Louer un logement meublé sous le statut de loueur non professionnel : des loyers imposés en BIC, un amortissement qui efface une large part de l’impôt au régime réel, des règles de revente modifiées en 2025.
Le régime le plus efficace pour louer en limitant l’impôt, si l’on raisonne aussi à la revente. Nous faisons le calcul complet avec vous.
En parler avec un conseiller →Le régime d’imposition, l’amortissement au réel et le traitement de la plus-value à la revente : c’est là que se joue la rentabilité nette d’une location meublée, bien plus que dans le loyer.
Un abattement forfaitaire de 50 % sur les recettes, jusqu’à 83 600 € de recettes pour les revenus de 2026 (30 % et 15 000 € pour un meublé de tourisme non classé). Rien à justifier, mais rien d’autre à déduire.
Pour les ventes depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits minorent le prix d’acquisition, donc augmentent la plus-value (sauf certaines résidences avec services). Le régime reste celui des particuliers : abattements pour durée de détention, exonération d’impôt après 22 ans.
Le bien, les travaux et les meubles s’amortissent, les charges et les intérêts se déduisent : les loyers sont souvent peu ou pas imposés pendant des années. Une liasse à tenir, en général avec un expert-comptable.
Au-delà de 23 000 € de recettes annuelles, et si elles dépassent les autres revenus d’activité du foyer, on devient loueur professionnel : cotisations sociales, mais déficits imputables sur le revenu global et plus-value professionnelle.
Le statut est le même ; le bien, le bail et le niveau d’implication changent.
Un appartement meublé en ville, bail d’un an ou bail étudiant de neuf mois, gestion par vous ou par une agence.
Achat en VEFA : frais d’acquisition réduits, garanties du constructeur, livraison différée.
Bail commercial avec un exploitant, loyer contractuel, TVA récupérable sous conditions.
Micro-BIC sur la 2042 C-PRO, ou liasse 2031-SD au réel : l’option pour le réel se prend dans le délai de la déclaration de revenus de l’année précédente.
| Régime réel | Micro-BIC | |
|---|---|---|
| Plafond de recettes | Aucun | 83 600 € pour les revenus de 2026 (15 000 € pour un meublé de tourisme non classé) |
| Charges | Réelles, plus l’amortissement du bien et des meubles | Abattement forfaitaire de 50 % (30 %) |
| Déclaration | Liasse 2031-SD, en général avec un expert-comptable | Recettes sur la 2042 C-PRO |
| Résultat | Loyers peu ou pas imposés pendant des années | La moitié des loyers imposée, quoi qu’il arrive |
| Revente | Amortissements déduits retranchés du prix d’acquisition depuis le 15 février 2025 | Plus-value des particuliers |
| Pour qui | La plupart des investisseurs, dès que les charges dépassent 50 % | Petites recettes, bien sans crédit ni travaux |
Articles 50-0, 39 C et 150 VB du Code général des impôts, service-public.gouv.fr (F32744). Règles 2026, vérifiées le 24 octobre 2026.
Le statut de loueur en meublé est d’abord une fiscalité ; l’investissement, lui, reste immobilier. Nous regardons les deux : le bien et son marché locatif, puis le régime qui vous convient.
L’abattement de 50 % du micro-BIC convient à un bien sans crédit et sans travaux ; le régime réel, avec l’amortissement du bien et du mobilier et la déduction des intérêts, efface souvent la totalité de l’impôt pendant des années. Nous faisons le calcul sur vos chiffres, sur la durée de détention prévue, en intégrant les nouvelles règles de plus-value.
Un logement bien placé, loué durablement, à un prix cohérent : c’est ce qui fait la rentabilité, pas le statut. Ancien à rénover, neuf, ou résidence avec services (étudiante, senior) : nous comparons les trois voies avec leurs contraintes, dont le bail commercial des résidences gérées.
Le crédit, les frais d’acquisition, les charges de copropriété, la vacance, la revente et sa fiscalité : nous construisons le plan de trésorerie complet, année par année, avant l’achat, et nous le mettons à jour ensuite.
Le régime réel demande une liasse fiscale et une tenue comptable. Nous vous orientons vers un expert-comptable spécialisé et nous vérifions avec vous la cohérence entre le montage et la déclaration, chaque année.
Un statut fiscal qui sert plusieurs stratégies immobilières.
Au régime réel, l’amortissement et les charges neutralisent souvent l’impôt sur les loyers pendant de longues années.
Le régime réel →PatrimoineLes loyers remboursent une partie du crédit ; le bien reste, avec sa plus-value éventuelle et sa fiscalité propre.
