
Le PER est d’abord un outil fiscal : il n’a d’intérêt que si l’impôt économisé aujourd’hui est supérieur à celui payé à la sortie. C’est ce calcul que nous faisons avec vous avant d’ouvrir quoi que ce soit.

Le plafond de déduction figure sur votre avis d’imposition, reliquats des trois ou cinq années précédentes compris. Nous calculons le versement qui efface la tranche marginale la plus élevée sans descendre dans une tranche où la déduction rapporte moins, et nous vérifions l’intérêt de mutualiser les plafonds au sein du couple.
Le PER assurance donne accès à un fonds en euros et à une clause bénéficiaire avec une fiscalité proche de l’assurance vie au décès ; le PER bancaire est un compte-titres, transmis dans la succession. Nous choisissons la forme et le contrat en fonction de vos supports, de vos frais et de votre transmission, chez les assureurs et plateformes que nous suivons.
Capital en une fois, capital fractionné sur plusieurs années, rente, ou combinaison : chaque option a sa fiscalité. Nous simulons la sortie avec votre tranche d’imposition attendue à la retraite, pour que la déduction d’aujourd’hui ne devienne pas un impôt plus lourd demain.
PERP, Madelin, article 83, Perco : les anciens plans se transfèrent vers un PER, comme un PER d’entreprise quitté. Nous étudions le transfert (frais, garanties du contrat d’origine, tables de rente) avant de le recommander, et nous nous en occupons avec vous.










Le PER sert un objectif de retraite, mais il se dimensionne différemment selon la situation.
Tranche à 30 %, 41 % ou 45 % : chaque euro versé, dans la limite du plafond, réduit l’impôt de l’année à hauteur de la tranche marginale.
La déduction →Indépendant, dirigeantPour les professions libérales et les dirigeants, le PER prolonge le Madelin avec plus de souplesse à la sortie et une déduction sur les bénéfices.
Les types de PER →Projet immobilierL’achat de la résidence principale est un cas de déblocage anticipé : le PER peut servir d’apport, avec la fiscalité qui va avec.
Le déblocage →Le plan d’épargne retraite réunit dans une enveloppe unique ce que la loi Pacte a voulu simplifier : une épargne dédiée à la retraite, encouragée par une déduction fiscale immédiate, et récupérable avec plus de souplesse que les anciens contrats. Ce guide explique comment il fonctionne, à qui il sert vraiment, et comment en sortir sans mauvaise surprise.
Vous versez pendant votre vie active, librement ou par versements programmés ; l’épargne est investie sur des supports (fonds en euros et unités de compte pour un PER assurance, titres et fonds pour un PER bancaire) ; à la retraite, vous récupérez le capital, une rente, ou une combinaison des deux.
Chaque PER distingue l’origine des sommes, parce que leur fiscalité de sortie diffère : le compartiment individuel (vos versements volontaires, déduits ou non), le compartiment collectif (intéressement, participation, abondement de l’employeur, jours de compte épargne-temps) et le compartiment obligatoire (cotisations imposées par l’entreprise). Un PER individuel n’a en pratique que le premier, sauf transfert d’un plan d’entreprise.
Toute personne majeure : depuis le 1er janvier 2024, il faut avoir 18 ans. Il n’y a pas d’âge maximal, mais depuis le 1er janvier 2026 les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles. Une personne sans revenu professionnel ou déjà retraitée peut ouvrir un PER et déduire jusqu’au plafond minimal.
| Plan | Qui l’ouvre | Alimentation | Remplace |
|---|---|---|---|
| PER individuel (PERin) | Vous, auprès d’un assureur, d’une banque ou d’un conseiller | Versements volontaires ; transferts d’anciens plans | PERP, Madelin |
| PER d’entreprise collectif (Pereco) | L’entreprise, pour tous les salariés, adhésion facultative | Intéressement, participation, abondement, versements volontaires, jours de CET | Perco |
| PER d’entreprise obligatoire (Pero) | L’entreprise, pour une catégorie de salariés, adhésion obligatoire | Cotisations obligatoires de l’employeur et du salarié, versements volontaires | Article 83 |
Les trois se transfèrent l’un vers l’autre : en quittant une entreprise, le PER collectif ou obligatoire peut rejoindre un PER individuel, chaque compartiment gardant sa fiscalité. Pour les travailleurs indépendants et les dirigeants, le PER individuel prolonge l’ancien Madelin : les versements se déduisent du bénéfice imposable, avec un plafond calculé sur le bénéfice.
