Placements financiers·Contrat de capitalisation

Contrat de capitalisation : donner, démembrer, transmettre

Un contrat d’épargne jumeau de l’assurance vie pour la gestion et la fiscalité des rachats, mais sans clause bénéficiaire : il entre dans la succession, peut être donné ou démembré, et convient aussi aux sociétés.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 15 septembre 2026 · Sources officielles citées
⏱ L’essentiel en 30 secondes

Le contrat de capitalisation est-il fait pour vous ?

🎯

Pour qui

  • Vous voulez donner de votre vivant
  • Vous placez la trésorerie d’une société
  • Vous avez déjà une assurance vie
✅

Ce que ça vous apporte

  • La fiscalité des rachats de l’assurance vie
  • Un contrat que l’on peut donner, en pleine ou en nue-propriété
  • Ouvert aux sociétés, sans plafond ni limite d’âge
⚠️

À savoir avant

  • Pas de clause bénéficiaire : le contrat entre dans la succession
  • Les unités de compte présentent un risque de perte en capital
  • Il complète l’assurance vie, il ne la remplace pas
💬

Notre avis

L’outil de la transmission de son vivant et de la trésorerie de société. On le combine avec votre assurance vie selon ce que vous voulez transmettre.

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Le jumeau de l’assurance vie, qui se donne

Mêmes supports, même fiscalité des rachats. La différence tient en une phrase : un contrat de capitalisation n’a pas de bénéficiaire, il fait partie du patrimoine, donc il se donne, se démembre et se transmet avec son antériorité.

Même fiscalité des rachats

Seule la part de gains est imposée : 12,8 % avant huit ans, 7,5 % après huit ans au-delà de 4 600 € (9 200 € pour un couple), prélèvements sociaux de 17,2 %. Abattements partagés avec vos assurances vie.

Au décès

Le contrat entre dans la succession, sans l’abattement de 152 500 € de l’assurance vie ; mais il n’est pas dénoué : les héritiers le conservent, avec son antériorité fiscale.

Souscriptionprise de dateDonationpleine ou nue-propriétéDécèssuccession, antériorité

Se donne de son vivant

Le contrat se donne en pleine propriété ou en nue-propriété, avec les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans). Le donataire garde la date d’ouverture du contrat.

Pour une société

Une holding ou une société patrimoniale peut souscrire : trésorerie de long terme, imposition forfaitaire annuelle à l’impôt sur les sociétés, régularisée au rachat.

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Quatre usages qu’une assurance vie ne permet pas

À côté de l’assurance vie, pas à sa place.

Donner aux enfants

Transmettre un contrat déjà ancien, en une fois ou par étapes, avec les abattements de donation.

Démembrer

Nue-propriété aux enfants, usufruit conservé : les revenus pour vous, le capital pour eux, l’antériorité pour tous.

Placer une trésorerie de société

Holding, société civile, entreprise : une enveloppe de long terme à l’impôt sur les sociétés.

Compléter l’assurance vie

Pour les versements après 70 ans ou au-delà des abattements de l’assurance vie : le contrat de capitalisation prend le relais.

Contrat de capitalisation ou assurance vie ?

Contrat de capitalisationAssurance vie
Fiscalité des rachatsIdentiqueIdentique
Donation du contratPossible, antériorité conservéeImpossible
Au décèsSuccession, contrat conservé par les héritiersHors succession, 152 500 € par bénéficiaire
Souscripteur personne moraleOuiNon
Clause bénéficiaireSans objetLe cœur du contrat
UsageTransmettre de son vivant, sociétésÉpargner, transmettre au décès

service-public.gouv.fr (fiscalité des rachats, donation), Code général des impôts (article 125-0 A, 238 septies E). Règles 2026, vérifiées le 15 septembre 2026.

Le contrat de capitalisation avec OP-Invests

L’assurance vie transmet hors succession ; le contrat de capitalisation se transmet de son vivant. Ce sont deux outils complémentaires d’une même stratégie, pas deux concurrents.

Après l’assurance vie, en complément

Quand les abattements de l’assurance vie sont utilisés, ou quand un souscripteur a dépassé 70 ans, le contrat de capitalisation prend le relais : même gestion, même fiscalité des rachats, et une transmission qui s’organise par donation, avec les abattements de droit commun.

Donner sans perdre l’antériorité

Un contrat de capitalisation peut être donné en pleine propriété ou en nue-propriété, avec réserve d’usufruit ; le donataire reprend le contrat avec sa date d’ouverture. Nous construisons la donation avec votre notaire, en calculant droits, abattements et fiscalité future des rachats.

Pour une société ou une holding

Les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent souscrire un contrat de capitalisation pour placer une trésorerie durable, avec un régime fiscal forfaitaire pendant la vie du contrat. Nous vérifions l’éligibilité de la société auprès de l’assureur et nous comparons avec les autres placements de trésorerie.

