Une société dont l’objet est de détenir les titres d’autres sociétés et un patrimoine : elle permet de réinvestir les résultats avec une fiscalité allégée, d’organiser la détention familiale et de préparer la transmission.
La holding sert un projet : réinvestir, céder ou transmettre. Sans l’un de ces trois, elle coûte plus qu’elle ne rapporte. Nous le vérifions avec vos conseils.
En parler avec un conseiller →Une société qui détient vos titres et vos actifs à la place de vous : les revenus remontent presque sans impôt, se réinvestissent, et la transmission s’organise sur des parts plutôt que sur des biens.
Les dividendes reçus des filiales détenues à 5 % au moins sont exonérés à 95 % : seule une quote-part de 5 % est imposée. L’argent se réinvestit sans passer par la flat tax.
Transmettre des parts d’une société opérationnelle avec 75 % d’exonération de droits, contre un engagement collectif de deux ans puis individuel de six ans (pour les transmissions depuis le 21 février 2026), et une fonction de direction pendant l’engagement collectif et les trois ans qui suivent la transmission.
Apporter ses titres à la holding avant de vendre place la plus-value en report d’imposition (article 150-0 B ter), à condition de réinvestir au moins 70 % du produit dans une activité économique sous trois ans (règles en vigueur depuis le 21 février 2026).
Comptabilité, juridique, obligations déclaratives, frottement fiscal quand l’argent doit ressortir : une holding se justifie par un projet de réinvestissement ou de transmission, pas par principe.
Chaque usage a sa fiscalité et son calendrier.
Regrouper les participations, piloter la gouvernance, isoler les risques.
Faire tourner les résultats d’une société à l’autre presque sans impôt, financer une acquisition ou un immeuble.
Donner des parts de holding, avec Dutreil et démembrement : la transmission d’un patrimoine professionnel en une seule ligne.
Intégration fiscale, conventions de trésorerie, rémunération du dirigeant : les outils d’un groupe, même petit.
| Holding à l’IS | Détention directe | |
|---|---|---|
| Dividendes | Quote-part de 5 % imposée | Flat tax 31,4 % |
| Cession de l’entreprise | Report d’imposition si 70 % réinvestis | Imposition immédiate |
| Transmission | Dutreil 75 %, donation de parts | Dutreil possible sur l’opérationnelle |
| Coûts | Structure, comptabilité, juridique | Aucun |
| Sortie de l’argent | Dividendes de la holding, imposés | Directe |
| Pour qui | Réinvestir, transmettre, plusieurs sociétés | Consommer les revenus, une seule société |
Code général des impôts (articles 145, 216, 219, 150-0 B ter, 787 B), versions en vigueur relues sur Légifrance le 24 octobre 2026.
Une holding est un outil, pas un objectif. Elle se justifie par un projet : réinvestir, réunir, transmettre. Sans projet, elle ajoute des coûts et des obligations. Nous commençons par le projet.
Quels flux la holding va-t-elle recevoir, pour quel emploi ? Quelle transmission, à quel horizon ? Quel besoin de revenus personnels ? Nous chiffrons le scénario avec et sans holding, sur dix ans, avant de recommander quoi que ce soit.
Forme sociale, objet, statuts, apport ou achat des titres, régime fiscal, gouvernance familiale : le montage relève de l’avocat et du notaire, le traitement comptable et fiscal de l’expert-comptable. Nous coordonnons et nous portons la vision patrimoniale d’ensemble.
Une holding accumule des liquidités qu’elle doit employer : contrat de capitalisation, fonds, usufruit de parts, immobilier via une société dédiée, private equity. Nous construisons son allocation comme celle d’un patrimoine, avec sa fiscalité propre.
Rémunération, dividendes, épargne retraite, assurance vie, transmission : la holding n’est qu’une partie du patrimoine du dirigeant. Nous gardons la cohérence entre la société et la personne.
Trois usages qui justifient une holding.
Les dividendes des filiales remontent quasi exonérés (régime mère-fille) et se réinvestissent sans passer par la fiscalité personnelle.
La fiscalité →CéderL’apport des titres à une holding avant la cession place la plus-value en report d’imposition, sous condition de réinvestissement.
L’apport-cession →TransmettreUne holding réunit les titres, permet de donner par étapes et d’appliquer le pacte Dutreil sur une société animatrice.
