+Monuments historiques

Monuments historiques : la déduction sans plafond

  • +Réservé aux tranches d’imposition les plus hautes : nous vérifions d’abord que le dispositif a du sens pour vous
  • +L’immeuble, l’opérateur et le programme de travaux étudiés avec la même rigueur qu’un investissement classique
  • +L’engagement de quinze ans et la transmission intégrés dès le départ
CIF · ORIAS n° 23007083Adhérent ANACOFI-CIFCiboure & Paris
DéductionTravaux imputés sur le revenu global
Sans plafondNi 10 700 €, ni niches fiscales
Un interlocuteurDu premier rendez-vous au suivi

Les monuments historiques avec OP-Invests

C’est le dispositif immobilier le plus puissant du Code général des impôts, et le plus engageant : quinze ans de conservation, des travaux lourds, un bien atypique. Il ne convient qu’à une minorité de contribuables, et nous le disons.

Pour qui, vraiment

La déduction n’a de valeur qu’à hauteur de la tranche marginale d’imposition : elle transforme 100 € de travaux en 45 € d’impôt en moins dans la tranche à 45 %, en 30 € dans celle à 30 %. Nous partons de votre revenu imposable des années à venir et du calendrier des travaux avant de conclure.

L’immeuble et l’opération

Classement ou inscription, état du bâti, programme de travaux validé par les architectes des bâtiments de France, opérateur et architecte, prix de revient rapporté à la valeur restaurée, marché locatif si le bien est loué : nous analysons chaque opération comme un investissement immobilier, la fiscalité venant ensuite.

Les quinze ans

L’engagement de conservation et les règles de détention (en direct ou via une SCI familiale, sans copropriété sauf exceptions) se préparent à l’achat : mode de détention, financement, usage du bien, transmission éventuelle. Nous construisons le montage avec votre notaire.

La transmission

Un monument historique peut être transmis sans droits de succession ou de donation sous convention avec l’État (ouverture au public, entretien). Nous étudions cette voie quand le bien s’y prête et quand votre situation familiale le justifie.

Un cadre réglementé : ORIAS n° 23007083, CIF, adhérent ANACOFI
ORIAS, registre des intermédiaires en assurance, banque et financeAutorité des marchés financiersANACOFI, association professionnelle agréée par l’AMF

Les monuments historiques pour qui ?

Un dispositif de niche, au sens propre, pour des contribuables très imposés et un projet patrimonial.

Les monuments historiques, en bref

En bref
  • Le propriétaire d’un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques (ou labellisé par la Fondation du patrimoine, sous conditions) peut déduire les charges foncières et les travaux de son revenu global, totalement ou partiellement selon que l’immeuble est ouvert ou non au public et loué ou non.
  • La déduction n’est pas plafonnée et n’entre pas dans le plafonnement des niches fiscales ; un excédent non imputé sur le revenu de l’année n’est toutefois pas reportable.
  • Conditions : conserver l’immeuble quinze ans au moins, le détenir en direct ou par une SCI familiale (ou agréée), pas de mise en copropriété sauf agrément ou affectation à l’habitation pour 75 % des surfaces.
  • La transmission peut être exonérée de droits de succession ou de donation sous convention avec l’État (article 795 A du CGI).
  • Un dispositif réservé aux contribuables des tranches les plus élevées, avec un engagement long et un bien atypique.

Le régime des monuments historiques n’est pas conçu comme une niche fiscale mais comme la contrepartie des charges qu’impose la conservation du patrimoine, ainsi que le rappelle le ministère de la Culture. Pour l’investisseur, il en résulte la déduction la plus large du droit fiscal français, avec des contraintes à la mesure de l’avantage.

Quels immeubles sont concernés ?

