+Contrat de capitalisation

Contrat de capitalisation : donner, démembrer, transmettre

  • +Le contrat de capitalisation utilisé pour ce qu’il fait mieux que l’assurance vie : donner, démembrer, loger la trésorerie d’une société
  • +Les deux enveloppes combinées, chacune à sa place, dans une transmission construite avec votre notaire
  • +Des contrats choisis en architecture ouverte, chez les assureurs que nous suivons
CIF · ORIAS n° 23007083Adhérent ANACOFI-CIFCiboure & Paris
DonationPossible, en pleine ou nue-propriété
AntérioritéConservée à la transmission
Un interlocuteurDu premier rendez-vous au suivi

Le contrat de capitalisation avec OP-Invests

L’assurance vie transmet hors succession ; le contrat de capitalisation se transmet de son vivant. Ce sont deux outils complémentaires d’une même stratégie, pas deux concurrents.

Après l’assurance vie, en complément

Quand les abattements de l’assurance vie sont utilisés, ou quand un souscripteur a dépassé 70 ans, le contrat de capitalisation prend le relais : même gestion, même fiscalité des rachats, et une transmission qui s’organise par donation, avec les abattements de droit commun.

Donner sans perdre l’antériorité

Un contrat de capitalisation peut être donné en pleine propriété ou en nue-propriété, avec réserve d’usufruit ; le donataire reprend le contrat avec sa date d’ouverture. Nous construisons la donation avec votre notaire, en calculant droits, abattements et fiscalité future des rachats.

Pour une société ou une holding

Les personnes morales soumises à l’impôt sur les sociétés peuvent souscrire un contrat de capitalisation pour placer une trésorerie durable, avec un régime fiscal forfaitaire pendant la vie du contrat. Nous vérifions l’éligibilité de la société auprès de l’assureur et nous comparons avec les autres placements de trésorerie.

Les mêmes contrats, la même exigence

Fonds en euros, unités de compte, frais, options de gestion : les critères de sélection sont ceux de l’assurance vie. Nous choisissons le contrat en architecture ouverte et nous le suivons dans le temps.

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Le contrat de capitalisation pour quel projet ?

Trois usages où il fait mieux que l’assurance vie.

Le contrat de capitalisation, en bref

En bref
  • Un contrat d’épargne souscrit auprès d’un assureur, investi en fonds en euros et unités de compte, avec la même fiscalité des rachats que l’assurance vie (abattement de 4 600 € ou 9 200 € après huit ans).
  • Pas d’assuré ni de clause bénéficiaire : au décès du souscripteur, le contrat entre dans la succession et se transmet aux héritiers, qui le conservent avec son antériorité fiscale.
  • Il peut être donné, en pleine propriété ou en nue-propriété, ce que l’assurance vie ne permet pas.
  • Il est ouvert aux personnes morales (sociétés à l’impôt sur les sociétés, associations), avec un régime fiscal spécifique.
  • Aucun plafond de versement, aucune limite d’âge.

Moins connu que l’assurance vie dont il partage la mécanique, le contrat de capitalisation est l’outil des transmissions anticipées et des trésoreries de sociétés. Ce guide explique ce qui le distingue et quand il s’impose.

Qu’est-ce qu’un contrat de capitalisation ?

Le contrat (ou bon) de capitalisation est un placement à moyen ou long terme proposé par les assureurs : le souscripteur verse des sommes, l’assureur les investit sur les supports choisis (fonds en euros, unités de compte) et s’engage à verser au terme, ou à tout moment sur rachat, la valeur acquise. À la différence de l’assurance vie, il ne repose sur aucune tête assurée : c’est un pur contrat d’épargne, sans aléa lié à la vie humaine.

  • Fonctionnement : versements libres ou programmés, arbitrages, gestion libre ou déléguée, rachats partiels ou totaux, avance : identiques à l’assurance vie.
  • Durée : fixée au contrat (souvent longue, prorogeable), sans blocage.
  • Souscripteurs : personnes physiques, majeures ou mineures représentées, et personnes morales acceptées par l’assureur.
  • Forme : nominative en pratique (les bons anonymes n’ont plus d’intérêt fiscal).

