L’essentiel
- Le plan d’épargne retraite populaire (PERP) n’est plus proposé depuis le 1er octobre 2020 ; le PER individuel lui succède (service-public.gouv.fr).
- Un PERP existant continue de fonctionner : versements déductibles dans le même plafond que le PER, épargne bloquée jusqu’à la retraite, sortie principalement en rente viagère.
- Le PERP peut être transféré vers un PER, avec des frais plafonnés à 5 % de l’épargne si le contrat a moins de dix ans, gratuitement au-delà.
- Le PER offre ce que le PERP n’offre pas : sortie en capital libre, fractionnée, et déblocage pour la résidence principale.
- Garder un vieux PERP peut se justifier pour ses garanties (table de mortalité figée, taux garanti) : c’est une décision contrat par contrat.
Comment fonctionne un PERP encore ouvert ?
- Versements : libres, déductibles du revenu imposable dans le plafond commun d’épargne retraite (10 % des revenus d’activité, 37 680 € au plus pour 2026), qui est partagé avec un éventuel PER.
- Blocage : jusqu’à la liquidation de la retraite, sauf accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits au chômage, liquidation judiciaire).
- Sortie : en rente viagère, imposée comme une pension ; une part en capital est possible dans les limites prévues par la réglementation du PERP et le contrat (fraction limitée, petites rentes, première acquisition de la résidence principale).
- Décès : rente de réversion ou d’éducation selon le contrat ; pas de clause bénéficiaire en capital comme dans un PER assurance.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Sortir d’un PERP : rente, 20 % en capital, option à 7,5 %
Selon service-public.gouv.fr (fiche PERP, vérifiée le 1er janvier 2026), l’épargne d’un PERP est en principe versée en rente viagère à la retraite. Si le contrat le prévoit, 20 % au plus peuvent être versés en capital, la rente couvrant les 80 % restants. Si la rente ne dépasse pas 110 € par mois, l’assureur peut, avec votre accord, verser la totalité en capital. Un capital peut aussi financer l’achat ou la construction d’une première résidence principale, mais seulement à partir de la date d’obtention de la pension de retraite ou de l’âge légal de départ, et à condition de ne pas avoir été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux années précédant le déblocage.
| Forme de sortie | Imposition |
|---|---|
| Rente viagère | Impôt sur le revenu chaque année, comme une pension |
| Capital (20 % au plus) | Barème de l’impôt sur le revenu en principe ; ou, sur option, prélèvement libératoire de 7,5 % sur le capital diminué d’un abattement de 10 %, si le capital est versé en une fois et si le plan n’a reçu que des versements déductibles (article 163 bis, II, du Code général des impôts) |
| Déblocage anticipé (invalidité, décès du conjoint ou du partenaire de PACS, fin de droits au chômage, surendettement, liquidation judiciaire, petite épargne de moins de 2 000 € sous conditions) | Capital exonéré d’impôt sur le revenu |
Exemple : un PERP de 50 000 € à la retraite, dont le contrat autorise 20 % en capital. Le capital de 10 000 € versé en une fois, avec l’option, supporte 7,5 % × (10 000 − 1 000) = 675 € d’impôt ; les 40 000 € restants servent la rente, imposée chaque année. Au barème, l’impôt sur ce capital dépend de votre tranche. Calculs d’OP-Invests sur les règles officielles ; les prélèvements sociaux s’ajoutent selon les règles en vigueur au versement.
Le PER, lui, peut se débloquer en capital, en une ou plusieurs fois, à la retraite (service-public.gouv.fr) : c’est l’une des raisons de comparer avec un transfert. Les règles applicables à l’épargne transférée se vérifient auprès du gestionnaire du PER avant de signer.
Transférer son PERP vers un PER : comment, à quel coût
La loi Pacte permet de transférer l’épargne d’un PERP (comme d’un Madelin, d’un Perco, d’un article 83) vers un PER individuel. Depuis le 24 octobre 2024, les frais de transfert ne peuvent dépasser 1 % des droits acquis, et ils sont nuls dix ans après le premier versement dans le contrat (article D. 224-18 du code monétaire et financier). L’épargne transférée rejoint le compartiment individuel du PER et garde sa fiscalité (versements déduits).
| PERP | PER individuel | |
|---|---|---|
| Sortie | Rente viagère, capital limité | Capital, capital fractionné, rente, ou combinaison |
| Résidence principale | Première résidence principale seulement, à partir de la retraite (pension obtenue ou âge légal), sans avoir été propriétaire de sa résidence principale dans les deux années précédentes | Cas de déblocage anticipé, avant la retraite |
| Décès | Rente de réversion selon le contrat | PER assurance : capital aux bénéficiaires, abattement de 152 500 € avant 70 ans |
| Supports et frais | Souvent anciens et chargés | Contrats récents, architecture ouverte possible |
| Fiscalité de sortie | Versements déduits imposés au barème ; gains à 31,4 % en capital (2026) | |
Quand garder son PERP
- Le contrat comporte une table de mortalité figée à la souscription, plus favorable que celles d’aujourd’hui pour une sortie en rente.
- Il offre un taux garanti sur son fonds en euros ou une garantie de bonne fin intéressante.
- Le titulaire veut une rente et accepte les contraintes du PERP.
- Le contrat a moins de dix ans et les frais de transfert (jusqu’à 5 %) dépassent le gain attendu.
Dans les autres cas, notamment quand le titulaire veut sortir en capital ou disposer d’une clause bénéficiaire, le transfert vers un PER est en général la bonne décision. Nous comparons les deux contrats, ligne à ligne, avant de recommander ; voir aussi notre page plan d’épargne retraite et notre simulateur PER.
Sources
Plan d’épargne retraite (PER) (service-public.gouv.fr, vérifiée le 12 octobre 2026 : succession du PERP par le PER, transfert, frais) ; Plan d’épargne retraite populaire (Perp) (service-public.gouv.fr, vérifiée le 1er janvier 2026 : sortie en rente, 20 % en capital, petite rente de 110 € par mois, option à 7,5 %, première résidence principale à partir de la retraite sans propriété dans les deux années précédentes, déblocages anticipés) ; article 163 bis, II, du Code général des impôts (legifrance.gouv.fr, version en vigueur depuis le 11 mars 2023) ; loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 ; article L. 144-2 du Code des assurances. Lu le 24 octobre 2026. Exemple : calculs d’OP-Invests.
