Financer, via une plateforme agréée, des opérations de promotion ou de marchands de biens sur une durée courte, contre un intérêt fixé à l’avance, avec un risque de retard et de perte en capital.
Une poche courte et diversifiée, jamais tout sur un seul projet. Nous vous orientons vers des plateformes et des opérations sérieuses.
En parler avec un conseiller →Vous prêtez, avec d’autres investisseurs, à un promoteur ou un marchand de biens pour une opération identifiée. Il vous rembourse, avec des intérêts fixés à l’avance, quand l’opération se termine. Ni loyer, ni gestion, ni garantie.
Vous détenez des obligations ou une créance sur l’opérateur, pas un morceau d’immeuble. Votre revenu est un intérêt, pas un loyer ; votre risque est celui du remboursement.
Le taux est annoncé à l’avance ; il ne se réalise que si l’opération se termine. Retard, défaillance de l’opérateur, marché qui se retourne : capital et intérêts sont exposés.
Les plateformes sont agréées prestataires de services de financement participatif (PSFP), sous le contrôle de l’AMF, avec une information normalisée sur chaque projet.
Les intérêts sont imposés à la flat tax, 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), ou au barème sur option.
Sous le même mot, des opérations et des tickets très différents.
Financer la construction d’un programme, en complément des fonds propres du promoteur et du crédit bancaire.
Achat, rénovation, revente : des opérations plus courtes, sur un actif existant.
Quelques investisseurs, un ticket plus élevé, une opération identifiée et souvent un accès direct à l’opérateur : c’est la forme que nous privilégions.
Plusieurs projets, plusieurs opérateurs, plusieurs plateformes : le seul moyen de lisser le risque de défaillance.
| Crowdfunding immobilier | Immobilier locatif en direct | |
|---|---|---|
| Durée | Celle de l’opération, fixée dans l’offre | Longue |
| Mise | Fixée par chaque offre, par petits montants | Apport et crédit |
| Revenu | Intérêts fixés à l’avance | Loyers |
| Gestion | Aucune | Locataires, travaux, déclarations |
| Risque | Perte en capital si l’opération échoue, illiquide jusqu’au terme | Vacance, impayés, marché, liquidité lente |
| Fiscalité | Flat tax 31,4 % sur les intérêts | Revenus fonciers ou BIC |
Règlement (UE) 2020/1503, AMF (agrément PSFP), service-public.gouv.fr (prélèvements sociaux 2026, F2329), Code général des impôts (article 125 A). Vérifié le 24 octobre 2026. Aucun taux de rendement : il dépend de chaque opération.
Le crowdfunding immobilier est un prêt à une entreprise, pas un placement immobilier : le rendement est celui d’une dette d’entreprise, le risque aussi. Nous le traitons comme tel.
Nous ne retenons que des plateformes agréées comme prestataires de services de financement participatif, avec un historique publié (taux de retard, taux de défaut, montants remboursés), et nous regardons les opérateurs financés : expérience, bilans, opérations passées, garanties apportées.
Emplacement, stade d’avancement (permis purgé, pré-commercialisation), structure du financement (fonds propres, prêt bancaire, part du crowdfunding), garanties (hypothèque, caution, nantissement), durée et scénario de sortie : chaque projet se lit avant de prêter.
Le rendement affiché rémunère un risque de défaut : il ne se capte qu’en répartissant les sommes sur de nombreux projets, opérateurs et plateformes. Nous fixons avec vous la part du patrimoine concernée et le nombre de lignes.
Reporting des projets, retards, prorogations, recouvrement : nous suivons vos prêts jusqu’au remboursement et nous intégrons les intérêts dans votre déclaration de revenus.
Une poche de rendement à horizon court, en complément d’un patrimoine déjà diversifié.
Un capital dont on n’a pas besoin avant la fin de l’opération, et même un peu après, avec un taux contractuel plus élevé que celui des livrets, en contrepartie d’un risque de perte en capital.
Le fonctionnement →DiversificationUne classe d’actifs distincte des actions, des obligations d’État et de l’immobilier détenu en direct.
Les risques →SimplicitéSouscription en ligne, tickets réduits, aucune gestion locative : la simplicité est réelle, à condition de sélectionner.