Quelle fiscalité pour les rachats ?

Les produits d’un contrat de capitalisation sont imposés selon les mêmes règles que ceux d’un contrat d’assurance vie (article 125-0 A du CGI) : uniquement en cas de rachat, sur la part de gains, avec une imposition qui dépend de l’ancienneté du contrat et de la date des versements.

AnciennetéImpôt sur les gains retirés (versements depuis le 27 septembre 2017)
Moins de 8 ans12,8 %, ou barème progressif sur option
Plus de 8 ansAbattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), commun avec les contrats d’assurance vie, puis 7,5 % jusqu’à 150 000 € de versements et 12,8 % au-delà, ou barème sur option

Les prélèvements sociaux suivent les règles de l’assurance vie : prélevés chaque année sur le fonds en euros, au rachat sur les unités de compte. Le détail des règles est sur notre page assurance vie.

Que devient le contrat au décès du souscripteur ?

Sans clause bénéficiaire, le contrat de capitalisation fait partie de l’actif successoral : sa valeur au jour du décès est soumise aux droits de succession selon le lien de parenté, après les abattements de droit commun (100 000 € par enfant, exonération du conjoint et du partenaire de PACS). Il n’y a ni abattement de 152 500 € ni prélèvement de 20 % : ce sont les règles de l’assurance vie, pas celles de la capitalisation.

En contrepartie, le contrat n’est pas dénoué : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et donc son antériorité fiscale, et la doctrine administrative admet que la valeur au jour de la transmission constitue le nouveau prix de revient pour le calcul des gains imposables lors des rachats futurs. Un contrat de plus de huit ans transmis à un enfant reste un contrat de plus de huit ans entre ses mains, sans gain latent imposable à l’impôt sur le revenu.

Donner un contrat de capitalisation, en pleine ou en nue-propriété

C’est l’usage qui justifie le contrat : il se donne, par acte notarié, comme n’importe quel bien.

  • Donation en pleine propriété : le donataire devient souscripteur ; les droits de donation se calculent sur la valeur du contrat avec l’abattement de 100 000 € par parent et par enfant (31 865 € par grand-parent et par petit-enfant), renouvelable tous les quinze ans ; l’antériorité fiscale est conservée.
  • Donation de la nue-propriété avec réserve d’usufruit : le donateur garde l’usufruit (les revenus, c’est-à-dire en pratique la possibilité de racheter les gains selon la convention), le donataire reçoit la nue-propriété, valorisée selon le barème de l’article 669 du CGI ; au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire devient plein propriétaire sans droits. Une convention de démembrement organise les droits de chacun sur les rachats et les arbitrages.

Cette souplesse permet de transmettre de son vivant, par étapes, un capital financier tout en gardant la main sur sa gestion. Voir notre page nue-propriété et démembrement.

Le contrat de capitalisation pour une personne morale

Les sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés (holdings, sociétés patrimoniales, entreprises avec des excédents durables), les sociétés civiles à l’impôt sur le revenu et les associations peuvent souscrire un contrat de capitalisation, sous réserve de l’acceptation de l’assureur, qui exige souvent une trésorerie non nécessaire à l’exploitation.

Le régime fiscal des sociétés à l’IS

Pendant la vie du contrat, la société est imposée chaque année sur un produit forfaitaire, sans attendre le rachat : la prime de remboursement est déterminée en retenant un taux actuariel égal à 105 % du dernier taux mensuel des emprunts d’État à long terme connu à la souscription (article 238 septies E du CGI, BOFiP). Au rachat, l’imposition est régularisée sur le gain réel, à l’impôt sur les sociétés. Ce régime forfaitaire, calculé sur un taux d’État bas, est en général favorable pour un contrat bien investi.

Pour une société civile à l’impôt sur le revenu, la fiscalité est celle des associés personnes physiques, comme pour un contrat détenu en direct.

Contrat de capitalisation ou assurance vie ?

