Placements financiers·Plan d’épargne retraite (PER)

Plan d’épargne retraite (PER) : déduire aujourd’hui, choisir demain

Les versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 24 octobre 2026 · Sources officielles citées
⏱ L’essentiel en 30 secondes

Le PER est-il fait pour vous ?

🎯

Pour qui

  • Vous êtes imposé dans une tranche élevée
  • Vous préparez votre retraite à long terme
  • Indépendant, salarié ou dirigeant
✅

Ce que ça vous apporte

  • Vos versements se déduisent de votre revenu imposable (jusqu’à 37 680 € en 2026)
  • Sortie en capital, en rente, ou les deux
  • Une transmission avantageuse pour le PER assurance
⚠️

À savoir avant

  • L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf cas prévus par la loi
  • Ce qui a été déduit est imposé à la sortie
  • Peu d’intérêt si vous êtes peu imposé
💬

Notre avis

Le PER est d’abord un outil fiscal : il prend tout son sens quand votre tranche d’imposition est élevée aujourd’hui et le sera moins à la retraite. On le vérifie ensemble avant d’ouvrir.

En parler avec un conseiller →

Plafond 2026 : 10 % des revenus d’activité, 37 680 € au plus (détails et sources plus bas sur cette page).

Le PER en trois temps

On déduit aujourd’hui, on bloque jusqu’à la retraite, on choisit demain comment sortir. L’intérêt du plan tient à l’écart entre l’impôt économisé à l’entrée et l’impôt payé à la sortie.

Déduire dès cette année

Chaque versement fait avant 70 ans se déduit du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus d’activité (37 680 € au plus pour un salarié en 2026, 4 710 € sans revenus ; jusqu’à 88 911 € pour un indépendant, sur son bénéfice). Dans la tranche à 30 %, 10 000 € versés font économiser 3 000 € d’impôt.

Sortir en capital ou en rente

À la retraite : capital en une fois ou fractionné sur plusieurs années, rente viagère, ou les deux. Les versements déduits sont imposés au barème, les gains à 31,4 %.

Versementdéduit du revenuBlocagehuit cas de sortieRetraitecapital ou rente

Bloqué, sauf huit cas

L’épargne est indisponible jusqu’à la retraite, sauf accidents de la vie (décès du conjoint, invalidité, maladie grave ou handicap d’un enfant à charge, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire), exonérés d’impôt, achat de la résidence principale, imposé, et titulaire âgé de moins de 18 ans (cas ajouté le 14 juin 2026).

Transmettre

Sur un PER assurance, au décès avant 70 ans : 152 500 € par bénéficiaire ; après 70 ans : 30 500 € au total. L’épargne déduite et jamais retirée n’est jamais imposée à l’impôt sur le revenu.

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Ce que le PER permet, et que l’assurance vie ne permet pas

Le PER n’est pas une assurance vie bloquée : c’est un outil fiscal, avec ses propres règles de gestion, de déblocage et de transfert.

Réduire l’impôt

La déduction joue à votre tranche marginale : plus elle est haute, plus le PER rapporte. Les plafonds non utilisés se reportent, cinq ans pour ceux de 2026 et après.

Gestion à horizon

Par défaut, l’épargne est sécurisée progressivement à l’approche de la retraite (profil « équilibré ») ; vous pouvez choisir un autre profil ou reprendre la main.

Résidence principale

Le seul projet qui autorise un déblocage avant la retraite hors accident de la vie : la part déduite est alors imposée au barème.

Transférer

Un PER se transfère vers un autre PER (frais plafonnés à 1 % pendant cinq ans, gratuit ensuite) ; un PERP ou un Madelin aussi (1 % au plus, gratuit après dix ans).

PER ou assurance vie ?

CritèrePERAssurance vie
Avantage à l’entréeVersements déduits du revenu imposable (avant 70 ans)Aucun
DisponibilitéBloqué jusqu’à la retraite, sauf huit casÀ tout moment
Fiscalité de sortieVersements déduits au barème, gains à 31,4 %Gains seuls : après 8 ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 € et 7,5 % (jusqu’à 150 000 € de primes) ; prélèvements sociaux 17,2 %
TransmissionPER assurance : 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans, 30 500 € après (âge au décès)152 500 € par bénéficiaire, 30 500 € après 70 ans (âge aux versements)
PlafondDéduction plafonnée (salarié : 10 % des revenus, 37 680 € au plus ; indépendant : jusqu’à 88 911 €)Aucun
Pour quiContribuables dans la tranche à 30 % ou plus, horizon retraiteTous : épargne disponible, projets, transmission

service-public.gouv.fr : plan d’épargne retraite (F34982, vérifiée le 12 octobre 2026), fiscalité de l’assurance vie (F22414, vérifiée le 15 avril 2026). Règles 2026, relues le 24 octobre 2026. Le plus souvent, la bonne réponse est les deux.

Le PER avec OP-Invests

Le PER est d’abord un outil fiscal : il n’a d’intérêt que si l’impôt économisé aujourd’hui est supérieur à celui payé à la sortie. C’est ce calcul que nous faisons avec vous avant d’ouvrir quoi que ce soit.

