Les versements se déduisent du revenu imposable ; l’épargne se débloque à la retraite, en capital ou en rente, ou avant pour acheter sa résidence principale.
Le PER est d’abord un outil fiscal : il prend tout son sens quand votre tranche d’imposition est élevée aujourd’hui et le sera moins à la retraite. On le vérifie ensemble avant d’ouvrir.
En parler avec un conseiller →Plafond 2026 : 10 % des revenus d’activité, 37 680 € au plus (détails et sources plus bas sur cette page).
On déduit aujourd’hui, on bloque jusqu’à la retraite, on choisit demain comment sortir. L’intérêt du plan tient à l’écart entre l’impôt économisé à l’entrée et l’impôt payé à la sortie.
Chaque versement fait avant 70 ans se déduit du revenu imposable, dans la limite de 10 % des revenus d’activité (37 680 € au plus pour un salarié en 2026, 4 710 € sans revenus ; jusqu’à 88 911 € pour un indépendant, sur son bénéfice). Dans la tranche à 30 %, 10 000 € versés font économiser 3 000 € d’impôt.
À la retraite : capital en une fois ou fractionné sur plusieurs années, rente viagère, ou les deux. Les versements déduits sont imposés au barème, les gains à 31,4 %.
L’épargne est indisponible jusqu’à la retraite, sauf accidents de la vie (décès du conjoint, invalidité, maladie grave ou handicap d’un enfant à charge, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire), exonérés d’impôt, achat de la résidence principale, imposé, et titulaire âgé de moins de 18 ans (cas ajouté le 14 juin 2026).
Sur un PER assurance, au décès avant 70 ans : 152 500 € par bénéficiaire ; après 70 ans : 30 500 € au total. L’épargne déduite et jamais retirée n’est jamais imposée à l’impôt sur le revenu.
Le PER n’est pas une assurance vie bloquée : c’est un outil fiscal, avec ses propres règles de gestion, de déblocage et de transfert.
La déduction joue à votre tranche marginale : plus elle est haute, plus le PER rapporte. Les plafonds non utilisés se reportent, cinq ans pour ceux de 2026 et après.
Par défaut, l’épargne est sécurisée progressivement à l’approche de la retraite (profil « équilibré ») ; vous pouvez choisir un autre profil ou reprendre la main.
Le seul projet qui autorise un déblocage avant la retraite hors accident de la vie : la part déduite est alors imposée au barème.
Un PER se transfère vers un autre PER (frais plafonnés à 1 % pendant cinq ans, gratuit ensuite) ; un PERP ou un Madelin aussi (1 % au plus, gratuit après dix ans).
| PER | Assurance vie | |
|---|---|---|
| Avantage à l’entrée | Versements déduits du revenu imposable (avant 70 ans) | Aucun |
| Disponibilité | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf huit cas | À tout moment |
| Fiscalité de sortie | Versements déduits au barème, gains à 31,4 % | Gains seuls : après 8 ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 € et 7,5 % (jusqu’à 150 000 € de primes) ; prélèvements sociaux 17,2 % |
| Transmission | PER assurance : 152 500 € par bénéficiaire avant 70 ans, 30 500 € après (âge au décès) | 152 500 € par bénéficiaire, 30 500 € après 70 ans (âge aux versements) |
| Plafond | Déduction plafonnée (salarié : 10 % des revenus, 37 680 € au plus ; indépendant : jusqu’à 88 911 €) | Aucun |
| Pour qui | Contribuables dans la tranche à 30 % ou plus, horizon retraite | Tous : épargne disponible, projets, transmission |
service-public.gouv.fr : plan d’épargne retraite (F34982, vérifiée le 12 octobre 2026), fiscalité de l’assurance vie (F22414, vérifiée le 15 avril 2026). Règles 2026, relues le 24 octobre 2026. Le plus souvent, la bonne réponse est les deux.
Le PER est d’abord un outil fiscal : il n’a d’intérêt que si l’impôt économisé aujourd’hui est supérieur à celui payé à la sortie. C’est ce calcul que nous faisons avec vous avant d’ouvrir quoi que ce soit.
