
C’est le dispositif immobilier le plus puissant du Code général des impôts, et le plus engageant : quinze ans de conservation, des travaux lourds, un bien atypique. Il ne convient qu’à une minorité de contribuables, et nous le disons.

La déduction n’a de valeur qu’à hauteur de la tranche marginale d’imposition : elle transforme 100 € de travaux en 45 € d’impôt en moins dans la tranche à 45 %, en 30 € dans celle à 30 %. Nous partons de votre revenu imposable des années à venir et du calendrier des travaux avant de conclure.
Classement ou inscription, état du bâti, programme de travaux validé par les architectes des bâtiments de France, opérateur et architecte, prix de revient rapporté à la valeur restaurée, marché locatif si le bien est loué : nous analysons chaque opération comme un investissement immobilier, la fiscalité venant ensuite.
L’engagement de conservation et les règles de détention (en direct ou via une SCI familiale, sans copropriété sauf exceptions) se préparent à l’achat : mode de détention, financement, usage du bien, transmission éventuelle. Nous construisons le montage avec votre notaire.
Un monument historique peut être transmis sans droits de succession ou de donation sous convention avec l’État (ouverture au public, entretien). Nous étudions cette voie quand le bien s’y prête et quand votre situation familiale le justifie.

Un dispositif de niche, au sens propre, pour des contribuables très imposés et un projet patrimonial.
Une année de forte imposition (cession, prime, revenus élevés) peut être neutralisée par des travaux déductibles sans plafond.
La déduction →PatrimoineChâteau, hôtel particulier, immeuble ancien classé : un bien d’exception, restauré sous contrôle, à habiter, louer ou ouvrir au public.
Les conditions →TransmissionL’exonération de droits de mutation à titre gratuit de l’article 795 A, en contrepartie d’une ouverture au public et d’un entretien.
La transmission →Le régime des monuments historiques n’est pas conçu comme une niche fiscale mais comme la contrepartie des charges qu’impose la conservation du patrimoine, ainsi que le rappelle le ministère de la Culture. Pour l’investisseur, il en résulte la déduction la plus large du droit fiscal français, avec des contraintes à la mesure de l’avantage.
Le non-respect de ces conditions entraîne la réintégration des déductions pratiquées.
Le régime déroge au droit commun des revenus fonciers : au lieu de limiter l’imputation du déficit sur le revenu global à 10 700 € par an, il permet de déduire les charges foncières, dont les travaux de restauration et d’entretien, sans plafond. L’étendue de la déduction dépend de l’usage du bien.
| Situation | Déduction |
|---|---|
| Immeuble loué (en tout ou partie) | Charges et travaux déduits des revenus fonciers ; le déficit s’impute sur le revenu global sans limitation |
| Immeuble non loué, ouvert au public | Charges déductibles du revenu global, en totalité (avec une règle particulière pour la partie occupée par le propriétaire) |
| Immeuble non loué, non ouvert au public | Charges déductibles du revenu global, partiellement |
Les travaux subventionnés ne sont déductibles que pour la part restant à la charge du propriétaire. La déduction s’applique sur le revenu global de l’année ; l’excédent ne se reporte pas sur les années suivantes, d’où l’importance du calendrier des travaux.
Une déduction réduit le revenu imposable, pas directement l’impôt : 100 000 € de travaux déduits font économiser 45 000 € d’impôt dans la tranche à 45 %, 41 000 € dans celle à 41 %, 30 000 € dans celle à 30 %, plus l’effet sur la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus le cas échéant. Le dispositif n’a d’intérêt que pour des revenus élevés et durables, ou pour absorber une année exceptionnelle.
L’ouverture au public conditionne la déduction totale des charges d’un immeuble non loué, et l’exonération de droits de mutation sous convention. Elle suppose un nombre minimal de jours d’ouverture par an (fixé par la réglementation, avec des règles distinctes pour les visites payantes ou gratuites), une information du public et, en pratique, une organisation des visites.
Les recettes de visites, lorsqu’il y en a, sont imposables ; certains travaux sur les locaux d’habitation bénéficient du taux réduit de TVA de 10 % ; des subventions de l’État (direction régionale des affaires culturelles) et des collectivités peuvent financer une partie des travaux de restauration des immeubles classés ou inscrits.
Les immeubles classés ou inscrits (et les meubles qui en constituent le complément historique) peuvent être exonérés de droits de succession et de donation lorsque les héritiers, légataires ou donataires signent avec l’État une convention à durée indéterminée fixant les conditions d’accès du public, d’entretien du bien et de présentation des meubles.
Combinée à la déduction des travaux, cette exonération fait du monument historique un outil de transmission unique pour les familles qui acceptent d’ouvrir et d’entretenir le bien sur plusieurs générations.
| Monuments historiques | Loi Malraux | |
|---|---|---|
| Avantage | Déduction des travaux et charges du revenu global, sans plafond | Réduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux, 400 000 € sur 4 ans |
| Engagement | Conservation 15 ans ; location facultative | Location nue 9 ans |
| Bien | Classé ou inscrit | Ancien, en site patrimonial remarquable |
| Transmission | Exonération possible sous convention | Droit commun |
| Pour qui | Tranches à 41 % et 45 % | Tranches à 30 % et au-delà |
Voir notre page loi Malraux.
Règles lues le 15 septembre 2026 : Immeubles spéciaux : dispositifs Malraux et monuments historiques (impots.gouv.fr, mis à jour le 8 avril 2026) ; Les immeubles : dispositifs fiscaux (ministère de la Culture) ; articles 156 II 1° ter et 156 bis, 795 A du Code général des impôts, articles 41 E à 41 J de l’annexe III ; Code du patrimoine. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque opération.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

Les travaux de restauration, de réparation et d’entretien, les primes d’assurance, les intérêts d’emprunt, les charges de gestion et, selon l’usage du bien, les autres charges foncières, pour la part non couverte par des subventions. La déduction est totale ou partielle selon que l’immeuble est loué, ouvert au public ou non.
Les articles 156 II 1° ter et 156 bis du Code général des impôts, issus de la loi de 1913 sur les monuments historiques et de ses réformes successives, dont celle de 2009 qui a fixé les conditions de conservation et de détention.
L’État (directions régionales des affaires culturelles) et les collectivités peuvent subventionner les travaux de restauration des immeubles classés ou inscrits ; la Fondation du patrimoine et des mécènes interviennent aussi. Les subventions réduisent d’autant la part déductible.
Ni l’un ni l’autre n’est obligatoire, mais l’étendue de la déduction en dépend : totale si le bien est loué ou ouvert au public, partielle sinon. L’ouverture au public est en revanche la condition de l’exonération de droits de succession sous convention.
Pour le propriétaire : l’accès au régime fiscal de déduction, aux subventions publiques, à l’expertise des architectes des bâtiments de France, et à l’exonération de transmission sous convention. En contrepartie, tous les travaux sont soumis à autorisation et à contrôle.
Le monument historique offre une déduction illimitée et une transmission exonérée possible, pour quinze ans d’engagement et un bien classé ; le Malraux une réduction d’impôt plafonnée pour neuf ans de location d’un immeuble ancien en site protégé. Le premier s’adresse aux très hauts revenus, le second à un public un peu plus large.
Une réduction d’impôt de 22 % ou 30 % des travaux de restauration d’un immeuble ancien situé dans un site patrimonial remarquable, en échange d’une location nue de neuf ans. Hors plafonnement des niches fiscales.
Découvrir →Réduire l’impôtGirardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
Découvrir →La pierreCrowdfunding, LMNP, neuf, résidences gérées, monuments historiques, loi Malraux.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
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