Le bon montant, pas le maximum

Le plafond de déduction figure sur votre avis d’imposition, reliquats des années précédentes compris. Nous calculons le versement qui efface la tranche marginale la plus élevée sans descendre dans une tranche où la déduction rapporte moins, et nous vérifions l’intérêt de mutualiser les plafonds au sein du couple.

PER assurance ou PER bancaire

Le PER assurance donne accès à un fonds en euros et à une clause bénéficiaire avec une fiscalité proche de l’assurance vie au décès ; le PER bancaire est un compte-titres, transmis dans la succession. Nous choisissons la forme et le contrat en fonction de vos supports, de vos frais et de votre transmission, chez les assureurs et plateformes que nous suivons.

La sortie, préparée dès l’entrée

Capital en une fois, capital fractionné sur plusieurs années, rente, ou combinaison : chaque option a sa fiscalité. Nous simulons la sortie avec votre tranche d’imposition attendue à la retraite, pour que la déduction d’aujourd’hui ne devienne pas un impôt plus lourd demain.

Regrouper les anciens contrats

PERP, Madelin, article 83, Perco : les anciens plans se transfèrent vers un PER, comme un PER d’entreprise quitté. Nous étudions le transfert (frais, garanties du contrat d’origine, tables de rente) avant de le recommander, et nous nous en occupons avec vous.

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Un PER pour quel projet ?

Le PER sert un objectif de retraite, mais il se dimensionne différemment selon la situation.

Le PER, en bref

En bref
  • Un placement de long terme créé par la loi Pacte de 2019, qui remplace le PERP, le Madelin, le Perco et l’article 83.
  • Les versements volontaires faits avant 70 ans se déduisent du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel personnel (10 % des revenus d’activité de 2025, 37 680 € au plus pour les versements de 2026, 4 710 € au minimum). Les indépendants ont un plafond propre, plus élevé.
  • L’économie d’impôt est égale au versement multiplié par votre tranche marginale : 3 000 € pour 10 000 € versés dans la tranche à 30 %.
  • L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite, sauf huit cas : six accidents de la vie, l’achat de la résidence principale et, depuis le 14 juin 2026, le titulaire âgé de moins de 18 ans.
  • À la retraite, sortie en capital, en rente viagère, ou les deux ; ce qui a été déduit à l’entrée est imposé à la sortie, les gains supportent 31,4 % en 2026.
  • Au décès, le PER assurance se transmet hors succession, comme une assurance vie ; le PER bancaire entre dans la succession.

Le plan d’épargne retraite réunit dans une enveloppe unique ce que la loi Pacte a voulu simplifier : une épargne dédiée à la retraite, encouragée par une déduction fiscale immédiate, et récupérable avec plus de souplesse que les anciens contrats. Ce guide explique comment il fonctionne, ce que la déduction rapporte vraiment selon votre tranche, et comment en sortir sans mauvaise surprise. Chaque question a aussi sa page dédiée, signalée au fil du texte.

Comment fonctionne un plan d’épargne retraite ?

Vous versez pendant votre vie active, librement ou par versements programmés ; l’épargne est investie sur des supports (fonds en euros et unités de compte pour un PER assurance, titres et fonds pour un PER bancaire) ; à la retraite, vous récupérez le capital, une rente, ou une combinaison des deux. Il n’y a pas de plafond de versement : seul le montant déductible est plafonné.

Trois compartiments, trois fiscalités

Tout PER, individuel ou d’entreprise, range l’épargne selon son origine, parce que la fiscalité de sortie en dépend :

CompartimentCe qu’il reçoitÀ la sortie
N° 1, individuelVos versements volontaires, en distinguant ceux que vous avez déduits et ceux pour lesquels vous avez renoncé à la déductionCapital ou rente, au choix
N° 2, collectifL’épargne salariale : intéressement, participation, abondement de l’employeur, prime de partage de la valeur, jours de compte épargne-tempsCapital ou rente ; versements exonérés d’impôt sur le revenu en capital
N° 3, catégorielLes cotisations obligatoires de l’employeur, parfois complétées par celles du salariéRente uniquement (conversion en capital possible si la rente ne dépasse pas 110 € par mois)

Dans un PER individuel, seul le compartiment n° 1 est alimenté en temps normal ; les deux autres ne se remplissent qu’en cas de transfert d’un plan d’entreprise. Garder la trace de ce qui a été déduit ou non est le rôle du gestionnaire : c’est ce qui fixera l’impôt à la sortie.

Deux formes juridiques

  • Le PER assurance est un contrat d’assurance de groupe : fonds en euros garanti par l’assureur, unités de compte, clause bénéficiaire, et une fiscalité au décès proche de l’assurance vie.
  • Le PER bancaire (ou PER compte-titres) est ouvert auprès d’un établissement financier : titres, fonds, ETF, sans fonds en euros ; au décès, l’épargne entre dans la succession.

