Simulateurs·Simulateur assurance vie

Simulateur d’assurance vie : capital estimé, frais et fiscalité au rachat

Entrez votre versement initial, vos versements mensuels, la durée et une hypothèse de rendement que vous choisissez : le simulateur calcule le capital après frais, puis l’impôt et les prélèvements sociaux si vous retirez tout au terme. Règles fiscales relues le 24 octobre 2026 sur Légifrance et service-public.gouv.fr.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 24 octobre 2026 · Sources officielles citées

Simulez votre assurance vie

Le rendement est une hypothèse que vous choisissez, pas une prévision : le fonds euros dépend de ce que sert l’assureur chaque année, et les unités de compte peuvent perdre de la valeur. Les profils ne font que préremplir une hypothèse, modifiable.

Capital estimé au terme—
Impôt et prélèvements sociaux si vous retirez tout—
Net perçu après rachat total—

Calcul mensuel : chaque versement est diminué des frais sur versements, puis l’épargne progresse au rythme de l’hypothèse choisie, diminuée des frais de gestion. Fiscalité d’un rachat total au terme, pour des primes versées depuis le 27 septembre 2017, au prélèvement forfaitaire (sans l’option pour le barème) : 12,8 % avant 8 ans ; à partir de 8 ans, abattement annuel puis 7,5 % ou 12,8 % selon le seuil de 150 000 € de primes ; prélèvements sociaux de 17,2 % sur les gains (en pratique prélevés en partie chaque année sur le fonds euros). Le seuil est apprécié ici sur les primes en fin de période, alors que la loi retient celles du 31 décembre précédent. Estimation sans valeur contractuelle.

Comment fonctionne ce simulateur d’assurance vie ?

Le simulateur reproduit, mois par mois, la vie d’un contrat d’assurance vie alimenté par un versement initial et des versements mensuels. Il fait trois choses :

  1. Il capitalise votre épargne au rythme de l’hypothèse de rendement que vous saisissez. Les gains d’un mois produisent eux-mêmes des gains les mois suivants : c’est l’effet des intérêts composés, qui pèse d’autant plus que la durée est longue.
  2. Il retire les frais : les frais sur versements, prélevés sur chaque somme versée avant qu’elle soit investie, et les frais de gestion annuels, prélevés sur l’épargne constituée. Le détail affiche ce que ces frais vous ont coûté sur toute la durée, en comparant avec le même contrat sans aucun frais.
  3. Il calcule l’impôt d’un rachat total au terme : impôt sur le revenu sur les gains selon l’âge du contrat, et prélèvements sociaux. Le résultat final est ce que vous percevriez si vous retiriez tout.

Ce qu’il ne fait pas : prévoir. Un contrat d’assurance vie combine en général un fonds euros, dont le capital est garanti par l’assureur et dont le rendement est fixé chaque année, et des unités de compte (fonds actions, obligations, immobilier…), dont la valeur monte et baisse avec les marchés, sans garantie en capital. Une hypothèse constante de 3,5 % par an est une moyenne commode pour raisonner ; la réalité alterne des années meilleures et des années de baisse.

Quelle hypothèse de rendement choisir ?

Les trois profils ne préremplissent qu’une hypothèse, que vous pouvez changer : 2 % par an pour un profil prudent, 3,5 % pour un profil équilibré, 5 % pour un profil dynamique, avant frais de gestion. Ce sont des ordres de grandeur volontairement modestes, retenus par OP-Invests pour illustrer le calcul, pas des performances annoncées ni des résultats passés.

ProfilAllocation typeCe qui peut arriver
PrudentSurtout du fonds eurosCapital du fonds euros garanti par l’assureur ; rendement révisé chaque année, qui peut baisser.
ÉquilibréFonds euros et unités de compteLes unités de compte peuvent faire baisser la valeur du contrat certaines années.
DynamiqueSurtout des unités de comptePotentiel plus élevé sur longue durée, mais des baisses fortes sont possibles, y compris sous le total versé.

Deux conseils pour vous servir de l’outil. D’abord, testez plusieurs hypothèses : une version basse, une version centrale, une version haute. L’écart entre les trois résultats vous dit plus de choses que n’importe quel chiffre unique. Ensuite, essayez une hypothèse nulle ou négative : vous verrez ce que deviennent vos versements quand les marchés ne montent pas et que les frais continuent de courir. Le capital investi en unités de compte n’est pas garanti, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

L’hypothèse est saisie avant frais de gestion : le simulateur retire ensuite les frais que vous indiquez. Si vous connaissez le rendement net de frais servi par votre fonds euros, saisissez-le et mettez les frais de gestion à zéro pour ne pas les compter deux fois.

Votre situation mérite une réponse précise

Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.

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Ce que coûtent les frais sur 10 ou 20 ans

Les frais d’un contrat d’assurance vie sont de deux natures principales. Les frais sur versements sont prélevés une fois, sur chaque somme versée. Les frais de gestion sont prélevés chaque année sur toute l’épargne, ce qui les rend plus lourds qu’il n’y paraît sur une longue durée. S’y ajoutent, selon les contrats, des frais d’arbitrage, les frais propres des unités de compte et un supplément pour la gestion pilotée. Le détail figure dans le document d’information du contrat ; notre page frais de l’assurance vie explique comment les lire.

