance négative ; la valeur se révèle dans la seconde moitié de vie du fonds. Juger un fonds de private equity à trois ans n’a pas de sens.

Combien rapporte le private equity, et quels sont les risques ?

Nous ne publions pas de chiffre de rendement sur cette page. Les statistiques de la profession (France Invest, publiées chaque année) et les études de l’Autorité des marchés financiers sur les fonds de non coté accessibles aux particuliers sont les références à consulter ; nous les commentons en rendez-vous, fonds par fonds, avec l’historique réel des sociétés de gestion.

Ce que ces sources montrent de façon constante : sur longue période, le non coté a rémunéré mieux que les actions cotées en moyenne, mais l’écart entre les meilleurs fonds et les moins bons est considérable, et les fonds grand public supportent des frais qui réduisent l’écart. Le rendement dépend donc bien plus du choix du fonds que de la classe d’actifs.

Les risques

  • Perte en capital, partielle ou totale, notamment en capital-risque.
  • Illiquidité pendant toute la durée du fonds.
  • Risque de valorisation : les valeurs intermédiaires sont des estimations.
  • Risque lié à la société de gestion : équipe, gouvernance, conflits d’intérêts.
  • Effet de levier dans les opérations de transmission, sensible à la hausse des taux.

Quels sont les frais d’un fonds de private equity ?

FraisCe que c’est
Frais de souscription (droits d’entrée)Prélevés à l’entrée, souvent négociables.
Frais de gestion annuelsRémunèrent la société de gestion, calculés sur l’engagement ou sur l’actif ; ils s’ajoutent aux frais de l’enveloppe (assurance vie, PER) le cas échéant.
Frais de constitution et de fonctionnementDépositaire, commissaire aux comptes, valorisation.
Commission de surperformance (carried interest)Part des gains, au-delà d’un rendement minimum, attribuée à l’équipe de gestion : c’est l’alignement des intérêts, à condition que le seuil soit exigeant.

Le document d’information clé et le règlement du fonds détaillent tous ces frais. Les fonds grand public affichent en général des frais totaux nettement supérieurs à ceux des fonds professionnels ; c’est l’un des critères de comparaison que nous vous présentons.

Quelle est la fiscalité du private equity ?

Elle dépend de l’enveloppe.

  • FCPR, FPCI et FCPI « fiscaux » détenus en direct : les distributions et les plus-values sont exonérées d’impôt sur le revenu si le porteur conserve ses parts cinq ans, réinvestit les sommes distribuées pendant cette période et ne détient pas, avec sa famille, plus de 25 % des droits dans les sociétés du fonds (article 163 quinquies B du CGI, BOFiP). Les prélèvements sociaux restent dus : 18,6 % pour les revenus perçus à compter de 2026.
  • Fonds non fiscaux en compte-titres : plus-values et distributions imposées au prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d’impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026), ou au barème sur option.
  • En assurance vie ou contrat de capitalisation : fiscalité de l’enveloppe, c’est-à-dire imposition uniquement en cas de rachat, avec les abattements après huit ans et des prélèvements sociaux à 17,2 % (voir notre page assurance vie).
  • En PER : fiscalité du plan, déduction à l’entrée et imposition à la sortie (voir notre page PER).

La réduction d’impôt à l’entrée des FCPI et FIP est un sujet distinct, profondément modifié en 2026 ; il est traité sur la page dédiée.

Comment choisir un fonds de private equity ?