Les versements volontaires se déduisent du revenu imposable de l’année, dans la limite d’un plafond personnel calculé par l’administration fiscale et indiqué sur votre avis d’imposition.
| Situation | Plafond de déduction pour les versements de 2026 |
|---|---|
| Salarié, indépendant, dirigeant | 10 % des revenus d’activité de 2025 (nets de frais professionnels), avec un maximum de 37 680 €, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé. Sont retranchées les cotisations aux régimes de retraite supplémentaire obligatoires et l’abondement de l’employeur sur un plan d’entreprise. |
| Sans revenu professionnel, retraité | 4 710 € |
La part du plafond non utilisée se reporte : trois ans pour les plafonds de 2024 et 2025, cinq ans pour ceux de 2026 et des années suivantes. Un contribuable qui n’a jamais versé dispose donc souvent d’un plafond cumulé bien supérieur à celui d’une seule année. Les membres d’un couple soumis à imposition commune peuvent mutualiser leurs plafonds.
L’économie d’impôt est égale au versement multiplié par votre tranche marginale d’imposition. Un versement de 5 000 € réduit l’impôt de 1 500 € dans la tranche à 30 %, de 2 050 € dans la tranche à 41 %. Dans la tranche à 11 %, l’avantage est faible, et nul pour un foyer non imposable : dans ce cas, mieux vaut renoncer à la déduction (option à déclarer à chaque versement) pour bénéficier d’une sortie allégée.
La déduction est un report d’imposition, pas une exonération : le capital issu des versements déduits sera imposé à la sortie. Le gain réel est la différence entre votre tranche d’aujourd’hui et celle de votre retraite, plus les gains capitalisés entre-temps. C’est pour cela que le PER convient surtout aux contribuables imposés à 30 % et au-delà.
En principe non : le PER est bloqué jusqu’à la liquidation de la retraite ou l’âge légal de départ. La loi prévoit six cas de déblocage anticipé, en capital :
Pour les accidents de la vie, le capital retiré est exonéré d’impôt sur le revenu ; seuls les gains supportent les prélèvements sociaux. Pour la résidence principale, la part des versements déduits est imposée au barème et la part de gains au prélèvement forfaitaire : le PER peut financer un apport, mais ce n’est pas une opération neutre fiscalement.
À la retraite, vous choisissez : tout en capital, en une fois ou fractionné sur plusieurs années ; tout en rente viagère ; ou une part de chaque. Le PER d’entreprise obligatoire ne permet que la rente pour les cotisations obligatoires.
Le choix se prépare avant la retraite, avec la fiscalité de chaque option et vos autres revenus. Nous le simulons avec vous.
Ce qui a été déduit à l’entrée est imposé à la sortie ; ce qui ne l’a pas été ne l’est pas. Règles applicables aux sorties à partir de 2026 (service-public.gouv.fr) :
| Sortie | Versements déduits | Versements non déduits |
|---|---|---|
| En capital | Part des versements : barème de l’impôt sur le revenu, sans l’abattement de 10 %, sans prélèvements sociaux. Part des gains : prélèvement forfaitaire de 31,4 % (12,8 % d’impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux), ou barème sur option. | Part des versements : exonérée. Part des gains : 31,4 %. |
| En rente | Rente imposée comme une pension de retraite (barème, après abattement de 10 %), plus prélèvements sociaux de 18,6 % sur une fraction de la rente selon l’âge au premier versement (70 % avant 50 ans, 50 % de 50 à 59 ans, 40 % de 60 à 69 ans, 30 % après 69 ans). | Rente imposée selon les règles des rentes viagères à titre onéreux : seule une fraction, selon l’âge, est imposable. |
Le taux des prélèvements sociaux sur les revenus de placement est passé à 18,6 % pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2026 (17,2 % jusqu’en 2025).
Si le titulaire décède avant d’avoir liquidé son plan, le PER est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires désignés (PER assurance) ou aux héritiers (PER bancaire), en capital ou en rente.
À la différence de l’assurance vie, c’est l’âge au décès qui compte, pas l’âge au moment des versements. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés. Une rente déjà en cours ne se transmet que si la réversion a été prévue.
