Quel est le rendement moyen d’une assurance vie luxembourgeoise ?
Il n’y a pas de taux moyen par contrat. Le Commissariat aux Assurances publie un rendement financier d’ensemble de la branche des unités de compte : + 8,8 % en 2024, + 8,2 % en 2023, − 11,0 % en 2022. Ce n’est ni la performance d’un contrat, ni une prévision : les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Quel est le rendement d’une assurance vie luxembourgeoise ?
Le rendement d’une assurance vie luxembourgeoise n’existe pas comme un taux unique : chaque contrat a le sien. Le Commissariat aux Assurances publie seulement des chiffres d’ensemble, pour tout le marché luxembourgeois, dans ses rapports annuels.
| Année | Contrats en unités de compte : rendement financier de la branche | Contrats à taux garanti : revalorisation moyenne |
|---|---|---|
| 2021 | + 11,30 % | 1,10 % |
| 2022 | − 11,0 % | 1,68 % |
| 2023 | + 8,2 % | 2,17 % |
| 2024 | + 8,8 % | 2,54 % |
Trois précautions s’imposent. Ces chiffres couvrent tous les clients des assureurs luxembourgeois, de toutes nationalités, et non les seuls résidents français. Les passages lus ne disent pas s’ils sont nets de tous les frais supportés par les souscripteurs. Ils ne constituent ni la performance d’un contrat, ni une prévision : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et l’année 2022 rappelle que la perte est possible.
Les chiffres de 2025 n’ont pas été trouvés sur le site du régulateur au 7 novembre 2026. Ces taux ne se comparent pas directement au taux moyen de 2,63 % publié par l’ACPR pour les fonds en euros français en 2025 : ni l’année, ni le périmètre ne sont les mêmes.
Qu’est-ce qui détermine le rendement d’un contrat luxembourgeois ?
Le rendement d’un contrat luxembourgeois dépend de six leviers, dont le premier pèse bien plus que les autres : l’allocation choisie.
| Levier | Ce qu’il change | Où le vérifier |
|---|---|---|
| L’allocation | Part d’actions, d’obligations, de non coté, de liquidités : c’est la source du résultat et du risque | Mandat, annexe de politique d’investissement |
| Les supports | Fonds externes, fonds interne collectif, fonds dédié, fonds d’assurance spécialisé | Documents d’informations clés |
| Les frais | Contrat, banque dépositaire, gestionnaire, supports, conseil : tous se déduisent du résultat | Conditions du contrat, tarifs de la banque, mandat |
| La devise | Une devise autre que l’euro ajoute un gain ou une perte de change | Devise de référence, frais de change |
| La liquidité | Un actif non coté se vend plus difficilement et plus lentement | Notice de risques, accord écrit du souscripteur |
| L’impôt | Le résultat utile se mesure après impôt, au rachat ou au décès | Votre situation fiscale |
Le support à capital garanti, quand il existe, obéit à une logique différente : il n’existe pas dans tous les contrats, et ses conditions sont fixées par chaque assureur. Le contrat luxembourgeois reste d’abord un contrat d’unités de compte, dont la valeur fluctue.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Une assurance vie luxembourgeoise rapporte-t-elle plus qu’un contrat français ?
Une assurance vie luxembourgeoise ne rapporte pas plus qu’un contrat français du seul fait de son pays. À supports identiques, le résultat brut est le même, et le contrat qui a le moins de frais garde l’avantage.
Le contrat luxembourgeois peut faire mieux sur un seul terrain : l’accès à des actifs ou à une gestion que le contrat français ne propose pas, comme un fonds dédié ou des lignes directes. Cet accès ne garantit rien : un fonds dédié peut faire moins bien qu’un indice, et un produit non coté peut perdre de la valeur. Il faut donc comparer un contrat luxembourgeois à un contrat français de même allocation, en additionnant tous les frais. Les ressorts du rendement d’un contrat français sont détaillés à part.
Combien les frais coûtent-ils sur quinze ans ?
Les frais d’un contrat luxembourgeois coûtent bien plus que leur taux annuel ne le suggère, car ils s’appliquent chaque année à un capital qui grandit. Les écarts ci-dessous sont illustratifs : nous ne publions pas de fourchette de marché, car les frais se négocient et varient d’un contrat à l’autre.
500 000 € placés 15 ans, sans versement ni rachat, rendement des supports de 5 % par an, constant. Ce taux et ces frais sont des hypothèses, pas des prévisions ni des données de marché. Un rendement constant n’existe pas en pratique, et le capital peut baisser.
| Frais totaux par an | Capital après 15 ans, avant impôt | Écart avec 1 % |
|---|---|---|
| 1 % | 900 472 € | Référence |
| 1,5 % | 837 674 € | − 62 798 € |
| 2 % | 778 984 € | − 121 488 € |
Un point de frais annuel coûte donc ici près de 121 500 € sur quinze ans. Un contrat luxembourgeois doit justifier chaque étage par un apport précis. La circulaire 26/1 exige que les réductions de rendement publiées dans les documents d’informations clés reflètent fidèlement la réalité, mais ce document ne remplace pas une addition sur votre montant.
Quel rendement reste-t-il après impôt ?
Le rendement après impôt d’un contrat luxembourgeois suit, pour un résident français, les règles de l’assurance vie : pas d’impôt sur le revenu avant un rachat, puis imposition de la seule part de gains. Après huit ans, l’abattement de 4 600 € ou 9 200 € et le taux de 7,5 % s’appliquent, dans la limite de 150 000 € de primes, tous contrats confondus.
Deux points restent à surveiller. Le taux de prélèvements sociaux est de 17,2 % pour l’assurance vie en 2026, mais son application à un contrat souscrit hors de France dépend de la lecture des textes, et le taux général de 18,6 % reste possible : le point se vérifie avant tout rachat. Par ailleurs, l’article 6 du budget 2027, en discussion au 7 novembre 2026, retirerait l’abattement et le taux de 7,5 % aux contrats hors des conditions fixées. Le gain imposable d’un contrat en devise se calcule en euros, ce qui y fait entrer les variations de change.
Comment juger le rendement d’un contrat avant de signer ?
Le rendement d’un contrat se juge sur ce qu’il vous reste, pas sur un chiffre affiché, et quatre vérifications y aident :
- Demandez le total des frais en euros par an, sur votre montant, tous étages compris.
- Exigez la performance réelle nette de frais d’une allocation comparable, sur plusieurs années, y compris une année de baisse.
- Comparez avec un contrat français de même allocation.
- Méfiez-vous de tout taux présenté comme propre au Luxembourg : ce taux n’existe pas.
Ce guide donne une information générale et ne remplace pas une analyse de votre situation. La fiscalité peut évoluer. Les supports en unités de compte présentent un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Sources
Lus le 7 novembre 2026. Commissariat aux Assurances : rapport annuel 2022-2023, rapport annuel 2023-2024, rapport annuel 2024-2025, chapitres sur l’assurance vie. Assemblée nationale : projet de loi de finances pour 2027, n° 3210, article 6. Lus le 24 octobre 2026 : lettre circulaire 26/1 du Commissariat aux Assurances (1er février 2026) ; code général des impôts, articles 120, 122 et 200 A ; code de la sécurité sociale, articles L. 136-7 et L. 136-8 ; ACPR, revalorisation 2025 des contrats d’assurance vie (taux moyen de 2,63 % des contrats individuels). Exemple : calcul d’OP-Invests, sans valeur de conseil.