La revente →Sans gestionRésidence étudiante ou senior : un exploitant loue et gère, vous percevez un loyer sous bail commercial.
Les résidences gérées →Le LMNP est le statut le plus utilisé de l’investissement locatif en France parce qu’il concilie des loyers en général plus élevés qu’en location nue et une fiscalité très allégée au régime réel. Ce guide en donne les règles à jour au 24 octobre 2026, y compris les changements de 2025 et 2026, et ce qu’elles impliquent pour la stratégie. Comme tout investissement immobilier, une location meublée comporte des risques : vacance, impayés, travaux, baisse des prix à la revente, et donc un risque de perte en capital.
Vous êtes loueur en meublé dès que vous louez un logement équipé des meubles nécessaires à la vie courante (la liste minimale est fixée par l’article 2 du décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 : literie comprenant couette ou couverture ; dispositif d’occultation des fenêtres dans les chambres ; plaques de cuisson ; four ou four à micro-ondes ; réfrigérateur et congélateur, ou au minimum un réfrigérateur doté d’un compartiment à - 6 °C ou moins ; vaisselle nécessaire à la prise des repas ; ustensiles de cuisine ; table et sièges ; étagères de rangement ; luminaires ; matériel d’entretien ménager adapté au logement). Le statut est professionnel (LMP) si deux conditions sont réunies en même temps (article 155, IV du CGI) :
Si l’une des deux conditions manque, vous êtes non professionnel (LMNP). Un couple de salariés qui perçoit 30 000 € de loyers meublés et 90 000 € de salaires reste LMNP. L’année du début et celle de la fin de l’activité, les recettes sont ramenées à douze mois pour apprécier ces seuils.
Le LMNP concerne aussi bien la location de longue durée (résidence principale du locataire, bail d’un an ou bail étudiant de neuf mois) que la location de courte durée en meublé de tourisme, avec des règles fiscales plus strictes pour cette dernière, ou encore l’achat d’un logement dans une résidence avec services, loué à un exploitant.
Le début de l’activité se déclare gratuitement sur le guichet des formalités des entreprises dans les quinze jours qui suivent la première location. Cette formalité attribue un numéro SIRET, à reporter ensuite sur la déclaration de revenus, et permet d’indiquer le régime d’imposition choisi : micro-BIC par défaut, réel sur option.
| Règle | Avant | En 2026 |
|---|---|---|
| Plafond du micro-BIC, location de longue durée et meublé de tourisme classé | 77 700 € (revenus 2025) | 83 600 € (revenus 2026), abattement de 50 % |
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 €, 30 % (déjà en 2025) | 15 000 €, 30 % ; seuil non actualisé |
| Plus-value à la revente | Amortissements non pris en compte | Amortissements déduits retranchés du prix d’acquisition, pour les cessions depuis le 15 février 2025 |
| Prélèvements sociaux sur les bénéfices | 17,2 % | 18,6 % sur les revenus de 2026 |
Le plafond de 83 600 € résulte de l’actualisation triennale prévue par l’article 50-0 du CGI : les seuils du micro-BIC suivent tous les trois ans l’évolution de la première tranche du barème de l’impôt sur le revenu, à l’exception du seuil des meublés de tourisme non classés, fixé à 15 000 € par la loi. La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a par ailleurs renforcé les outils de régulation locale des meublés de tourisme : aux règles fiscales s’ajoutent les obligations d’enregistrement et d’autorisation que les communes peuvent imposer pour la location de courte durée.
Ce qui n’a pas changé : la frontière LMNP / LMP de 23 000 €, la mécanique de l’amortissement au régime réel, le report des déficits sur dix ans, et le régime des plus-values des particuliers avec ses abattements pour durée de détention.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
| Type de location | Plafond de recettes, revenus 2025 | Plafond de recettes, revenus 2026 | Abattement |
|---|---|---|---|
| Location meublée de longue durée | 77 700 € | 83 600 € | 50 % |
| Meublé de tourisme classé, chambre d’hôtes | 77 700 € | 83 600 € | 50 % |
| Meublé de tourisme non classé | 15 000 € | 15 000 € | 30 % |
Au micro-BIC, le revenu imposable est égal aux recettes diminuées de l’abattement, avec un abattement minimum de 305 €. Aucune charge réelle n’est déductible : ni intérêts d’emprunt, ni taxe foncière, ni travaux, ni amortissement. Le régime est simple, sans comptabilité (un livre des recettes suffit), et convient quand les charges réelles sont inférieures à l’abattement, ce qui est rare pour un bien acheté à crédit.
