Les trois composantes du rendement
- Le taux du fonds en euros : fixé chaque année par l’assureur, net des frais de gestion du contrat, brut de prélèvements sociaux. Il vient des revenus des actifs du fonds (obligations surtout) et de la participation aux bénéfices que l’assureur décide de distribuer ou de mettre en réserve (la provision pour participation aux bénéfices, qui lisse les années).
- La performance des unités de compte : celle des fonds, ETF ou supports immobiliers choisis, positive ou négative selon les marchés, nette des frais des supports mais brute des frais du contrat.
- Le poids de chacune dans l’allocation : un contrat à 70 % en fonds en euros et 30 % en unités de compte a un rendement qui dépend à 30 % des marchés.
Ce qui réduit le rendement affiché
- Les frais de gestion sur unités de compte, prélevés en plus des frais internes des supports.
- Les prélèvements sociaux : 17,2 % sur les intérêts du fonds en euros chaque année, sur les gains des unités de compte au rachat.
- L’impôt au rachat : 12,8 % avant huit ans, abattement puis 7,5 % après (voir fiscalité).
- Les frais sur versement, qui réduisent le capital investi dès le départ.
- L’inflation, qui ne se voit pas sur le relevé mais rogne le pouvoir d’achat.
Un taux de fonds en euros affiché « net » l’est de frais de gestion, pas de prélèvements sociaux ni d’inflation.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Où lire les taux réels
- Le relevé annuel du contrat : taux servi sur le fonds en euros, valeur des unités de compte, frais prélevés.
- Le site de l’assureur : taux de chaque fonds en euros, par contrat (certains contrats d’un même assureur ont des taux différents).
- Les publications de la fédération des assureurs (France Assureurs) et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) : moyenne du marché et statistiques annuelles.
- Les documents d’information clés des unités de compte : performances passées, frais, indicateur de risque.
Nous ne publions pas de taux sur cette page : ils changent chaque année et diffèrent d’un contrat à l’autre. Nous vous présentons, en rendez-vous, l’historique documenté des contrats que nous proposons.
Comment comparer deux contrats
- Sur plusieurs années de taux du fonds en euros, pas sur la dernière (les taux « boostés » de la première année sont commerciaux).
- Sur les frais de gestion, du contrat et des supports : à rendement brut égal, ce sont eux qui décident.
- Sur la qualité de l’offre en unités de compte : c’est elle qui portera le rendement au-delà du fonds en euros.
- Sur le rendement net attendu de votre allocation, avec votre fiscalité, sur votre horizon : notre simulateur d’intérêts composés donne l’ordre de grandeur.
Comment améliorer le rendement de son assurance vie
- Réduire les frais : contrat en architecture ouverte, ETF, négociation des frais d’entrée, transfert d’un vieux contrat chez le même assureur (loi Pacte).
- Adapter la part d’unités de compte à l’horizon : sur dix ans et plus, le fonds en euros seul rapporte peu.
- Diversifier les unités de compte et rééquilibrer régulièrement.
- Ne pas retirer les gains : la capitalisation fait le rendement sur la durée.
- Utiliser l’abattement après huit ans pour sortir sans impôt.
Sources
Contrat d’assurance-vie : fonctionnement (service-public.gouv.fr : rémunération, fonds en euros et unités de compte, frais) ; Prélèvements sociaux (service-public.gouv.fr) ; publications de France Assureurs et de l’ACPR. Lu le 15 septembre 2026.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026