Comment choisir →Le crowdfunding immobilier a ouvert aux particuliers la dette de promotion, autrefois réservée aux banques et aux fonds. Sa simplicité et ses taux affichés en ont fait un placement populaire ; les retards et défauts des années récentes ont rappelé sa nature : un crédit à une entreprise, avec le risque qui va avec. Ce guide en donne le mode d’emploi, les règles et les garde-fous.
| Prêt rémunéré | Obligation | |
|---|---|---|
| Ce que vous détenez | Une créance née d’un contrat de prêt avec le porteur de projet | Un titre financier émis par la société de l’opération |
| Règles propres en France | Taux conventionnel fixe et plafonné ; dans la limite d’un prêt par projet (code monétaire et financier, L. 511-6, 7) | Règles des valeurs mobilières ; certaines obligations à taux fixe sont éligibles au PEA-PME |
| Perte en capital | Imputable sur les intérêts de prêts de même nature, sous conditions (CGI, art. 125-00 A) | Non visée par l’article 125-00 A |
| Revente avant le terme | Possible seulement si un acheteur se présente, par exemple sur le tableau d’affichage de la plateforme | Idem : pas de marché organisé |
Le règlement européen définit le prêt comme un contrat par lequel l’investisseur met une somme à disposition pour une période convenue, le porteur de projet s’engageant à la rembourser « avec les intérêts courus, conformément au tableau d’amortissement ». L’engagement est inconditionnel sur le papier ; dans les faits, il ne vaut que ce que vaut l’opérateur.
Depuis le 10 novembre 2021, le règlement (UE) 2020/1503 encadre les plateformes qui facilitent l’octroi de prêts ou placent des titres auprès du public pour financer des entreprises. Elles doivent être agréées prestataires de services de financement participatif (PSFP). Les plateformes qui relevaient de l’ancien régime français avaient jusqu’au 10 novembre 2023 pour se mettre en conformité, rappelle l’AMF. Le statut permet de proposer des offres dans toute l’Union européenne, dans la limite de 5 millions d’euros par porteur de projet, calculés sur douze mois ; au-delà, l’offre sort du champ du règlement.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
La durée est fixée dans chaque offre. Elle est courte comparée à l’immobilier locatif : elle correspond au temps de l’opération financée, de l’achat du terrain ou de l’immeuble à la vente des lots. Trois situations se présentent à l’échéance :
Le retard est le risque le plus fréquent et le moins visible : l’argent que l’on pensait récupérer pour un projet personnel ne revient pas à la date prévue. C’est pourquoi l’AMF recommande de n’y placer que « des sommes dont vous êtes certain de ne pas avoir besoin à court terme ». En pratique, nous raisonnons avec une marge : une somme qui doit être disponible à une date précise n’a pas sa place dans le crowdfunding.
Sortir avant le terme est rarement possible. Le règlement permet aux plateformes d’ouvrir un tableau d’affichage où les investisseurs annoncent leur intérêt pour acheter ou vendre des prêts ou des titres, mais ce n’est pas un marché : la vente dépend d’un acheteur, et le prix peut être inférieur à la mise.
Le taux d’intérêt de chaque opération est fixé à l’avance et figure dans l’offre ; il rémunère la subordination du prêt (souvent remboursé après la banque) et le risque de l’opérateur. Nous ne publions pas de taux moyen sur cette page : les taux servis, les taux de retard et les taux de défaut varient fortement d’une année, d’une plateforme et d’une opération à l’autre, et les moyennes publiées ne disent rien du projet que vous regardez.
Trois idées à retenir :
Le texte européen impose aux plateformes de le rappeler dans chaque fiche d’informations clés : « Le retour sur investissement n’est pas garanti. » L’exemple chiffré qui suit montre pourquoi.
Les chiffres qui suivent sont des hypothèses choisies pour illustrer le mécanisme, pas des taux de marché ni une promesse : 20 000 € répartis sur dix projets de 2 000 €, au taux contractuel de 8 % par an, sur vingt-quatre mois, intérêts versés au terme (intérêts simples, non capitalisés). Flat tax de 31,4 % sur les intérêts, sans option pour le barème.
| Tous remboursés | Un défaut à moitié | Un défaut total | |
|---|---|---|---|
| Projets remboursés avec intérêts | 10 | 9 | 9 |
| Intérêts bruts | 3 200 € | 2 880 € | 2 880 € |
| Flat tax de 31,4 % | 1 004,80 € | 904,32 € | 904,32 € |
| Intérêts nets | 2 195,20 € | 1 975,68 € | 1 975,68 € |
| Capital perdu | 0 € | 1 000 € | 2 000 € |
| Gain net sur deux ans | 2 195,20 € | 975,68 € | - 24,32 € |
Avec un seul projet sur dix perdu en totalité, deux ans d’intérêts nets sont effacés. Avec deux défauts, le portefeuille perd de l’argent. Ce calcul ne tient pas compte du retard, qui allonge la durée et fait baisser le rendement annuel, ni de l’imputation éventuelle de la perte sur des intérêts futurs (voir la fiscalité ci-dessous), qui en réduit le coût fiscal sans le supprimer.
La leçon est double : le nombre de lignes compte plus que le taux de chacune, et une concentration sur un ou deux projets transforme un placement à taux fixe en pari.