La gestion pilotée par défaut

Sauf choix contraire de votre part, les versements sont gérés en gestion pilotée « horizon retraite » : quand la retraite est lointaine, l’épargne peut être investie sur des actifs plus risqués et potentiellement plus rémunérateurs, puis elle est orientée progressivement vers des supports moins risqués à mesure que l’échéance approche. Il existe quatre profils (prudent, équilibré, dynamique, offensif) ; sans instruction, c’est le profil « équilibré » qui s’applique. Vous pouvez aussi choisir la gestion libre et arbitrer vous-même.

Ce pilotage réduit le risque à l’approche de la retraite, il ne le supprime pas : les unités de compte n’offrent aucune garantie en capital et leur valeur peut baisser, y compris dans les dernières années. Seul le fonds en euros d’un PER assurance est garanti par l’assureur.

Qui peut ouvrir un PER individuel ?

Toute personne majeure : depuis le 1er janvier 2024, il faut avoir 18 ans, et un PER ouvert avant cette date au nom d’un enfant ne peut plus recevoir de versements avant sa majorité. Aucune condition de statut : salarié, indépendant, demandeur d’emploi, sans activité ou retraité. Pas d’âge maximal pour ouvrir ou verser, mais les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026. Un majeur sous curatelle doit être assisté, sous tutelle représenté, avec l’autorisation du juge.

Ce que le gestionnaire vous doit

Une information à l’ouverture (caractéristiques, mode de gestion, fiscalité), puis chaque année l’évolution du compte, la performance des supports, le montant des frais prélevés et les conditions de transfert. À partir de la cinquième année avant votre départ, vous pouvez l’interroger sur les modes de sortie adaptés à votre situation.

PER individuel, collectif, obligatoire : quelles différences ?

PlanQui l’ouvreAlimentationRemplace
PER individuel (PERin)Vous, auprès d’un assureur, d’une banque ou par l’intermédiaire d’un conseillerVersements volontaires ; transferts d’anciens plansPERP, Madelin
PER d’entreprise collectif (Pereco)L’entreprise, pour tous les salariés (ancienneté de trois mois au plus), adhésion facultativeIntéressement, participation, abondement (trois fois le versement du salarié, 7 690 € au plus), versements volontaires, jours de CETPerco
PER d’entreprise obligatoire (Pero)L’entreprise, pour tous les salariés ou une catégorie, adhésion obligatoireCotisations obligatoires de l’employeur et du salarié, versements volontairesArticle 83

Les trois se transfèrent l’un vers l’autre : en quittant une entreprise, le PER collectif ou obligatoire peut rejoindre un PER individuel, chaque compartiment gardant sa fiscalité. Tant que vous êtes salarié de l’entreprise, les frais de gestion du Pereco sont à sa charge : c’est souvent le meilleur endroit pour placer intéressement et participation (voir notre page épargne salariale). Le PER individuel reste l’outil des versements volontaires que l’on veut déduire et piloter soi-même.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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Quel est le plafond de déduction du PER en 2026 ?

Les versements volontaires faits avant 70 ans se déduisent du revenu imposable de l’année du versement, dans la limite d’un plafond personnel calculé par l’administration fiscale pour chaque membre du foyer. Ce plafond figure sur l’avis d’impôt reçu en 2026 (revenus de 2025).

SituationPlafond de déduction pour les versements de 2026
Salarié10 % des revenus d’activité de 2025, nets de frais professionnels, retenus dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale : 37 680 € au plus, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé.
Sans revenu professionnel, retraité4 710 €
Travailleur non salarié (BIC, BNC)Un plafond propre, calculé sur le bénéfice de l’exercice : voir le chapitre suivant.

Ce qui vient en déduction du plafond

Le plafond de 10 % est diminué des cotisations aux régimes de retraite supplémentaire rendus obligatoires dans l’entreprise (part patronale non imposable et part salariale déduite du salaire), de l’abondement de l’employeur sur un Perco, un Pereco ou un Pero dans la limite de la part exonérée, et des jours de compte épargne-temps affectés à un plan d’entreprise. Un cadre qui bénéficie d’un article 83 ou d’un Pero généreux a donc souvent un plafond disponible plus faible qu’il ne le croit.

Les plafonds non utilisés des années précédentes

La part du plafond non utilisée s’ajoute à celui de l’année, en commençant par la plus ancienne. Deux régimes coexistent : les plafonds de 2024 et 2025 restent utilisables trois ans (jusqu’en 2027 pour celui de 2024, jusqu’en 2028 pour celui de 2025) ; ceux de 2026 et des années suivantes pourront l’être pendant cinq ans. Un versement de 2026 s’impute d’abord sur le plafond de 2026, puis sur le reliquat de 2023, le plus ancien, puis sur celui de 2024, puis sur celui de 2025. Un contribuable qui n’a jamais versé peut donc disposer d’un plafond cumulé jusqu’à quatre fois supérieur à celui d’une seule année.

La mutualisation dans le couple

Les époux et partenaires de PACS soumis à imposition commune peuvent déduire leurs versements dans une limite égale au total des plafonds de chacun (article 163 quatervicies du code général des impôts). Concrètement, si un seul des deux verse, il peut utiliser le plafond inemployé de l’autre. C’est utile quand l’un a des revenus élevés et l’autre peu ou pas : l’exemple 3 ci-dessous le chiffre. Nous la vérifions avec vous avant chaque versement important.