Le plafond de déduction figure sur votre avis d’imposition, reliquats des années précédentes compris. Nous calculons le versement qui efface la tranche marginale la plus élevée sans descendre dans une tranche où la déduction rapporte moins, et nous vérifions l’intérêt de mutualiser les plafonds au sein du couple.
Le PER assurance donne accès à un fonds en euros et à une clause bénéficiaire avec une fiscalité proche de l’assurance vie au décès ; le PER bancaire est un compte-titres, transmis dans la succession. Nous choisissons la forme et le contrat en fonction de vos supports, de vos frais et de votre transmission, chez les assureurs et plateformes que nous suivons.
Capital en une fois, capital fractionné sur plusieurs années, rente, ou combinaison : chaque option a sa fiscalité. Nous simulons la sortie avec votre tranche d’imposition attendue à la retraite, pour que la déduction d’aujourd’hui ne devienne pas un impôt plus lourd demain.
PERP, Madelin, article 83, Perco : les anciens plans se transfèrent vers un PER, comme un PER d’entreprise quitté. Nous étudions le transfert (frais, garanties du contrat d’origine, tables de rente) avant de le recommander, et nous nous en occupons avec vous.
Le PER sert un objectif de retraite, mais il se dimensionne différemment selon la situation.
Tranche à 30 %, 41 % ou 45 % : chaque euro versé, dans la limite du plafond, réduit l’impôt de l’année à hauteur de la tranche marginale.
L’économie d’impôt →Indépendant, dirigeantPour les professions libérales et les commerçants, le PER prolonge le Madelin : déduction sur le bénéfice, avec un plafond qui peut dépasser 88 000 € en 2026.
Le plafond des indépendants →Projet immobilierL’achat de la résidence principale est un cas de déblocage anticipé : le PER peut servir d’apport, avec la fiscalité qui va avec.
Le déblocage →Le plan d’épargne retraite réunit dans une enveloppe unique ce que la loi Pacte a voulu simplifier : une épargne dédiée à la retraite, encouragée par une déduction fiscale immédiate, et récupérable avec plus de souplesse que les anciens contrats. Ce guide explique comment il fonctionne, ce que la déduction rapporte vraiment selon votre tranche, et comment en sortir sans mauvaise surprise. Chaque question a aussi sa page dédiée, signalée au fil du texte.
Vous versez pendant votre vie active, librement ou par versements programmés ; l’épargne est investie sur des supports (fonds en euros et unités de compte pour un PER assurance, titres et fonds pour un PER bancaire) ; à la retraite, vous récupérez le capital, une rente, ou une combinaison des deux. Il n’y a pas de plafond de versement : seul le montant déductible est plafonné.
Tout PER, individuel ou d’entreprise, range l’épargne selon son origine, parce que la fiscalité de sortie en dépend :
| Compartiment | Ce qu’il reçoit | À la sortie |
|---|---|---|
| N° 1, individuel | Vos versements volontaires, en distinguant ceux que vous avez déduits et ceux pour lesquels vous avez renoncé à la déduction | Capital ou rente, au choix |
| N° 2, collectif | L’épargne salariale : intéressement, participation, abondement de l’employeur, prime de partage de la valeur, jours de compte épargne-temps | Capital ou rente ; versements exonérés d’impôt sur le revenu en capital |
| N° 3, catégoriel | Les cotisations obligatoires de l’employeur, parfois complétées par celles du salarié | Rente uniquement (conversion en capital possible si la rente ne dépasse pas 110 € par mois) |
Dans un PER individuel, seul le compartiment n° 1 est alimenté en temps normal ; les deux autres ne se remplissent qu’en cas de transfert d’un plan d’entreprise. Garder la trace de ce qui a été déduit ou non est le rôle du gestionnaire : c’est ce qui fixera l’impôt à la sortie.
Sauf choix contraire de votre part, les versements sont gérés en gestion pilotée « horizon retraite » : quand la retraite est lointaine, l’épargne peut être investie sur des actifs plus risqués et potentiellement plus rémunérateurs, puis elle est orientée progressivement vers des supports moins risqués à mesure que l’échéance approche. Il existe quatre profils (prudent, équilibré, dynamique, offensif) ; sans instruction, c’est le profil « équilibré » qui s’applique. Vous pouvez aussi choisir la gestion libre et arbitrer vous-même.
