
L’assurance vie transmet hors succession ; le contrat de capitalisation se transmet de son vivant. Ce sont deux outils complémentaires d’une même stratégie, pas deux concurrents.

Quand les abattements de l’assurance vie sont utilisés, ou quand un souscripteur a dépassé 70 ans, le contrat de capitalisation prend le relais : même gestion, même fiscalité des rachats, et une transmission qui s’organise par donation, avec les abattements de droit commun.
Un contrat de capitalisation peut être donné en pleine propriété ou en nue-propriété, avec réserve d’usufruit ; le donataire reprend le contrat avec sa date d’ouverture. Nous construisons la donation avec votre notaire, en calculant droits, abattements et fiscalité future des rachats.
Les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent souscrire un contrat de capitalisation pour placer une trésorerie durable, avec un régime fiscal forfaitaire pendant la vie du contrat. Nous vérifions l’éligibilité de la société auprès de l’assureur et nous comparons avec les autres placements de trésorerie.
Fonds en euros, unités de compte, frais, options de gestion : les critères de sélection sont ceux de l’assurance vie. Nous choisissons le contrat en architecture ouverte et nous le suivons dans le temps.










Trois usages où il fait mieux que l’assurance vie.
Transmettre un contrat à ses enfants ou petits-enfants, en pleine ou en nue-propriété, avec les abattements de donation renouvelables tous les quinze ans.
La donation →Après 70 ansQuand les versements en assurance vie après 70 ans perdent une partie de leur intérêt, le contrat de capitalisation offre la même gestion et une transmission par donation.
La comparaison →SociétéHolding, société patrimoniale, entreprise avec des excédents durables : un contrat de capitalisation loge une trésorerie de long terme.
Les personnes morales →Moins connu que l’assurance vie dont il partage la mécanique, le contrat de capitalisation est l’outil des transmissions anticipées et des trésoreries de sociétés. Ce guide explique ce qui le distingue et quand il s’impose.
Le contrat (ou bon) de capitalisation est un placement à moyen ou long terme proposé par les assureurs : le souscripteur verse des sommes, l’assureur les investit sur les supports choisis (fonds en euros, unités de compte) et s’engage à verser au terme, ou à tout moment sur rachat, la valeur acquise. À la différence de l’assurance vie, il ne repose sur aucune tête assurée : c’est un pur contrat d’épargne, sans aléa lié à la vie humaine.
Les produits d’un contrat de capitalisation sont imposés selon les mêmes règles que ceux d’un contrat d’assurance vie (article 125-0 A du CGI) : uniquement en cas de rachat, sur la part de gains, avec une imposition qui dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.
| Ancienneté | Impôt sur les gains retirés (versements depuis le 27 septembre 2017) |
|---|---|
| Moins de 8 ans | 12,8 %, ou barème progressif sur option |
| Plus de 8 ans | Abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), commun avec les contrats d’assurance vie, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delà, ou barème sur option |
Les prélèvements sociaux suivent les règles de l’assurance vie : prélevés chaque année sur le fonds en euros, au rachat sur les unités de compte. Le détail des règles est sur notre page assurance vie.
Sans clause bénéficiaire, le contrat de capitalisation fait partie de l’actif successoral : sa valeur au jour du décès est soumise aux droits de succession selon le lien de parenté, après les abattements de droit commun (100 000 € par enfant, exonération du conjoint et du partenaire de PACS). Il n’y a ni abattement de 152 500 € ni prélèvement de 20 % : ce sont les règles de l’assurance vie, pas celles de la capitalisation.
En contrepartie, le contrat n’est pas dénoué : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et donc son antériorité fiscale, et la doctrine administrative admet que la valeur au jour de la transmission constitue le nouveau prix de revient pour le calcul des gains imposables lors des rachats futurs. Un contrat de plus de huit ans transmis à un enfant reste un contrat de plus de huit ans entre ses mains, sans gain latent imposable à l’impôt sur le revenu.
C’est l’usage qui justifie le contrat : il se donne, par acte notarié, comme n’importe quel bien.
Cette souplesse permet de transmettre de son vivant, par étapes, un capital financier tout en gardant la main sur sa gestion. Voir notre page nue-propriété et démembrement.
Les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (holdings, sociétés patrimoniales, entreprises avec des excédents durables), les sociétés civiles à l’impôt sur le revenu et les associations peuvent souscrire un contrat de capitalisation, sous réserve de l’acceptation de l’assureur, qui exige souvent une trésorerie non nécessaire à l’exploitation.
Pendant la vie du contrat, la société est imposée chaque année sur un produit forfaitaire, sans attendre le rachat : la prime de remboursement est déterminée en retenant un taux actuariel égal à 105 % du dernier taux mensuel des emprunts d’État à long terme connu à la souscription (article 238 septies E du CGI, BOFiP). Au rachat, l’imposition est régularisée sur le gain réel, à l’impôt sur les sociétés. Ce régime forfaitaire, calculé sur un taux d’État bas, est en général favorable pour un contrat bien investi.
Pour une société civile à l’impôt sur le revenu, la fiscalité est celle des associés personnes physiques, comme pour un contrat détenu en direct.
| Assurance vie | Contrat de capitalisation | |
|---|---|---|
| Fiscalité des rachats | Identique (article 125-0 A du CGI), abattement de 4 600 € / 9 200 € commun aux deux | |
| Au décès | Capital versé aux bénéficiaires hors succession, abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans) | Entre dans la succession, droits selon le lien de parenté ; contrat conservé avec son antériorité |
| Donation | Impossible (le contrat ne se transmet qu’au décès) | Possible, en pleine ou nue-propriété |
| Après 70 ans | Versements soumis au régime des 30 500 € | Aucune incidence de l’âge |
| Personnes morales | Non | Oui |
| IFI | Fraction représentative d’actifs immobiliers imposable dans les deux cas | |
La règle pratique : assurance vie d’abord, pour l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire ; contrat de capitalisation ensuite, pour ce qui doit être donné de son vivant, pour les versements après 70 ans et pour les sociétés.
Règles lues le 15 septembre 2026 : Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (service-public.gouv.fr, revenus 2026, régime commun aux contrats de capitalisation, article 125-0 A du CGI) ; Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; BOFiP BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10 (personnes morales, article 238 septies E du CGI) ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 (transmission à titre gratuit) ; articles 669 et 779 du CGI (donation, démembrement). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026Chaque enveloppe a sa fiscalité, sa liquidité et son horizon. Nous construisons l’allocation d’ensemble, puis nous choisissons les supports, sans produit maison.