Renoncer à la déduction

La déduction est la règle, la renonciation une option, à indiquer au gestionnaire au moment de chaque versement. Elle a du sens si vous êtes non imposable ou dans la tranche à 11 % : vous ne gagnez presque rien à l’entrée, mais à la sortie en capital vos versements reviennent sans impôt et seuls les gains sont taxés. Le choix se fait versement par versement.

Après 70 ans

Depuis le 1er janvier 2026, un titulaire de plus de 70 ans peut toujours verser sur son PER, mais ces versements ne sont plus déductibles. Pour un retraité de moins de 70 ans, l’intérêt et les limites du PER sont détaillés dans ouvrir un PER à la retraite.

Travailleur non salarié : quel plafond PER en 2026 ?

Les commerçants, artisans et professions libérales imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux déduisent leurs versements volontaires sur un PER de leur bénéfice professionnel, dans un plafond propre fixé par l’article 154 bis du code général des impôts. C’est le prolongement de l’ancien contrat Madelin, avec la souplesse de sortie du PER.

La formule

Le plafond est le plus élevé des deux montants suivants :

  • 10 % du bénéfice imposable, retenu dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), plus 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre une et huit fois le PASS ;
  • ou 10 % du PASS.

Le plafond est réduit des sommes versées par l’entreprise sur un PER et exonérées pour le salarié (abondement d’un Pereco dont le dirigeant bénéficie, par exemple).

Avec le PASS de 2026 (48 060 €)Montant
Plafond minimal (10 % du PASS)4 806 €
Bénéfice de 60 000 €7 791 €
Bénéfice de 120 000 €22 791 €
Bénéfice de 200 000 €42 791 €
Plafond maximal, atteint dès 384 480 € de bénéfice (8 PASS)88 911 €

Pour 120 000 € : 10 % de 120 000 € (12 000 €) plus 15 % de 71 940 € (120 000 € moins 48 060 €), soit 10 791 €, total 22 791 €. Le bénéfice exact à retenir est celui de l’exercice, établi selon les règles de l’article 154 bis : votre expert-comptable l’arrête, et nous calculons le versement à partir de son chiffre.

Les deux plafonds ne s’additionnent pas

Un indépendant a aussi, comme tout contribuable, le plafond « épargne retraite » de son foyer (10 % des revenus d’activité). Mais les sommes déduites de son bénéfice viennent en diminution de ce second plafond, sauf pour la part qui correspond au supplément de 15 %. En pratique, le plafond de l’article 154 bis est le plus intéressant pour un bénéfice confortable ; le plafond du foyer sert surtout au conjoint, ou à un indépendant dont le bénéfice de l’année est faible.

Une année exceptionnelle

Le plafond suit le bénéfice de l’année : une année forte permet un versement important, déduit à la tranche la plus haute. C’est souvent le meilleur moment pour verser, à condition que la trésorerie personnelle le permette, puisque l’épargne sera bloquée jusqu’à la retraite.

Combien le PER fait-il économiser d’impôt ?

L’économie est égale au montant déduit multiplié par votre tranche marginale d’imposition (TMI), tant que le versement ne vous fait pas changer de tranche.

Tranche marginale1 000 € versés5 000 € versés10 000 € versés
0 % (non imposable)0 €0 €0 €
11 %110 €550 €1 100 €
30 %300 €1 500 €3 000 €
41 %410 €2 050 €4 100 €
45 %450 €2 250 €4 500 €

Le calcul réel, pour une personne seule qui verse 5 000 €

Le tableau suivant applique le barème progressif à des revenus nets imposables différents, décote comprise. Il montre que le taux réel d’économie colle à la tranche marginale, sauf en bas du barème où la décote modifie le résultat.

Revenu net imposableImpôt sans PERImpôt avec 5 000 € déduitsÉconomieTaux réel
25 000 €1 244 €445 €799 €16 %
35 000 €3 604 €2 104 €1 500 €30 %
50 000 €8 104 €6 604 €1 500 €30 %
90 000 €20 701 €18 651 €2 050 €41 %
200 000 €66 524 €64 274 €2 250 €45 %

Barème appliqué aux revenus de 2025 (tranches 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €), décote de 897 € moins 45,25 % de l’impôt pour une personne seule, impôt brut avant réductions et crédits d’impôt. Les versements de 2026 seront déduits des revenus de 2026, imposés en 2027 avec un barème qui sera revalorisé : l’ordre de grandeur reste le même.

Pour 25 000 €, l’économie (799 €, 16 %) dépasse la tranche de 11 % parce que la déduction fait aussi jouer la décote ; c’est un effet de bas de barème, qui ne change pas la conclusion : à la sortie, ces sommes seront imposées, et l’intérêt du PER dans ce cas est mince.

Pour votre propre foyer (parts, enfants, autres revenus) : le simulateur d’impôt sur le revenu donne votre tranche et votre impôt, le simulateur PER l’économie d’impôt et le capital à la retraite, comparé à l’assurance vie.