Le micro-BIC s’applique tant que les recettes n’ont pas dépassé le plafond l’année précédente ou l’année d’avant : un dépassement isolé ne fait pas sortir du régime, deux années consécutives au-dessus du plafond, si. Le passage au réel peut aussi être choisi par option, dans le délai de dépôt de la déclaration de revenus de l’année précédente (voir le chapitre sur la déclaration).
Au régime réel, vous déduisez des loyers les charges effectivement supportées dans l’intérêt de la location, sur justificatifs :
Les charges peuvent créer un déficit. Ce déficit ne s’impute jamais sur le revenu global : il s’impute exclusivement sur les bénéfices de location meublée non professionnelle des dix années suivantes (article 156, I, 1° ter du CGI). L’amortissement, lui, obéit à une règle plus stricte détaillée au chapitre suivant.
Le régime réel exige une comptabilité et une liasse fiscale ; le recours à un expert-comptable est la règle, et ses honoraires sont déductibles. Le résultat est imposé au barème progressif de l’impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux.
L’amortissement constate comptablement l’usure du bien : chaque année, une fraction de son prix est passée en charge, sans sortie d’argent. C’est ce qui rend le régime réel si favorable.
Les durées retenues se fixent avec l’expert-comptable, bien par bien, et doivent pouvoir être justifiées.
Pour un loueur personne physique, l’amortissement n’est déductible que dans la limite du loyer encaissé diminué des autres charges (article 39 C, II du CGI). Il peut ramener le résultat à zéro, jamais en dessous. La fraction non déduite n’est pas perdue : elle est reportée sur les années suivantes, dans les mêmes limites. Si le bien cesse d’être loué, l’amortissement en attente est imputé sur le bénéfice de cette année, puis des suivantes.
Seuls les amortissements effectivement admis en déduction viennent minorer le prix d’acquisition dans le calcul de la plus-value. Tenir une comptabilité exacte de ce qui a été déduit, année par année, n’est pas une formalité : c’est ce que le notaire demandera au moment de vendre.
Hypothèses de calcul, pas une offre ni une prévision : un appartement acheté 200 000 € (dont 15 % de terrain, non amortissable), meublé pour 8 000 €, loué en longue durée 12 000 € par an ; tranche marginale d’imposition de 30 % ; revenus de 2026.
| Poste | Micro-BIC | Régime réel |
|---|---|---|
| Recettes | 12 000 € | 12 000 € |
| Abattement de 50 % | − 6 000 € | Sans objet |
| Charges : intérêts 3 000 €, taxe foncière 1 000 €, copropriété 800 €, assurance 200 €, comptable 600 € | Non déductibles | − 5 600 € |
| Résultat avant amortissement | 6 000 € | 6 400 € |
| Amortissement possible : bâti 170 000 € sur 30 ans (hypothèse) = 5 666,67 € ; mobilier 8 000 € sur 7 ans (hypothèse) = 1 142,86 € | Sans objet | 6 809,52 €, déductible dans la limite de 6 400 € |
| Résultat imposable | 6 000 € | 0 € |
| Impôt sur le revenu (30 %) | 1 800 € | 0 € |
| Prélèvements sociaux (18,6 %) | 1 116 € | 0 € |
| Total | 2 916 € par an | 0 €, et 409,52 € d’amortissement reporté |
Lecture : au réel, les loyers de l’année ne supportent aucun impôt, et l’amortissement non utilisé (6 809,52 − 6 400 = 409,52 €) est reporté. Les 600 € d’expert-comptable sont un coût que le micro-BIC évite ; ils sont ici déduits. Le calcul ignore la vacance locative et l’évolution des intérêts, qui diminuent avec le remboursement du prêt : au fil des ans, le résultat avant amortissement augmente et l’impôt finit par réapparaître. Le régime réel a un coût différé : les amortissements déduits augmenteront la plus-value imposable à la revente (exemple suivant).
À la revente, le loueur non professionnel relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (article 151 septies, VII du CGI) : impôt sur le revenu de 19 % et prélèvements sociaux de 17,2 %, avec des abattements pour durée de détention qui conduisent à l’exonération d’impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans, et une taxe supplémentaire au-delà de 50 000 € de plus-value imposable.
La loi de finances pour 2025 a modifié l’article 150 VB du CGI : le prix d’acquisition est minoré des amortissements admis en déduction au titre de la location meublée, pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025. Le texte vise les amortissements admis en déduction, sans distinguer selon l’année où ils l’ont été. Les forfaits de 7,5 % pour frais d’acquisition et de 15 % pour travaux (après cinq ans de détention) restent applicables.