Assurance vieContrat de capitalisation
Fiscalité des rachatsIdentique (article 125-0 A du CGI), abattement de 4 600 € / 9 200 € commun aux deux
Au décèsCapital versé aux bénéficiaires hors succession, abattement de 152 500 € par bénéficiaire (versements avant 70 ans)Entre dans la succession, droits selon le lien de parenté ; contrat conservé avec son antériorité
DonationImpossible (le contrat ne se transmet qu’au décès)Possible, en pleine ou nue-propriété
Après 70 ansVersements soumis au régime des 30 500 €Aucune incidence de l’âge
Personnes moralesNonOui
IFIFraction représentative d’actifs immobiliers imposable dans les deux cas

La règle pratique : assurance vie d’abord, pour l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire ; contrat de capitalisation ensuite, pour ce qui doit être donné de son vivant, pour les versements après 70 ans et pour les sociétés.

Quels sont les pièges à éviter ?

  • Ouvrir un contrat de capitalisation à la place d’une assurance vie, en perdant l’abattement de 152 500 € par bénéficiaire.
  • Donner un contrat sans convention de démembrement précise sur les rachats et les arbitrages.
  • Oublier que l’abattement de 4 600 € / 9 200 € est commun à tous les contrats d’assurance vie et de capitalisation du foyer.
  • Pour une société, souscrire sans vérifier l’acceptation de l’assureur et la nature de la trésorerie placée.
  • Négliger les frais : les mêmes critères que pour l’assurance vie s’appliquent.

Sources et textes de référence

Règles lues le 15 septembre 2026 : Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (service-public.gouv.fr, revenus 2026, régime commun aux contrats de capitalisation, article 125-0 A du CGI) ; Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; BOFiP BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10 (personnes morales, article 238 septies E du CGI) ; BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 (transmission à titre gratuit) ; articles 669 et 779 du CGI (donation, démembrement). Ces règles évoluent : elles sont vérifiées avant chaque recommandation.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 15 septembre 2026

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Quel est l’intérêt d’un contrat de capitalisation ?

Épargner avec la fiscalité de l’assurance vie tout en gardant la possibilité de donner le contrat de son vivant, en pleine ou en nue-propriété, et d’y loger la trésorerie d’une société. Il complète l’assurance vie, il ne la remplace pas.

Quelle est la différence entre l’assurance vie et le contrat de capitalisation ?

La transmission : l’assurance vie verse un capital hors succession à des bénéficiaires désignés avec un abattement de 152 500 € ; le contrat de capitalisation entre dans la succession mais peut être donné de son vivant et conserve son antériorité fiscale. La fiscalité des rachats est identique.

Quelle est la fiscalité successorale d’un contrat de capitalisation ?

Les droits de succession de droit commun, selon le lien de parenté, après les abattements ordinaires (100 000 € par enfant, exonération du conjoint). Le contrat n’est pas clôturé : les héritiers le reçoivent avec sa date d’ouverture et une valeur de départ égale à sa valeur au décès.

Peut-on donner un contrat de capitalisation ?

Oui, par acte notarié, en pleine propriété ou en nue-propriété avec réserve d’usufruit, en utilisant les abattements de donation (100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans). L’assurance vie ne le permet pas.

Quels sont les avantages d’un contrat de capitalisation pour une SCI ou une société ?

Placer une trésorerie durable sur des supports diversifiés avec, pour une société à l’IS, une imposition annuelle forfaitaire calculée sur 105 % du taux des emprunts d’État, régularisée au rachat. Pour une SCI à l’IR, la fiscalité est celle des associés.

Faut-il un contrat de capitalisation après 70 ans ?

Souvent, en complément : les versements en assurance vie après 70 ans relèvent d’un régime moins favorable (abattement global de 30 500 €), tandis que le contrat de capitalisation n’est pas affecté par l’âge et peut être donné.

Y a-t-il un plafond de versement ?

Non, ni plafond ni limite de nombre de contrats. Seul l’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € sur les gains retirés est commun à l’ensemble des contrats du foyer.

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