Une trésorerie qui dort coûte de la valeur. La placer demande d’abord de séparer ce qui sert l’exploitation de ce qui peut être immobilisé, puis d’échelonner les supports par horizon, avec la fiscalité de l’impôt sur les sociétés.
On sépare d’abord ce qui sert l’exploitation de ce qui peut attendre, puis on place chaque poche selon son horizon, avec votre expert-comptable.
En parler avec un conseiller →On ne place pas « la trésorerie » : on place l’excédent qui reste une fois l’exploitation et la précaution servies. La méthode commence par un diagnostic, pas par un produit.
Ce qu’il faut pour payer salaires, fournisseurs, charges et TVA sur les prochains mois. Elle reste sur le compte courant ou en placement à vue.
Ce que l’entreprise n’utilisera pas avant trois ans : contrat de capitalisation, fonds diversifiés, immobilier via la société. Rendement contre horizon.
Une réserve pour les à-coups : comptes à terme, fonds monétaires. Disponible à court terme, capital garanti sur les comptes à terme, très faible risque mais sans garantie sur les fonds monétaires, rendement proche des taux courts.
Les produits sont imposés à l’impôt sur les sociétés : 25 %, ou 15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice pour les PME. Les fonds et le contrat de capitalisation peuvent être imposés chaque année, même sans rachat.
Du plus court au plus long.
Taux fixé à l’ouverture, durée de quelques mois à quelques années, sortie anticipée pénalisée : la base de la poche de précaution.
Liquidité quotidienne, rendement proche du taux court, sans engagement de durée.
L’enveloppe de long terme des personnes morales : fonds en euros et unités de compte, imposition annuelle possible sur un rendement forfaitaire, rachats selon le contrat.
Locaux d’exploitation, parts de sociétés immobilières, usufruit temporaire : un actif de long terme, à la fiscalité de l’IS.
| Moins d’un an | 1 à 3 ans | Plus de 3 ans | |
|---|---|---|---|
| Placement | Compte à terme, fonds monétaire | Comptes à terme longs, fonds obligataires | Contrat de capitalisation, fonds diversifiés, immobilier |
| Liquidité | Immédiate ou à terme court | À terme | Faible, rachats possibles |
| Risque | Très faible | Faible | Marchés |
| Fiscalité | IS sur les intérêts | IS | IS, rendement forfaitaire possible (art. 238 septies E) |
| Rôle | Précaution | Projets identifiés | Excédent durable |
entreprendre.service-public.gouv.fr (impôt sur les sociétés, F23575), Code général des impôts (articles 209-0 A, 219 et 238 septies E). Règles 2026, vérifiées le 24 octobre 2026. Aucun taux de placement cité.
Un dirigeant qui place la trésorerie de sa société engage sa responsabilité : le placement doit rester cohérent avec l’activité, liquide quand il le faut, et lisible dans les comptes. Nous partons de là.
Le besoin en fonds de roulement et une réserve de sécurité restent disponibles ; l’excédent prévisible à douze ou vingt-quatre mois va sur des supports à capital garanti ou faible risque ; l’excédent durable, celui qu’aucun investissement ni distribution ne mobilisera, peut aller vers des placements de long terme. Nous construisons ce découpage avec vous et votre expert-comptable, à partir de votre plan de trésorerie.
Comptes à terme, fonds monétaires et obligataires, contrat de capitalisation, usufruit temporaire de parts, produits structurés, immobilier via une société dédiée : chaque support a son traitement comptable et fiscal à l’IS. Nous sélectionnons ceux qui conviennent à votre société et nous vous en expliquons l’imposition.
Objet social, pouvoirs du dirigeant, conventions réglementées, intérêt social, traitement d’une holding animatrice ou non : un placement de trésorerie s’inscrit dans un cadre. Nous vérifions ce cadre avant d’agir, avec vos conseils habituels.
Échéances des comptes à terme, valeurs liquidatives, revenus à comptabiliser, écarts imposables à chaque clôture : nous suivons les placements et nous transmettons à votre expert-comptable les éléments nécessaires à chaque arrêté des comptes.
Trois situations fréquentes, trois réponses différentes.
Une trésorerie disponible six à dix-huit mois : comptes à terme et fonds monétaires, capital garanti ou très faible risque, liquidité connue.
Les placements courts →Long termeUne holding ou une société qui accumule des réserves sans emploi : contrat de capitalisation, fonds diversifiés, titres détenus en direct.
Les placements longs →StratégiePlacer, distribuer ou remonter dans une holding : la décision dépend de la fiscalité du dirigeant autant que de celle de la société.
La holding →Beaucoup de PME conservent des excédents importants sur un compte courant non rémunéré, par prudence ou faute de temps. Une méthode simple permet de les rémunérer sans risquer l’exploitation. Ce guide la décrit, passe en revue les supports et leur fiscalité, et termine par un exemple chiffré.
Le plan de trésorerie prévisionnel est l’outil de base : sans lui, on place trop (et l’on doit casser un placement au mauvais moment) ou trop peu (et la trésorerie dort).