Ce pilotage réduit le risque à l’approche de la retraite, il ne le supprime pas : les unités de compte n’offrent aucune garantie en capital et leur valeur peut baisser, y compris dans les dernières années. Seul le fonds en euros d’un PER assurance est garanti par l’assureur.
Toute personne majeure : depuis le 1er janvier 2024, il faut avoir 18 ans, et un PER ouvert avant cette date au nom d’un enfant ne peut plus recevoir de versements avant sa majorité. Aucune condition de statut : salarié, indépendant, demandeur d’emploi, sans activité ou retraité. Pas d’âge maximal pour ouvrir ou verser, mais les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026. Un majeur sous curatelle doit être assisté, sous tutelle représenté, avec l’autorisation du juge.
Une information à l’ouverture (caractéristiques, mode de gestion, fiscalité), puis chaque année l’évolution du compte, la performance des supports, le montant des frais prélevés et les conditions de transfert. À partir de la cinquième année avant votre départ, vous pouvez l’interroger sur les modes de sortie adaptés à votre situation.
| Plan | Qui l’ouvre | Alimentation | Remplace |
|---|---|---|---|
| PER individuel (PERin) | Vous, auprès d’un assureur, d’une banque ou par l’intermédiaire d’un conseiller | Versements volontaires ; transferts d’anciens plans | PERP, Madelin |
| PER d’entreprise collectif (Pereco) | L’entreprise, pour tous les salariés (ancienneté de trois mois au plus), adhésion facultative | Intéressement, participation, abondement (trois fois le versement du salarié, 7 690 € au plus), versements volontaires, jours de CET | Perco |
| PER d’entreprise obligatoire (Pero) | L’entreprise, pour tous les salariés ou une catégorie, adhésion obligatoire | Cotisations obligatoires de l’employeur et du salarié, versements volontaires | Article 83 |
Les trois se transfèrent l’un vers l’autre : en quittant une entreprise, le PER collectif ou obligatoire peut rejoindre un PER individuel, chaque compartiment gardant sa fiscalité. Tant que vous êtes salarié de l’entreprise, les frais de gestion du Pereco sont à sa charge : c’est souvent le meilleur endroit pour placer intéressement et participation (voir notre page épargne salariale). Le PER individuel reste l’outil des versements volontaires que l’on veut déduire et piloter soi-même.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Les versements volontaires faits avant 70 ans se déduisent du revenu imposable de l’année du versement, dans la limite d’un plafond personnel calculé par l’administration fiscale pour chaque membre du foyer. Ce plafond figure sur l’avis d’impôt reçu en 2026 (revenus de 2025).
| Situation | Plafond de déduction pour les versements de 2026 |
|---|---|
| Salarié | 10 % des revenus d’activité de 2025, nets de frais professionnels, retenus dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale : 37 680 € au plus, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé. |
| Sans revenu professionnel, retraité | 4 710 € |
| Travailleur non salarié (BIC, BNC) | Un plafond propre, calculé sur le bénéfice de l’exercice : voir le chapitre suivant. |
Le plafond de 10 % est diminué des cotisations aux régimes de retraite supplémentaire rendus obligatoires dans l’entreprise (part patronale non imposable et part salariale déduite du salaire), de l’abondement de l’employeur sur un Perco, un Pereco ou un Pero dans la limite de la part exonérée, et des jours de compte épargne-temps affectés à un plan d’entreprise. Un cadre qui bénéficie d’un article 83 ou d’un Pero généreux a donc souvent un plafond disponible plus faible qu’il ne le croit.
La part du plafond non utilisée s’ajoute à celui de l’année, en commençant par la plus ancienne. Deux régimes coexistent : les plafonds de 2024 et 2025 restent utilisables trois ans (jusqu’en 2027 pour celui de 2024, jusqu’en 2028 pour celui de 2025) ; ceux de 2026 et des années suivantes pourront l’être pendant cinq ans. Un versement de 2026 s’impute d’abord sur le plafond de 2026, puis sur le reliquat de 2023, le plus ancien, puis sur celui de 2024, puis sur celui de 2025. Un contribuable qui n’a jamais versé peut donc disposer d’un plafond cumulé jusqu’à quatre fois supérieur à celui d’une seule année.
