Calculez vos intérêts composés
Les versements sont capitalisés chaque mois ; le taux annuel est converti en taux mensuel équivalent. Résultat brut, avant frais et fiscalité.
Simulation à titre indicatif, à taux constant, hors frais, hors fiscalité et hors inflation. Un taux de 4 % est une hypothèse, pas une promesse : le rendement réel dépend des supports choisis et peut être négatif certaines années.
Qu’est-ce que l’intérêt composé ?
Un placement à intérêts simples rapporte chaque année le même montant, calculé sur le capital de départ. Un placement à intérêts composés rapporte chaque année des intérêts calculés sur le capital de départ plus les intérêts déjà acquis : les intérêts produisent à leur tour des intérêts. C’est le cas de la quasi-totalité des placements financiers, dès lors que les gains restent investis : fonds en euros d’une assurance vie, fonds et ETF dont les revenus sont réinvestis, livret dont les intérêts s’ajoutent au capital.
Capital final = capital de départ × (1 + taux)nombre d’années. Avec des versements réguliers, chaque versement suit la même formule sur la durée qui lui reste : c’est ce que calcule le simulateur, mois par mois.
Trois exemples pour mesurer l’effet du temps
| Situation | Total versé | Capital après 20 ans à 4 % | Dont intérêts |
|---|---|---|---|
| 10 000 € de départ, sans versement | 10 000 € | 21 911 € | 11 911 € |
| 200 € par mois, sans capital de départ | 48 000 € | 72 768 € | 24 768 € |
| 10 000 € de départ et 200 € par mois | 58 000 € | 94 680 € | 36 680 € |
Et le même effort sur trente ans au lieu de vingt : 10 000 € et 200 € par mois donnent 169 488 €, dont 87 488 € d’intérêts, pour 82 000 € versés. Les dix années supplémentaires rapportent plus d’intérêts que les vingt premières (50 808 € contre 36 680 €) : c’est la courbe des intérêts composés, plate au début, raide à la fin.
(Calculs du simulateur ci-dessus, capitalisation mensuelle, taux constant, hors frais et fiscalité.)
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Les trois leviers : durée, taux, régularité
- La durée est le levier le plus puissant et le moins coûteux : commencer dix ans plus tôt pèse davantage qu’un point de rendement en plus. D’où l’intérêt de « prendre date » sur une assurance vie ou un PEA, même avec peu.
- Le taux : un point de plus, sur trente ans, change le résultat de plusieurs dizaines de pour cent. Mais un taux plus élevé va avec un risque plus élevé, et des frais plus élevés le réduisent d’autant : sur vingt ans, un point de frais de gestion coûte l’équivalent d’un point de rendement (voir frais d’une assurance vie).
- La régularité : des versements programmés lissent les points d’entrée et transforment l’épargne en habitude ; le simulateur montre qu’un versement mensuel modeste pèse plus qu’un capital de départ moyen sur longue durée.
Où l’intérêt composé joue-t-il vraiment ?
| Placement | Les gains capitalisent-ils ? | Frein |
|---|---|---|
| Livret A, LDDS, LEP | Oui, intérêts ajoutés chaque année, exonérés | Taux réglementé, plafond de versement |
| Assurance vie (fonds en euros et unités de compte) | Oui, sans impôt sur le revenu tant qu’on ne retire pas | Frais de gestion annuels ; prélèvements sociaux annuels sur le fonds en euros |
| PEA | Oui, sans impôt tant qu’on ne retire pas | Volatilité des actions ; plafond de versement |
| Compte-titres | Oui, mais dividendes et plus-values imposés chaque année | La fiscalité annuelle rogne la base qui capitalise |
| PER | Oui, sans impôt jusqu’à la sortie | Blocage jusqu’à la retraite |
| Immobilier locatif | Partiellement (loyers réinvestis ou remboursement du crédit) | Fiscalité annuelle des loyers, frais |
Les enveloppes qui reportent l’imposition (assurance vie, PEA, PER) sont celles où l’intérêt composé s’exprime le mieux : l’impôt ne vient pas chaque année réduire le capital qui travaille.
Les erreurs de lecture les plus fréquentes
- Raisonner en rendement brut : frais et fiscalité se composent aussi, en négatif.
- Oublier l’inflation : un capital nominal de 100 000 € dans trente ans n’aura pas le pouvoir d’achat d’aujourd’hui ; le rendement à retenir est le rendement réel.
- Prendre un taux moyen pour un taux garanti : sur des supports risqués, les années négatives existent, et l’ordre des rendements compte quand on retire.
- Attendre le « bon moment » : sur longue durée, le temps perdu coûte plus que le point d’entrée.
- Retirer les gains : c’est casser la composition.
Et après le calcul ?
Le simulateur donne un ordre de grandeur. La question suivante est celle du support : quel placement peut viser ce taux, avec quel risque, dans quelle enveloppe fiscale, à quels frais ? C’est le travail d’une allocation, que nous construisons avec vous : assurance vie, PEA, PER, ou une combinaison.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026