Avant de choisir un produit, il faut ranger les usages de la trésorerie. Notre ordre, du plus impératif au plus libre :
Cet ordre se confronte ensuite à une question patrimoniale : faut-il garder cet excédent dans la société, le distribuer, ou le remonter dans une holding ? La réponse dépend autant de la fiscalité du dirigeant que de celle de l’entreprise.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
| Support | Principe | Points d’attention |
|---|---|---|
| Compte à terme | Dépôt bloqué pour une durée fixée, à un taux connu à l’ouverture, capital remboursé à l’échéance ; sortie anticipée possible selon le contrat, en général avec une réduction du taux servi. | Comparer les taux entre banques ; échelonner les échéances ; lire les conditions de sortie anticipée. |
| Fonds monétaires | Fonds investis en instruments de créance à très court terme, liquidité en principe quotidienne, rendement proche du taux du marché monétaire. | Rendement variable avec les taux directeurs ; faible risque mais pas de garantie ; hausse de valeur imposée chaque année. |
| Comptes rémunérés d’entreprise | Disponibilité immédiate, taux fixé par la banque, souvent faible ou promotionnel. | Vérifier les conditions après la période promotionnelle. |
Le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) couvre les dépôts jusqu’à 100 000 € par client et par établissement bancaire, et cite expressément le compte courant, le compte de dépôt à vue et le compte à terme. Les sociétés commerciales sont couvertes ; seuls certains clients sont exclus (États et collectivités, entreprises du secteur financier, compagnies d’assurance). L’indemnisation intervient dans un délai maximal de sept jours ouvrables. Tous les dépôts d’une même société dans une même banque s’additionnent : au-delà de 100 000 €, répartir entre plusieurs établissements réduit le risque de contrepartie.
Le règlement européen (UE) 2017/1131 encadre les fonds monétaires : ils doivent être agréés comme tels et appartiennent à l’un de trois types (valeur liquidative variable, valeur liquidative constante de dette publique, valeur liquidative à faible volatilité). Leur objectif de préservation de la valeur n’est pas une garantie : les documents commerciaux doivent indiquer « le fait que le fonds monétaire n’est pas un investissement garanti » (art. 36). Ils ne relèvent pas de la garantie des dépôts.
Ces supports conviennent à la poche de précaution et aux échéances à moins d’un an. Leur rendement suit les taux courts : élevé quand les taux directeurs sont hauts, faible quand ils baissent.
| Support | Principe | Points d’attention |
|---|---|---|
| Comptes à terme longs | Même principe que les comptes à terme courts, sur plusieurs années, taux fixe ou progressif. | Capital immobilisé ; conditions de sortie anticipée ; garantie des dépôts limitée par établissement. |
| Fonds obligataires, fonds datés | Portefeuilles d’obligations d’entreprises ou d’États, à échéance définie ou non. | Risque de taux et de crédit ; horizon à respecter pour les fonds datés ; écart de valeur liquidative imposé chaque année. |
| Contrat de capitalisation | Enveloppe d’assurance investie en fonds en euros et unités de compte, ouverte aux personnes morales selon les assureurs. | Acceptation par l’assureur ; frais ; imposition annuelle possible sur un rendement forfaitaire ; voir notre page contrat de capitalisation. |
| Usufruit temporaire de parts de sociétés immobilières | La société achète l’usufruit de parts pour quelques années et perçoit les revenus ; l’usufruit s’amortit comptablement. | Capital non récupéré au terme (c’est le principe) ; durée, prix et amortissement de l’usufruit à étudier au cas par cas. |
| Produits structurés | Rendement conditionnel avec protection du capital partielle ou totale. | Complexité, risque d’émetteur ; voir notre page produits structurés. |
| Fonds diversifiés, ETF, private equity | Exposition aux marchés pour une trésorerie sans emploi à long terme. | Volatilité comptabilisée chaque année ; cohérence avec l’objet social ; risque de perte en capital. |
Une société peut aussi détenir des obligations ou des actions en direct, sur un compte-titres ouvert à son nom. Trois traitements coexistent :
Pour une PME dont la trésorerie n’est pas l’activité, les titres en direct demandent un suivi que les fonds et le contrat de capitalisation assurent à sa place. Ils se justifient surtout pour une trésorerie importante et durable, ou dans une holding.
Les revenus et plus-values des placements entrent dans le résultat imposable. Le taux normal est de 25 %. Le taux réduit de 15 % s’applique dans la limite de 42 500 € de bénéfice par période de douze mois aux sociétés dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu de manière continue pour 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société qui remplit les mêmes conditions (CGI, art. 219 ; entreprendre.service-public.gouv.fr, vérifié le 17 février 2026). Pour une PME dont le bénéfice dépasse déjà 42 500 €, chaque euro de revenu de placement supplémentaire est donc imposé à 25 %.