Déduire n’est pas économiser

La déduction est un report d’imposition, pas une exonération : le capital issu des versements déduits sera imposé à la sortie. Le gain réel est la différence entre votre tranche d’aujourd’hui et celle de votre retraite, plus les gains capitalisés entre-temps sur l’impôt non payé. C’est pour cela que le PER convient surtout aux contribuables imposés à 30 % et au-delà, et qu’il se dimensionne pour ne pas descendre dans la tranche inférieure.

Trois exemples chiffrés : salarié, indépendant, couple

Trois situations types, calculées au barème appliqué aux revenus de 2025, impôt brut avant réductions et crédits d’impôt. Les montants de plafond sont des hypothèses : le vôtre est sur votre avis d’impôt.

Exemple 1 : un salarié célibataire dans la tranche à 30 %

Claire, 42 ans, déclare 50 000 € de revenu net imposable ; ses revenus d’activité de 2025, nets de frais, étaient du même ordre. Son avis d’impôt lui indique un plafond de 5 000 € pour 2026, plus 4 600 € non utilisés de 2024 et 4 800 € de 2025, sans reliquat de 2023 : 14 400 € au total. Elle verse 6 000 € en 2026.

  • Imputation : 5 000 € sur le plafond de 2026, puis 1 000 € sur le reliquat de 2024, le plus ancien. Il lui reste 3 600 € de 2024 (utilisables jusqu’en 2027) et 4 800 € de 2025 (jusqu’en 2028).
  • Impôt sans PER : 8 104 €. Avec 6 000 € déduits (revenu de 44 000 €) : 6 304 €. Économie : 1 800 €, soit 30 % du versement.
  • Son effort réel d’épargne est donc de 4 200 € pour 6 000 € placés. Le revenu reste au-dessus de 29 579 € : tout le versement est déduit à 30 %.

Exemple 2 : un indépendant dans la tranche à 41 %

Marc, médecin libéral célibataire, dégage un bénéfice de 120 000 € en 2026. Son plafond de l’article 154 bis est de 22 791 €. Il verse 20 000 €.

  • Impôt sans PER, sur 120 000 € : 33 001 €. Avec 20 000 € déduits du bénéfice (100 000 €) : 24 801 €. Économie : 8 200 €, soit 41 %.
  • Le revenu après déduction (100 000 €) reste au-dessus de 84 577 € : tout le versement est déduit à 41 %.
  • Les 20 000 € réduisent aussi son plafond « foyer » de l’article 163 quatervicies, sauf pour la part qui relève du supplément de 15 %.

Exemple 3 : un couple qui mutualise ses plafonds

Sophie et Paul, mariés sans enfant, déclarent 90 000 € de revenu net imposable : 70 000 € pour Sophie, 20 000 € pour Paul. Plafonds de 2026 : 7 000 € pour elle, 2 000 € pour lui, sans reliquat. Seule Sophie a un PER ; elle veut verser 9 000 €.

  • Impôt sans PER (deux parts) : 13 208 €.
  • Sans mutualisation, seuls 7 000 € seraient déductibles : impôt de 11 108 €, économie de 2 100 €, et 2 000 € versés sans avantage fiscal.
  • Avec mutualisation, les 9 000 € sont déduits (7 000 € + 2 000 €) : impôt de 10 508 €, économie de 2 700 €, soit 600 € de plus.

Dans ces trois cas, l’économie est acquise l’année du versement, mais le capital correspondant sera imposé à la sortie : le chapitre « Fiscalité » montre comment.

Peut-on récupérer l’argent d’un PER avant la retraite ?

En principe non : le PER est bloqué jusqu’à la liquidation de la retraite ou l’âge légal de départ. L’article L. 224-4 du code monétaire et financier prévoit huit cas de déblocage anticipé. Le déblocage prend la forme d’un versement unique, qui porte, au choix du titulaire, sur tout ou partie de l’épargne qui peut être débloquée (article D. 224-4 du même code) :

  • décès de l’époux, de l’épouse ou du partenaire de PACS ;
  • invalidité (2e ou 3e catégorie) du titulaire, de ses enfants, de son conjoint ou partenaire ;
  • affection grave, handicap ou accident d’une particulière gravité d’un enfant à charge ;
  • surendettement du titulaire (la commission de surendettement écrit au gestionnaire) ;
  • expiration des droits à l’assurance chômage, ou cessation de mandat social depuis au moins deux ans sans contrat de travail ni pension ;
  • cessation d’activité non salariée à la suite d’une liquidation judiciaire ;
  • achat de la résidence principale (sauf pour les sommes issues de versements obligatoires, qui restent bloquées) ;
  • titulaire âgé de moins de 18 ans à la date de la demande (cas ajouté par la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026, en vigueur depuis le 14 juin 2026).
MotifPart des versementsPart des gains
Accident de la vie (six premiers cas)Exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociauxPrélèvements sociaux seulement
Résidence principale, versements déduitsBarème de l’impôt, sans abattement de 10 %, sans prélèvements sociauxPrélèvement forfaitaire : 12,8 % plus prélèvements sociaux
Résidence principale, versements non déduitsExonéréePrélèvement forfaitaire : 12,8 % plus prélèvements sociaux

La fiche officielle, vérifiée le 12 octobre 2026, ne traite pas encore le cas du titulaire mineur : nous n’en donnons pas la fiscalité tant que nous n’avons pas lu de texte qui la fixe.