Les époux et partenaires de PACS soumis à imposition commune peuvent déduire leurs versements dans une limite égale au total des plafonds de chacun (article 163 quatervicies du code général des impôts). Concrètement, si un seul des deux verse, il peut utiliser le plafond inemployé de l’autre. C’est utile quand l’un a des revenus élevés et l’autre peu ou pas : l’exemple 3 ci-dessous le chiffre. Nous la vérifions avec vous avant chaque versement important.
La déduction est la règle, la renonciation une option, à indiquer au gestionnaire au moment de chaque versement. Elle a du sens si vous êtes non imposable ou dans la tranche à 11 % : vous ne gagnez presque rien à l’entrée, mais à la sortie en capital vos versements reviennent sans impôt et seuls les gains sont taxés. Le choix se fait versement par versement.
Depuis le 1er janvier 2026, un titulaire de plus de 70 ans peut toujours verser sur son PER, mais ces versements ne sont plus déductibles. Pour un retraité de moins de 70 ans, l’intérêt et les limites du PER sont détaillés dans ouvrir un PER à la retraite.
Les commerçants, artisans et professions libérales imposés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices non commerciaux déduisent leurs versements volontaires sur un PER de leur bénéfice professionnel, dans un plafond propre fixé par l’article 154 bis du code général des impôts. C’est le prolongement de l’ancien contrat Madelin, avec la souplesse de sortie du PER.
Le plafond est le plus élevé des deux montants suivants :
Le plafond est réduit des sommes versées par l’entreprise sur un PER et exonérées pour le salarié (abondement d’un Pereco dont le dirigeant bénéficie, par exemple).
| Avec le PASS de 2026 (48 060 €) | Montant |
|---|---|
| Plafond minimal (10 % du PASS) | 4 806 € |
| Bénéfice de 60 000 € | 7 791 € |
| Bénéfice de 120 000 € | 22 791 € |
| Bénéfice de 200 000 € | 42 791 € |
| Plafond maximal, atteint dès 384 480 € de bénéfice (8 PASS) | 88 911 € |
Pour 120 000 € : 10 % de 120 000 € (12 000 €) plus 15 % de 71 940 € (120 000 € moins 48 060 €), soit 10 791 €, total 22 791 €. Le bénéfice exact à retenir est celui de l’exercice, établi selon les règles de l’article 154 bis : votre expert-comptable l’arrête, et nous calculons le versement à partir de son chiffre.
Un indépendant a aussi, comme tout contribuable, le plafond « épargne retraite » de son foyer (10 % des revenus d’activité). Mais les sommes déduites de son bénéfice viennent en diminution de ce second plafond, sauf pour la part qui correspond au supplément de 15 %. En pratique, le plafond de l’article 154 bis est le plus intéressant pour un bénéfice confortable ; le plafond du foyer sert surtout au conjoint, ou à un indépendant dont le bénéfice de l’année est faible.
Le plafond suit le bénéfice de l’année : une année forte permet un versement important, déduit à la tranche la plus haute. C’est souvent le meilleur moment pour verser, à condition que la trésorerie personnelle le permette, puisque l’épargne sera bloquée jusqu’à la retraite.
L’économie est égale au montant déduit multiplié par votre tranche marginale d’imposition (TMI), tant que le versement ne vous fait pas changer de tranche.
| Tranche marginale | 1 000 € versés | 5 000 € versés | 10 000 € versés |
|---|---|---|---|
| 0 % (non imposable) | 0 € | 0 € | 0 € |
| 11 % | 110 € | 550 € | 1 100 € |
| 30 % | 300 € | 1 500 € | 3 000 € |
| 41 % | 410 € | 2 050 € | 4 100 € |
| 45 % | 450 € | 2 250 € | 4 500 € |
Le tableau suivant applique le barème progressif à des revenus nets imposables différents, décote comprise. Il montre que le taux réel d’économie colle à la tranche marginale, sauf en bas du barème où la décote modifie le résultat.
