Acheter et restaurer un immeuble classé ou inscrit au titre des monuments historiques, et déduire les travaux et charges de son revenu global sans plafond, en échange de quinze ans de conservation.
Le dispositif des très hauts revenus et des patrimoines à transmettre. Nous vérifions votre situation fiscale et le bien avant tout engagement.
En parler avec un conseiller →Le seul dispositif immobilier sans plafond : les travaux et les charges d’un immeuble classé ou inscrit s’imputent sur le revenu global, hors plafonnement des niches fiscales, contre un engagement de conservation.
Travaux, intérêts d’emprunt et charges s’imputent sur le revenu global, sans limite de montant, et hors du plafonnement des niches fiscales. C’est l’outil des très hauts revenus.
Pour un monument dont le propriétaire se réserve la jouissance, les charges sont déductibles à 100 % si le public est admis à visiter, à 50 % s’il est fermé au public (article 41 F de l’annexe III au CGI). Loué, il relève des revenus fonciers, déficit imputable sans limite.
L’immeuble doit être conservé quinze ans à compter de l’acquisition ; sinon, le revenu de trois années est majoré du tiers des charges imputées. Les travaux se font sous le contrôle de l’administration des monuments historiques.
L’article 795 A du CGI exonère de droits de mutation à titre gratuit la transmission d’un monument historique, sous convention à durée indéterminée avec l’autorité administrative compétente, prévoyant l’accès du public, l’entretien et le maintien des meubles.
La déduction dépend de l’usage de l’immeuble et de son ouverture.
Revenus fonciers ; le déficit, travaux compris, s’impute sur le revenu global sans plafond.
100 % des charges déductibles du revenu global si le public est admis à visiter, 50 % si le monument est fermé au public.
Le classement ou l’inscription au titre des monuments historiques ouvre le régime ; un label de la Fondation du patrimoine peut suffire sous conditions.
Une société civile n’est admise que dans trois cas, dont des associés d’une même famille : utile pour une transmission organisée.
| Monuments historiques | Loi Malraux | |
|---|---|---|
| Avantage | Déduction du revenu global, sans plafond | Réduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux |
| Plafond | Aucun | 400 000 € de travaux sur 4 ans |
| Niches fiscales | Hors plafond | Hors plafond |
| Engagement | Conservation 15 ans | Location 9 ans |
| Immeuble | Classé ou inscrit | Site patrimonial remarquable |
| Transmission | Exonération possible (795 A) | Droit commun |
Code général des impôts, articles 156, 156 bis, 199 tervicies et 795 A, versions en vigueur lues sur Légifrance le 24 octobre 2026.
C’est le régime immobilier le plus puissant du Code général des impôts, et le plus engageant : quinze ans de conservation, des travaux lourds, un bien atypique. Il ne convient qu’à une minorité de contribuables, et nous le disons.
La déduction n’a de valeur qu’à hauteur de la tranche marginale d’imposition : elle transforme 100 € de charges en 45 € d’impôt en moins dans la tranche à 45 %, en 30 € dans celle à 30 %. Nous partons de votre revenu imposable des années à venir et du calendrier des travaux avant de conclure.
Classement ou inscription, état du bâti, programme de travaux autorisé, opérateur et architecte, prix de revient rapporté à la valeur restaurée, marché locatif si le bien est loué : nous analysons chaque opération comme un investissement immobilier, la fiscalité venant ensuite.
L’engagement de conservation et les règles de détention (en direct, ou par une société civile dans les seuls cas prévus) se préparent à l’achat : mode de détention, financement, usage du bien, transmission éventuelle. Nous construisons le montage avec votre notaire.
Un monument historique peut être transmis sans droits de succession ou de donation sous convention à durée indéterminée (accès du public, entretien). Nous étudions cette voie quand le bien s’y prête et quand votre situation familiale le justifie.
Un dispositif de niche, au sens propre, pour des contribuables très imposés et un projet patrimonial.
Dans les tranches à 41 % et 45 %, des charges et travaux déductibles sans plafond réduisent fortement le revenu imposable des années de travaux.