Le PER peut donc financer un apport, mais ce n’est pas une opération neutre : la part déduite revient dans le revenu imposable de l’année. La démarche, les justificatifs et un exemple chiffré d’apport sont sur notre page déblocage anticipé du PER.

Sortie en capital ou en rente : que choisir à la retraite ?

À partir de la retraite (ou de l’âge légal de départ), vous choisissez : tout en capital, en une fois ou fractionné sur plusieurs années ; tout en rente viagère, éventuellement réversible ; ou une part de chaque. Deux limites : le capital n’est plus possible si vous avez opté de façon irrévocable pour la rente à l’ouverture, et les sommes issues de cotisations obligatoires ne sortent qu’en rente.

Rien ne vous oblige à sortir : le PER peut rester investi après la retraite, et les versements faits après le départ sont disponibles à tout moment.

  • Le capital fractionné étale l’imposition des versements déduits sur plusieurs années, et donc vous maintient dans une tranche plus basse.
  • La rente viagère garantit un revenu à vie, calculé sur l’épargne, l’âge et la table de mortalité du contrat ; avec réversion, elle continue au profit du conjoint. Sans réversion, l’épargne restante n’est pas transmise au décès.
  • La combinaison répond souvent le mieux : un capital pour les projets du début de retraite, une rente pour le socle.

Le comparatif détaillé des quatre façons de sortir, avec un exemple sur 150 000 €, est sur notre page PER : rente ou capital.

Quelle est la fiscalité du PER à la sortie ?

Ce qui a été déduit à l’entrée est imposé à la sortie ; ce qui ne l’a pas été ne l’est pas. Règles applicables aux sorties à partir de 2026 (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 12 octobre 2026) :

SortieVersements déduitsVersements non déduits
En capitalPart des versements : barème de l’impôt sur le revenu, sans l’abattement de 10 %, sans prélèvements sociaux. Part des gains : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème sur option.Part des versements : exonérée. Part des gains : 31,4 %.
En renteRente imposée comme une pension de retraite (barème, après abattement de 10 % plafonné par foyer), plus prélèvements sociaux de 18,6 % sur une fraction de la rente selon l’âge au premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % après 69 ans.Rente viagère à titre onéreux : seule la même fraction (70 %, 50 %, 40 % ou 30 %) est imposable, et supporte les prélèvements sociaux de 18,6 %.

Deux calculs

  • Capital : un retrait de 100 000 € composé de 70 000 € de versements déduits et de 30 000 € de gains. Les gains supportent 9 420 € de prélèvement (3 840 € d’impôt et 5 580 € de prélèvements sociaux). Les 70 000 € s’ajoutent au revenu imposable de l’année, au barème : c’est là que le fractionnement sur plusieurs années fait la différence. Si les versements n’avaient pas été déduits, ces 70 000 € seraient sortis sans impôt.
  • Rente : une rente de 6 000 € par an issue de versements déduits, dont le premier versement a lieu à 64 ans. Prélèvements sociaux : 18,6 % sur 40 % de la rente, soit 446,40 € par an. La rente s’ajoute aux pensions, au barème, après l’abattement de 10 % propre aux pensions.

Le prélèvement de 12,8 % sur les gains est opéré par l’établissement au moment du versement ; il n’est pas libératoire. Vous pouvez en demander la dispense si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) : en 2026, c’est celui de 2024. Le mécanisme du prélèvement forfaitaire et de l’option pour le barème est expliqué sur notre page flat tax, l’abattement de 10 % sur les pensions sur abattement fiscal des retraités.

Le taux des prélèvements sociaux sur les revenus de placement est passé à 18,6 % pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2026 (17,2 % jusqu’en 2025) ; l’assurance vie reste à 17,2 %.

Que devient le PER en cas de décès ?

Si le titulaire décède avant d’avoir liquidé son plan, le PER est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires désignés (PER assurance) ou aux héritiers (PER bancaire), en capital ou en rente. Si une rente était déjà en cours, rien n’est transmis, sauf réversion prévue au contrat.

Forme du PERDécès avant 70 ansDécès après 70 ans
PER assuranceArticle 990 I : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € de part taxable et 31,25 % au-delàArticle 757 B : droits de succession selon le lien de parenté, sur la totalité des sommes (épargne et gains), après un abattement global de 30 500 € partagé entre les bénéficiaires
PER bancaireLes sommes entrent dans l’actif successoral et supportent les droits de succession selon le lien de parenté

Deux différences avec l’assurance vie, souvent mal comprises. D’abord, c’est l’âge au décès qui compte, pas l’âge au moment des versements : un PER alimenté à 50 ans par un titulaire décédé à 75 ans relève du régime d’après 70 ans pour la totalité. Ensuite, après 70 ans, ce sont toutes les sommes, gains compris, qui sont taxées, alors qu’en assurance vie seules les primes versées après 70 ans le sont. Le conjoint et le partenaire de PACS, exonérés de droits de succession (article 796-0 bis), ne sont taxés dans aucun cas.