| Revenu net imposable | Impôt sans PER | Impôt avec 5 000 € déduits | Économie | Taux réel |
|---|---|---|---|---|
| 25 000 € | 1 244 € | 445 € | 799 € | 16 % |
| 35 000 € | 3 604 € | 2 104 € | 1 500 € | 30 % |
| 50 000 € | 8 104 € | 6 604 € | 1 500 € | 30 % |
| 90 000 € | 20 701 € | 18 651 € | 2 050 € | 41 % |
| 200 000 € | 66 524 € | 64 274 € | 2 250 € | 45 % |
Barème appliqué aux revenus de 2025 (tranches 11 600 / 29 579 / 84 577 / 181 917 €), décote de 897 € moins 45,25 % de l’impôt pour une personne seule, impôt brut avant réductions et crédits d’impôt. Les versements de 2026 seront déduits des revenus de 2026, imposés en 2027 avec un barème qui sera revalorisé : l’ordre de grandeur reste le même.
Pour 25 000 €, l’économie (799 €, 16 %) dépasse la tranche de 11 % parce que la déduction fait aussi jouer la décote ; c’est un effet de bas de barème, qui ne change pas la conclusion : à la sortie, ces sommes seront imposées, et l’intérêt du PER dans ce cas est mince.
Pour votre propre foyer (parts, enfants, autres revenus) : le simulateur d’impôt sur le revenu donne votre tranche et votre impôt, le simulateur PER l’économie d’impôt et le capital à la retraite, comparé à l’assurance vie.
La déduction est un report d’imposition, pas une exonération : le capital issu des versements déduits sera imposé à la sortie. Le gain réel est la différence entre votre tranche d’aujourd’hui et celle de votre retraite, plus les gains capitalisés entre-temps sur l’impôt non payé. C’est pour cela que le PER convient surtout aux contribuables imposés à 30 % et au-delà, et qu’il se dimensionne pour ne pas descendre dans la tranche inférieure.
Trois situations types, calculées au barème appliqué aux revenus de 2025, impôt brut avant réductions et crédits d’impôt. Les montants de plafond sont des hypothèses : le vôtre est sur votre avis d’impôt.
Claire, 42 ans, déclare 50 000 € de revenu net imposable ; ses revenus d’activité de 2025, nets de frais, étaient du même ordre. Son avis d’impôt lui indique un plafond de 5 000 € pour 2026, plus 4 600 € non utilisés de 2024 et 4 800 € de 2025, sans reliquat de 2023 : 14 400 € au total. Elle verse 6 000 € en 2026.
Marc, médecin libéral célibataire, dégage un bénéfice de 120 000 € en 2026. Son plafond de l’article 154 bis est de 22 791 €. Il verse 20 000 €.
Sophie et Paul, mariés sans enfant, déclarent 90 000 € de revenu net imposable : 70 000 € pour Sophie, 20 000 € pour Paul. Plafonds de 2026 : 7 000 € pour elle, 2 000 € pour lui, sans reliquat. Seule Sophie a un PER ; elle veut verser 9 000 €.
Dans ces trois cas, l’économie est acquise l’année du versement, mais le capital correspondant sera imposé à la sortie : le chapitre « Fiscalité » montre comment.
En principe non : le PER est bloqué jusqu’à la liquidation de la retraite ou l’âge légal de départ. L’article L. 224-4 du code monétaire et financier prévoit huit cas de déblocage anticipé. Le déblocage prend la forme d’un versement unique, qui porte, au choix du titulaire, sur tout ou partie de l’épargne qui peut être débloquée (article D. 224-4 du même code) :
| Motif | Part des versements | Part des gains |
|---|---|---|
| Accident de la vie (six premiers cas) | Exonérée d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux | Prélèvements sociaux seulement |
| Résidence principale, versements déduits | Barème de l’impôt, sans abattement de 10 %, sans prélèvements sociaux | Prélèvement forfaitaire : 12,8 % plus prélèvements sociaux |
| Résidence principale, versements non déduits | Exonérée | Prélèvement forfaitaire : 12,8 % plus prélèvements sociaux |
La fiche officielle, vérifiée le 12 octobre 2026, ne traite pas encore le cas du titulaire mineur : nous n’en donnons pas la fiscalité tant que nous n’avons pas lu de texte qui la fixe.