Exemple calculé avec le simulateur : 100 000 € versés en une fois, hypothèse de 4 % par an avant frais, rachat total après 20 ans, célibataire, sans frais sur versements.

Frais de gestion annuelsCapital estimé après 20 ansNet après impôt et prélèvements sociaux
1 %179 213 €159 993 €
2 %146 281 €135 195 €

Un point de frais de gestion en plus coûte ici 32 932 € de capital, soit près d’un tiers des sommes versées, et 24 798 € une fois l’impôt payé. Les frais sur versements pèsent moins sur longue durée mais restent visibles : avec 20 000 € au départ, 200 € par mois pendant 12 ans, une hypothèse de 4 % et 1 % de frais de gestion, des frais de 3 % sur chaque versement ramènent le capital estimé de 62 825 € à 60 940 €.

Ces écarts expliquent pourquoi le choix du contrat compte autant que le choix des supports : à hypothèse égale, deux contrats peuvent donner des résultats très différents.

La fiscalité du rachat en 2026

Quand vous retirez de l’argent d’une assurance vie (un « rachat »), seule la part de gains contenue dans le retrait est imposée : la part de capital, c’est-à-dire vos versements, ne l’est pas. Pour les sommes versées depuis le 27 septembre 2017, la règle dépend de l’âge du contrat.

Âge du contrat au rachatImpôt sur le revenu sur les gainsPrélèvements sociaux
Moins de 8 ans12,8 % (ou barème progressif sur option)17,2 %
8 ans et plusAbattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis 7,5 % tant que les primes versées restent sous 150 000 €, 12,8 % sur la fraction des gains au-delà (ou barème sur option)17,2 %, sans abattement

Le seuil de 150 000 € s’apprécie tous contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus, sur les primes non encore remboursées au 31 décembre de l’année précédant le rachat. S’il est dépassé, la part des gains taxée à 7,5 % est égale aux gains multipliés par 150 000 € et divisés par le total des primes versées depuis le 27 septembre 2017 (le numérateur est diminué des primes plus anciennes). C’est pour cela que le simulateur vous demande les primes de vos autres contrats.

L’ordre d’imputation de l’abattement est fixé par l’article 125-0 A du Code général des impôts : il s’impute d’abord sur les gains taxés à 7,5 %, puis sur ceux taxés à 12,8 %. Le simulateur applique cet ordre.

Comment l’impôt est prélevé. L’assureur retient un prélèvement forfaitaire non libératoire au moment du rachat : 12,8 % avant 8 ans, 7,5 % après. Le calcul définitif, avec l’abattement et le seuil de 150 000 €, se fait l’année suivante dans votre déclaration de revenus, et le trop-perçu est restitué. Vous pouvez demander à être dispensé du prélèvement si votre revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour un couple soumis à imposition commune), au plus tard le 30 novembre de l’année précédant le rachat.

Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l’assurance vie en 2026 : la hausse de la CSG sur les revenus du capital prévue par l’article L136-8 du Code de la sécurité sociale ne s’applique pas aux produits des contrats d’assurance vie et de capitalisation, qui gardent une CSG de 9,2 %. Sur le fonds euros, ces prélèvements sont retenus chaque année sur les intérêts inscrits ; sur les unités de compte, au rachat. Le simulateur les calcule en une fois au terme, ce qui donne un total proche.

Pour aller plus loin : la fiscalité de l’assurance vie en détail, l’abattement de 4 600 € et 9 200 €, et la flat tax à laquelle se rattachent les taux de 12,8 %.

Trois simulations commentées

SituationCapital estiméGainsImpôt sur le revenuPrélèvements sociauxNet perçu
20 000 € puis 200 €/mois, 12 ans, hypothèse 4 %, frais 1 %, célibataire62 825 €14 025 €707 €2 412 €59 706 €
50 000 € en une fois, rachat après 6 ans, hypothèse 3 %, frais 1 %56 209 €6 209 €795 €1 068 €54 346 €
200 000 € en une fois, 10 ans, hypothèse 3,5 %, frais 0,8 %, célibataire260 346 €60 346 €4 980 €10 379 €244 986 €

Premier cas. Après 12 ans, l’abattement de 4 600 € couvre un tiers des gains ; le reste (9 425 €) est taxé à 7,5 %. Pour un couple marié ou pacsé, l’abattement de 9 200 € ramène l’impôt à 362 €. Si l’épargne n’est pas nécessaire d’un coup, des rachats étalés sur plusieurs années utilisent l’abattement chaque année.

Deuxième cas. Contrat de 6 ans : pas d’abattement, impôt de 12,8 % sur tous les gains. Attendre deux ans de plus aurait permis l’abattement et le taux de 7,5 %. C’est la raison pour laquelle on conseille souvent d’ouvrir un contrat tôt, même avec un petit versement : c’est la date d’ouverture qui fait courir les 8 ans.

