Assurance vie·Retirer de l’argent d’une assurance vie

Retirer de l’argent d’une assurance vie : rachat, avance, délais et impôt

L’argent placé en assurance vie n’est jamais bloqué : vous pouvez en retirer une partie ou la totalité à tout moment, ou l’emprunter à l’assureur sans rien retirer. Ce qui change avec le temps, c’est l’impôt, pas la disponibilité. Voici les quatre façons de récupérer votre épargne, les délais que l’assureur doit tenir, le calcul de l’impôt, et deux cas chiffrés.

Pascal ElissaldeFondateur d’OP-Invests, CIF · Mis à jour le 24 octobre 2026 · Sources officielles citées

L’essentiel en six points

En bref
  • Le souscripteur peut demander à tout moment un rachat partiel, un rachat total, des rachats programmés ou, si le contrat le prévoit, une avance.
  • Les huit ans ne bloquent rien : ils allègent l’impôt sur les gains retirés.
  • Seule la part de gains d’un retrait est imposée, au prorata : retrait × (valeur − versements) ÷ valeur. Le capital versé ne l’est jamais.
  • L’assureur doit payer dans un délai de deux mois au plus ; au-delà, les sommes produisent des intérêts au taux légal majoré de moitié, puis au double.
  • L’avance est un prêt de l’assureur, dans la limite de la valeur de rachat : elle n’est pas imposée, mais elle porte intérêt.
  • Si un bénéficiaire a accepté sa désignation depuis le 19 décembre 2007, son accord est nécessaire pour racheter comme pour obtenir une avance.

L’argent est-il bloqué pendant huit ans ?

Non. C’est le malentendu le plus répandu sur l’assurance vie. Le contrat n’impose aucune durée minimale de détention : le souscripteur peut retirer tout ou partie de son épargne dès qu’il le souhaite, et le droit de rachat n’appartient qu’à lui. Les huit ans sont un seuil fiscal : passé ce délai, les gains retirés bénéficient d’un abattement annuel et d’un taux réduit.

Trois situations peuvent en revanche freiner un retrait :

  • un bénéficiaire acceptant : son accord devient nécessaire (voir plus bas) ;
  • un contrat nanti, donné en garantie d’un crédit : le créancier a des droits sur le contrat jusqu’au remboursement ;
  • une crise financière grave : la loi Sapin 2 permet de limiter temporairement les rachats ; le mécanisme est expliqué sur assurance vie et loi Sapin 2.

Un contrat peut aussi prévoir des indemnités de rachat. En règle générale au plus 5 % de l’épargne, et aucune indemnité après dix ans à compter de la date d’effet du contrat ; des plafonds plus élevés (10 % ou 20 %) et des exceptions à la règle des dix ans existent pour certaines unités de compte investies en actifs non cotés (Code des assurances, article R. 132-5-3). Beaucoup de contrats n’en prévoient pas.

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Les quatre façons de récupérer son argent

CritèreRachat partielRachat totalRachats programmésAvance
Ce que c’estUne somme retirée, le contrat continueTout est retiré, le contrat est clôturéDes rachats partiels à date fixe (mensuels, trimestriels…)Un prêt de l’assureur garanti par le contrat
Antériorité fiscaleConservéePerdueConservéeConservée
ImpositionSur la part de gains du retraitSur tous les gainsSur la part de gains de chaque rachatAucune, sauf avance non remboursée
CoûtImpôt et prélèvements sociaux sur les gainsIdem, sur la totalitéIdem, étaléIntérêts fixés par le contrat
Pour quel besoinUn besoin ponctuelSortir définitivementUn revenu complémentaireUn besoin temporaire, remboursé ensuite

Le rachat partiel

C’est la voie normale. Vous indiquez le montant souhaité et, le plus souvent, les supports sur lesquels le prélever ; l’assureur calcule la part de gains, retient l’acompte d’impôt et, sur les unités de compte, les prélèvements sociaux, puis verse le solde. Les unités de compte sont vendues à leur valeur du moment, qui peut être inférieure à celle de l’achat. Le contrat garde sa date d’ouverture et continue de produire.

