Une réduction d’impôt de 30 % ou 22 % des travaux de restauration complète d’un immeuble situé dans un site patrimonial remarquable, en échange d’une location nue de neuf ans. Hors plafonnement des niches fiscales.
L’opération se justifie par l’impôt qu’elle efface et par la qualité du bien, pas par le rendement. Nous regardons d’abord votre impôt, ensuite l’immeuble.
En parler avec un conseiller →Dans un site patrimonial remarquable, les travaux de restauration complète d’un immeuble ouvrent droit à une réduction d’impôt de 30 % ou 22 %, hors plafonnement des niches, contre neuf ans de location.
30 % des travaux dans un site patrimonial remarquable couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé ; 22 % avec un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine, ou en cas de restauration déclarée d’utilité publique. Les quartiers anciens dégradés et ceux du NPNRU ouvraient 30 % jusqu’au 31 décembre 2024 seulement.
Louer nu, à usage de résidence principale, pendant neuf ans, avec une prise d’effet dans les douze mois qui suivent l’achèvement des travaux, à une personne qui n’est ni du foyer fiscal, ni un ascendant, ni un descendant.
400 000 € de travaux par contribuable sur quatre années consécutives, soit jusqu’à 120 000 € de réduction ; la part qui dépasse l’impôt de l’année se reporte sur les trois années suivantes. Hors du plafonnement des niches fiscales.
Une restauration complète, imposée ou autorisée par les règles du site, sous le contrôle de l’administration chargée du patrimoine (architecte des bâtiments de France) : le dispositif finance du patrimoine, pas une simple rénovation.
Le taux est connu ; la qualité de l’opération fait le reste.
Plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé (30 %), plan de valorisation ou utilité publique (22 %) : le taux se vérifie sur le document d’urbanisme.
Restauration complète de l’immeuble, imposée ou autorisée : charges foncières et travaux, jamais le prix du foncier.
Un centre ancien où la demande locative existe : la réduction ne rattrape pas un logement qu’on ne loue pas.
La réduction suit les paiements de travaux, retenus jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant le permis ; l’impôt à effacer doit exister ces années-là.
| Loi Malraux | Déficit foncier | |
|---|---|---|
| Mécanisme | Réduction d’impôt | Déduction des revenus fonciers, puis du revenu global |
| Immeuble | Site patrimonial remarquable | Tout immeuble loué nu |
| Plafond | 400 000 € de travaux sur 4 ans | 10 700 € par an sur le revenu global (21 400 € sous conditions pour des travaux de rénovation énergétique), le reste sur les revenus fonciers des dix années suivantes |
| Niches fiscales | Hors plafond | Hors plafond |
| Engagement | Location nue 9 ans | Si la location cesse, le revenu des trois années précédentes est recalculé (article 156, I 3°) |
| Pour qui | Impôt élevé, gros travaux, patrimoine | Bailleur avec des revenus fonciers et des travaux |
Code général des impôts, articles 199 tervicies, 200-0 A et 156 ; Code du patrimoine, article L. 632-1. Versions en vigueur lues sur Légifrance le 24 octobre 2026.
Le Malraux est d’abord un investissement immobilier dans le centre historique d’une ville, avec des travaux lourds et une contrainte patrimoniale. La réduction d’impôt en est la contrepartie, pas le moteur.
Un immeuble Malraux se juge comme tout immeuble ancien de centre-ville : dynamisme de la ville, demande locative, prix de revient (foncier plus travaux) comparé au marché du secteur restauré. Nous étudions le programme, l’opérateur et l’architecte avant de parler fiscalité.
La réduction se calcule sur les dépenses payées chaque année, dans la limite de 400 000 € sur quatre années consécutives ; l’excédent non imputé se reporte sur trois ans. Nous calons l’échéancier des travaux sur votre impôt réel pour utiliser toute la réduction.
Crédit sur le foncier et sur les travaux, loyers libres, engagement de location nue de neuf ans : nous construisons le plan de trésorerie complet et nous vous accompagnons pour la mise en location.
À l’issue des neuf ans, revente, conservation ou transmission : la plus-value relève du régime des particuliers, avec ses abattements pour durée de détention. Nous intégrons ce scénario dès le départ.
Des contribuables fortement imposés, attachés au patrimoine, avec un horizon long.
Jusqu’à 120 000 € de réduction sur quatre ans (30 % de 400 000 €), en dehors du plafond des niches fiscales.