Troisième cas. 200 000 € de primes dépassent le seuil de 150 000 € : les trois quarts des gains (150 000 / 200 000) relèvent du taux de 7,5 %, après l’abattement ; le dernier quart est taxé à 12,8 %.

Calculs d’OP-Invests sur les hypothèses indiquées, qui ne sont pas des prévisions.

Ce que le simulateur ne prend pas en compte

  • Les primes versées avant le 27 septembre 2017 : leurs gains suivent l’ancien régime (prélèvement libératoire sur option, ou barème progressif), et l’abattement s’impute d’abord sur eux. Le simulateur suppose des versements récents.
  • L’option pour le barème progressif : elle peut être plus favorable aux foyers peu imposés, mais elle vaut pour l’ensemble des revenus de capitaux de l’année. Notre page barème de l’impôt 2026 vous donne votre tranche.
  • Les exonérations d’impôt sur les gains en cas de rachat consécutif à un licenciement, une mise à la retraite anticipée, une invalidité de 2e ou 3e catégorie ou une liquidation judiciaire, pour vous ou votre conjoint ou partenaire de Pacs, si le rachat intervient avant la fin de l’année qui suit l’événement.
  • Les rachats partiels : chaque retrait se compose d’une part de capital et d’une part de gains ; le simulateur traite un rachat total au terme.
  • La transmission : au décès, les capitaux suivent des règles propres, différentes de celles du rachat. Voir assurance vie et succession.
  • Les aléas des marchés : un rendement constant lisse des années de hausse et de baisse. Sur des unités de compte, l’ordre des bonnes et des mauvaises années change le résultat, surtout si vous retirez au mauvais moment.

Bien utiliser votre assurance vie

  • Ouvrir tôt : l’ancienneté fiscale court contrat par contrat, depuis son ouverture. Fermer un contrat pour en ouvrir un autre la fait repartir de zéro ; changer de conseiller, quand l’assureur l’accepte, la conserve.
  • Régler les versements sur l’horizon : l’argent dont vous aurez besoin dans deux ans n’a pas sa place sur des unités de compte volatiles ; celui que vous laisserez quinze ans peut accepter plus de risque.
  • Utiliser l’abattement chaque année une fois les 8 ans passés : un retrait annuel de gains jusqu’à 4 600 € (9 200 € à deux) évite l’impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux restant dus.
  • Regarder les frais avant le rendement : ils sont certains, le rendement ne l’est pas.
  • Comparer avec le PER si votre objectif est la retraite : déduction des versements à l’entrée, mais épargne bloquée sauf cas prévus. Notre simulateur PER fait le calcul.

Le simulateur donne un ordre de grandeur. Le choix du contrat, de l’allocation et de la clause bénéficiaire se fait sur votre situation complète : c’est l’objet de l’étude écrite que nous réalisons en rendez-vous.

Sources

Règles lues le 24 octobre 2026 : Assurance vie : fiscalité (service-public.gouv.fr, vérifié le 15 avril 2026 : taux de 12,8 % et 7,5 %, abattement, seuil de 150 000 €, dispense de prélèvement, exonérations, prélèvements sociaux de 17,2 %) ; Contrat d’assurance-vie : fonctionnement (service-public.gouv.fr, vérifié le 25 septembre 2026) ; Code général des impôts, article 125-0 A (abattement et ordre d’imputation) et article 200 A (seuil de 150 000 €), versions en vigueur sur Légifrance ; Code de la sécurité sociale, article L136-8 (CSG de 9,2 % maintenue pour l’assurance vie). Hypothèses de rendement : choisies par OP-Invests pour l’illustration, non garanties. Exemples : calculs d’OP-Invests.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 24 octobre 2026
Comment simuler une assurance vie ?

Entrez le versement initial, les versements mensuels, la durée, une hypothèse de rendement et les frais du contrat : le simulateur calcule le capital estimé, les gains, puis l’impôt et les prélèvements sociaux d’un rachat total. Testez plusieurs hypothèses, dont une basse : le rendement des unités de compte n’est pas garanti.

Combien rapportent 100 000 € placés en assurance vie ?

Cela dépend du rendement réellement obtenu, qui n’est pas connu à l’avance. À titre d’illustration, avec une hypothèse de 4 % par an avant frais et 1 % de frais de gestion, 100 000 € deviendraient environ 179 213 € en 20 ans, soit 159 993 € nets après impôt et prélèvements sociaux pour un célibataire. Avec 2 % de frais, environ 146 281 €.

Quelle est la fiscalité d’un rachat après 8 ans ?

Les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple), puis sont taxés à 7,5 % tant que les primes versées restent sous 150 000 €, à 12,8 % sur la fraction au-delà. Les prélèvements sociaux de 17,2 % s’appliquent à tous les gains.

Les prélèvements sociaux de l’assurance vie ont-ils augmenté en 2026 ?

Non. La CSG sur les produits de placement passe en principe à 10,6 %, mais l’article L136-8 du Code de la sécurité sociale maintient 9,2 % pour les contrats d’assurance vie et de capitalisation : les prélèvements sociaux restent à 17,2 %.

Mes données sont-elles enregistrées ?

Non : le calcul se fait dans votre navigateur, rien n’est transmis ni conservé.

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