La transmission →La holding est passée du monde des groupes à celui des dirigeants de PME et des familles. Bien conçue, elle est l’outil central d’une stratégie patrimoniale d’entrepreneur ; mal conçue, c’est une structure vide qui coûte chaque année et attire l’attention de l’administration. Ce guide explique ce qu’elle permet, à quelles conditions, et ce qu’elle ne règle pas.
Une holding est une société dont l’actif est constitué principalement de titres d’autres sociétés. On parle de holding patrimoniale lorsqu’elle sert à organiser le patrimoine d’une personne ou d’une famille : elle détient la ou les sociétés d’exploitation du dirigeant, et à côté des placements financiers, parfois de l’immobilier via une société civile immobilière.
| Holding passive (pure) | Holding animatrice | |
|---|---|---|
| Rôle | Détient les titres et gère son patrimoine | Détient les titres et a pour activité principale « la participation active à la conduite de la politique de son groupe » (article 787 B du CGI) : direction, contrôle, services aux filiales |
| Fiscalité des flux | Régime mère-fille ; intégration fiscale possible au-delà de 95 % de détention | |
| Pacte Dutreil | Pas sur ses propres titres, la gestion de son propre patrimoine étant exclue ; possible sur les titres de filiales opérationnelles qu’elle détient, dans les limites du texte | Applicable sur ses titres, la holding étant assimilée à une société opérationnelle |
| Preuve | Simple | L’animation doit être réelle et documentée : conventions, procès-verbaux, moyens humains, décisions effectivement prises |
SAS ou SASU pour la liberté statutaire et le statut social du dirigeant, SARL pour un cadre plus encadré, société civile (à l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu) pour une holding familiale de détention. Le régime mère-fille suppose une holding soumise à l’impôt sur les sociétés au taux normal. Le choix se fait avec l’avocat selon les objectifs, la gouvernance souhaitée et le régime social du dirigeant.
Le cœur fiscal de la holding est le régime des sociétés mères (articles 145 et 216 du code général des impôts). Une société soumise à l’impôt sur les sociétés au taux normal qui détient au moins 5 % du capital d’une filiale, sous forme nominative ou en compte chez un intermédiaire habilité, et qui s’engage à conserver ces titres deux ans, peut retrancher de son bénéfice les dividendes reçus, à l’exception d’une quote-part de frais et charges de 5 % calculée sur leur montant brut.
| Dividendes reçus | Quote-part imposée (5 %) | IS au taux de 25 % | IS au taux réduit de 15 % |
|---|---|---|---|
| 50 000 € | 2 500 € | 625 € | 375 € |
| 100 000 € | 5 000 € | 1 250 € | 750 € |
| 200 000 € | 10 000 € | 2 500 € | 1 500 € |
Taux réduit de 15 % : dans la limite de 42 500 € de bénéfice par période de douze mois, pour une société dont le chiffre d’affaires ne dépasse pas 10 millions d’euros et dont le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques ou par une société qui remplit les mêmes conditions (article 219 du CGI).
Si la holding cède ses titres avant les deux ans, elle reverse l’impôt dont elle a été exonérée, avec l’intérêt de retard. Les titres prêtés ou remis en garantie ne comptent pas dans le seuil de 5 %.
Quand la holding revend des titres de participation, la plus-value nette à long terme est imposée au taux de 0 %, sous réserve de la réintégration d’une quote-part de frais et charges de 12 % du montant brut des plus-values (article 219 du CGI). Sur une plus-value de 1 000 000 €, la quote-part est de 120 000 €, soit 30 000 € d’impôt au taux de 25 %.
Les autres revenus de la holding (intérêts, loyers, produits de placements, prestations facturées aux filiales) sont imposés à l’impôt sur les sociétés au taux normal de 25 %, ou au taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice pour les sociétés qui y ont droit.
L’argent qui remonte dans la holding y reste. Le jour où le dirigeant veut le percevoir personnellement, les dividendes de la holding sont imposés entre ses mains : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème sur option. L’avantage est un différé et une capitalisation sans impôt personnel, pas une exonération. Il vaut pour ce qui est réinvesti, pas pour ce qui est consommé. Voir notre page flat tax et notre fiche dividendes.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
L’article 223 A du code général des impôts permet à une société mère de se constituer seule redevable de l’impôt sur les sociétés dû sur le résultat d’ensemble du groupe qu’elle forme avec ses filiales détenues à 95 % au moins, directement ou indirectement, de façon continue pendant l’exercice. Le seuil de 95 % s’entend en pleine propriété des droits aux dividendes et des droits de vote.
