+Loi Malraux

Loi Malraux : restaurer le patrimoine ancien et réduire son impôt

  • +L’immeuble et la ville avant l’avantage fiscal : emplacement, marché locatif, qualité de la restauration
  • +Le calendrier des travaux calé sur votre impôt des quatre années, pour ne rien perdre de la réduction
  • +Un montage relu dans son ensemble : financement, location, revente à l’issue des neuf ans
CIF · ORIAS n° 23007083Adhérent ANACOFI-CIFCiboure & Paris
Réduction22 % ou 30 % des travaux
Hors plafondNe compte pas dans les 10 000 €
Un interlocuteurDu premier rendez-vous au suivi

La loi Malraux avec OP-Invests

Le Malraux est d’abord un investissement immobilier dans le centre historique d’une ville, avec des travaux lourds et une contrainte patrimoniale. La réduction d’impôt en est la contrepartie, pas le moteur.

La ville et l’immeuble

Un immeuble Malraux se juge comme tout immeuble ancien de centre-ville : dynamisme de la ville, demande locative, prix de revient (foncier plus travaux) comparé au marché du secteur restauré. Nous étudions le programme, l’opérateur et l’architecte avant de parler fiscalité.

Le calendrier de la réduction

La réduction se calcule sur les dépenses payées chaque année, dans la limite de 400 000 € sur quatre ans ; l’excédent non imputé se reporte sur trois ans. Nous calons l’échéancier des travaux sur votre impôt réel pour utiliser toute la réduction.

Le financement et la location

Crédit sur le foncier et sur les travaux, intérêts déductibles des revenus fonciers, loyers libres, engagement de location nue de neuf ans : nous construisons le plan de trésorerie complet et nous vous accompagnons pour la mise en location.

La sortie

À l’issue des neuf ans, revente, conservation ou transmission : la plus-value se calcule sur le prix d’achat et les travaux, avec les abattements pour durée de détention. Nous intégrons ce scénario dès le départ.

Un cadre réglementé : ORIAS n° 23007083, CIF, adhérent ANACOFI
ORIAS, registre des intermédiaires en assurance, banque et financeAutorité des marchés financiersANACOFI, association professionnelle agréée par l’AMF

La loi Malraux pour qui ?

Des contribuables fortement imposés, attachés au patrimoine, avec un horizon long.

La loi Malraux, en bref

En bref
  • Créée en 1962, la loi Malraux encourage la restauration complète d’immeubles anciens situés dans des secteurs protégés, aujourd’hui les sites patrimoniaux remarquables.
  • L’investisseur achète un logement à restaurer, finance les travaux dans le cadre d’une opération de restauration déclarée d’utilité publique ou autorisée, et loue nu pendant neuf ans.
  • Réduction d’impôt de 30 % des travaux dans un site couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV), un quartier ancien dégradé ou un quartier du nouveau programme de renouvellement urbain ; 22 % dans un site patrimonial remarquable sans PSMV approuvé.
  • Dépenses retenues dans la limite de 400 000 € sur quatre années consécutives, soit 120 000 € de réduction au plus ; l’excédent se reporte sur les trois années suivantes.
  • La réduction n’entre pas dans le plafonnement global des niches fiscales.

Le Malraux est le dispositif de défiscalisation immobilière le plus puissant pour les gros contribuables, et l’un des plus exigeants : travaux lourds, contrôle architectural, prix de revient élevé, revente sur un marché particulier. Ce guide en donne les règles et les points de vigilance.

Comment fonctionne le dispositif Malraux ?

  1. L’acquisition d’un logement (ou d’un immeuble entier) ancien dans une zone éligible, en général auprès d’un opérateur qui a monté l’opération de restauration de l’immeuble.
  2. La restauration complète de l’immeuble, sous le contrôle de l’architecte des bâtiments de France, avec une autorisation spéciale de travaux ou un permis de construire ; les travaux portent sur l’ensemble de l’immeuble, pas seulement sur le lot.
  3. La réduction d’impôt, calculée sur les dépenses de travaux payées chaque année (TVA comprise, nettes de subventions), imputée sur l’impôt de l’année.
  4. La location nue du logement, à usage de résidence principale du locataire, dans les douze mois de l’achèvement des travaux et pour neuf ans au moins, à une personne autre qu’un membre du foyer fiscal, un ascendant ou un descendant.

Les opérations se font le plus souvent par une vente d’immeuble à rénover (VIR) : le vendeur réalise les travaux, l’acquéreur les paie selon l’échéancier du contrat, et la réduction suit ces paiements.

Quelles zones et quels immeubles sont éligibles ?

ZoneTaux de la réduction
Site patrimonial remarquable couvert par un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV) approuvé30 %
Quartier ancien dégradé (QAD) ; quartier du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU)30 %
Site patrimonial remarquable non couvert par un PSMV approuvé (plan de valorisation de l’architecture et du patrimoine ou en cours)22 %

L’immeuble doit être affecté à l’habitation (ou transformé en logement) et faire l’objet d’une restauration complète déclarée d’utilité publique ou autorisée. Les dépenses éligibles sont les travaux de démolition, de reconstitution de toiture ou de murs extérieurs, de transformation en logement, et les travaux de réparation et d’entretien imposés par l’opération, à l’exclusion des travaux d’agrandissement et de construction.

Combien la loi Malraux permet-elle de réduire son impôt ?