Pour un particulier, les intérêts de prêts et d’obligations sont des produits de placement à revenu fixe :
Le traitement dépend de la forme de l’investissement :
Le code monétaire et financier (L. 221-32-2) rend éligibles au PEA-PME les « titres participatifs et obligations à taux fixe » offerts par l’intermédiaire d’un prestataire de services de financement participatif au sens du règlement européen, lorsque l’émetteur est une PME ou une ETI au sens du texte (moins de 5 000 personnes, chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros au plus ou total de bilan de 2 milliards au plus), avec siège dans l’Union ou l’EEE et soumission à l’IS ; les sociétés cotées de moins de 2 milliards d’euros de capitalisation sont aussi éligibles. Les intérêts suivent alors la fiscalité du plan (voir notre page PEA). Les prêts ne figurent pas dans la liste : ils restent hors plan. L’inscription au plan se fait offre par offre, avec la plateforme et la banque qui tient le plan.
L’avertissement imposé par le règlement européen est explicite : « Ceci n’est pas un produit d’épargne, et nous vous conseillons de ne pas investir plus de 10 % de votre patrimoine net dans des projets de financement participatif. » C’est un plafond, pas un objectif. Notre lecture :
Règles lues le 24 octobre 2026 : règlement (UE) 2020/1503 relatif aux prestataires européens de services de financement participatif pour les entrepreneurs (eur-lex.europa.eu : articles 1er, 2, 20, 21, 22, 23 et 25) ; Crowdfunding (financement participatif) : une autre façon d’investir ? (Autorité des marchés financiers) ; article L. 511-6 du code monétaire et financier ; article L. 221-32-2 du code monétaire et financier (PEA-PME) ; article 125-00 A du code général des impôts (pertes en capital) ; article 125 A du code général des impôts (prélèvement de 12,8 % et dispense) ; Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr, vérifié le 30 juin 2026 : 18,6 % en 2026). L’exemple chiffré repose sur des hypothèses ; ce n’est pas une projection de rendement. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque souscription.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 24 octobre 2026Prêter, avec d’autres particuliers et via une plateforme agréée, à un professionnel de l’immobilier pour financer une opération précise sur une durée courte, contre un intérêt fixé à l’avance. On ne devient pas propriétaire : on est créancier, par un prêt ou par des obligations.
Le retard de remboursement, le défaut de l’opérateur avec perte partielle ou totale du capital, l’absence de liquidité avant le terme et la dépendance à la qualité d’analyse de la plateforme. Il n’existe ni garantie des dépôts ni mécanisme d’indemnisation.
Le taux contractuel est plus élevé que celui des livrets, en contrepartie d’un risque de perte en capital ; le rendement réel dépend des défauts subis, des retards et de la fiscalité. Dans notre exemple, un seul défaut total sur dix projets efface deux ans d’intérêts nets.
Le règlement européen (art. 23) impose que la fiche d’informations clés de chaque offre contienne cet avertissement : « nous vous conseillons de ne pas investir plus de 10 % de votre patrimoine net dans des projets de financement participatif ». C’est un maximum : la bonne part dépend de votre épargne de précaution, de vos projets et du reste de votre patrimoine.
Jusqu’au remboursement de l’opération, dont la durée est fixée dans l’offre et peut être prolongée en cas de retard. Il n’y a pas de marché organisé : une revente avant le terme suppose de trouver un acheteur, éventuellement via le tableau d’affichage de la plateforme.
Au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), ou au barème sur option globale. L’acompte de 12,8 % peut être évité sur demande si le revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple).
Pour les prêts consentis via une plateforme agréée, oui : la perte s’impute sur les intérêts des prêts de même nature de l’année où la créance devient définitivement irrécouvrable et des cinq années suivantes, dans la limite de 8 000 € par an (CGI, art. 125-00 A). Les obligations ne sont pas visées par ce texte.
Elle doit être agréée PSFP et figurer sur la liste de l’AMF ou le registre de l’ESMA ; ses taux de défaut doivent être publiés chaque année, comme le règlement l’impose ; elle ne doit pas figurer sur les listes noires de l’AMF.
Crowdfunding, LMNP, neuf, résidences gérées, monuments historiques, loi Malraux.
Découvrir →Non cotéFinancer des entreprises non cotées sur huit à dix ans, via des fonds (FCPR, FPCI, ELTIF) ou une assurance vie, avec un potentiel de rendement supérieur et un risque de perte en capital en proportion.
Découvrir →BourseLe PEA loge les actions européennes avec une exonération d’impôt sur le revenu après cinq ans ; le compte-titres n’a pas de limite mais pas d’avantage fiscal. À chacun son rôle.
Découvrir →
Un premier échange sans engagement, en rendez-vous ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.
Conseiller en investissements financiers (CIF), ORIAS n° 23007083 · Adhérent ANACOFI-CIF · Assuré en responsabilité civile professionnelle auprès d’AIG Europe