Le rachat total

Il ferme le contrat : tous les gains sont imposés l’année du rachat et l’antériorité fiscale disparaît. Sauf besoin de la totalité de la somme, un rachat partiel important vaut mieux : laisser une petite somme sur le contrat conserve sa date, utile pour de futurs versements. Pour quitter un contrat trop chargé, une transformation chez le même assureur est souvent possible sans perdre la date : voir frais d’une assurance vie.

Les rachats programmés

La plupart des contrats permettent de programmer des rachats partiels réguliers, pour se constituer un revenu complémentaire, par exemple à la retraite. Chaque rachat est imposé sur sa propre part de gains ; après huit ans, des rachats calibrés pour que les gains de l’année restent sous l’abattement ne supportent pas d’impôt sur le revenu (exemple 2). La programmation se modifie ou s’arrête sur simple demande.

L’avance

L’assureur peut consentir une avance au souscripteur, dans la limite de la valeur de rachat du contrat (Code des assurances, article L. 132-21) ; en pratique, le contrat la limite à un pourcentage de cette valeur. C’est un prêt : il se rembourse avec les intérêts prévus par le règlement des avances, sur une durée qui varie selon les contrats. L’épargne reste investie, avec son potentiel et ses risques. Fiscalement, l’avance n’est pas taxable ; mais si elle n’est pas remboursée à l’échéance, elle est déduite des sommes versées par l’assureur et peut être traitée comme un rachat partiel, donc imposée (service-public.gouv.fr).

Demander un retrait : démarches et délais

  1. La demande : par courrier, dans l’espace en ligne de l’assureur ou par votre conseiller, avec le montant, les supports concernés, un RIB et une pièce d’identité. L’assureur peut demander des justificatifs complémentaires.
  2. Les choix fiscaux : selon les cas, l’option pour le barème progressif se fait sur la déclaration de revenus ; une dispense d’acompte doit avoir été demandée avant le 30 novembre de l’année précédente (voir plus bas).
  3. Le paiement : l’assureur doit verser la valeur de rachat dans un délai qui ne peut excéder deux mois après la demande (Code des assurances, article L. 132-21). En pratique, c’est souvent beaucoup plus rapide.
  4. Le retard : au-delà de deux mois, les sommes non versées produisent de plein droit des intérêts au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal. Ces intérêts sont dus de plein droit, sans avoir à les réclamer en justice.

Le droit de rachat appartient au seul souscripteur. Pour un souscripteur mineur ou protégé, la demande est faite par son représentant, selon les règles de la mesure de protection.

L’impôt sur un rachat, étape par étape

1. Isoler la part de gains

Les produits imposables sont la différence entre les sommes remboursées et les primes versées (Code général des impôts, article 125-0 A). Pour un rachat partiel, on applique la proportion du contrat au montant retiré :

Part de gains = montant retiré × (valeur du contrat − versements nets) ÷ valeur du contrat

On ne choisit pas de « retirer d’abord le capital » : chaque euro retiré contient du capital et des gains dans la proportion du contrat au jour du rachat.

2. Appliquer le taux selon l’ancienneté

Pour les versements faits depuis le 27 septembre 2017 :

Ancienneté du contratAcompte retenu par l’assureurImpôt définitif sur la part de gainsPrélèvements sociaux
Moins de 8 ans12,8 %12,8 %, ou barème progressif sur option globale17,2 %
8 ans et plus7,5 %Abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune), puis 7,5 % tant que les versements ne dépassent pas 150 000 €, 12,8 % sur la fraction au-delà ; ou barème sur option17,2 %

L’abattement vaut pour l’ensemble de vos contrats et se renouvelle chaque année civile. Le seuil de 150 000 € s’apprécie sur les primes non remboursées de tous vos contrats au 31 décembre de l’année précédant le rachat (article 200 A). Les versements antérieurs au 27 septembre 2017 suivent d’autres règles, et le calcul au-delà de 150 000 € est détaillé pas à pas sur fiscalité de l’assurance vie.