Le PER peut donc financer un apport, mais ce n’est pas une opération neutre : la part déduite revient dans le revenu imposable de l’année. La démarche, les justificatifs et un exemple chiffré d’apport sont sur notre page déblocage anticipé du PER.
À partir de la retraite (ou de l’âge légal de départ), vous choisissez : tout en capital, en une fois ou fractionné sur plusieurs années ; tout en rente viagère, éventuellement réversible ; ou une part de chaque. Deux limites : le capital n’est plus possible si vous avez opté de façon irrévocable pour la rente à l’ouverture, et les sommes issues de cotisations obligatoires ne sortent qu’en rente.
Rien ne vous oblige à sortir : le PER peut rester investi après la retraite, et les versements faits après le départ sont disponibles à tout moment.
Le comparatif détaillé des quatre façons de sortir, avec un exemple sur 150 000 €, est sur notre page PER : rente ou capital.
Ce qui a été déduit à l’entrée est imposé à la sortie ; ce qui ne l’a pas été ne l’est pas. Règles applicables aux sorties à partir de 2026 (service-public.gouv.fr, fiche vérifiée le 12 octobre 2026) :
| Sortie | Versements déduits | Versements non déduits |
|---|---|---|
| En capital | Part des versements : barème de l’impôt sur le revenu, sans l’abattement de 10 %, sans prélèvements sociaux. Part des gains : prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d’impôt et 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème sur option. | Part des versements : exonérée. Part des gains : 31,4 %. |
| En rente | Rente imposée comme une pension de retraite (barème, après abattement de 10 % plafonné par foyer), plus prélèvements sociaux de 18,6 % sur une fraction de la rente selon l’âge au premier versement : 70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % après 69 ans. | Rente viagère à titre onéreux : seule la même fraction (70 %, 50 %, 40 % ou 30 %) est imposable, et supporte les prélèvements sociaux de 18,6 %. |
Le prélèvement de 12,8 % sur les gains est opéré par l’établissement au moment du versement ; il n’est pas libératoire. Vous pouvez en demander la dispense si le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) : en 2026, c’est celui de 2024. Le mécanisme du prélèvement forfaitaire et de l’option pour le barème est expliqué sur notre page flat tax, l’abattement de 10 % sur les pensions sur abattement fiscal des retraités.
Le taux des prélèvements sociaux sur les revenus de placement est passé à 18,6 % pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2026 (17,2 % jusqu’en 2025) ; l’assurance vie reste à 17,2 %.
Si le titulaire décède avant d’avoir liquidé son plan, le PER est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires désignés (PER assurance) ou aux héritiers (PER bancaire), en capital ou en rente. Si une rente était déjà en cours, rien n’est transmis, sauf réversion prévue au contrat.
| Forme du PER | Décès avant 70 ans | Décès après 70 ans |
|---|---|---|
| PER assurance | Article 990 I : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis prélèvement de 20 % jusqu’à 700 000 € de part taxable et 31,25 % au-delà | Article 757 B : droits de succession selon le lien de parenté, sur la totalité des sommes (épargne et gains), après un abattement global de 30 500 € partagé entre les bénéficiaires |
| PER bancaire | Les sommes entrent dans l’actif successoral et supportent les droits de succession selon le lien de parenté | |
Deux différences avec l’assurance vie, souvent mal comprises. D’abord, c’est l’âge au décès qui compte, pas l’âge au moment des versements : un PER alimenté à 50 ans par un titulaire décédé à 75 ans relève du régime d’après 70 ans pour la totalité. Ensuite, après 70 ans, ce sont toutes les sommes, gains compris, qui sont taxées, alors qu’en assurance vie seules les primes versées après 70 ans le sont. Le conjoint et le partenaire de PACS, exonérés de droits de succession (article 796-0 bis), ne sont taxés dans aucun cas.