  1. La société de gestion : ancienneté, taille des équipes, historique des fonds précédents (et pas seulement du meilleur), stabilité.
  2. La stratégie : segment (transmission, croissance, dette, infrastructures, secondaire), zone géographique, taille des entreprises visées, nombre de lignes.
  3. Les frais totaux et le seuil de déclenchement de la commission de surperformance.
  4. La structure : fonds fermé à appels de fonds, fonds grand public investi en une fois, unité de compte avec liquidité organisée.
  5. L’enveloppe et sa fiscalité pour votre situation.
  6. Le calendrier : investir sur plusieurs millésimes plutôt que tout sur un seul.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Investir une somme dont on pourrait avoir besoin avant dix ans.
  • Choisir un fonds sur un rendement cible affiché, sans regarder l’historique réel et les frais.
  • Concentrer tout sur un seul fonds ou un seul millésime.
  • Confondre réduction d’impôt à l’entrée (FCPI, FIP) et qualité de l’investissement : la première ne compense pas un mauvais fonds.
  • Souscrire un FPCI sans être réellement un investisseur averti, accompagné.
  • Oublier que les valorisations intermédiaires ne sont pas des prix de marché.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : BOFiP BOI-RPPM-RCM-40-30 (régime fiscal des porteurs de parts de FCPR, FPCI et FCPI, article 163 quinquies B du CGI) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (service-public.gouv.fr) ; Réduction d’impôt pour souscription de parts de FCPI et FIP (Bpifrance Création, loi de finances pour 2026) ; études de l’Autorité des marchés financiers sur les fonds d’actifs non cotés accessibles aux particuliers ; statistiques annuelles de France Invest. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026

Le conseil, au cœur de notre métier

Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

  • +Un premier échange, à Ciboure, à Paris ou en visio, pour comprendre votre situation, vos objectifs et votre horizon.
  • +Une étude patrimoniale écrite : analyse, recommandations et solutions comparées, choisies en architecture ouverte.
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Qu’est-ce que le private equity, en une phrase ?

Investir dans des entreprises qui ne sont pas cotées en Bourse, le plus souvent par un fonds qui les accompagne plusieurs années avant de les revendre.

Quels sont les principaux types de private equity ?

Le capital-risque (jeunes entreprises), le capital-développement (entreprises en croissance) et le capital-transmission (rachat d’entreprises matures, ou LBO), auxquels s’ajoutent la dette privée, les infrastructures et le secondaire.

À partir de combien peut-on investir ?

Cela dépend du fonds et de l’enveloppe : quelques milliers d’euros pour un FCPR grand public ou une unité de compte d’assurance vie, des montants bien plus élevés pour un FPCI réservé aux investisseurs avertis. Le bon montant est celui que vous pouvez immobiliser dix ans.

Peut-on investir en private equity dans une assurance vie ?

Oui, quand le contrat propose des unités de compte de non coté. L’assureur organise parfois une liquidité limitée, et les gains suivent la fiscalité de l’assurance vie. C’est souvent la voie la plus simple pour un premier investissement.

Quelle est la différence entre FCPR, FCPI, FIP et FPCI ?

Le FCPR est le fonds de capital-investissement grand public de base. FCPI et FIP sont des FCPR à contraintes (innovation, région) qui ouvraient une réduction d’impôt, très restreinte depuis 2026. Le FPCI est la version professionnelle, réservée aux investisseurs avertis, plus libre dans sa gestion.

Quel est le rendement moyen du private equity ?

Il n’y a pas de rendement garanti et nous ne publions pas de chiffre : les études de l’AMF et de France Invest montrent une moyenne de long terme supérieure aux actions cotées, avec une dispersion très forte entre fonds et des frais qui pèsent sur le net. Nous vous présentons l’historique réel des fonds que nous retenons.

Peut-on perdre de l’argent avec le private equity ?

Oui, partiellement ou totalement, surtout en capital-risque ou avec un fonds concentré. La diversification (plusieurs fonds, plusieurs millésimes) et le choix de la société de gestion réduisent ce risque sans le supprimer.

Le private equity est-il soumis à l’IFI ?

Les parts de fonds ne sont soumises à l’impôt sur la fortune immobilière qu’à hauteur des actifs immobiliers qu’elles détiennent, sous conditions ; les fonds investis en entreprises opérationnelles en sont en pratique exclus. La situation se vérifie fonds par fonds.

Comment sont imposés les gains ?

En FCPR fiscal détenu cinq ans : exonération d’impôt sur le revenu, prélèvements sociaux dus. En compte-titres classique : prélèvement forfaitaire unique. En assurance vie, PER ou contrat de capitalisation : fiscalité de l’enveloppe.

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