  • Les immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire.
  • Les immeubles labellisés « Fondation du patrimoine », sous conditions (accessibles au public ou visibles de la voie publique, travaux subventionnés).
  • Les immeubles ayant reçu, avant 2014, un agrément spécial du ministère des Finances pour leur caractère historique ou artistique (agrément supprimé pour les demandes ultérieures).

Les conditions de détention depuis 2009

  • Conservation de l’immeuble pendant quinze ans au moins à compter de l’acquisition.
  • Détention directe, ou par une société civile non soumise à l’impôt sur les sociétés dont les associés sont membres d’une même famille, ou dont le monument est affecté à l’habitation pour au moins 75 % de ses surfaces dans les deux ans, ou agréée sous conditions.
  • Absence de mise en copropriété, sauf agrément ou, pour les divisions depuis 2018, affectation à l’habitation pour au moins 75 % des surfaces habitables dans les deux ans.

Le non-respect de ces conditions entraîne la réintégration des déductions pratiquées.

Comment fonctionne la déduction ?

Le régime déroge au droit commun des revenus fonciers : au lieu de limiter l’imputation du déficit sur le revenu global à 10 700 € par an, il permet de déduire les charges foncières, dont les travaux de restauration et d’entretien, sans plafond. L’étendue de la déduction dépend de l’usage du bien.

SituationDéduction
Immeuble loué (en tout ou partie)Charges et travaux déduits des revenus fonciers ; le déficit s’impute sur le revenu global sans limitation
Immeuble non loué, ouvert au publicCharges déductibles du revenu global, en totalité (avec une règle particulière pour la partie occupée par le propriétaire)
Immeuble non loué, non ouvert au publicCharges déductibles du revenu global, partiellement

Les travaux subventionnés ne sont déductibles que pour la part restant à la charge du propriétaire. La déduction s’applique sur le revenu global de l’année ; l’excédent ne se reporte pas sur les années suivantes, d’où l’importance du calendrier des travaux.

Ce que vaut la déduction

Une déduction réduit le revenu imposable, pas directement l’impôt : 100 000 € de travaux déduits font économiser 45 000 € d’impôt dans la tranche à 45 %, 41 000 € dans celle à 41 %, 30 000 € dans celle à 30 %, plus l’effet sur la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus le cas échéant. Le dispositif n’a d’intérêt que pour des revenus élevés et durables, ou pour absorber une année exceptionnelle.

Ouverture au public : quelles obligations ?

L’ouverture au public conditionne la déduction totale des charges d’un immeuble non loué, et l’exonération de droits de mutation sous convention. Elle suppose un nombre minimal de jours d’ouverture par an (fixé par la réglementation, avec des règles distinctes pour les visites payantes ou gratuites), une information du public et, en pratique, une organisation des visites.

Les recettes de visites, lorsqu’il y en a, sont imposables ; certains travaux sur les locaux d’habitation bénéficient du taux réduit de TVA de 10 % ; des subventions de l’État (direction régionale des affaires culturelles) et des collectivités peuvent financer une partie des travaux de restauration des immeubles classés ou inscrits.

Transmettre un monument historique sans droits : l’article 795 A

Les immeubles classés ou inscrits (et les meubles qui en constituent le complément historique) peuvent être exonérés de droits de succession et de donation lorsque les héritiers, légataires ou donataires signent avec l’État une convention à durée indéterminée fixant les conditions d’accès du public, d’entretien du bien et de présentation des meubles.

  • La convention est conclue avec le ministère chargé de la Culture, après avis conforme des finances publiques.
  • Elle s’adresse aux personnes physiques, seules, en indivision ou réunies dans une société civile familiale.
  • Le non-respect de la convention entraîne l’exigibilité des droits.

Combinée à la déduction des travaux, cette exonération fait du monument historique un outil de transmission unique pour les familles qui acceptent d’ouvrir et d’entretenir le bien sur plusieurs générations.

Monuments historiques ou loi Malraux ?