L’intégration est surtout utile pour une holding de reprise endettée, dont les intérêts d’emprunt s’imputent sur le bénéfice de la filiale, ou pour un groupe dont certaines sociétés sont déficitaires. Elle impose une comptabilité de groupe plus lourde : l’expert-comptable en chiffre le coût avant l’option.
L’article 150-0 B ter du CGI prévoit qu’un dirigeant qui apporte les titres de sa société à une holding soumise à l’impôt sur les sociétés qu’il contrôle voit la plus-value d’apport placée en report d’imposition : elle est calculée et déclarée l’année de l’apport, mais l’impôt n’est payé que lorsque le report prend fin. Le contrôle s’apprécie à la date de l’apport ; il est présumé à partir d’un tiers des droits de vote ou des droits financiers, si aucun autre associé n’en détient davantage.
En cas de donation des titres reçus en échange de l’apport, le report est transféré au donataire, à condition que celui-ci contrôle la holding après la donation. S’il cède, rachète ou annule ces titres dans les six ans (onze ans en cas de réinvestissement dans des fonds), la plus-value est imposée à son nom. Au-delà de ce délai, cette cession ne met plus fin au report. C’est l’articulation, très encadrée, entre apport-cession et transmission.
C’est un dispositif puissant qui se prépare bien avant la cession, avec l’avocat fiscaliste : un apport fait la veille d’une vente déjà signée, sans projet de réinvestissement réel, est exposé à la remise en cause (chapitre « risques »).
Donner des titres de holding plutôt que des titres de plusieurs sociétés ou des biens épars simplifie la transmission : une seule ligne, des donations par étapes avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant, renouvelable tous les quinze ans. La donation peut porter sur la nue-propriété des titres, le parent gardant l’usufruit, donc les dividendes et, selon les statuts, le droit de vote : voir notre page nue-propriété et notre fiche démembrement de propriété. Les droits de donation et leurs abattements sont détaillés sur notre page donation.
L’article 787 B du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026, exonère de droits de mutation à titre gratuit 75 % de la valeur des titres d’une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, ou d’une holding dont l’activité principale est la participation active à la conduite de la politique de son groupe. Conditions principales :
Pour une holding passive, l’exonération peut s’appliquer à travers elle aux titres des filiales opérationnelles, dans la limite de la fraction de valeur qui correspond à la participation engagée, les participations devant rester inchangées à chaque niveau. Le détail est sur notre fiche pacte Dutreil.
Statuts, pacte d’associés, démembrement des titres, clauses d’agrément et actions de préférence permettent au dirigeant de transmettre la valeur en gardant le contrôle des décisions. Le pacte Dutreil est l’un des dispositifs les plus favorables du droit fiscal français et l’un des plus contrôlés : la qualité d’animatrice, les engagements et leur suivi se documentent avec précision, année après année.
Une holding qui reçoit des dividendes ou le prix d’une cession accumule des liquidités. Laissées sur un compte courant bancaire, elles ne rapportent presque rien ; placées sans méthode, elles prennent des risques qui ne correspondent pas aux besoins du groupe. Nous construisons l’allocation en trois poches :
| Poche | Rôle | Supports |
|---|---|---|
| Précaution | Faire face aux échéances (emprunt, impôt, besoins des filiales) | Comptes à terme, fonds monétaires |
| Projets | Préparer un investissement identifié à un ou trois ans | Comptes à terme longs, fonds obligataires |
| Long terme | Faire fructifier l’excédent durable | Contrat de capitalisation, fonds diversifiés, private equity, immobilier via une société dédiée |
C’est l’enveloppe de long terme la plus utilisée par les sociétés : fonds en euros garanti par l’assureur, unités de compte sans garantie en capital, rachats possibles. Pour une société soumise à l’impôt sur les sociétés, ses produits sont imposés chaque année selon l’article 238 septies E du CGI, même sans rachat : lorsque la valeur de remboursement n’est pas connue d’avance, le revenu imposable est calculé forfaitairement à partir de 105 % du dernier taux mensuel des emprunts d’État à long terme connu à la souscription. Ce n’est donc pas l’enveloppe d’un report d’imposition, comme pour un particulier.
Tout placement de la holding comporte les risques de ses supports : perte en capital sur les unités de compte, les fonds et le non coté, illiquidité du private equity et de l’immobilier. La règle est de ne pas placer à long terme ce dont le groupe aura besoin à court terme. Notre page trésorerie d’entreprise détaille les placements d’une société par horizon.
