Calculez vos intérêts composés
Les versements sont capitalisés chaque mois ; le taux annuel est converti en taux mensuel équivalent. Résultat brut, avant frais et fiscalité.
Simulation à titre indicatif, à taux constant, hors frais, hors fiscalité et hors inflation. Un taux de 4 % est une hypothèse, pas une promesse : le rendement réel dépend des supports choisis et peut être négatif certaines années.
Qu’est-ce que l’intérêt composé ?
Un placement à intérêts simples rapporte chaque année le même montant, calculé sur le capital de départ. Un placement à intérêts composés rapporte chaque année des intérêts calculés sur le capital de départ plus les intérêts déjà acquis : les intérêts produisent à leur tour des intérêts. C’est le cas de la quasi-totalité des placements financiers, dès lors que les gains restent investis : fonds en euros d’une assurance vie, fonds et ETF dont les revenus sont réinvestis, livret dont les intérêts s’ajoutent au capital.
La différence est faible la première année, puis s’accélère. 10 000 € placés à 4 % pendant 20 ans donnent 18 000 € en intérêts simples (400 € par an, vingt fois) et 21 911 € en intérêts composés : 3 911 € de plus, uniquement parce que les intérêts ont eux-mêmes travaillé.
La formule de calcul des intérêts composés
Capital final = capital de départ × (1 + taux)n, où n est le nombre d’années et le taux est exprimé en décimal (4 % = 0,04).
Exemple : 10 000 × 1,0420. On peut le faire à la main en multipliant vingt fois par 1,04 : 10 400, 10 816, 11 249… jusqu’à 21 911 € la vingtième année. Une calculatrice avec la touche « puissance » donne directement 1,0420 ≈ 2,1911.
Capital final = capital de départ × (1 + taux)n + versement × [(1 + taux mensuel)12 × n − 1] / taux mensuel, avec un versement mensuel ajouté en fin de mois et un taux mensuel équivalent au taux annuel : (1 + taux annuel)1/12 − 1.
À 4 % par an, le taux mensuel équivalent est d’environ 0,327 %. 200 € par mois pendant 20 ans (240 versements) donnent 72 768 €. C’est exactement ce que calcule le simulateur, mois par mois, et ce que vous retrouverez dans un tableur avec la fonction de valeur future.
Deux conventions changent légèrement le résultat : la fréquence de capitalisation (annuelle, mensuelle, quotidienne) et le moment du versement (début ou fin de mois). Elles expliquent les petits écarts d’un simulateur à l’autre ; aucune ne change l’ordre de grandeur.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
La règle de 72 : en combien de temps un capital double-t-il ?
La règle de 72 est une approximation de calcul mental : le nombre d’années nécessaires pour doubler un capital est d’environ 72 divisé par le taux annuel. Elle se compare au calcul exact, ln 2 / ln(1 + taux) :
| Taux annuel | Règle de 72 | Durée exacte |
|---|---|---|
| 2 % | 36 ans | 35,0 ans |
| 4 % | 18 ans | 17,7 ans |
| 6 % | 12 ans | 11,9 ans |
| 8 % | 9 ans | 9,0 ans |
| 10 % | 7,2 ans | 7,3 ans |
L’approximation est très bonne entre 6 % et 10 %, un peu pessimiste aux taux bas. Elle sert surtout à raisonner vite : à 3 %, un capital double en 24 ans environ ; avec 1 point de frais en moins, en 18. Elle se lit aussi à l’envers : une inflation de 3 % par an diviserait le pouvoir d’achat d’une somme par deux en 24 ans environ.
Les versements réguliers : le temps compte plus que le montant
La plupart des épargnants ne placent pas une somme une fois pour toutes : ils versent chaque mois. Chaque versement suit alors sa propre courbe d’intérêts composés, d’autant plus longue qu’il est ancien. Conséquence : les premiers versements pèsent beaucoup plus que les derniers dans le capital final.
Exemple, à 4 % par an : 150 € par mois pendant 30 ans donnent 102 791 € (54 000 € versés). Commencer dix ans plus tôt, 150 € par mois pendant 40 ans, donne 174 160 € (72 000 € versés). Les 18 000 € versés en plus rapportent plus de 71 000 € de capital supplémentaire, parce qu’ils ont eu le temps de composer. Pour obtenir un résultat comparable sur 30 ans seulement, il faudrait verser 300 € par mois : 205 581 € pour 108 000 € versés.
Les versements programmés ont un second avantage : ils lissent les points d’entrée sur les supports qui fluctuent, et ils transforment l’épargne en habitude.
Trois exemples chiffrés
1. Capital de départ, versements, ou les deux
| Situation | Total versé | Capital après 20 ans à 4 % | Dont intérêts |
|---|---|---|---|
| 10 000 € de départ, sans versement | 10 000 € | 21 911 € | 11 911 € |
| 200 € par mois, sans capital de départ | 48 000 € | 72 768 € | 24 768 € |
| 10 000 € de départ et 200 € par mois | 58 000 € | 94 680 € | 36 680 € |
2. Dix ans de plus
Le même effort sur trente ans au lieu de vingt : 10 000 € et 200 € par mois donnent 169 488 €, dont 87 488 € d’intérêts, pour 82 000 € versés. Les dix années supplémentaires rapportent plus d’intérêts que les vingt premières (50 808 € contre 36 680 €) : c’est la courbe des intérêts composés, plate au début, raide à la fin.