La déduction →PatrimoineChâteau, hôtel particulier, immeuble ancien classé ou inscrit : un bien d’exception, restauré sous contrôle, à habiter, louer ou ouvrir au public.
Les conditions →TransmissionL’exonération de droits de mutation à titre gratuit de l’article 795 A, en contrepartie d’une convention sur l’accès du public et l’entretien.
La transmission →Le régime des monuments historiques n’a pas été conçu comme une niche fiscale mais comme la contrepartie des charges qu’impose la conservation du patrimoine. Pour l’investisseur, il en résulte la déduction la plus large du droit fiscal français, avec des contraintes à la mesure de l’avantage. Pour le situer parmi les autres leviers, voir notre page défiscalisation.
Le classement et l’inscription relèvent du Code du patrimoine : ils ouvrent le régime fiscal, mais soumettent aussi tous les travaux à autorisation et à contrôle. Avant d’acheter, on vérifie l’arrêté de classement ou d’inscription, et ce qu’il couvre exactement (tout l’immeuble, ou seulement des façades, une toiture, un escalier).
| Mode de détention | Ce que prévoit l’article 156 bis |
|---|---|
| En direct | Admis, avec un engagement de conservation de quinze ans à compter de l’acquisition. |
| Société civile non soumise à l’impôt sur les sociétés | Exclue en principe, sauf dans trois cas : associés membres d’une même famille ; immeuble affecté à l’habitation pour au moins 75 % de ses surfaces habitables dans les deux ans de son entrée dans la société ; monument classé affecté pendant quinze ans au moins à un espace culturel non commercial ouvert au public. Les associés s’engagent à conserver leurs parts quinze ans. |
| Lot d’un immeuble divisé | Exclu pour les immeubles divisés depuis le 1er janvier 2009, sauf si l’immeuble, classé ou inscrit, est affecté à l’habitation pour au moins 75 % de ses surfaces habitables dans les deux ans de la division. |
Pour l’habitation, les locaux commerciaux ou professionnels ne comptent pas dans les 75 %. Le texte en vigueur ne prévoit pas d’agrément pour la division : la seule voie est la condition d’affectation à l’habitation.
Le régime déroge au droit commun des revenus fonciers. Pour un bailleur ordinaire, le déficit foncier né des travaux ne s’impute sur le revenu global que dans la limite de 10 700 € par an (21 400 € sous conditions pour des travaux de rénovation énergétique), le surplus étant reporté sur les revenus fonciers des dix années suivantes. L’article 156 du Code général des impôts écarte cette règle pour les propriétaires de monuments classés ou inscrits : leur déficit s’impute sur le revenu global sans plafond. L’étendue de la déduction dépend ensuite de l’usage du bien.
| Situation | Déduction |
|---|---|
| Immeuble loué | Charges et travaux déduits des loyers dans les revenus fonciers ; le déficit s’impute sur le revenu global, sans la limite de 10 700 €. |
| Immeuble occupé par le propriétaire, ouvert à la visite | Charges déductibles du revenu global pour leur montant total. |
| Immeuble occupé par le propriétaire, fermé au public | Charges déductibles du revenu global à hauteur de 50 %. |
Les charges concernées comprennent tout ou partie des dépenses de réparation et d’entretien, et les autres charges foncières (intérêts d’emprunt, primes d’assurance, frais de gestion notamment). Les participations du propriétaire aux travaux exécutés ou subventionnés par l’administration des affaires culturelles sont déductibles pour leur montant total.
L’article 200-0 A, qui limite à 10 000 € par an les avantages fiscaux d’un foyer, ne vise parmi les déductions que certains amortissements ; les charges des monuments historiques n’y figurent pas. Voir niche fiscale.
Une déduction réduit le revenu imposable, pas directement l’impôt : elle vaut votre tranche marginale. 100 000 € déduits font économiser jusqu’à 45 000 € dans la tranche à 45 %, 41 000 € dans celle à 41 %, 30 000 € dans celle à 30 % ; dès que la déduction fait descendre d’une tranche, l’économie par euro baisse. Le calendrier des travaux compte donc autant que leur montant : nous le calons sur les années où votre revenu est le plus élevé.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Les impôts ci-dessous sont calculés au barème appliqué aux revenus de 2025 pour un couple marié sans enfant (deux parts), sans les contributions propres aux très hauts revenus ni autre avantage fiscal. Votre propre calcul se fait avec notre simulateur d’impôt sur le revenu.