Les mêmes contrats, la même exigence

Fonds en euros, unités de compte, frais, options de gestion : les critères de sélection sont ceux de l’assurance vie. Nous choisissons le contrat en architecture ouverte et nous le suivons dans le temps.

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Le contrat de capitalisation pour quel projet ?

Trois usages où il fait mieux que l’assurance vie.

Le contrat de capitalisation, en bref

En bref
  • Un contrat d’épargne souscrit auprès d’un assureur, investi en fonds en euros et unités de compte, avec la même fiscalité des rachats que l’assurance vie (abattement de 4 600 € ou 9 200 € après huit ans).
  • Pas d’assuré ni de clause bénéficiaire : au décès du souscripteur, le contrat entre dans la succession et se transmet aux héritiers, qui le conservent avec son antériorité fiscale.
  • Il peut être donné, en pleine propriété ou en nue-propriété, ce que l’assurance vie ne permet pas.
  • Il est ouvert aux personnes morales (sociétés à l’impôt sur les sociétés, associations), avec un régime fiscal spécifique.
  • Aucun plafond de versement, aucune limite d’âge.

Moins connu que l’assurance vie dont il partage la mécanique, le contrat de capitalisation est l’outil des transmissions anticipées et des trésoreries de sociétés. Ce guide explique ce qui le distingue et quand il s’impose.

Qu’est-ce qu’un contrat de capitalisation ?

Le contrat (ou bon) de capitalisation est un placement à moyen ou long terme proposé par les assureurs : le souscripteur verse des sommes, l’assureur les investit sur les supports choisis (fonds en euros, unités de compte) et s’engage à verser au terme, ou à tout moment sur rachat, la valeur acquise. À la différence de l’assurance vie, il ne repose sur aucune tête assurée : c’est un pur contrat d’épargne, sans aléa lié à la vie humaine.

  • Fonctionnement : versements libres ou programmés, arbitrages, gestion libre ou déléguée, rachats partiels ou totaux, avance : identiques à l’assurance vie.
  • Durée : fixée au contrat (souvent longue, prorogeable), sans blocage.
  • Souscripteurs : personnes physiques, majeures ou mineures représentées, et personnes morales acceptées par l’assureur.
  • Forme : nominative en pratique (les bons anonymes n’ont plus d’intérêt fiscal).

Quelle fiscalité pour les rachats ?

Les produits d’un contrat de capitalisation sont imposés selon les mêmes règles que ceux d’un contrat d’assurance vie (article 125-0 A du CGI) : uniquement en cas de rachat, sur la part de gains, avec une imposition qui dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.

AnciennetéImpôt sur les gains retirés (versements depuis le 27 septembre 2017)
Moins de 8 ans12,8 %, ou barème progressif sur option
Plus de 8 ansAbattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), commun avec les contrats d’assurance vie, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delà, ou barème sur option

Les prélèvements sociaux suivent les règles de l’assurance vie : prélevés chaque année sur le fonds en euros, au rachat sur les unités de compte. Le détail des règles est sur notre page assurance vie.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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Que devient le contrat au décès du souscripteur ?

Sans clause bénéficiaire, le contrat de capitalisation fait partie de l’actif successoral : sa valeur au jour du décès est soumise aux droits de succession selon le lien de parenté, après les abattements de droit commun (100 000 € par enfant, exonération du conjoint et du partenaire de PACS). Il n’y a ni abattement de 152 500 € ni prélèvement de 20 % : ce sont les règles de l’assurance vie, pas celles de la capitalisation.

En contrepartie, le contrat n’est pas dénoué : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et donc son antériorité fiscale, et la doctrine administrative admet que la valeur au jour de la transmission constitue le nouveau prix de revient pour le calcul des gains imposables lors des rachats futurs. Un contrat de plus de huit ans transmis à un enfant reste un contrat de plus de huit ans entre ses mains, sans gain latent imposable à l’impôt sur le revenu.

Donner un contrat de capitalisation, en pleine ou en nue-propriété

C’est l’usage qui justifie le contrat : il se donne, par acte notarié, comme n’importe quel bien.

  • Donation en pleine propriété : le donataire devient souscripteur ; les droits de donation se calculent sur la valeur du contrat avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant (31 865 € par grand-parent et par petit-enfant), renouvelable tous les quinze ans ; l’antériorité fiscale est conservée.
  • Donation de la nue-propriété avec réserve d’usufruit : le donateur garde l’usufruit (les revenus, c’est-à-dire en pratique la possibilité de racheter les gains selon la convention), le donataire reçoit la nue-propriété, valorisée selon le barème de l’article 669 du CGI ; au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans droits. Une convention de démembrement organise les droits de chacun sur les rachats et les arbitrages.

Cette souplesse permet de transmettre de son vivant, par étapes, un capital financier tout en gardant la main sur sa gestion. Voir notre page nue-propriété et démembrement.