3. L’acompte, et sa dispense

Le prélèvement retenu au moment du rachat n’est qu’un acompte : l’impôt définitif est calculé sur la déclaration de revenus de l’année suivante, qui applique l’abattement et restitue l’excédent. Les foyers dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) peuvent demander à être dispensés de cet acompte, au plus tard le 30 novembre de l’année qui précède le rachat (service-public.gouv.fr).

4. Les prélèvements sociaux : déjà payés en partie

Les prélèvements sociaux sur l’assurance vie restent de 17,2 % en 2026 (CSG de 9,2 %, Code de la sécurité sociale, article L. 136-8, IV), alors que le taux général est passé à 18,6 %. Sur le fonds en euros, ils sont prélevés chaque année lors de l’inscription des intérêts au contrat : un rachat sur le fonds en euros ne les supporte donc plus pour ces intérêts. Sur les unités de compte, ils sont prélevés au rachat, sur la part de gains, ou au décès (article L. 136-7).

Les cas où le rachat n’est pas imposé

Les gains d’un rachat sont exonérés d’impôt sur le revenu, quelle que soit l’ancienneté du contrat, lorsque le souscripteur ou son conjoint ou partenaire de PACS est concerné par l’un de ces événements :

  • licenciement ;
  • mise à la retraite anticipée ;
  • invalidité de deuxième ou troisième catégorie ;
  • liquidation judiciaire, avec cessation d’une activité non salariée.

Le rachat doit intervenir avant la fin de l’année qui suit l’événement. La rupture conventionnelle et la fin d’un contrat à durée déterminée ne sont pas assimilées à un licenciement. Les prélèvements sociaux restent dus. L’exonération se fait valoir sur la déclaration de revenus, justificatifs à l’appui, et l’acompte éventuellement retenu est restitué. Une sortie en rente viagère obéit à un autre régime, décrit sur fiscalité de l’assurance vie.

Bénéficiaire acceptant, contrat nanti : quand il faut un accord

Le bénéficiaire acceptant

Un bénéficiaire peut accepter sa désignation du vivant de l’assuré, avec l’accord du souscripteur : par un avenant signé de l’assureur, du souscripteur et du bénéficiaire, ou par un acte signé du souscripteur et du bénéficiaire, qui ne produit effet envers l’assureur qu’une fois notifié par écrit (Code des assurances, article L. 132-9). Une fois l’acceptation faite, le souscripteur ne peut plus racheter, ni obtenir d’avance, sans l’accord de ce bénéficiaire.

  • Acceptation intervenue depuis le 19 décembre 2007 : l’accord du bénéficiaire acceptant est nécessaire pour tout rachat et toute avance.
  • Acceptation antérieure : le souscripteur peut racheter, sauf s’il a signé un document renonçant clairement à ce droit (service-public.gouv.fr).

C’est la raison principale de ne pas faire accepter une clause à la légère : voir la clause bénéficiaire.

Le contrat nanti

Un contrat peut être donné en garantie d’un crédit. Le créancier nanti, sauf clause contraire, peut provoquer le rachat pour se rembourser, même si un bénéficiaire a accepté sa désignation après le nantissement ; et si l’acceptation est antérieure, le nantissement lui-même requiert l’accord du bénéficiaire (article L. 132-10). Tant que le crédit court, un rachat suppose en pratique l’accord de la banque.

Deux exemples chiffrés

Deux situations calculées sur les règles 2026 ci-dessus, pour des versements faits depuis le 27 septembre 2017 sur des contrats investis en unités de compte. Ce sont des illustrations : la valeur d’un contrat en unités de compte peut baisser, et le calcul se refait sur votre situation réelle.

Exemple 1 : un besoin de 30 000 € pendant dix-huit mois, contrat de six ans

Paul, 52 ans, célibataire, attend la vente d’un bien et a besoin de 30 000 € pendant environ dix-huit mois. Son contrat, ouvert il y a six ans, vaut 120 000 € pour 90 000 € versés : 25 % de gains.