Le couple déclare 400 000 € de revenu net imposable ; son impôt est de 133 048 €. Il possède un monument inscrit, loué, qui rapporte 20 000 € de loyers dans l’année ; il paie 170 000 € de travaux, intérêts et charges. Le déficit foncier est de 150 000 € et s’impute en entier sur le revenu global.
| Sans le monument | Avec le déficit | |
|---|---|---|
| Revenu net imposable | 400 000 € | 250 000 € |
| Impôt | 133 048 € | 70 101 € |
| Économie d’impôt | 62 947 € |
L’économie représente environ 42 % du déficit : la déduction a d’abord effacé du revenu taxé à 45 %, puis du revenu taxé à 41 %. Chez un bailleur ordinaire, seuls 10 700 € de ce déficit auraient pu s’imputer sur le revenu global cette année-là.
Même couple, même revenu, mais le monument est sa résidence et ne procure aucune recette. Il supporte 100 000 € de charges dans l’année.
| Ouvert à la visite | Fermé au public | |
|---|---|---|
| Charges déductibles | 100 000 € (100 %) | 50 000 € (50 %) |
| Revenu net imposable | 300 000 € | 350 000 € |
| Impôt | 90 601 € | 111 101 € |
| Économie d’impôt | 42 447 € | 21 947 € |
Ouvrir le monument à la visite double ici l’économie d’impôt. C’est aussi une organisation : jours d’ouverture, accueil, information du public, dans les conditions fixées par la réglementation.
Si le couple de l’exemple 1 vend le monument au bout de huit ans, hors licenciement, invalidité ou décès, son revenu de l’année de la vente et des deux années suivantes est majoré du tiers des charges indûment imputées. Si 150 000 € de charges ont été imputés au total, cela représente 50 000 € de revenu supplémentaire chaque année pendant trois ans, taxés à la tranche marginale de ces années-là.
Quinze ans, c’est la durée d’un cycle patrimonial complet : enfants qui grandissent, départ à la retraite, changement de région. Le montage se pense donc dès l’achat avec ces événements en tête, notamment la question de la transmission.
L’ouverture au public n’est jamais obligatoire en soi, mais elle commande deux avantages :
Elle suppose des conditions d’ouverture (durée, information du public) fixées par la réglementation, à vérifier avant l’achat, et, en pratique, une organisation des visites. Si les visites sont payantes, le traitement fiscal des recettes se règle avec un professionnel du chiffre avant la première saison.
Des subventions publiques peuvent financer une partie des travaux de restauration des immeubles classés ou inscrits. La participation du propriétaire aux travaux exécutés ou subventionnés par l’administration des affaires culturelles est déductible pour son montant total, que le monument soit ouvert ou non au public.
Les immeubles classés ou inscrits pour l’essentiel au titre des monuments historiques, et les meubles qui en constituent le complément historique ou artistique, sont exonérés de droits de mutation à titre gratuit (succession et donation) lorsque les héritiers, donataires ou légataires signent une convention.
Les parts d’une société civile qui détient et gère ces biens peuvent bénéficier de la même exonération, si la société est constituée uniquement entre parents en ligne directe ou entre frères et sœurs, leurs conjoints et leurs enfants. Conditions : parts détenues depuis plus de deux ans par le donateur ou le défunt si elles ont été acquises à titre onéreux, conservation cinq ans par le bénéficiaire (sinon rappel des droits avec intérêt de retard), adhésion à la convention signée par la société.
Combinée à la déduction des charges, cette exonération fait du monument historique un outil de transmission sans équivalent, pour les familles prêtes à ouvrir et entretenir le bien sur plusieurs générations. Pour mesurer ce que la transmission coûterait sans convention, voir notre simulateur de droits de succession et notre page donation.