Le PER comme outil de transmission

Pour un titulaire qui n’aura pas besoin de son PER, décéder sans l’avoir liquidé transmet un capital dont les versements ont été déduits et qui n’est jamais passé à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du PER assurance. C’est une stratégie légitime pour les patrimoines importants, à condition de rédiger la clause bénéficiaire avec soin et de l’articuler avec le reste de la succession.

PER ou assurance vie : lequel choisir ?

CritèrePERAssurance vie
Avantage à l’entréeVersements déductibles du revenu imposable, avant 70 ans, dans le plafondAucun
DisponibilitéBloqué jusqu’à la retraite, sauf huit casÀ tout moment
Fiscalité des retraitsVersements déduits imposés au barème, gains à 31,4 %Gains seuls imposés ; après 8 ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 € par an et 7,5 % jusqu’à 150 000 € de primes ; prélèvements sociaux de 17,2 %
Sortie en rentePossible, imposée comme une pension si versements déduitsPossible, rente viagère à titre onéreux
TransmissionPER assurance : âge au décès ; PER bancaire : successionÂge aux versements ; abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans
Prélèvements sociaux 202618,6 %17,2 %

Ce ne sont pas des concurrents. Le PER sert la part de l’épargne retraite qui profite de la déduction ; l’assurance vie sert le reste : épargne disponible, projets, transmission. Pour un contribuable dans la tranche à 11 %, l’assurance vie seule suffit souvent ; à partir de 30 %, et a fortiori si la tranche attendue à la retraite est plus basse, le PER prend l’avantage sur la part qu’on n’utilisera pas avant la retraite. Le simulateur PER compare les deux sur votre horizon.

Frais, supports, transfert : comment choisir son PER ?

Sur vingt ou trente ans, ce sont les frais et la qualité des supports qui font la différence entre deux PER, bien plus que la déduction, identique partout. Les postes à comparer :

  1. Les frais sur versement, prélevés sur chaque somme versée.
  2. Les frais de gestion annuels, sur le fonds en euros et sur les unités de compte, auxquels s’ajoutent les frais propres de chaque fonds : c’est le poste qui pèse chaque année sur toute l’épargne.
  3. Les frais de la gestion pilotée, quand elle est facturée en plus.
  4. Les frais d’arbitrage, si vous gérez vous-même.
  5. Les frais de transfert, plafonnés par la loi : d’un PER vers un autre, 1 % de l’épargne au plus pendant les cinq premières années, gratuit ensuite ou après l’échéance ; depuis un ancien produit (PERP, Madelin, Préfon, Perco, Corem, article 83) 1 % des droits au plus, et rien au-delà de dix ans après le premier versement (article D. 224-18 du code monétaire et financier, en vigueur depuis le 24 octobre 2024).
  6. Les frais sur arrérages de la rente, si vous envisagez cette sortie.

Le document d’information du contrat et le relevé annuel détaillent ces frais : demandez-les avant de signer. Au-delà des frais, regardez la qualité du fonds en euros, l’étendue des unités de compte (ETF, fonds diversifiés, immobilier, non coté) et leur niveau de risque, les profils de gestion pilotée, les options de sortie (fractionnement, tables de rente, réversion) et la solidité de l’assureur. Notre méthode de comparaison, contrat par contrat, est sur la page choisir le meilleur PER.

Regrouper ses anciens contrats

Un PERP, un Madelin, un article 83 ou un Perco se transfèrent vers un PER individuel. D’un PER à un autre, l’ancien gestionnaire a deux mois pour transmettre les informations au nouveau. En cas de retard, le médiateur de l’Autorité des marchés financiers peut être saisi. Avant de transférer un ancien contrat, vérifiez ce qu’il contient de précieux (table de mortalité, taux garanti) : c’est l’objet de notre page que faire de son ancien PERP.

Quels sont les pièges à éviter avec un PER ?

  • Ouvrir un PER sans être imposé, ou dans la tranche à 11 %, pour « défiscaliser » : la déduction rapporte peu et la sortie sera imposée. Mieux vaut alors renoncer à la déduction, ou préférer l’assurance vie.
  • Verser plus que le plafond disponible en croyant tout déduire : l’excédent n’est pas déductible, et il faut le signaler au gestionnaire comme non déduit pour ne pas être imposé deux fois à la sortie.
  • Oublier les reliquats des années précédentes, qui se perdent au bout de trois ans pour ceux de 2024 et 2025, et le plafond du conjoint.
  • Verser après 70 ans en comptant sur la déduction : depuis 2026, elle n’existe plus.
  • Placer sur le PER une épargne dont on aura besoin avant la retraite pour autre chose que la résidence principale.
  • Choisir un contrat sur la seule déduction, sans regarder les frais de gestion qui pèsent pendant vingt ou trente ans.
  • Laisser une gestion pilotée trop prudente, ou trop risquée, sans vérifier le profil appliqué par défaut.
  • Prendre la sortie en capital en une fois, en cumulant tout le capital déduit sur une seule année d’imposition.
  • Opter pour une rente sans réversion quand le conjoint en dépendra, ou négliger la clause bénéficiaire du PER assurance.