Épargner avec la fiscalité de l’assurance vie tout en gardant la possibilité de donner le contrat de son vivant, en pleine ou en nue-propriété, et d’y loger la trésorerie d’une société. Il complète l’assurance vie, il ne la remplace pas.
La transmission : l’assurance vie verse un capital hors succession à des bénéficiaires désignés avec un abattement de 152 500 € ; le contrat de capitalisation entre dans la succession mais peut être donné de son vivant et conserve son antériorité fiscale. La fiscalité des rachats est identique.
Les droits de succession de droit commun, selon le lien de parenté, après les abattements ordinaires (100 000 € par enfant, exonération du conjoint). Le contrat n’est pas clôturé : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et une valeur de départ égale à sa valeur au décès.
Oui, par acte notarié, en pleine propriété ou en nue-propriété avec réserve d’usufruit, en utilisant les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans). L’assurance vie ne le permet pas.
Placer une trésorerie durable sur des supports diversifiés avec, pour une société à l’IS, une imposition annuelle forfaitaire calculée sur 105 % du taux des emprunts d’État, régularisée au rachat. Pour une SCI à l’IR, la fiscalité est celle des associés.
Souvent, en complément : les versements en assurance vie après 70 ans relèvent d’un régime moins favorable (abattement global de 30 500 €), tandis que le contrat de capitalisation n’est pas affecté par l’âge et peut être donné.
Non, ni plafond ni limite de nombre de contrats. Seul l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € sur les gains retirés est commun à l’ensemble des contrats du foyer.
Le socle de l’épargne : supports diversifiés, fiscalité allégée après huit ans, clause bénéficiaire.
Découvrir →Immobilier et transmissionSéparer l’usufruit de la nue-propriété permet d’acheter un bien avec une décote et sans fiscalité pendant quinze ans, ou de transmettre un patrimoine à moindres droits en gardant l’usage.
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