La loi de finances pour 2026 a créé une taxe annuelle de 20 % (article 235 ter C du CGI), due au titre des exercices clos à compter du 31 décembre 2026. Elle vise les sociétés à l’impôt sur les sociétés qui réunissent trois conditions à la clôture : des actifs d’une valeur vénale d’au moins 5 millions d’euros, un contrôle d’au moins 50 % par une personne physique, et des revenus passifs (dividendes, intérêts, loyers, redevances) supérieurs à la moitié de leurs produits. Elle porte sur la valeur de certains biens : biens de chasse et de pêche, véhicules, yachts et bateaux de plaisance, aéronefs, bijoux et métaux précieux, chevaux de course ou de concours, vins et alcools, et logements dont la personne qui contrôle la société, ou un membre de sa famille (conjoint, partenaire de PACS, concubin, ascendants, descendants, frères et sœurs), se réserve la jouissance : occupés à titre gratuit ou pour un loyer inférieur au prix du marché, résidence principale ou non, ou loués fictivement. Ces biens ne sont pas pris en compte dans la proportion où ils ont été affectés, pendant l’exercice, à une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale exercée par la société elle-même, une société qui lui est liée, ou la personne physique qui la contrôle (ou une société où elle exerce son activité) dans les conditions de l’article 975 du code général des impôts. Elle n’est pas déductible de l’impôt sur les sociétés. Les placements financiers d’une holding n’entrent pas dans cette liste ; en revanche, la résidence secondaire du dirigeant logée dans sa holding en relève s’il en a la jouissance.
Le compte courant d’associé est l’argent qu’un associé prête à sa société en plus de son apport au capital. Dans un schéma de holding, il sert dans les deux sens :
Les intérêts versés aux associés sur ces sommes ne sont déductibles du résultat de la société que dans la limite d’un taux égal à la moyenne annuelle des taux effectifs moyens des prêts à taux variable aux entreprises d’une durée supérieure à deux ans, et à condition que le capital soit entièrement libéré (article 39, 1-3° du CGI). Une convention écrite fixe le taux, la durée et les conditions de remboursement. Le détail, avec la fiscalité des intérêts pour l’associé et le taux publié pour les derniers exercices, est sur notre page compte courant d’associé.
Deux situations types, calculées avec les taux de 2026. Les montants sont des hypothèses ; la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, qui peut s’ajouter dans le cas d’une cession importante, n’est pas chiffrée.
Anne détient 100 % d’une société d’exploitation qui distribue 200 000 € de dividendes, déjà imposés à l’impôt sur les sociétés dans la filiale. Elle veut investir cette somme dans une seconde activité.
| Détention directe | Via une holding (régime mère-fille) | |
|---|---|---|
| Dividende | 200 000 € | 200 000 € |
| Impôt | Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 62 800 € | Quote-part de 5 % (10 000 €) à l’IS de 25 % : 2 500 € |
| Disponible pour investir | 137 200 € | 197 500 € |
La holding dispose de 60 300 € de plus pour investir. Si la holding a droit au taux réduit de 15 %, l’impôt tombe à 1 500 € et le disponible à 198 500 €. Mais le jour où Anne voudra percevoir personnellement cet argent, la holding lui versera un dividende soumis à son tour au prélèvement forfaitaire unique : 100 000 € distribués par la holding lui coûteront 31 400 €. L’avantage tient à ce qui reste investi, et à la durée.
Paul a créé sa société avec 200 000 € de capital. On lui en offre 3 000 000 €. Plus-value : 2 800 000 €.
Si la holding attendait plus de trois ans après l’apport pour vendre, aucune obligation de réinvestissement ne s’appliquerait. Le calendrier se décide donc avant la signature, pas après.
L’administration peut écarter les actes fictifs, ou qui recherchent le bénéfice d’une application littérale des textes à l’encontre des objectifs de leurs auteurs, lorsqu’ils n’ont pu être inspirés par aucun autre motif que celui d’éluder ou d’atténuer l’impôt (article L. 64 du livre des procédures fiscales). Depuis 2021, l’article L. 64 A vise aussi les actes dont le motif principal est fiscal. Une holding sans substance, un apport-cession sans projet de réinvestissement réel, une convention de prestations fictive entre la holding et sa filiale sont les cibles classiques. Le comité de l’abus de droit fiscal peut être saisi en cas de désaccord.