Pour un titulaire qui n’aura pas besoin de son PER, décéder sans l’avoir liquidé transmet un capital dont les versements ont été déduits et qui n’est jamais passé à l’impôt sur le revenu, dans le cadre du PER assurance. C’est une stratégie légitime pour les patrimoines importants, à condition de rédiger la clause bénéficiaire avec soin et de l’articuler avec le reste de la succession.
| PER | Assurance vie | |
|---|---|---|
| Avantage à l’entrée | Versements déductibles du revenu imposable, avant 70 ans, dans le plafond | Aucun |
| Disponibilité | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf huit cas | À tout moment |
| Fiscalité des retraits | Versements déduits imposés au barème, gains à 31,4 % | Gains seuls imposés ; après 8 ans, abattement de 4 600 € ou 9 200 € par an et 7,5 % jusqu’à 150 000 € de primes ; prélèvements sociaux de 17,2 % |
| Sortie en rente | Possible, imposée comme une pension si versements déduits | Possible, rente viagère à titre onéreux |
| Transmission | PER assurance : âge au décès ; PER bancaire : succession | Âge aux versements ; abattement de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant 70 ans |
| Prélèvements sociaux 2026 | 18,6 % | 17,2 % |
Ce ne sont pas des concurrents. Le PER sert la part de l’épargne retraite qui profite de la déduction ; l’assurance vie sert le reste : épargne disponible, projets, transmission. Pour un contribuable dans la tranche à 11 %, l’assurance vie seule suffit souvent ; à partir de 30 %, et a fortiori si la tranche attendue à la retraite est plus basse, le PER prend l’avantage sur la part qu’on n’utilisera pas avant la retraite. Le simulateur PER compare les deux sur votre horizon.
Sur vingt ou trente ans, ce sont les frais et la qualité des supports qui font la différence entre deux PER, bien plus que la déduction, identique partout. Les postes à comparer :
Le document d’information du contrat et le relevé annuel détaillent ces frais : demandez-les avant de signer. Au-delà des frais, regardez la qualité du fonds en euros, l’étendue des unités de compte (ETF, fonds diversifiés, immobilier, non coté) et leur niveau de risque, les profils de gestion pilotée, les options de sortie (fractionnement, tables de rente, réversion) et la solidité de l’assureur. Notre méthode de comparaison, contrat par contrat, est sur la page choisir le meilleur PER.
Un PERP, un Madelin, un article 83 ou un Perco se transfèrent vers un PER individuel. D’un PER à un autre, l’ancien gestionnaire a deux mois pour transmettre les informations au nouveau. En cas de retard, le médiateur de l’Autorité des marchés financiers peut être saisi. Avant de transférer un ancien contrat, vérifiez ce qu’il contient de précieux (table de mortalité, taux garanti) : c’est l’objet de notre page que faire de son ancien PERP.
Pour aller plus loin sur les règles de déduction avant la fin de l’année, voir notre page défiscalisation.
Règles lues le 24 octobre 2026 sur les sites officiels : Plan d’épargne retraite (PER) (service-public.gouv.fr, vérifiée le 12 octobre 2026 : compartiments, gestion pilotée, plafonds de déduction 2026, versements après 70 ans, reliquats, cas de déblocage, fiscalité à la sortie et au décès, transferts) ; Fiscalité de l’assurance vie (service-public.gouv.fr, vérifiée le 15 avril 2026) ; Plafond de la Sécurité sociale (service-public.gouv.fr, 19 octobre 2026 : 48 060 € en 2026) ; sur legifrance.gouv.fr, versions en vigueur au 24 octobre 2026 : code général des impôts, articles 154 bis (plafond des travailleurs non salariés), 163 quatervicies (plafond épargne retraite, report, mutualisation), 990 I, 757 B et 796-0 bis (transmission), code monétaire et financier, articles L. 224-4 (cas de déblocage, version en vigueur depuis le 14 juin 2026 issue de la loi n° 2026-492 du 12 juin 2026) et D. 224-4 (versement unique, tout ou partie des droits) ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 10 (report des plafonds porté de trois à cinq ans) ; loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 dite loi Pacte (voir notre fiche loi Pacte). Les exemples sont nos calculs, faits au barème appliqué aux revenus de 2025, impôt brut décote comprise, avant réductions et crédits d’impôt. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.