Le choix du support se fait donc sur le rendement net d’IS, comptabilité comprise ; l’expert-comptable est associé à la décision.
| Support | Disponibilité | Principal risque |
|---|---|---|
| Compte courant, compte rémunéré | Immédiate | Défaillance de la banque au-delà de 100 000 € par établissement |
| Compte à terme | À l’échéance ; avant, selon le contrat, avec réduction de taux | Idem, et taux figé si les taux montent |
| Fonds monétaire | En principe quotidienne | Baisse de valeur, faible mais possible ; pas de garantie |
| Fonds obligataire | Quotidienne à hebdomadaire selon le fonds | Baisse de valeur si les taux montent ou si des émetteurs font défaut |
| Contrat de capitalisation | Rachat possible, selon les conditions du contrat | Perte en capital sur les unités de compte ; frais ; imposition annuelle forfaitaire |
| Actions, fonds diversifiés, private equity | Variable ; nulle pour le non coté | Perte en capital, volatilité comptabilisée |
À ces risques financiers s’ajoutent trois risques propres à l’entreprise :
Les taux qui suivent sont des hypothèses, choisies pour illustrer le mécanisme fiscal ; ce ne sont ni des taux de marché ni une promesse de rendement. Une PME dispose de 700 000 € de trésorerie et son bénéfice dépasse déjà 42 500 € : ses revenus de placement sont imposés à 25 %.
| Poche | Montant | Support |
|---|---|---|
| Exploitation (point bas et trois mois de charges) | 300 000 € | Compte courant |
| Échéances des douze prochains mois | 150 000 € | Fonds monétaire |
| Investissement prévu dans deux ans | 100 000 € | Compte à terme de deux ans |
| Excédent durable | 150 000 € | Contrat de capitalisation |
| Total | 700 000 € |
Le calcul montre trois choses : la fiscalité de l’IS s’applique à tous les supports ; certains supports sont imposés sans que la société encaisse quoi que ce soit ; et le choix entre eux se fait sur le net d’impôt, à horizon comparable, avec l’expert-comptable.
Règles lues le 24 octobre 2026 : article 219 du code général des impôts (taux de l’IS, titres de participation) ; article 238 septies E (contrats de capitalisation, primes de remboursement) ; article 209-0 A (parts d’OPC) ; Impôt sur les sociétés (entreprendre.service-public.gouv.fr, vérifié le 17 février 2026) ; garantie des dépôts (Fonds de garantie des dépôts et de résolution) ; règlement (UE) 2017/1131 sur les fonds monétaires (eur-lex.europa.eu). L’exemple chiffré repose sur des hypothèses. Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avec votre expert-comptable avant chaque placement.
Par horizon : comptes à terme et fonds monétaires pour ce qui est disponible à moins d’un an, comptes à terme longs et fonds obligataires à moyen terme, contrat de capitalisation ou fonds diversifiés pour la trésorerie durable. Le découpage précède le choix des supports.
L’emploi rémunéré, sur des supports financiers, de la trésorerie dont l’entreprise n’a pas besoin pour son exploitation, en respectant sa liquidité, son cadre juridique et sa fiscalité.
Aucun placement de trésorerie sans risque. Un rendement de cet ordre suppose des actifs risqués (actions, non coté, dette de promotion) que seule une trésorerie durable, sans emploi prévu, peut supporter, en proportion limitée.
Sur des comptes à terme échelonnés et des fonds monétaires. Les dépôts, comptes à terme compris, sont garantis jusqu’à 100 000 € par client et par établissement bancaire ; les fonds monétaires ne sont pas garantis. Le rendement suit les taux courts du moment.
Pas pour placer sa trésorerie : l’assurance vie repose sur la vie d’une personne physique. Pour placer, une société souscrit un contrat de capitalisation, sous réserve de l’acceptation de l’assureur ; il peut être imposé chaque année sur un rendement forfaitaire (CGI, art. 238 septies E).
À l’impôt sur les sociétés, au taux de 25 % (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice sous conditions), avec des règles particulières : imposition annuelle de la hausse de valeur des fonds (art. 209-0 A), régime du contrat de capitalisation (art. 238 septies E), titres de participation (art. 219).
Oui, par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution, jusqu’à 100 000 € par client et par établissement bancaire, tous comptes de la société dans la banque additionnés. Au-delà, il faut répartir entre plusieurs banques.
Cela dépend de la fiscalité personnelle du dirigeant, des besoins de l’entreprise et du projet à long terme (holding, transmission). Rembourser d’abord un compte courant d’associé est souvent une étape utile. C’est une décision patrimoniale d’ensemble, que nous étudions avec vous et votre expert-comptable.
Une société dont l’objet est de détenir les titres d’autres sociétés et un patrimoine : elle permet de réinvestir les résultats avec une fiscalité allégée, d’organiser la détention familiale et de préparer la transmission.
Découvrir →Épargne et transmissionUn contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.
Découvrir →Placements financiersDes placements dont le gain et le remboursement dépendent d’une formule fixée à l’avance sur un indice ou une action : gain plafonné, protection du capital partielle, conditionnelle ou nulle, et une perte qui peut être totale.
Découvrir →
Un premier échange sans engagement, en rendez-vous ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.
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