Monuments historiquesLoi Malraux
AvantageDéduction des travaux et charges du revenu global, sans plafondRéduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux, 400 000 € sur 4 ans
EngagementConservation 15 ans ; location facultativeLocation nue 9 ans
BienClassé ou inscritAncien, en site patrimonial remarquable
TransmissionExonération possible sous conventionDroit commun
Pour quiTranches à 41 % et 45 %Tranches à 30 % et au-delà

Voir notre page loi Malraux.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Entrer dans le dispositif avec une tranche d’imposition trop basse : la déduction vaut moins que les contraintes.
  • Négliger l’engagement de quinze ans et les règles de détention (copropriété, société).
  • Sous-estimer le coût d’entretien d’un bien classé après les travaux initiaux.
  • Acheter un lot dans une opération de restauration sans vérifier l’agrément de la division ou l’affectation à l’habitation.
  • Payer les travaux sur une année où le revenu imposable est insuffisant : l’excédent de déduction est perdu.
  • Choisir un opérateur sans références sur des chantiers de monuments classés.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Immeubles spéciaux : dispositifs Malraux et monuments historiques (impots.gouv.fr, mis à jour le 8 avril 2026) ; Les immeubles : dispositifs fiscaux (ministère de la Culture) ; articles 156 II 1° ter et 156 bis, 795 A du Code général des impôts, articles 41 E à 41 J de l’annexe III ; Code du patrimoine. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque opération.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026

Le conseil, au cœur de notre métier

Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

  • +Un premier échange, à Ciboure, à Paris ou en visio, pour comprendre votre situation, vos objectifs et votre horizon.
  • +Une étude patrimoniale écrite : analyse, recommandations et solutions comparées, choisies en architecture ouverte.
  • +Un seul interlocuteur, du premier rendez-vous au suivi dans la durée.
Prendre rendez-vous
Quelles sont les charges déductibles pour un monument historique ?

Les travaux de restauration, de réparation et d’entretien, les primes d’assurance, les intérêts d’emprunt, les charges de gestion et, selon l’usage du bien, les autres charges foncières, pour la part non couverte par des subventions. La déduction est totale ou partielle selon que l’immeuble est loué, ouvert au public ou non.

Quelle est la loi qui régit la défiscalisation des monuments historiques ?

Les articles 156 II 1° ter et 156 bis du Code général des impôts, issus de la loi de 1913 sur les monuments historiques et de ses réformes successives, dont celle de 2009 qui a fixé les conditions de conservation et de détention.

Quelles subventions existent pour les monuments historiques ?

L’État (directions régionales des affaires culturelles) et les collectivités peuvent subventionner les travaux de restauration des immeubles classés ou inscrits ; la Fondation du patrimoine et des mécènes interviennent aussi. Les subventions réduisent d’autant la part déductible.

Faut-il louer ou ouvrir le bien au public ?

Ni l’un ni l’autre n’est obligatoire, mais l’étendue de la déduction en dépend : totale si le bien est loué ou ouvert au public, partielle sinon. L’ouverture au public est en revanche la condition de l’exonération de droits de succession sous convention.

Quels sont les avantages de l’inscription d’un monument historique ?

Pour le propriétaire : l’accès au régime fiscal de déduction, aux subventions publiques, à l’expertise des architectes des bâtiments de France, et à l’exonération de transmission sous convention. En contrepartie, tous les travaux sont soumis à autorisation et à contrôle.

Monuments historiques ou Malraux ?

Le monument historique offre une déduction illimitée et une transmission exonérée possible, pour quinze ans d’engagement et un bien classé ; le Malraux une réduction d’impôt plafonnée pour neuf ans de location d’un immeuble ancien en site protégé. Le premier s’adresse aux très hauts revenus, le second à un public un peu plus large.

Ces solutions pourraient vous intéresser

★★★★★  Depuis 2021  —  Ciboure & Paris

Prenons rendez-vous

Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.

Prendre rendez-vous

Nous écrire

Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.