CritèreRachat de 30 000 € aujourd’huiAvance de 30 000 €Rachat dans deux ans (contrat de 8 ans)
Part de gains30 000 × 30 000 ÷ 120 000 = 7 500 €Aucune (prêt)7 500 € si la proportion ne change pas
Impôt sur le revenu7 500 × 12,8 % = 960 €0 €(7 500 − 4 600) × 7,5 % = 217,50 €
Prélèvements sociaux7 500 × 17,2 % = 1 290 €0 €1 290 €
Coût2 250 €, net perçu 27 750 €Intérêts : 1 800 € sur dix-huit mois si le taux de l’avance est de 4 % par an (hypothèse, intérêts simples)1 507,50 €

Ce que montre l’exemple : le rachat coûte 2 250 €, dont 1 290 € de prélèvements sociaux qui auraient de toute façon été dus un jour sur ces gains ; le surcoût lié au calendrier est l’écart d’impôt : 960 € aujourd’hui contre 217,50 € dans deux ans. L’avance évite toute imposition et garde l’épargne investie, mais ses intérêts dépendent du taux fixé par le contrat, à lire avant de décider, et l’épargne reste exposée aux marchés pendant le prêt. Si Paul rembourse avec le produit de sa vente, l’avance est ici la piste à étudier en premier ; s’il ne rembourse pas, elle finira en rachat.

Exemple 2 : un revenu complémentaire après huit ans

Nicole, 66 ans, célibataire, détient un contrat de plus de huit ans qui vaut 180 000 € pour 150 000 € versés : la part de gains est d’un sixième. Elle programme un rachat de 1 500 € par mois, soit 18 000 € par an.

  • Part de gains annuelle : 18 000 ÷ 6 = 3 000 €, sous l’abattement de 4 600 € : aucun impôt sur le revenu.
  • Prélèvements sociaux : 3 000 × 17,2 % = 516 € par an.
  • Acompte : l’assureur retient 7,5 % sur les gains de chaque rachat, soit 225 € sur l’année, restitués après la déclaration ; une dispense peut être demandée si son revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 €.
  • Le plafond sans impôt : avec un sixième de gains, Nicole peut retirer jusqu’à 4 600 × 6 = 27 600 € par an, soit 2 300 € par mois, sans impôt sur le revenu.

Ce que montre l’exemple : après huit ans, un revenu tiré de l’assurance vie coûte surtout des prélèvements sociaux. La proportion de gains augmente avec le temps si le contrat progresse : le plafond se recalcule chaque année. Pour tester d’autres montants : simulateur d’assurance vie.

Quand retirer, et sur quel contrat ?

  • Regarder la date anniversaire : un rachat qui peut attendre le huitième anniversaire du contrat bénéficie de l’abattement.
  • Utiliser l’abattement chaque année : il ne se reporte pas ; deux rachats de part et d’autre du 31 décembre profitent des abattements de deux années.
  • Choisir le contrat le moins chargé en gains quand on en détient plusieurs : la part imposable d’un retrait dépend du rapport entre valeur et versements de chaque contrat.
  • Préférer l’avance pour un besoin temporaire que l’on sait rembourser.
  • Retirer sur le bon support : vendre une unité de compte après une baisse transforme une perte latente en perte réelle ; retirer sur le fonds en euros évite de vendre au mauvais moment.
  • Penser à la transmission : chaque euro retiré sort du régime successoral de l’assurance vie ; avant un gros rachat après 70 ans, voir assurance vie et succession.

Les erreurs à éviter

  • Faire un rachat total pour changer de contrat : l’antériorité est perdue, alors qu’un rachat partiel ou une transformation chez le même assureur la conserverait.
  • Racheter quelques semaines avant le huitième anniversaire du contrat.
  • Retirer d’un contrat riche en gains alors qu’un autre contrat, ou une avance, coûterait moins.
  • Oublier de demander la dispense d’acompte avant le 30 novembre quand le revenu fiscal de référence le permet.
  • Croire que l’avance est gratuite : elle porte intérêt, et non remboursée elle devient un rachat.
  • Faire accepter la clause bénéficiaire sans mesurer que chaque retrait demandera ensuite l’accord du bénéficiaire.
  • Ne pas déclarer ses autres contrats pour le seuil de 150 000 € : chaque assureur ne voit que les siens.