La réduction →PatrimoineUn appartement dans un immeuble de caractère, en centre historique, restauré dans le cadre d’une opération autorisée et contrôlée.
Les zones →Long termeLes travaux, neuf ans de location, puis un bien de centre-ville à conserver ou à transmettre ; le Malraux ne se conçoit pas à court terme.
Les risques →Le Malraux est l’un des dispositifs de défiscalisation immobilière les plus puissants pour les contribuables fortement imposés, et l’un des plus exigeants : travaux lourds, contrôle architectural, prix de revient élevé, délais longs, revente sur un marché particulier. Ce guide en donne les règles telles que le texte les fixe aujourd’hui, montre deux calculs complets, et dit ce qui fait échouer une opération. Pour situer le Malraux parmi les autres leviers, voir notre page défiscalisation.
Le principe tient en quatre temps : un immeuble ancien dans une zone protégée, une restauration complète autorisée, une réduction d’impôt calculée sur les dépenses payées, puis neuf ans de location.
Le texte vise les contribuables domiciliés en France. Il couvre les locaux d’habitation, les locaux destinés à le devenir après les travaux, et les locaux qui n’ont jamais été destinés à l’habitation (un local commercial, par exemple) à condition que leur location relève des revenus fonciers. Les immeubles dont la propriété est démembrée (nue-propriété d’un côté, usufruit de l’autre) sont exclus, de même que les parts démembrées d’une société non soumise à l’impôt sur les sociétés qui détient l’immeuble.
Les opérations se font le plus souvent sous la forme d’une vente d’immeuble à rénover : l’acquéreur paie le foncier à la signature, puis les travaux selon un échéancier contractuel ; la réduction suit ces paiements, année par année.
Le taux dépend uniquement de la situation de l’immeuble. Le texte en vigueur distingue trois cas pour les sites patrimoniaux remarquables, et deux catégories de quartiers qui ne sont plus visées que jusqu’au 31 décembre 2024.
| Situation de l’immeuble | Taux de la réduction |
|---|---|
| Site patrimonial remarquable couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) approuvé | 30 % |
| Site patrimonial remarquable couvert par un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine (PVAP) approuvé | 22 % |
| Site patrimonial remarquable sans l’un de ces plans, lorsque la restauration a été déclarée d’utilité publique | 22 % |
| Quartier ancien dégradé ; quartier sous convention du nouveau programme national de renouvellement urbain (jusqu’au 31 décembre 2024) | 30 %, dispositif fermé |
Le 2° et le 2° bis du I de l’article 199 tervicies, qui ouvraient le taux de 30 % aux quartiers anciens dégradés (délimités en application de la loi du 25 mars 2009) et aux quartiers présentant une concentration élevée d’habitat ancien dégradé sous convention de renouvellement urbain (article 10-3 de la loi du 1er août 2003), commencent tous deux par les mots « jusqu’au 31 décembre 2024 ». Pour une opération montée aujourd’hui, seuls les sites patrimoniaux remarquables ouvrent droit à la réduction. Une opération engagée dans l’un de ces quartiers avant cette date relève d’une analyse au cas par cas : nous la menons avec le texte applicable à la date de l’engagement.
Le site patrimonial remarquable est créé en application du Code du patrimoine ; son périmètre et son document de gestion (PSMV ou PVAP) se vérifient auprès de la commune. Un plan « en cours d’élaboration » n’est pas un plan approuvé : entre 30 % et 22 %, la différence vaut huit points de réduction. La plaquette d’un programme ne remplace pas ce contrôle.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
La base de la réduction est faite des dépenses de travaux, jamais du prix du foncier. Le texte retient :
Les dépenses sont retenues à compter de la délivrance du permis de construire (ou de l’expiration du délai d’opposition à la déclaration préalable) et jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivante. Un permis obtenu en 2026 ouvre donc une fenêtre jusqu’au 31 décembre 2029. Le texte prévoit une prolongation de ce délai en cas d’interruption des travaux, dans les conditions qu’il fixe.
Les dépenses qui ont ouvert droit à la réduction ne peuvent plus être déduites des loyers pour le calcul des revenus fonciers. Le choix est fait une fois pour toutes : réduction Malraux ou déduction de droit commun, pas les deux.