Pour aller plus loin sur les règles de déduction avant la fin de l’année, voir notre page défiscalisation.

Sources et textes de référence

Règles lues le 24 octobre 2026 sur les sites officiels : Plan d’épargne retraite (PER) (service-public.gouv.fr, vérifiée le 12 octobre 2026 : compartiments, gestion pilotée, plafonds de déduction 2026, versements après 70 ans, reliquats, cas de déblocage, fiscalité à la sortie et au décès, transferts) ; Fiscalité de l’assurance vie (service-public.gouv.fr, vérifiée le 15 avril 2026) ; Plafond de la Sécurité sociale (service-public.gouv.fr, 19 octobre 2026 : 48 060 € en 2026) ; sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur au 24 octobre 2026 : code général des impôts, articles 154 bis (plafond des travailleurs non salariés), 163 quatervicies (plafond épargne retraite, report, mutualisation), 990 I, 757 B et 796-0 bis (transmission), code monétaire et financier, articles L. 224-4 (cas de déblocage, version en vigueur depuis le 14 juin 2026 issue de la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026) et D. 224-4 (versement unique, tout ou partie des droits) ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 10 (report des plafonds porté de trois à cinq ans) ; loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 dite loi Pacte (voir notre fiche loi Pacte). Les exemples sont nos calculs, faits au barème appliqué aux revenus de 2025, impôt brut décote comprise, avant réductions et crédits d’impôt. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 24 octobre 2026
Quel est l’intérêt d’un plan d’épargne retraite ?

Déduire les versements du revenu imposable pendant la vie active, quand la tranche d’imposition est élevée, et récupérer l’épargne à la retraite, souvent dans une tranche plus basse. S’y ajoutent la capitalisation des gains pendant la durée du plan et, pour le PER assurance, une transmission hors succession.

Quels sont les inconvénients d’un PER ?

L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite hors cas prévus ; ce qui a été déduit est imposé à la sortie ; les frais de gestion s’appliquent sur une très longue durée ; les unités de compte comportent un risque de perte en capital ; et l’avantage est faible pour un contribuable peu imposé.

Combien peut-on déduire avec un PER en 2026 ?

Pour un salarié, 10 % des revenus d’activité de 2025, avec un maximum de 37 680 €, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé, plus les plafonds non utilisés des années précédentes. Le montant exact figure sur votre avis d’imposition. Les indépendants ont un plafond propre, jusqu’à 88 911 € en 2026.

Combien d’impôt économise-t-on avec un PER ?

Le versement multiplié par votre tranche marginale, tant qu’il ne vous fait pas changer de tranche : 1 500 € pour 5 000 € versés à 30 %, 4 100 € pour 10 000 € versés à 41 %. Cette économie est un report : les versements déduits sont imposés à la sortie.

Quel est le plafond PER d’un travailleur non salarié ?

Le plus élevé de deux montants : 10 % du bénéfice retenu dans la limite de huit plafonds de la Sécurité sociale, plus 15 % de la fraction comprise entre un et huit plafonds ; ou 10 % du plafond. Avec le plafond de 2026 (48 060 €), cela va de 4 806 € à 88 911 €.

Un couple peut-il utiliser le plafond du conjoint ?

Oui. Les époux et partenaires de PACS soumis à imposition commune peuvent déduire leurs versements dans la limite du total de leurs plafonds : celui qui verse peut utiliser le plafond inemployé de l’autre.

Comment récupérer l’argent d’un plan d’épargne retraite ?

À la retraite, en capital (en une fois ou fractionné), en rente viagère, ou les deux. Avant la retraite, seulement dans les huit cas de déblocage anticipé : six accidents de la vie, l’achat de la résidence principale et le titulaire âgé de moins de 18 ans, par un versement unique portant, au choix, sur tout ou partie de l’épargne.

Peut-on ouvrir un PER après 70 ans ou à la retraite ?

Un retraité peut ouvrir et alimenter un PER, avec un plafond de déduction minimal de 4 710 € en 2026. Depuis le 1er janvier 2026, les versements faits après 70 ans restent possibles mais ne sont plus déductibles.

PER ou assurance vie pour la retraite ?

Le PER pour la part qui bénéficie de la déduction et ne servira pas avant la retraite, l’assurance vie pour l’épargne qui doit rester disponible et se transmettre. Le partage dépend de votre tranche d’imposition actuelle et de celle attendue à la retraite.

Que se passe-t-il en cas de décès avant la retraite ?

Le plan est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires (PER assurance : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire si le décès survient avant 70 ans, 30 500 € au total après) ou aux héritiers dans la succession (PER bancaire). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés.

Aller plus loin

Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.

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