Déduire les versements du revenu imposable pendant la vie active, quand la tranche d’imposition est élevée, et récupérer l’épargne à la retraite, souvent dans une tranche plus basse. S’y ajoutent la capitalisation des gains pendant la durée du plan et, pour le PER assurance, une transmission hors succession.
L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite hors cas prévus ; ce qui a été déduit est imposé à la sortie ; les frais de gestion s’appliquent sur une très longue durée ; les unités de compte comportent un risque de perte en capital ; et l’avantage est faible pour un contribuable peu imposé.
Pour un salarié, 10 % des revenus d’activité de 2025, avec un maximum de 37 680 €, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé, plus les plafonds non utilisés des années précédentes. Le montant exact figure sur votre avis d’imposition. Les indépendants ont un plafond propre, jusqu’à 88 911 € en 2026.
Le versement multiplié par votre tranche marginale, tant qu’il ne vous fait pas changer de tranche : 1 500 € pour 5 000 € versés à 30 %, 4 100 € pour 10 000 € versés à 41 %. Cette économie est un report : les versements déduits sont imposés à la sortie.
Le plus élevé de deux montants : 10 % du bénéfice retenu dans la limite de huit plafonds de la Sécurité sociale, plus 15 % de la fraction comprise entre un et huit plafonds ; ou 10 % du plafond. Avec le plafond de 2026 (48 060 €), cela va de 4 806 € à 88 911 €.
Oui. Les époux et partenaires de PACS soumis à imposition commune peuvent déduire leurs versements dans la limite du total de leurs plafonds : celui qui verse peut utiliser le plafond inemployé de l’autre.
À la retraite, en capital (en une fois ou fractionné), en rente viagère, ou les deux. Avant la retraite, seulement dans les huit cas de déblocage anticipé : six accidents de la vie, l’achat de la résidence principale et le titulaire âgé de moins de 18 ans, par un versement unique portant, au choix, sur tout ou partie de l’épargne.
Un retraité peut ouvrir et alimenter un PER, avec un plafond de déduction minimal de 4 710 € en 2026. Depuis le 1er janvier 2026, les versements faits après 70 ans restent possibles mais ne sont plus déductibles.
Le PER pour la part qui bénéficie de la déduction et ne servira pas avant la retraite, l’assurance vie pour l’épargne qui doit rester disponible et se transmettre. Le partage dépend de votre tranche d’imposition actuelle et de celle attendue à la retraite.
Le plan est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires (PER assurance : 152 500 € d’abattement par bénéficiaire si le décès survient avant 70 ans, 30 500 € au total après) ou aux héritiers dans la succession (PER bancaire). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés.
Une page par question, avec les règles 2026 et des exemples chiffrés.
Économie d’impôt immédiate, capital à la retraite, fiscalité de la sortie en capital, comparaison avec l’assurance vie : le PER chiffré sur votre situation.
Lire →GuideLe PERP n’est plus vendu depuis 2020 : sortie en rente ou capital, fiscalité, transfert vers un PER, quand garder son contrat.
Lire →GuidePas d’âge maximal, déduction possible jusqu’à 70 ans, épargne disponible immédiatement : le PER du retraité, ses règles et son intérêt.
Lire →GuideLes huit cas de déblocage anticipé, leur fiscalité (accidents de la vie exonérés, résidence principale imposée) et la démarche.
Lire →GuideCapital en une fois, fractionné, rente viagère ou mixte : fiscalité 2026 de chaque sortie, avantages, exemples.
Lire →GuidePER assurance ou bancaire, frais, supports, gestion à horizon, options de sortie, transfert : la grille de comparaison d’un cabinet indépendant.
Lire →GuideFonctionnement, effet chiffré des intérêts composés, lissage des points d’entrée et règles propres à l’assurance vie, au PER et au contrat luxembourgeois.
Lire →Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →DiversificationPlan d’épargne retraite, crowdfunding, private equity, produits structurés.
Découvrir →Réduire l’impôtGirardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
Découvrir →









Un premier échange sans engagement, en rendez-vous ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.
Conseiller en investissements financiers (CIF), ORIAS n° 23007083 · Adhérent ANACOFI-CIF · Assuré en responsabilité civile professionnelle auprès d’AIG Europe