3. Un point de frais pendant vingt ans
100 000 € placés à 4 % brut deviennent 219 112 € en vingt ans. Avec des frais de 1 % de l’encours prélevés chaque année, le rendement net tombe à 2,96 % (1,04 × 0,99 − 1) et le capital final à 179 213 € : 39 899 € de moins, soit 18,2 % du capital final, alors que les frais semblaient ne prélever que 1 % par an. Avec 10 000 € de départ et 200 € par mois, l’écart est de 11 664 € (83 015 € au lieu de 94 680 €).
Calculs d’OP-Invests faits avec le simulateur ci-dessus et refaits à la main le 24 octobre 2026 : capitalisation mensuelle, taux constant, hors fiscalité. Les taux sont des hypothèses de calcul, pas des rendements attendus.
L’effet des frais : des intérêts composés à l’envers
Les frais prélevés sur l’encours se composent exactement comme les intérêts, mais en négatif : ils réduisent chaque année la base qui produit les intérêts de l’année suivante. Sur une longue durée, leur coût cumulé est donc bien supérieur à la somme des pourcentages annuels. La règle utile : sur 20 ans, 1 % de frais annuels ampute le capital final d’environ 18 % (1 − 0,9920) ; sur 30 ans, d’environ 26 %.
Pour vous servir du simulateur, saisissez un taux net de frais : rendement espéré du support moins frais de gestion du contrat et frais propres du support. Sur une assurance vie, les frais de gestion annuels et les frais des unités de compte s’additionnent (voir les frais d’une assurance vie). Les frais sur versements, eux, réduisent la somme investie dès le départ.
L’effet de l’inflation : nominal et réel
Le simulateur affiche un capital nominal, en euros de l’époque. Ce qui compte pour vos projets, c’est le capital réel, c’est-à-dire ce qu’il permettra d’acheter. Le rendement réel se calcule ainsi : (1 + rendement) / (1 + inflation) − 1, soit à peu près le rendement moins l’inflation.
À titre d’hypothèse de calcul, pas de prévision : si les prix montaient de 2 % par an, 100 000 € dans trente ans auraient le pouvoir d’achat d’environ 55 207 € d’aujourd’hui (100 000 / 1,0230), et un placement à 4 % rapporterait environ 1,96 % par an en termes réels. Pour raisonner en euros d’aujourd’hui, saisissez dans le simulateur un taux diminué de l’inflation que vous anticipez ; l’inflation passée est publiée par l’Insee, l’inflation future n’est connue de personne.
Où l’intérêt composé joue-t-il vraiment ? Les enveloppes
| Placement | Les gains capitalisent-ils ? | Frein |
|---|---|---|
| Livret A, LDDS, LEP | Oui, intérêts ajoutés chaque année, exonérés | Taux réglementé, plafond de versement |
| Assurance vie (fonds en euros et unités de compte) | Oui, sans impôt sur le revenu tant qu’on ne retire pas | Frais de gestion annuels ; prélèvements sociaux annuels sur le fonds en euros |
| PEA | Oui, sans impôt tant qu’on ne retire pas | Volatilité des actions ; plafond de versement |
| Compte-titres | Oui, mais dividendes et plus-values imposés chaque année | La fiscalité annuelle rogne la base qui capitalise |
| PER | Oui, sans impôt jusqu’à la sortie | Blocage jusqu’à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé |
| Immobilier locatif | Partiellement (loyers réinvestis ou remboursement du crédit) | Fiscalité annuelle des loyers, frais |
Les enveloppes qui reportent l’imposition (assurance vie, PEA, PER) sont celles où l’intérêt composé s’exprime le mieux : l’impôt ne vient pas chaque année réduire le capital qui travaille. Pour chiffrer un contrat précis, avec ses frais et sa fiscalité à la sortie, utilisez notre simulateur d’assurance vie ou le simulateur PER.
Un rendement n’est jamais garanti
Le simulateur suppose un taux constant chaque année. La réalité est différente : seul le capital investi sur un fonds en euros ou un livret est protégé (selon les conditions propres à chaque produit) ; les unités de compte, les actions, les ETF connaissent des années négatives, parfois fortement, et un placement non garanti comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Deux conséquences pratiques. D’abord, testez plusieurs taux (prudent, central, défavorable) plutôt qu’un seul. Ensuite, l’ordre des rendements compte quand on retire : une baisse forte juste avant ou pendant les retraits pèse plus qu’une baisse en début de placement, car elle frappe un capital plus gros et oblige à vendre au plus bas.
- Raisonner en rendement brut : frais et fiscalité se composent aussi, en négatif.
- Oublier l’inflation : le rendement à retenir pour un projet est le rendement réel.
- Prendre un taux moyen pour un taux garanti.
- Attendre le « bon moment » : sur longue durée, le temps perdu coûte souvent plus que le point d’entrée.
- Retirer les gains en cours de route : c’est casser la composition.
Méthode et sources
Méthode, vérifiée le 24 octobre 2026 : capitalisation mensuelle au taux équivalent au taux annuel saisi, (1 + taux annuel) puissance 1/12, versements ajoutés en fin de mois ; exemples de contrôle : 10 000 € placés à 4 % par an pendant 20 ans deviennent 21 911 €, 200 € par mois pendant 20 ans à 4 % deviennent 72 768 €. Les montants affichés sont des résultats de calcul à partir de vos hypothèses, pas des chiffres de marché : aucun taux n’est garanti, les performances passées ne préjugent pas des performances futures et un placement non garanti comporte un risque de perte en capital.
Et après le calcul ?
Le simulateur donne un ordre de grandeur. La question suivante est celle du support : quel placement peut viser ce taux, avec quel risque, dans quelle enveloppe fiscale, à quels frais ? C’est le travail d’une allocation, que nous construisons avec vous : assurance vie, PEA, PER, ou une combinaison.