Sont exclus de cette minoration les logements situés dans des résidences destinées à l’accueil exclusif d’étudiants, de jeunes de moins de 30 ans en formation ou en stage ou de personnes de plus de 65 ans, dans certains établissements sociaux et médico-sociaux, des résidences services agréées, ou des établissements de soins de longue durée avec hébergement.
Hypothèses : bien acheté 200 000 €, revendu 240 000 € après dix ans de détention, 50 000 € d’amortissements du logement admis en déduction pendant la location, forfaits de 7,5 % et 15 % retenus, hors résidence exclue.
| Étape | Avant la réforme | Depuis le 15 février 2025 |
|---|---|---|
| Prix d’acquisition majoré (200 000 + 15 000 + 30 000) | 245 000 € | 245 000 € |
| Amortissements retranchés | 0 € | − 50 000 € |
| Prix d’acquisition retenu | 245 000 € | 195 000 € |
| Plus-value brute (240 000 − prix retenu) | Aucune (− 5 000 €) | 45 000 € |
| Impôt sur le revenu : abattement de 30 % (5 ans × 6 %), base 31 500 € × 19 % | 0 € | 5 985 € |
| Prélèvements sociaux : abattement de 8,25 % (5 ans × 1,65 %), base 41 287,50 € × 17,2 % | 0 € | 7 101,45 € |
| Total | 0 € | 13 086,45 € |
Lecture : les 50 000 € d’amortissements ont évité, pendant dix ans, l’impôt sur les loyers ; à la revente, ils reviennent en partie sous forme de plus-value, imposée avec les abattements pour durée de détention. Plus la détention est longue, plus ce retour est faible ; il disparaît pour l’impôt sur le revenu après 22 ans. Pour faire le calcul sur vos chiffres : notre simulateur de plus-value LMNP, et pour un bien loué nu le simulateur de plus-value immobilière.
| LMNP | LMP | |
|---|---|---|
| Conditions | Recettes ≤ 23 000 €, ou ≤ autres revenus d’activité du foyer | Recettes > 23 000 € et > autres revenus d’activité du foyer |
| Déficits | Imputables sur les seuls bénéfices de location meublée des 10 années suivantes | Imputables sur le revenu global sans plafond ; excédent reportable 6 ans |
| Plus-value | Régime des particuliers, abattements pour durée de détention, amortissements réintégrés | Régime des plus-values professionnelles ; exonération possible après cinq ans d’activité selon le niveau des recettes (article 151 septies) |
| Charges sociales | Prélèvements sociaux sur le bénéfice | Cotisations sociales des indépendants |
| IFI | Bien imposable | Bien professionnel exonéré si les recettes dépassent 23 000 € et représentent plus de 50 % des revenus d’activité du foyer (article 975) |
Le passage en LMP n’est pas un choix mais une conséquence des chiffres : il intervient dès que les deux conditions sont remplies, par exemple au départ en retraite, quand les salaires disparaissent et que les loyers deviennent le premier revenu du foyer. Il se prépare quand les recettes approchent des seuils, avec un expert-comptable, parce que les cotisations sociales changent l’équilibre de l’opération.
Le loueur non professionnel ne paie pas de cotisations sociales (sauf cas particuliers de location de courte durée au-delà de 23 000 € de recettes), mais ses bénéfices supportent les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine.
| Revenu | Taux 2026 | Pourquoi |
|---|---|---|
| Bénéfice de location meublée non professionnelle (BIC), revenus de 2026 | 18,6 % | CSG de 10,6 % sur les revenus BIC du patrimoine (article L136-6, I, f du Code de la sécurité sociale) |
| Revenus fonciers d’une location nue, pour comparaison | 17,2 % | CSG maintenue à 9,2 % pour les revenus fonciers (article L136-8, IV) |
| Plus-value à la revente du logement | 17,2 % | CSG maintenue à 9,2 % pour les plus-values immobilières |
Au régime réel, un bénéfice nul ne supporte aucun prélèvement : c’est un effet supplémentaire de l’amortissement. Au micro-BIC, les prélèvements portent sur la moitié des recettes (ou 70 % pour un meublé de tourisme non classé).
La location meublée est une activité commerciale au sens fiscal : elle entre dans le champ de la cotisation foncière des entreprises (CFE), due dans la commune du logement.
En cas de doute sur une exonération, le service des impôts des entreprises du lieu du bien tranche. Au régime réel, la CFE est une charge déductible.
L’option pour le réel s’exerce dans le délai de dépôt de la déclaration de revenus de l’année précédente : pour être au réel sur les revenus de 2027, il faut opter au plus tard à la date limite de la déclaration déposée au printemps 2027 (article 50-0, 4 du CGI). La première année d’activité, l’option se fait dans le délai de la déclaration de cette première année. Elle vaut un an et se reconduit tacitement ; on y renonce dans les mêmes délais.