La qualité d’animatrice se prouve : la holding doit réellement définir la politique du groupe et contrôler ses filiales, avec des décisions écrites, des moyens et, souvent, des services rendus et facturés. Une holding présentée comme animatrice qui ne l’est pas ne remplit pas les conditions du pacte Dutreil sur ses propres titres : l’exonération de 75 % est alors remise en cause.
Une holding se justifie quand au moins l’une de ces situations est réunie : plusieurs sociétés à réunir ; des résultats importants à réinvestir plutôt qu’à consommer ; une cession d’entreprise en vue ; une transmission familiale à organiser ; un patrimoine à structurer entre plusieurs personnes.
Règles lues le 24 octobre 2026 sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur à cette date : code général des impôts, articles 145 et 216 (régime mère-fille), 223 A (intégration fiscale), 219 (taux de l’impôt sur les sociétés, titres de participation), 150-0 B ter (apport-cession, version du 21 février 2026), 787 B (pacte Dutreil, version du 21 février 2026), 235 ter C (taxe sur les actifs non professionnels), 39 (intérêts des comptes courants d’associés), 238 septies E (contrats de capitalisation des entreprises) ; livre des procédures fiscales, articles L. 64 et L. 64 A (abus de droit) ; code de la sécurité sociale, article L. 136-8 (CSG, version du 27 juin 2026) ; service-public.gouv.fr, droits de donation (vérifié le 13 mai 2026). Les exemples sont nos calculs. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : tout montage se construit avec un avocat fiscaliste, un notaire et l’expert-comptable.
Réinvestir les résultats des filiales presque sans impôt grâce au régime mère-fille, différer l’imposition d’une cession par l’apport-cession, réunir et transmettre un patrimoine familial avec le pacte Dutreil. Sans l’un de ces projets, l’intérêt est faible.
Une holding à l’impôt sur les sociétés qui détient au moins 5 % du capital d’une filiale et conserve ses titres deux ans retranche de son bénéfice les dividendes reçus, sauf une quote-part de 5 % (1 % dans un groupe intégré). 100 000 € de dividendes coûtent 1 250 € d’impôt au taux de 25 %.
Apporter ses titres à une holding à l’IS que l’on contrôle. Si la holding revend dans les trois ans, elle doit réinvestir au moins 70 % du prix dans une activité économique dans les trois ans et conserver cinq ans. Règles applicables aux cessions depuis le 21 février 2026 (avant : 60 % en deux ans).
Des coûts de constitution et de fonctionnement annuels, de la complexité juridique et comptable, des liquidités enfermées dans la société (l’impôt personnel attend à la sortie), un risque de requalification si le montage n’a pas de substance, et une nouvelle taxe sur les actifs non professionnels pour les plus importantes.
Une taxe annuelle de 20 % (article 235 ter C du CGI) sur certains actifs non professionnels (véhicules, yachts, bijoux, vins, logement occupé par l’associé…) des sociétés à l’IS d’au moins 5 millions d’euros d’actifs, contrôlées à 50 % par une personne physique et dont les revenus passifs dépassent la moitié des produits. Due pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2026.
Une holding dont l’activité principale est la participation active à la conduite de la politique de son groupe et au contrôle de ses filiales, avec des moyens réels et documentés. Cette qualité permet d’appliquer le pacte Dutreil à ses propres titres ; elle se prouve.
Par des dividendes, imposés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 ou au barème sur option ; par le remboursement d’un compte courant d’associé, non imposable puisqu’il s’agit de l’argent prêté par l’associé ; par une rémunération si le dirigeant exerce un mandat dans la holding.
Oui, et c’est même sa vocation quand elle n’a pas de réinvestissement à faire : comptes à terme et fonds monétaires pour la précaution, contrat de capitalisation et fonds diversifiés pour le long terme, en acceptant le risque de perte en capital des supports non garantis. Voir notre page trésorerie d’entreprise.
Une trésorerie qui dort coûte de la valeur. La placer demande d’abord de séparer ce qui sert l’exploitation de ce qui peut être immobilisé, puis d’échelonner les supports par horizon, avec la fiscalité de l’impôt sur les sociétés.
Découvrir →Épargne et transmissionUn contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.
Découvrir →Chef d’entrepriseConvention, taux d’intérêt déductible, fiscalité des intérêts, remboursement, blocage, transmission et risques du compte courant d’associé, avec un exemple chiffré.
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Un premier échange sans engagement, en rendez-vous ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
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