L’article 976 du Code général des impôts, qui prévoit les exonérations d’IFI (bois et forêts, biens ruraux loués à long terme, groupements fonciers agricoles), ne mentionne pas les monuments historiques. Un monument classé ou inscrit entre donc dans le patrimoine taxable pour sa valeur vénale au 1er janvier, sous déduction des dettes admises. Pour un bien atypique, cette valeur s’établit avec soin : contraintes de classement, coût d’entretien, marché étroit. Estimez l’impôt avec notre simulateur IFI.
| Monuments historiques | Loi Malraux | |
|---|---|---|
| Avantage | Déduction des charges et travaux du revenu global, sans plafond | Réduction d’impôt de 30 % ou 22 % des travaux, 400 000 € sur 4 ans |
| Engagement | Conservation 15 ans ; location facultative | Location nue 9 ans |
| Bien | Classé ou inscrit | Ancien, en site patrimonial remarquable |
| Niches fiscales | Hors plafond | Hors plafond |
| Transmission | Exonération possible sous convention | Droit commun |
| Pour qui | Tranches à 41 % et 45 % | Tranches à 30 % et au-delà |
Voir notre page loi Malraux.
Un monument historique est un investissement immobilier sans garantie de valeur ni de loyer ; l’avantage fiscal ne compense pas un mauvais achat.
Règles lues le 24 octobre 2026 sur Légifrance, versions en vigueur : articles 156 (I 3° et II 1° ter, en vigueur depuis le 1er juillet 2026), 156 bis (en vigueur depuis le 23 juin 2018), 795 A (en vigueur depuis le 9 décembre 2020), 200-0 A (en vigueur depuis le 21 février 2026) et 976 du Code général des impôts ; articles 41 E et 41 F de l’annexe III. Exemples calculés au barème appliqué aux revenus de 2025 (article 197 du Code général des impôts). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque opération.
Non. Le déficit foncier d’un monument classé ou inscrit s’impute sur le revenu global sans la limite de 10 700 € des autres bailleurs, et ces déductions n’entrent pas dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000 €.
Les dépenses de réparation et d’entretien, les travaux, les intérêts d’emprunt, les primes d’assurance et les autres charges foncières, effectivement supportés par le propriétaire. Pour un monument occupé par son propriétaire, la déduction est totale s’il est ouvert à la visite, de 50 % s’il est fermé.
Quinze ans à compter de l’acquisition. Sinon, le revenu de l’année de la rupture et des deux années suivantes est majoré du tiers des charges indûment imputées, sauf licenciement, invalidité, décès ou transmission avec reprise de l’engagement.
Seulement si l’immeuble, divisé depuis le 1er janvier 2009, est affecté à l’habitation pour au moins 75 % de ses surfaces habitables dans les deux ans de la division. Le texte en vigueur ne prévoit pas d’agrément.
Une société civile non soumise à l’impôt sur les sociétés n’est admise que si ses associés sont membres d’une même famille, si l’immeuble est affecté à l’habitation pour au moins 75 % de ses surfaces dans les deux ans, ou s’il s’agit d’un monument classé affecté quinze ans à un espace culturel non commercial ouvert au public.
Ni l’un ni l’autre n’est obligatoire. Loué, le monument relève des revenus fonciers ; occupé, ses charges sont déductibles en totalité s’il est ouvert à la visite et à 50 % sinon. L’accès du public est aussi au cœur de la convention qui permet une transmission sans droits.
Oui, sous convention à durée indéterminée conclue par les héritiers, donataires ou légataires avec l’autorité administrative compétente (article 795 A) : accès du public, entretien, maintien des meubles. En cas de manquement, les droits deviennent exigibles.
Non : l’article 976, qui fixe les exonérations d’impôt sur la fortune immobilière, ne vise pas les monuments historiques. Le bien est taxable pour sa valeur vénale, dettes admises déduites.
Une réduction d’impôt de 30 % ou 22 % des travaux de restauration complète d’un immeuble situé dans un site patrimonial remarquable, en échange d’une location nue de neuf ans. Hors plafonnement des niches fiscales.
Découvrir →Réduire l’impôtGirardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
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