Sources

Règles lues le 24 octobre 2026 : Code des assurances sur Légifrance, article L. 132-21 (avance, délai de deux mois, intérêts de retard), article L. 132-9 (acceptation du bénéficiaire) et article L. 132-10 (nantissement) et article R. 132-5-3 (indemnités de rachat, version issue du décret n° 2024-539 du 12 juin 2024) ; Code général des impôts sur Légifrance, article 125-0 A et article 200 A (version issue de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026) ; Code de la sécurité sociale sur Légifrance, article L. 136-7 et article L. 136-8 (version issue de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) ; service-public.gouv.fr : Contrat d’assurance-vie : fonctionnement (vérifiée le 25 septembre 2026), modifier la clause bénéficiaire (vérifiée le 25 septembre 2026), Comment sont imposés les revenus d’un contrat d’assurance-vie ? (vérifiée le 15 avril 2026), prélèvements sociaux (vérifiée le 30 juin 2026). Exemples : calculs d’OP-Invests sur ces règles. Ces règles évoluent avec chaque loi de finances.

Pascal Elissalde
Pascal Elissalde

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)

Mis à jour le 24 octobre 2026
Peut-on retirer de l’argent d’une assurance vie avant 8 ans ?

Oui, à tout moment. Avant huit ans, la part de gains du retrait est imposée à 12,8 % (ou au barème sur option), plus 17,2 % de prélèvements sociaux ; le capital versé n’est jamais imposé.

Combien de temps pour recevoir l’argent d’un rachat ?

L’assureur doit verser la valeur de rachat dans un délai de deux mois au plus après la demande (Code des assurances, article L. 132-21). Au-delà, les sommes produisent des intérêts au taux légal majoré de moitié pendant deux mois, puis au double du taux légal.

Comment est calculé l’impôt sur un rachat partiel ?

On isole la part de gains : montant retiré × (valeur du contrat − versements) ÷ valeur du contrat. Seule cette part est imposée, selon l’ancienneté du contrat, avec 17,2 % de prélèvements sociaux.

Peut-on retirer de l’argent sans payer d’impôt ?

Oui : après huit ans, tant que la part de gains retirée dans l’année reste sous l’abattement de 4 600 € ou 9 200 € ; en cas de licenciement, mise à la retraite anticipée, invalidité ou liquidation judiciaire ; ou par une avance, qui n’est pas un retrait. Les prélèvements sociaux restent dus sur les gains retirés.

Qu’est-ce qu’une avance sur assurance vie ?

Un prêt consenti par l’assureur, dans la limite de la valeur de rachat. L’épargne reste investie ; l’avance n’est pas imposée, mais porte des intérêts fixés par le contrat. Non remboursée, elle est déduite du contrat et peut être traitée comme un rachat partiel.

Faut-il l’accord du bénéficiaire pour retirer ?

Seulement s’il a accepté sa désignation avec votre accord : depuis le 19 décembre 2007, son accord est alors nécessaire pour tout rachat et toute avance. Sinon, le souscripteur rachète seul.

Y a-t-il des frais de rachat ?

Beaucoup de contrats n’en prévoient pas. Un contrat peut prévoir des indemnités de rachat : en règle générale 5 % de l’épargne au plus et aucune après dix ans à compter de la date d’effet, avec des plafonds de 10 % ou 20 % et des exceptions pour certaines unités de compte investies en actifs non cotés (article R. 132-5-3). Le coût d’un retrait est surtout fiscal.

Qu’est-ce que la dispense d’acompte ?

Les foyers dont le revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple) peuvent demander, au plus tard le 30 novembre de l’année précédente, que l’assureur ne retienne pas l’acompte de 12,8 % ou 7,5 % au moment du rachat. L’impôt reste dû lors de la déclaration.

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