Pour un titulaire qui n’aura pas besoin de son PER, décéder sans l’avoir liquidé transmet un capital jamais imposé à l’entrée, dans le cadre du PER assurance. C’est une stratégie légitime pour les patrimoines importants ; elle se construit avec la clause bénéficiaire et le reste de la succession.
| PER | Assurance vie | |
|---|---|---|
| Avantage à l’entrée | Versements déductibles du revenu imposable | Aucun |
| Disponibilité | Bloqué jusqu’à la retraite, sauf six cas | À tout moment |
| Fiscalité des retraits | Versements déduits imposés au barème, gains à 31,4 % | Gains seuls imposés, abattement de 4 600 € ou 9 200 € par an après 8 ans, prélèvements sociaux de 17,2 % |
| Transmission | Âge au décès (PER assurance) | Âge aux versements ; abattement de 152 500 € par bénéficiaire |
Ce ne sont pas des concurrents : le PER pour la part de l’épargne retraite qui profite de la déduction, l’assurance vie pour le reste, disponible et transmissible. Pour un contribuable faiblement imposé, l’assurance vie seule suffit souvent.
Nous comparons ces critères pour vous, contrat par contrat, et nous vous remettons la comparaison par écrit.
Règles lues le 15 septembre 2026 sur les sites officiels : Plan d’épargne retraite (PER) (service-public.gouv.fr : plafonds de déduction 2026, cas de déblocage, fiscalité à la sortie et au décès, transferts) ; Prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine et de placement (service-public.gouv.fr : 18,6 % pour les revenus 2026 dans le cas général, 17,2 % pour l’assurance vie) ; loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 dite loi Pacte. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

Déduire les versements du revenu imposable pendant la vie active, quand la tranche d’imposition est élevée, et récupérer l’épargne à la retraite, souvent dans une tranche plus basse. S’y ajoutent la capitalisation des gains pendant la durée du plan et, pour le PER assurance, une transmission avantageuse.
L’épargne est bloquée jusqu’à la retraite hors cas prévus ; ce qui a été déduit est imposé à la sortie ; les frais de gestion s’appliquent sur une très longue durée ; et l’avantage est faible pour un contribuable peu imposé.
10 % des revenus d’activité de 2025, avec un maximum de 37 680 €, ou 4 710 € si ce montant est plus élevé, plus les plafonds non utilisés des années précédentes. Le montant exact figure sur votre avis d’imposition.
À la retraite, en capital (en une fois ou fractionné), en rente viagère, ou les deux. Avant la retraite, seulement dans les six cas de déblocage anticipé : accidents de la vie et achat de la résidence principale.
Oui, c’est un cas de déblocage anticipé, sauf pour les sommes issues de versements obligatoires. La part des versements déduits est alors imposée au barème et la part de gains au prélèvement forfaitaire.
Un retraité peut ouvrir et alimenter un PER, avec un plafond de déduction minimal de 4 710 €. Depuis le 1er janvier 2026, les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles.
Le PER pour la part qui bénéficie de la déduction, l’assurance vie pour l’épargne qui doit rester disponible et se transmettre. Le partage dépend de votre tranche d’imposition actuelle et de celle attendue à la retraite.
Oui. Les anciens contrats (PERP, Madelin, Perco, article 83) se transfèrent vers un PER, de même qu’un PER vers un autre. D’un PER vers un autre, le transfert est gratuit après cinq ans de détention et plafonné à 1 % de l’épargne avant ; depuis un ancien produit (PERP, Madelin, Perco, article 83) détenu moins de dix ans, les frais sont plafonnés à 5 %.
Le plan est clôturé et l’épargne revient aux bénéficiaires (PER assurance, avec un abattement de 152 500 € par bénéficiaire si le décès survient avant 70 ans, 30 500 € au total après) ou aux héritiers dans la succession (PER bancaire). Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés.
Oui, sans limite. Le plafond de déduction, lui, est commun à tous les plans d’un même contribuable.
Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →DiversificationPlan d’épargne retraite, crowdfunding, private equity, produits structurés.
Découvrir →Réduire l’impôtGirardin industriel, PER, FIP, FCPI, loi Malraux.
Découvrir →Un premier échange sans engagement, à Ciboure, à Paris ou en visio.
Confidentiel, et pensé pour votre situation.
Réponse sous 24 h ouvrées, par la personne qui vous recevra.