Simulez votre PER
Versements déductibles dans la limite de votre plafond (10 % des revenus d’activité de l’année précédente, 37 680 € au plus pour 2026, 4 710 € au moins). Sortie en capital en une fois, hors abattements. Résultat indicatif.
Hypothèses : rendement constant, versements déductibles en totalité, sortie en capital en une fois imposée au barème pour la part des versements (sans l’abattement de 10 %) et à 31,4 % pour la part des gains (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux, revenus 2026) ; pour l’assurance vie, gains imposés à 7,5 % + 17,2 % après huit ans, sans l’abattement annuel. Une sortie fractionnée ou en rente change le résultat ; nous la simulons avec vous.
Comment lire le résultat
- L’économie d’impôt est immédiate : un versement de 5 000 € dans la tranche à 30 % réduit l’impôt de l’année de 1 500 €. Votre effort réel n’est donc que de 3 500 €.
- Le capital à la retraite capitalise sans impôt pendant toute la durée ; c’est la force du PER, comme de l’assurance vie.
- La sortie est le moment de vérité : la part des versements déduits est imposée au barème de votre tranche de retraité, la part des gains au prélèvement forfaitaire. Si votre tranche à la retraite est plus basse qu’aujourd’hui, vous gagnez la différence ; si elle est identique, le gain se limite à la capitalisation de l’avantage fiscal ; si elle est plus élevée, le PER peut perdre face à l’assurance vie.
- La comparaison place le même effort net (versement moins économie d’impôt) en assurance vie, avec la fiscalité de sortie après huit ans. C’est la bonne comparaison : à euros sortis de la poche égaux.
Combien pouvez-vous verser en déduction ?
Le plafond de déduction figure sur votre avis d’imposition, à la rubrique « plafond épargne retraite ». Pour les versements de 2026 (service-public.gouv.fr) : 10 % des revenus d’activité de 2025, nets de frais professionnels, avec un maximum de 37 680 € et un minimum de 4 710 €, augmentés des plafonds non utilisés des années précédentes (trois ans pour 2024 et 2025, cinq ans à partir de 2026). Les couples soumis à imposition commune peuvent mutualiser leurs plafonds. Les versements faits après 70 ans ne sont plus déductibles depuis le 1er janvier 2026. Le détail est sur notre page plan d’épargne retraite.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Le bon montant : effacer la tranche haute, pas descendre en dessous
La déduction rapporte votre tranche marginale : 45 %, 41 %, 30 %, 11 %. Le versement optimal est celui qui efface le revenu imposé dans votre tranche la plus haute, sans descendre dans la tranche inférieure, où chaque euro déduit ne rapporte plus que 11 % ou 0 %. Concrètement : si 8 000 € de votre revenu imposable sont dans la tranche à 41 % et le reste à 30 %, un versement de 8 000 € rapporte 3 280 € ; les 2 000 € suivants ne rapporteraient que 600 €. Le simulateur suppose une tranche unique ; nous affinons avec votre avis d’imposition.
Capital, capital fractionné ou rente : trois sorties, trois fiscalités
| Sortie | Fiscalité (versements déduits) | Effet |
|---|---|---|
| Capital en une fois | Versements au barème, gains à 31,4 % | Risque de sauter une tranche l’année de la sortie ; c’est l’hypothèse du simulateur, la plus défavorable |
| Capital fractionné sur plusieurs années | Idem, année par année | Étale l’imposition des versements et évite de monter de tranche : souvent la meilleure option |
| Rente viagère | Rente imposée comme une pension (barème après abattement de 10 %), prélèvements sociaux sur une fraction selon l’âge | Revenu garanti à vie, capital non transmissible sauf réversion |
Quand le PER gagne, quand il perd
- Il gagne quand la tranche d’aujourd’hui est élevée (30 % et plus) et celle de la retraite plus basse, quand la durée est longue, et quand on n’a pas besoin de l’épargne avant la retraite.
- Il est neutre quand les tranches sont identiques : l’avantage se réduit à la capitalisation de l’économie d’impôt, qui reste réelle mais modeste.
- Il perd pour un foyer peu ou pas imposé (dans ce cas, verser sans déduire ou préférer l’assurance vie), ou quand l’épargne risque d’être nécessaire avant la retraite.
Dans tous les cas, l’assurance vie reste l’enveloppe complémentaire : disponible, transmissible, sans blocage. La répartition entre les deux se décide sur vos chiffres.
Et après le calcul ?
Le simulateur donne l’ordre de grandeur de l’intérêt fiscal. Restent le choix du contrat (PER assurance ou bancaire, frais, supports, gestion à horizon), le calibrage du versement sur votre avis d’imposition, et la stratégie de sortie. C’est ce que nous faisons en rendez-vous, avec l’étude écrite qui vous est remise.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026