Le contrat de capitalisation pour une personne morale

Les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (holdings, sociétés patrimoniales, entreprises avec des excédents durables), les sociétés civiles à l’impôt sur le revenu et les associations peuvent souscrire un contrat de capitalisation, sous réserve de l’acceptation de l’assureur, qui exige souvent une trésorerie non nécessaire à l’exploitation.

Le régime fiscal des sociétés à l’IS

Pendant la vie du contrat, la société est imposée chaque année sur un produit forfaitaire, sans attendre le rachat : la prime de remboursement est déterminée en retenant un taux actuariel égal à 105 % du dernier taux mensuel des emprunts d’État à long terme connu à la souscription (article 238 septies E du CGI, BOFiP). Au rachat, l’imposition est régularisée sur le gain réel, à l’impôt sur les sociétés. Ce régime forfaitaire, calculé sur un taux d’État bas, est en général favorable pour un contrat bien investi.

Pour une société civile à l’impôt sur le revenu, la fiscalité est celle des associés personnes physiques, comme pour un contrat détenu en direct.

Contrat de capitalisation ou assurance vie ?

Assurance vieContrat de capitalisation
Fiscalité des rachatsIdentique (article 125-0 A du CGI), abattement de 4 600 € / 9 200 € commun aux deux
Au décèsCapital versé aux bénéficiaires hors succession, abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans)Entre dans la succession, droits selon le lien de parenté ; contrat conservé avec son antériorité
DonationImpossible (le contrat ne se transmet qu’au décès)Possible, en pleine ou nue-propriété
Après 70 ansVersements soumis au régime des 30 500 €Aucune incidence de l’âge
Personnes moralesNonOui
IFIFraction représentative d’actifs immobiliers imposable dans les deux cas

La règle pratique : assurance vie d’abord, pour l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire ; contrat de capitalisation ensuite, pour ce qui doit être donné de son vivant, pour les versements après 70 ans et pour les sociétés.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Ouvrir un contrat de capitalisation à la place d’une assurance vie, en perdant l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
  • Donner un contrat sans convention de démembrement précise sur les rachats et les arbitrages.
  • Oublier que l’abattement de 4 600 € / 9 200 € est commun à tous les contrats d’assurance vie et de capitalisation du foyer.
  • Pour une société, souscrire sans vérifier l’acceptation de l’assureur et la nature de la trésorerie placée.
  • Négliger les frais : les mêmes critères que pour l’assurance vie s’appliquent.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (service-public.gouv.fr, revenus 2026, régime commun aux contrats de capitalisation, article 125-0 A du CGI) ; Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; BOFiP BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10 (personnes morales, article 238 septies E du CGI) ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 (transmission à titre gratuit) ; articles 669 et 779 du CGI (donation, démembrement). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026
Quel est l’intérêt d’un contrat de capitalisation ?

Épargner avec la fiscalité de l’assurance vie tout en gardant la possibilité de donner le contrat de son vivant, en pleine ou en nue-propriété, et d’y loger la trésorerie d’une société. Il complète l’assurance vie, il ne la remplace pas.

Quelle est la différence entre l’assurance vie et le contrat de capitalisation ?

La transmission : l’assurance vie verse un capital hors succession à des bénéficiaires désignés avec un abattement de 152 500 € ; le contrat de capitalisation entre dans la succession mais peut être donné de son vivant et conserve son antériorité fiscale. La fiscalité des rachats est identique.

Quelle est la fiscalité successorale d’un contrat de capitalisation ?

Les droits de succession de droit commun, selon le lien de parenté, après les abattements ordinaires (100 000 € par enfant, exonération du conjoint). Le contrat n’est pas clôturé : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et une valeur de départ égale à sa valeur au décès.

Peut-on donner un contrat de capitalisation ?

Oui, par acte notarié, en pleine propriété ou en nue-propriété avec réserve d’usufruit, en utilisant les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans). L’assurance vie ne le permet pas.

Quels sont les avantages d’un contrat de capitalisation pour une SCI ou une société ?

Placer une trésorerie durable sur des supports diversifiés avec, pour une société à l’IS, une imposition annuelle forfaitaire calculée sur 105 % du taux des emprunts d’État, régularisée au rachat. Pour une SCI à l’IR, la fiscalité est celle des associés.

Faut-il un contrat de capitalisation après 70 ans ?

Souvent, en complément : les versements en assurance vie après 70 ans relèvent d’un régime moins favorable (abattement global de 30 500 €), tandis que le contrat de capitalisation n’est pas affecté par l’âge et peut être donné.

Y a-t-il un plafond de versement ?

Non, ni plafond ni limite de nombre de contrats. Seul l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € sur les gains retirés est commun à l’ensemble des contrats du foyer.

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Conseiller en investissements financiers (CIF), ORIAS n° 23007083 · Adhérent ANACOFI-CIF · Assuré en responsabilité civile professionnelle auprès d’AIG Europe