Les numéros de cases changent d’une année sur l’autre : reportez-vous à la notice de l’année ou à votre expert-comptable. Le statut se cumule avec la déclaration de vos autres revenus : un simulateur de l’ensemble de l’impôt est disponible sur notre page simulateur d’impôt sur le revenu.
| Voie | Points forts | Points d’attention |
|---|---|---|
| Ancien, loué en direct | Prix d’achat maîtrisé, choix de l’emplacement, travaux amortissables, liberté de gestion | Gestion locative à assumer ou à déléguer, vacance, entretien |
| Neuf, loué en direct | Frais de notaire réduits, garanties du constructeur, pas de travaux | Prix au mètre carré plus élevé, décote possible à la revente, délai de livraison |
| Résidence avec services (étudiante, senior) | Bail commercial avec un exploitant, loyer versé même sans occupant, aucune gestion ; pas de réintégration des amortissements à la revente pour les résidences visées par la loi | Dépendance à l’exploitant, renégociation du bail, marché de revente étroit |
Les résidences gérées ont leur propre page : résidences étudiantes et seniors. L’immobilier neuf aussi.
Textes lus le 24 octobre 2026 sur Légifrance, versions en vigueur à cette date : Code général des impôts, article 50-0 (micro-BIC, version du 1er juillet 2026 : 83 600 €, 15 000 €, 305 €, option pour le réel), article 155 (IV : LMNP et LMP), article 39 C (amortissement), article 156 (déficits), article 150 VB (prix d’acquisition minoré des amortissements, exclusions, forfaits), article 151 septies (plus-values professionnelles), article 975 (IFI), article 1459 et article 1647 D (CFE) ; décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015, article 2 (mobilier minimal d’un logement meublé) ; Code de la sécurité sociale, article L136-6 et article L136-8 (prélèvements sociaux). Fiches service-public.gouv.fr : Impôt sur le revenu : revenus d’une location meublée (vérifiée le 15 avril 2026 : seuils 2025 et 2026, démarches, déclaration) ; Plus-value immobilière (vérifiée le 15 avril 2026 : taux, abattements) ; Prélèvements sociaux (vérifiée le 30 juin 2026). Les exemples chiffrés sont nos calculs, à partir des hypothèses indiquées (durées d’amortissement comprises) ; ils ne constituent ni une offre ni une promesse de résultat. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.
Louer un logement meublé en tant que particulier, avec des loyers imposés dans la catégorie des BIC. Au régime réel, l’amortissement du bien et des meubles réduit fortement le revenu imposable, souvent à zéro pendant des années.
Pour rester non professionnel : ne pas dépasser à la fois 23 000 € de recettes annuelles pour le foyer et le montant de ses autres revenus d’activité. Pour rester au micro-BIC : 83 600 € de recettes pour les revenus de 2026 (15 000 € pour un meublé de tourisme non classé).
Le réel dès qu’il y a un crédit, des travaux ou un mobilier significatif : les charges et l’amortissement dépassent presque toujours l’abattement de 50 %. Le micro-BIC pour un bien sans charges, pour sa simplicité. Le calcul se refait avant toute revente prévue, puisque les amortissements déduits augmentent la plus-value.
Au micro-BIC, les recettes brutes sur la déclaration de revenus (2042 C-PRO), avec le numéro SIRET. Au réel, une liasse 2031-SD déposée au printemps, puis le résultat reporté sur la 2042 C-PRO. Les revenus de 2026 se déclarent au printemps 2027.
Dans le délai de dépôt de la déclaration de revenus de l’année précédente, ou, la première année, dans le délai de la déclaration de cette année. L’option vaut un an et se renouvelle tacitement.
Au micro-BIC, non. Au régime réel, une liasse fiscale et une comptabilité sont exigées : un expert-comptable spécialisé est la norme, et ses honoraires sont déductibles.
Le régime des plus-values immobilières des particuliers s’applique : 19 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, avec exonération d’impôt après 22 ans et de prélèvements sociaux après 30 ans. Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits minorent le prix d’acquisition, sauf pour certaines résidences avec services. Notre simulateur chiffre l’effet.
En principe oui, dans la commune du logement, sauf exonération (location d’une partie de sa propre habitation, par exemple). Si les recettes ne dépassent pas 5 000 €, la cotisation minimum n’est pas due.
Acheter un logement dans une résidence avec services, le louer à un exploitant par bail commercial et percevoir un loyer sans gestion, sous le statut LMNP : un placement dont la qualité dépend d’abord de l’exploitant.
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