La base de la réduction est le montant des dépenses de travaux éligibles, retenu dans la limite de 400 000 € sur une période de quatre années consécutives. Au taux de 30 %, la réduction maximale est donc de 120 000 €, au taux de 22 % de 88 000 €.

  • La réduction s’impute sur l’impôt de l’année des paiements ; si elle dépasse l’impôt dû, l’excédent est reportable sur les trois années suivantes.
  • Elle est exclue du plafonnement global des niches fiscales (10 000 €) : elle se cumule sans limite avec les autres réductions du foyer.
  • En indivision, le plafond de 400 000 € s’applique à chaque indivisaire ; en société non soumise à l’impôt sur les sociétés, chaque associé bénéficie de la réduction sur sa quote-part.
Ce qu’il faut calculer

La réduction porte sur les travaux, pas sur le foncier : un programme dont les travaux représentent une part élevée du prix maximise la réduction, mais son prix de revient total doit rester cohérent avec la valeur du bien restauré sur le marché local. C’est ce rapport qui décide de la qualité de l’opération.

Quelle fiscalité pendant et après ?

  • Les loyers sont des revenus fonciers (location nue) : régime réel, intérêts d’emprunt et charges déductibles. Les travaux ayant ouvert droit à la réduction d’impôt ne sont pas déductibles en plus.
  • Les loyers sont libres : pas de plafond de loyer ni de ressources du locataire, à la différence des anciens dispositifs de type Pinel.
  • La revente relève des plus-values immobilières des particuliers, avec un prix d’acquisition majoré des travaux (sous conditions) et les abattements pour durée de détention (exonération d’impôt après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans). Vendre avant la fin des neuf ans entraîne la reprise de la réduction, sauf décès, invalidité ou licenciement.
  • L’IFI : le bien est imposable pour sa valeur vénale, dettes déductibles.

Malraux ou monuments historiques ?

Loi MalrauxMonuments historiques
BienImmeuble ancien en site patrimonial remarquableImmeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques
AvantageRéduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux, 400 000 € sur 4 ansDéduction des travaux et charges du revenu global, sans plafond
EngagementLocation nue 9 ansConservation 15 ans ; location facultative
Pour quiImpôt élevé, tranches à 30 % et au-delàTranches les plus hautes (41 %, 45 %), très gros revenus

Les deux dispositifs se ressemblent par l’objet (le patrimoine ancien) et diffèrent par la mécanique : réduction d’impôt plafonnée d’un côté, déduction illimitée du revenu de l’autre. Voir notre page monuments historiques.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Acheter dans une ville sans marché locatif solide : les loyers libres ne se réalisent que si la demande existe.
  • Accepter un prix de revient (foncier plus travaux) très supérieur à la valeur du bien restauré.
  • Sous-estimer les délais et aléas de travaux sur un immeuble ancien sous contrôle architectural.
  • Négliger le calendrier des paiements par rapport à l’impôt de chaque année : la réduction non imputée au-delà de trois ans est perdue.
  • Choisir un opérateur sans références ni garanties (garantie de bonne fin, assurance dommages-ouvrage).
  • Vendre avant la fin des neuf ans de location.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Immeubles spéciaux : dispositifs Malraux et monuments historiques (impots.gouv.fr, mis à jour le 8 avril 2026) ; article 199 tervicies du Code général des impôts ; BOFiP BOI-IR-RICI-200 ; Code du patrimoine, articles L. 631-1 et suivants (sites patrimoniaux remarquables). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque opération.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026

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Quel est le principe de la loi Malraux ?

Financer la restauration complète d’un immeuble ancien situé dans un site patrimonial remarquable, le louer nu pendant neuf ans, et obtenir une réduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux, dans la limite de 400 000 € de dépenses sur quatre ans.

Quels sont les inconvénients de la loi Malraux ?

Un prix de revient élevé, des travaux lourds et contrôlés, un engagement de neuf ans, un marché de revente spécifique et une rentabilité locative souvent modeste : l’opération se justifie par l’impôt élevé qu’elle efface et par la qualité du bien, pas par le rendement.

La réduction Malraux entre-t-elle dans le plafond des niches fiscales ?

Non : elle est exclue du plafonnement global de 10 000 €, ce qui la distingue de la plupart des réductions d’impôt.

Que se passe-t-il si la réduction dépasse l’impôt de l’année ?

L’excédent se reporte sur l’impôt des trois années suivantes ; au-delà, il est perdu. D’où l’importance de caler l’échéancier des travaux sur l’impôt attendu.

Peut-on louer à un membre de sa famille ?

Non : le locataire ne peut être ni un membre du foyer fiscal, ni un ascendant, ni un descendant. Le logement doit être sa résidence principale.

Malraux, monuments historiques ou déficit foncier ?

Le Malraux offre une réduction d’impôt plafonnée, les monuments historiques une déduction illimitée du revenu global sous conservation de quinze ans, le déficit foncier de droit commun une déduction limitée à 10 700 € par an sur le revenu global. Le choix dépend du montant de l’impôt, du bien et de l’horizon.

Que s’est-il passé avec la loi Malraux en 1962 ?

La loi du 4 août 1962, portée par André Malraux, a créé les secteurs sauvegardés pour protéger les centres anciens des démolitions ; le dispositif fiscal actuel, réformé en 2009 en réduction d’impôt, en est l’héritier, appliqué aujourd’hui aux sites patrimoniaux remarquables.

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