Le principe
Un bien loué nu au régime réel produit un résultat foncier : loyers moins charges déductibles (travaux d’entretien, de réparation et d’amélioration, intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurance, frais de gestion). Quand les charges dépassent les loyers, le résultat est un déficit foncier.
L’imputation
- La part du déficit provenant des charges autres que les intérêts d’emprunt s’impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an ; le surplus et la part liée aux intérêts s’imputent sur les revenus fonciers des dix années suivantes (BOFiP BOI-RFPI-BASE-30-20).
- La limite est portée à 21 400 €, sur option, pour les travaux de rénovation énergétique qui font passer un logement d’une classe E, F ou G à une classe A à D, pour les dépenses éligibles sur la période prévue par la loi.
- Si le revenu global est insuffisant, le déficit global se reporte sur les six années suivantes.
- Condition : le bien doit rester loué jusqu’au 31 décembre de la troisième année suivant l’imputation.
Un rendez-vous, une étude écrite, un seul interlocuteur : nous appliquons ces règles à votre cas.
Dans une stratégie
Le déficit foncier convient à un propriétaire déjà imposé sur des revenus fonciers et à un contribuable dans une tranche élevée qui achète de l’ancien avec travaux. Il se compare au LMNP (location meublée, amortissement), à la loi Malraux et aux monuments historiques (déduction sans plafond).
Sources
BOFiP BOI-RFPI-BASE-30-20 (imputation des déficits fonciers, version du 16 septembre 2025) ; article 156 I 3° du Code général des impôts. Lu le 15 septembre 2026.

Fondateur d’OP-Invests, conseiller en investissements financiers (CIF, ORIAS n° 23007083, adhérent ANACOFI-CIF)
Mis à jour le 15 septembre 2026