Le montant des dépenses ouvrant droit à la réduction ne peut excéder 400 000 €. Ce plafond est global : il s’apprécie par contribuable et sur quatre années consécutives, toutes opérations Malraux confondues.
| Dépenses éligibles | Réduction à 30 % (PSMV) | Réduction à 22 % (PVAP ou utilité publique) |
|---|---|---|
| 100 000 € | 30 000 € | 22 000 € |
| 200 000 € | 60 000 € | 44 000 € |
| 300 000 € | 90 000 € | 66 000 € |
| 400 000 € (plafond sur quatre ans) | 120 000 € | 88 000 € |
La réduction s’impute sur l’impôt de l’année du paiement des dépenses. Si elle dépasse l’impôt dû, le solde peut être imputé sur l’impôt des trois années suivantes. Au-delà, il est perdu. La réduction réellement obtenue dépend donc de votre impôt sur quatre ans, pas seulement du montant des travaux.
L’article 200-0 A du Code général des impôts plafonne à 10 000 € par an la plupart des avantages fiscaux d’un foyer. La réduction Malraux figure dans la liste des réductions exclues de ce plafonnement : elle s’ajoute à vos autres avantages sans les limiter. Pour le mécanisme du plafond, voir niche fiscale.
La réduction porte sur les travaux, pas sur le foncier : un programme dont les travaux représentent une part élevée du prix maximise la réduction, mais son prix de revient total doit rester cohérent avec la valeur du bien restauré sur le marché local. C’est ce rapport qui décide de la qualité de l’opération, bien plus que le taux.
Les impôts ci-dessous sont calculés au barème appliqué aux revenus de 2025 (tranches de 11 %, 30 %, 41 % et 45 %), en supposant des revenus stables d’une année sur l’autre et sans autre réduction. Votre impôt exact se vérifie avec notre simulateur d’impôt sur le revenu.
Un couple marié, sans enfant, déclare 220 000 € de revenu net imposable (deux parts). Son impôt est de 57 801 € par an. Il achète un appartement dans un immeuble situé dans un site patrimonial remarquable couvert par un PSMV approuvé ; la part travaux est de 360 000 €, payée par tiers sur trois ans.
| Année 1 | Année 2 | Année 3 | Total | |
|---|---|---|---|---|
| Travaux payés | 120 000 € | 120 000 € | 120 000 € | 360 000 € |
| Réduction (30 %) | 36 000 € | 36 000 € | 36 000 € | 108 000 € |
| Impôt avant réduction | 57 801 € | 57 801 € | 57 801 € | |
| Impôt restant dû | 21 801 € | 21 801 € | 21 801 € |
L’impôt absorbe chaque année la totalité de la réduction : rien n’est reporté. Les 360 000 € de travaux restent sous le plafond de 400 000 € sur quatre ans ; le couple pourrait encore engager 40 000 € de dépenses sur la même période. En contrepartie, il s’engage à louer nu pendant neuf ans, et les loyers perçus s’ajouteront à ses revenus imposables.
Une personne seule déclare 90 000 € de revenu net imposable (une part) : son impôt est de 20 701 €. Elle investit dans un site couvert par un PVAP et paie 200 000 € de travaux en une seule année. Réduction : 22 % de 200 000 €, soit 44 000 €, plus du double de son impôt.
| Année 1 | Année 2 | Année 3 | |
|---|---|---|---|
| Impôt avant réduction | 20 701 € | 20 701 € | 20 701 € |
| Réduction imputée | 20 701 € | 20 701 € | 2 598 € |
| Solde reporté à la fin de l’année | 23 299 € | 2 598 € | 0 € |
| Impôt restant dû | 0 € | 0 € | 18 103 € |
Les 44 000 € sont utilisés en trois ans, à l’intérieur de la fenêtre de report. Mais l’équilibre est fragile : si son impôt baisse (année sabbatique, autre réduction, changement de situation familiale), une partie de la réduction peut être perdue au bout des trois ans de report. Étaler les paiements de travaux sur deux ou trois ans aurait sécurisé l’ensemble. C’est exactement le calcul que nous faisons avant de choisir l’échéancier d’un programme.
Si un engagement n’est pas respecté (vente avant la fin des neuf ans, location tardive, location à un proche) ou si la propriété est démembrée, la réduction obtenue est reprise au titre de l’année de la rupture. Le texte écarte la reprise en cas d’invalidité de deuxième ou troisième catégorie, de licenciement, ou de décès du contribuable ou de l’un des membres du couple soumis à imposition commune ; un démembrement consécutif au décès n’entraîne pas de reprise si le conjoint survivant reprend les engagements de location.
Entre la première visite et la liberté de vendre, une opération dure plus de dix ans : le temps des travaux, puis neuf ans de location. Voici les étapes, dans l’ordre où nous les traitons avec un client.
Le déficit foncier de droit commun permet d’imputer sur le revenu global un déficit né de travaux dans la limite de 10 700 € par an (21 400 € sous conditions pour des travaux de rénovation énergétique), l’excédent s’imputant sur les revenus fonciers des dix années suivantes. C’est une déduction, qui vaut votre tranche marginale ; le Malraux est une réduction, qui vaut 30 % ou 22 % quelle que soit votre tranche. Dans la tranche à 30 %, un Malraux en PSMV et une déduction rapportent autant d’impôt sur le revenu par euro de travaux, mais le Malraux n’a pas la limite annuelle de 10 700 € ; dans les tranches à 41 % et 45 %, la déduction vaut plus par euro, dans sa limite. Voir déficit foncier.
| Loi Malraux | Monuments historiques | |
|---|---|---|
| Bien | Immeuble ancien en site patrimonial remarquable | Immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques |
| Avantage | Réduction d’impôt de 30 % ou 22 % des travaux, 400 000 € sur 4 ans | Déduction des charges et travaux du revenu global, sans plafond |
| Engagement | Location nue 9 ans | Conservation 15 ans ; location facultative |
| Niches fiscales | Hors plafond | Hors plafond |
| Pour qui | Impôt élevé, tranches à 30 % et au-delà | Tranches les plus hautes (41 %, 45 %) |
Les deux dispositifs se ressemblent par l’objet (le patrimoine ancien) et diffèrent par la mécanique : réduction d’impôt plafonnée d’un côté, déduction illimitée du revenu de l’autre. Voir notre page monuments historiques.
Un Malraux reste un investissement immobilier : sa valeur, ses loyers et sa revente ne sont pas garantis, et l’avantage fiscal ne compense pas une mauvaise opération.
Règles lues le 24 octobre 2026 sur Légifrance, versions en vigueur : article 199 tervicies du Code général des impôts (en vigueur depuis le 1er janvier 2024) ; article 200-0 A (plafonnement global, en vigueur depuis le 21 février 2026) ; article 156 (déficit foncier, en vigueur depuis le 1er juillet 2026). Code du patrimoine, article L. 632-1 (autorisation préalable des travaux en site patrimonial remarquable, en vigueur depuis le 9 juillet 2016). Plus-values immobilières : fiche F10864 (service-public.gouv.fr, vérifiée le 15 avril 2026). Exemples calculés au barème appliqué aux revenus de 2025 (article 197 du Code général des impôts). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque opération.
30 % des dépenses de restauration dans un site patrimonial remarquable couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur approuvé ; 22 % avec un plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine approuvé, ou pour une restauration déclarée d’utilité publique. Les quartiers anciens dégradés et ceux du NPNRU, à 30 %, ne sont plus visés que jusqu’au 31 décembre 2024.
400 000 € de dépenses par contribuable sur quatre années consécutives, soit 120 000 € de réduction au plus à 30 % et 88 000 € à 22 %.
Non : l’article 200-0 A l’exclut du plafonnement global de 10 000 €, ce qui la distingue de la plupart des réductions d’impôt.
Le solde s’impute sur l’impôt des trois années suivantes ; au-delà, il est perdu. D’où l’importance de caler l’échéancier des travaux sur l’impôt attendu (voir l’exemple 2 du guide).
Neuf ans, en location nue, à usage de résidence principale du locataire, avec une prise d’effet dans les douze mois suivant l’achèvement des travaux. Les loyers sont libres : ni plafond de loyer, ni plafond de ressources.
Non : le locataire ne peut être ni un membre du foyer fiscal, ni un ascendant, ni un descendant.
La réduction est reprise au titre de l’année de la vente, sauf invalidité de deuxième ou troisième catégorie, licenciement, ou décès du contribuable ou de l’un des membres du couple.
Le Malraux offre une réduction d’impôt plafonnée, indépendante de la tranche ; les monuments historiques une déduction du revenu global sans plafond contre quinze ans de conservation ; le déficit foncier de droit commun une déduction du revenu global limitée à 10 700 € par an. Le choix dépend du montant de l’impôt, du bien et de l’horizon.
Acheter et restaurer un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques, et déduire les travaux et charges de son revenu global sans plafond, en échange de quinze ans de conservation.
Découvrir →La pierreCrowdfunding, LMNP, neuf, résidences gérées, monuments historiques, loi Malraux.
Découvrir →Réduire l’impôtGirardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
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Confidentiel, et pensé pour votre situation.
Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.
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